Haïti sous vigilance renforcée de l’ONU : le BINUH maintenu jusqu’en 2027

Haïti sous vigilance renforcée de l’ONU : le BINUH maintenu jusqu’en 2027

Face à l’aggravation de la crise multidimensionnelle qui secoue Haïti, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé, à l’unanimité, de prolonger jusqu’au 31 janvier 2027 le mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). L’adoption de la résolution est intervenue lors de la 10 099ᵉ séance du Conseil.

Optimiste. Info, le 29 janvier 2026. À travers cette décision, l’organe onusien réaffirme son soutien au respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale d’Haïti, tout en tirant la sonnette d’alarme sur la détérioration continue des conditions politiques, sécuritaires et humanitaires dans le pays.

Le Conseil de sécurité constate avec inquiétude l’absence d’avancées politiques notables et la persistance de violations graves des droits humains. Il exhorte les autorités haïtiennes ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux à engager sans délai un dialogue inclusif et constructif, seul à même de déboucher sur un consensus politique durable et de restaurer l’ordre institutionnel.

La résolution souligne par ailleurs l’intensification des violences armées, attribuées à des groupes criminels dont les actions continuent de fragiliser le tissu social et de plonger des centaines de milliers de civils dans la précarité. Selon les chiffres évoqués, près de 1,4 million de personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur du pays, illustrant l’ampleur de la crise humanitaire.

Face à ce contexte alarmant, le Conseil insiste sur la nécessité de renforcer la lutte contre l’impunité, de contenir la prolifération des armes illégales et de rétablir progressivement l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

À l’approche des élections prévues en 2026, le BINUH est appelé à jouer un rôle déterminant, tant sur le plan technique que politique, afin d’appuyer l’organisation de scrutins crédibles, transparents et inclusifs, condition essentielle à un retour à l’ordre constitutionnel.

Enfin, la résolution prévoit la mise en place d’un mécanisme de suivi régulier, en coordination étroite avec les acteurs haïtiens, destiné à évaluer les progrès accomplis et à soutenir les efforts en faveur d’une stabilisation durable du pays.

La Rédaction

Washington durcit le ton contre les gangs armés opérant dans la région

Washington durcit le ton contre les gangs armés opérant dans la région

Lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, le mercredi 28 janvier 2026, le secrétaire d’État Marco Rubio a appelé à un durcissement de la réponse des États-Unis face à la menace grandissante des gangs armés transnationaux, en particulier en Haïti.

Optimiste. Info, le 29 Janvier 2026.

Selon le chef de la diplomatie américaine, ces groupes criminels ont atteint un niveau d’organisation et de puissance qui ne permet plus de les considérer comme de simples réseaux de criminalité. Ils doivent désormais être assimilés à de véritables organisations terroristes transnationales.

Devant les sénateurs, Marco Rubio a mis en garde contre l’arsenal militaire de plus en plus sophistiqué dont disposent ces gangs, un équipement qu’il a comparé à celui de forces étatiques, rendant leur capacité de nuisance particulièrement élevée.

« Ces organisations criminelles terroristes transnationales possèdent des armes que l’on associe normalement à un État », a-t-il déclaré.

Pour le secrétaire d’État, ces groupes constituent une menace directe pour la sécurité nationale des États-Unis ainsi que pour la stabilité de l’ensemble de la région. Il a souligné la nécessité d’adopter une posture militaire adaptée afin de neutraliser ces réseaux et d’empêcher l’expansion de leur influence.

Marco Rubio a toutefois insisté sur le fait que toute action américaine devrait être menée en étroite coordination avec les partenaires régionaux, dans le but d’assurer une efficacité maximale tout en réduisant les risques pour les populations civiles.

La Rédaction

Lutte contre l’insécurité : le SYNAPOHA salue la nouvelle posture offensive de la PNH et réclame une meilleure coordination

Lutte contre l’insécurité : le SYNAPOHA salue la nouvelle posture offensive de la PNH et réclame une meilleure coordination

Dans une note rendue publique le lundi 12 janvier 2026, le Syndicat National des Policiers Haïtiens (SYNAPOHA) se dit encouragé par le regain d’initiative observé au sein du Haut Commandement de la Police nationale d’Haïti (PNH), désormais engagé dans des actions plus offensives contre les groupes armés qui menacent la stabilité du pays.

Optimiste. Info, le 11 janvier 2026. Selon le syndicat, cette orientation marque un tournant majeur après une longue période caractérisée par une stratégie essentiellement défensive.

« Après des mois durant lesquels la police était cantonnée à une posture de réaction, nous constatons aujourd’hui une volonté affirmée de passer à l’offensive. Cette dynamique mérite d’être saluée », indique le communiqué.

Tout en exprimant sa satisfaction, le SYNAPOHA appelle la Direction générale de la PNH à davantage de rigueur dans la planification et l’exécution des opérations. Il insiste sur l’importance d’interventions mieux structurées et plus ciblées, en particulier dans plusieurs zones sensibles de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, où les populations continuent de subir la violence des groupes criminels armés.

Le syndicat souligne par ailleurs que l’efficacité des actions policières dépend largement de la mise à disposition de ressources suffisantes. Il plaide ainsi pour un renforcement des moyens matériels, logistiques et financiers, ainsi que pour une amélioration concrète des conditions de travail des agents engagés sur le terrain.

« Nous saluons le courage et la détermination des policiers qui accomplissent leur mission dans des conditions souvent difficiles. La victoire appartiendra à ceux qui tiennent bon », conclut la note, tout en réaffirmant l’engagement du SYNAPOHA à défendre les droits des policiers haïtiens et à contribuer à l’instauration d’un climat de sécurité, de respect de l’État de droit et de dignité humaine en Haïti.

La Rédaction

Drame à Saint-Marc : une adolescente de 16 ans tuée par balle après la sortie d’une église

Drame à Saint-Marc : une adolescente de 16 ans tuée par balle après la sortie d’une église

La ville de Saint-Marc est sous le choc après la mort tragique d’Amanda Charléus, une adolescente de 16 ans, élève en secondaire 3, atteinte mortellement par balle le samedi 3 janvier 2026, alors qu’elle quittait un service religieux.

OPTIMISTE.Info, 4 janvier 2026. Le drame s’est déroulé aux environs de 13 heures, sur la route de Fleurenceau, à proximité du carrefour menant à l’hôtel Cristal. Selon les premiers éléments recueillis, des agents de la Police nationale auraient intimé l’ordre à un chauffeur circulant à bord d’un Toyota RAV4 gris aux vitres teintées de s’arrêter. Le conducteur n’aurait pas marqué l’arrêt immédiatement.

Estimant la situation préoccupante, les forces de l’ordre ont fait usage de leurs armes. Au cours de l’intervention, une balle a mortellement touché Amanda Charléus, membre de l’Église adventiste, qui se trouvait non loin des lieux.

Des témoins présents sur place, tout comme des proches du chauffeur, affirment que ce dernier ne cherchait pas à prendre la fuite. Ils soutiennent qu’il tentait plutôt d’éviter un motocycliste au moment où les policiers lui faisaient signe de s’arrêter. Ces personnes dénoncent ce qu’elles considèrent comme une réaction excessive et un manque de discernement de la part des agents impliqués.

À l’heure actuelle, aucune communication officielle n’a été émise par les autorités afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de ce drame. Dans l’attente d’explications claires, la population de Saint-Marc exige vérité, justice et réparation pour la famille d’Amanda Charléus, dont la disparition brutale a profondément bouleversé la communauté.

La Rédaction

Cap-Haïtien : des reporters agressés pendant une opération municipale, indignation du CMEL

Cap-Haïtien : des reporters agressés pendant une opération municipale, indignation du CMEL

Le Collectif des Médias en Ligne (CMEL) a exprimé sa vive préoccupation face à des actes de violence visant des journalistes au Cap-Haïtien, à travers une note rendue publique le 27 décembre 2025. L’incident s’est produit le même jour, sur la rue 5-6 du Boulevard, alors que la mairie procédait au remorquage de plusieurs véhicules.

OPTIMISTE INFO,le 28 décembre 2025. D’après le CMEL, des journalistes qui couvraient cette intervention municipale ont été pris à partie par des agents de sécurité de la mairie, avec le soutien d’un policier. En plein exercice de leur métier, ces reporters filmaient une action publique, un droit garanti par l’article 28-1 de la Constitution haïtienne relatif à la liberté de la presse.

Le Collectif rapporte que les professionnels des médias ont subi des violences physiques, allant de bousculades à des gifles, et que leur matériel de travail a été endommagé. Ces actes sont qualifiés par l’organisation d’entrave grave au droit d’informer et à la liberté de la presse.

Parmi les journalistes agressés figurent Herly Milien, correspondant de Radio Scoop FM dans le Nord, et Frencely Estimable, collaborateur de l’émission Matin Débat diffusée sur Radio Télé Éclair. Selon le CMEL, leurs téléphones portables et équipements de captation d’images ont été saccagés lors de l’altercation.

Le CMEL souligne également que les faits se sont déroulés sous les yeux de deux membres de la Commission communale du Cap-Haïtien, Patrick Almonor et Isaac Pierre-Louis. L’absence de réaction de leur part pour faire cesser les violences est perçue par l’organisation comme une faute morale et politique engageant la responsabilité des autorités locales.

Rappelant qu’une opération menée par une mairie relève du domaine public et peut légitimement être filmée, le Collectif insiste sur le fait qu’aucune autorité n’est habilitée à porter atteinte à l’intégrité physique d’un journaliste dans l’exercice de ses fonctions.

En conclusion, le CMEL condamne fermement ces agissements, exige l’ouverture d’une enquête indépendante et prévient qu’il se réserve le droit de saisir des instances nationales et internationales de défense de la liberté de la presse si aucune action concrète n’est entreprise.

La Rédaction

Visite des autorités à Solino : une mise en scène politique en décalage total avec la réalité

Visite des autorités à Solino : une mise en scène politique en décalage total avec la réalité

Alors que le quartier de Solino continue de s’enfoncer dans l’insécurité, la précarité et l’abandon de l’État, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le gouvernement ont effectué, ce samedi 20 décembre, une visite officielle présentée comme une démarche de proximité, baptisée « Leta retounen nan katye yo ». Une opération de communication qui tranche brutalement avec la réalité quotidienne vécue par les habitants.

OPTIMISTE.INFO, le 20 décembre 2025. Les conseillers-présidents Leslie Voltaire et Edgar Leblanc Fils, accompagnés du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, ont fait une apparition très encadrée dans le quartier, sous une forte présence sécuritaire. Caméras installées, salutations protocolaires, discours soigneusement calibrés : tout semblait minutieusement orchestré. Tout, sauf des réponses concrètes aux problèmes urgents de la population.

« C’était du pur théâtre. Ils sont venus prendre des photos, puis ils sont repartis », confie un résident, visiblement amer.

Aucun mot n’a été prononcé sur les coupures d’eau à répétition, les écoles fermées, l’absence quasi totale de services publics ou encore la peur permanente imposée par les groupes armés qui exercent leur contrôle sur la zone.

La population, elle, ne se laisse plus illusionner. « Si l’État assumait réellement ses responsabilités, Solino ne serait pas dans cette situation », déclare une marchande en colère. Depuis des années, les habitants réclament des actions concrètes : des routes praticables, une sécurité effective, des hôpitaux fonctionnels, des emplois et une présence réelle de l’État. Pas des slogans ni des visites éclairs.

Le discours officiel met en avant la « proximité », la « restauration de l’autorité de l’État », la « dignité » et la « solidarité ». Pourtant, cette descente sur le terrain n’a été suivie d’aucun plan clair, d’aucun engagement formel, ni d’un calendrier précis d’actions à entreprendre. Pour de nombreux observateurs, il s’agit avant tout d’une tentative maladroite d’un pouvoir transitoire en quête de légitimité, cherchant à dissimuler un échec structurel profond.

En fin, les autorités tentent de donner l’illusion de l’action, alors même qu’elles peinent à exister réellement sur le terrain. À Solino comme ailleurs, les citoyens n’attendent plus des apparitions médiatisées, mais un État capable de gouverner, de protéger et de respecter ses engagements.
Pas un pouvoir qui parade.

La Rédqctiom