Face à l’aggravation de l’insécurité et à l’emprise des groupes armés sur plusieurs quartiers du pays, la Police nationale d’Haïti (PNH) reste en première ligne contre la criminalité organisée. Le journaliste indépendant Charles Jacquelin Davoisier estime que le public doit davantage prendre en compte les efforts de l’institution policière dans le débat sur la situation sécuritaire.
Port-au-Prince, 12 septembre 2026
Depuis l’arrivée de l’actuel directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison, le haut commandement multiplie les réunions de travail et les opérations contre la progression des gangs armés, notamment ceux de la coalition « Viv Ansanm ». Cette coalition étend son influence dans plusieurs secteurs de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Selon Charles Jacquelin Davoisier, le haut commandement maintient une mobilisation constante et adapte ses stratégies aux différents fronts ouverts à travers le pays. Les forces de l’ordre mènent notamment des opérations dans le Bas-Artibonite et poursuivent leurs interventions dans plusieurs zones de l’Ouest confrontées aux attaques des groupes armés.
Des opérations sur plusieurs fronts
La PNH déploie également ses agents dans plusieurs quartiers de la région métropolitaine, notamment à Delmas 31, Delmas 32, Delmas 33, Siloé, Catalpa, Delmas 75, Carrefour-Aéroport et Pétion-Ville.
L’institution renforce aussi ses dispositifs opérationnels avec l’arrivée de jeunes policiers récemment sortis des écoles de formation. Ces nouveaux agents travaillent aux côtés de policiers plus expérimentés. Pour Charles Jacquelin Davoisier, cette présence accrue montre que la PNH cherche à maintenir ses capacités d’intervention malgré les difficultés qu’elle rencontre.
À Delmas 31, plusieurs interventions policières auraient notamment permis de déjouer des tentatives de kidnapping au cours des derniers jours. Selon le journaliste, ces opérations montrent aussi l’importance de reconnaître les efforts que les policiers fournissent quotidiennement sur le terrain.
La responsabilité sécuritaire dépasse la seule PNH
Toutefois, Charles Jacquelin Davoisier ne limite pas son analyse à la défense de la PNH. Il estime que l’État ne peut pas confier l’ensemble de la responsabilité sécuritaire à la Police nationale.
« Est-ce que la sécurité de tout le pays repose uniquement sur la PNH ? », s’interroge-t-il. Il appelle ainsi les autres composantes de l’appareil sécuritaire à renforcer leur engagement, notamment les Forces armées d’Haïti et les services de renseignement.
Le journaliste estime également que les autorités doivent s’attaquer aux réseaux qui fournissent des armes, des munitions et des ressources financières aux groupes criminels. Il appelle aussi à examiner les éventuelles connexions entre l’insécurité, certains acteurs politiques et certains secteurs économiques qui pourraient contribuer, directement ou indirectement, au maintien des groupes armés.
La population appelée à collaborer avec les forces de l’ordre
Dans ce contexte, le journaliste invite également la population à renforcer sa collaboration avec les forces de sécurité. Il encourage les citoyens à signaler rapidement aux autorités tout comportement ou mouvement suspect dans leur quartier.
Selon lui, cette coopération peut aider les autorités à prévenir les actes criminels et à améliorer l’efficacité des opérations policières.
Il demande parallèlement à la population de faire preuve de discernement face aux discours qui cherchent, selon lui, à discréditer systématiquement le travail des policiers. La critique des institutions reste nécessaire, mais elle ne devrait pas conduire à nier les efforts que les agents fournissent sur le terrain.
Pour une réponse nationale à la crise sécuritaire
Au-delà des opérations policières, la crise sécuritaire pose la question de la responsabilité collective de l’État et de la société. La PNH joue un rôle central dans la lutte contre les gangs, mais une réponse durable exige aussi une coordination entre les institutions chargées de la défense, du renseignement et de la justice.
L’État doit sécuriser le territoire pour permettre la reprise des activités économiques, la réouverture des écoles et des services publics ainsi que le retour à une certaine stabilité.
Pour Charles Jacquelin Davoisier, les autorités doivent avant tout construire un environnement qui permet aux Haïtiens de vivre, de travailler et de se déplacer en sécurité, sans les pousser à quitter leur pays pour chercher de meilleures conditions de vie.
« Nous avons besoin d’un pays qui connaît la paix et la sécurité pour tous ses enfants », soutient le journaliste indépendant. Il appelle ainsi à la mobilisation autour des institutions républicaines et à la poursuite de la lutte pour les libertés publiques.
Le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Dr Vijonet Déméro, a rejoint vendredi 11 septembre les citoyens engagés dans les opérations d’inscription électorale. Il s’est rendu au Lycée Horatius Laventure, à Port-au-Prince, pour accomplir les formalités nécessaires.
Cette démarche intervient alors que le pays avance vers les prochaines échéances électorales, dans un contexte où les conditions d’organisation du scrutin continuent de susciter des interrogations.
Dr Vijonet Déméro affirme que les membres du gouvernement ont eux aussi pris des dispositions pour participer au processus. Il cite notamment les ministres ainsi que le chef du gouvernement, qui ont effectué leur inscription comme électeurs.
Pour le ministre, cette participation constitue une manière de se préparer à exercer son droit de vote lorsque les élections auront lieu. Il insiste ainsi sur la nécessité pour les responsables publics de prendre part aux démarches prévues dans le cadre du processus électoral.
Plusieurs cadres du ministère de l’Éducation nationale étaient présents aux côtés de Dr Vijonet Déméro. Des directeurs techniques ont également effectué leur inscription au centre installé au Lycée Horatius Laventure.
La présence du ministre et de ces responsables intervient alors que les opérations d’inscription se poursuivent à travers le pays, en prélude aux prochaines échéances électorales.
Une importante mobilisation politique a marqué vendredi 11 septembre les opérations d’inscription au Lycée Horatius Laventure. Le président des Engagés pour le Développement, Claude Joseph, y a effectué sa démarche électorale en présence d’un grand nombre de sympathisants de son parti.
Les partisans d’EDE se sont présentés avec les couleurs de leur formation et plusieurs pancartes. Leur rassemblement a donné une forte visibilité au parti autour du centre où Claude Joseph devait accomplir les formalités d’inscription.
Le dirigeant politique a profité de cette démarche pour défendre la nécessité, pour les responsables politiques, de se préparer aux prochaines élections. Il estime que cette préparation doit se poursuivre même si le calendrier électoral venait à évoluer.
L’inscription permet, selon Claude Joseph, aux citoyens de disposer des conditions nécessaires pour exercer leur droit de vote lorsque le scrutin sera organisé. Il a également réaffirmé devant ses partisans le slogan de sa formation politique, « Nous sommes EDE ».
L’affluence enregistrée sur place a cependant eu des conséquences sur la circulation dans le secteur. Militants et journalistes se sont retrouvés nombreux aux abords du lycée, provoquant des difficultés de déplacement et réduisant le temps disponible pour les échanges avec la presse.
La mobilisation d’EDE intervient alors que les opérations d’inscription se poursuivent à travers le pays. Les formations politiques, de leur côté, commencent à renforcer leur présence dans la perspective des prochaines échéances électorales.
Les responsables de l’ITECA annoncent avoir retrouvé les restes de Willard Vancol dans une zone boisée du centre de formation de Gressier, près de trois semaines après son enlèvement lors de l’attaque du 20 août. Coordonnateur du centre de formation de Ti Boukan et directeur de Ti Boukan FM, il était également impliqué dans plusieurs organisations sociales et communautaires.
Claude Joseph s’inscrit comme électeur
Le président d’EDE, Claude Joseph, a effectué son inscription vendredi au Lycée Horatius Laventure, accompagné d’un important groupe de partisans de sa formation politique. Il estime que les acteurs politiques doivent se préparer aux prochaines élections, même en cas de modification du calendrier électoral, tandis que la mobilisation a provoqué des difficultés de circulation autour du centre.
Vijonet Déméro s’inscrit comme électeur
Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Vijonet Déméro, s’est inscrit comme électeur au Lycée Horatius Laventure. Plusieurs directeurs techniques du ministère l’ont accompagné et ont également effectué leur inscription dans le cadre du processus électoral.
La PNH renforce les règles des marchés publics
Le directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison, a ouvert vendredi la séance annuelle d’attribution des marchés publics de l’institution. La police affirme vouloir renforcer la transparence, l’équité et le contrôle des offres, tout en combattant le favoritisme et la corruption.
Le SPNH-17 critique le changement des plaques de la PNH
Le syndicat SPNH-17 réagit à la décision du CSPN concernant le changement des plaques des véhicules de la PNH. Il demande également des mesures supplémentaires, notamment l’installation de caméras, pour renforcer le contrôle routier et lutter contre l’insécurité.
Alix Didier Fils-Aimé célèbre l’indépendance du Mexique
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a participé vendredi à Pétion-Ville à la célébration du 216e anniversaire de l’indépendance du Mexique. Il a réaffirmé la volonté d’Haïti de renforcer sa coopération avec le Mexique et de poursuivre les efforts en faveur de la stabilité et du retour à l’ordre démocratique.
Le MCI veut accélérer la formalisation des entreprises
Le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, présente la formalisation des entreprises comme un levier de relance économique. Lors d’un atelier organisé le 9 septembre, il a notamment évoqué l’accès au financement et aux marchés ainsi que la simplification des démarches administratives.
Le PReGeFiP valide son manuel de suivi-évaluation
La Commission de réforme des finances publiques et de gouvernance économique a organisé, le 8 septembre à Pétion-Ville, un atelier consacré à la validation du manuel de suivi-évaluation du PReGeFiP. Le nouvel outil doit contribuer au suivi des performances et au pilotage du projet.
L’ambassade américaine honore le Dr Daniel Dupervil
L’ambassade des États-Unis met à l’honneur le Dr Daniel G. Dupervil, bénéficiaire d’une bourse Fulbright en 2017. Pédiatre et spécialiste de la santé publique, il poursuit en Haïti des actions dans les domaines de la santé maternelle, néonatale et infantile ainsi que de la nutrition.
Selon des informations rapportées par Le Floridien, la voix emblématique du konpa Stanley Toussaint, plus connu sous le nom de « Tantan », a été appréhendée le 8 septembre 2026 par les forces de l’ordre de Jupiter, dans le comté de Palm Beach. L’ancien chanteur vedette du groupe Lakol fait face à des accusations graves liées à des infractions majeures du code de la route.
Les autorités judiciaires locales lui reprochent notamment une conduite sous l’emprise de l’alcool avec une alcoolémie présumée atteignant au moins 0,15 %, doublée d’un excès de vitesse spectaculaire estimé à plus de 160 km/h. Alors que les premières rumeurs évoquaient une intervention à West Palm Beach, les documents officiels confirment l’action directe de la police de Jupiter.
Sur le plan légal, la justice floridienne retient deux chefs d’accusation distincts contre l’artiste en vertu des lois sur la sécurité routière. Le dossier, enregistré au greffe sous le numéro 50-2026-CT-011546-AXXX-NB, détaille un comportement routier ayant mis en danger la vie d’autrui au cours de la nuit du 7 septembre.
Présenté devant le juge dès sa première comparution, le chanteur s’est vu imposer une caution de 1 000 dollars pour le grief de conduite en état d’ivresse, tandis qu’il a bénéficié d’une libération sur parole concernant l’excès de vitesse. Le tribunal a assorti cette mesure d’une interdiction stricte de consommer des substances alcoolisées ou illicites, imposant des dépistages réguliers toutes les trois semaines.
Cette nouvelle démêlée judiciaire réactive le souvenir d’un précédent incident survenu en mai 2015 dans ce même comté. Le bureau du shérif de Palm Beach avait alors écroué l’interprète au West Detention Center à la suite de soupçons de voies de fait par contact physique, bien qu’aucune condamnation définitive n’ait découlé de ce dossier archivé. archivé.
Attendu de nouveau devant la justice le 24 septembre 2026 pour l’audience formelle de lecture des charges, l’artiste poursuit son parcours judiciaire sous le régime de la présomption d’innocence. Ni ses avocats ni ses représentants n’ont pour l’instant formulé de déclaration publique sur l’orientation de sa défense.
Delmas 31 : une tentative d’enlèvement contre Robert Deeb déjouée
La Police nationale d’Haïti a déjoué, jeudi 10 septembre, une tentative d’enlèvement visant l’entrepreneur Robert Deeb, du groupe DK Group, à Delmas 31. L’intervention a fait deux morts, dont un présumé ravisseur et une passante touchée lors des échanges de tirs. Les suspects circulaient à bord d’un véhicule blindé.
Insécurité : un piéton enlevé à Lalue
Un piéton a été kidnappé jeudi après-midi à la Ruelle Vaillant, dans le secteur de Lalue. Selon les informations disponibles, plusieurs individus armés sont descendus d’un pick-up beige avant de contraindre la victime à monter dans le véhicule. Le bilan provisoire atteint désormais au moins neuf personnes détenues par des ravisseurs dans le pays.
Culture : le PAPJAZZ ouvre une scène aux jeunes talents
L’Institut français en Haïti, la Fondation Haïti Jazz et le Centre culturel Caraïbes lancent ce jeudi 10 septembre la première soirée de la « Scène découvertes ». Quatre rendez-vous sont prévus jusqu’en décembre afin de donner de la visibilité aux artistes émergents. Les talents sélectionnés pourront notamment accéder à la 20e édition du PAPJAZZ en janvier 2027.
Sécurité : la PNH adopte de nouvelles plaques d’immatriculation
La Police nationale d’Haïti annonce le remplacement progressif des plaques de ses véhicules dans les dix départements du pays. Le nouveau modèle, identifiable notamment par un fond blanc, la carte d’Haïti et la mention « Police », concerne les voitures, engins lourds et motocyclettes. La PNH affirme vouloir renforcer l’identification de ses véhicules et limiter l’usage de fausses plaques policières.
Migration : 17 Haïtiens rapatriés en République dominicaine
Dix-sept Haïtiens ont été rapatriés en République dominicaine après l’interception d’une embarcation transportant 51 migrants au large d’Aguadilla, à Porto Rico. Le groupe comprenait également 34 Dominicains. Les 51 personnes ont été remises aux autorités dominicaines à San Pedro de Macorís le mardi 8 septembre.
Affaires sociales : le SPCAS dénonce des actes présumés de déstabilisation
Le Syndicat du personnel de la Caisse d’assistance sociale (SPCAS) a organisé, jeudi 10 septembre, une conférence de presse au cours de laquelle il a dénoncé ce qu’il qualifie d’actes de malhonnêteté et de déstabilisation au sein de l’institution. Le syndicat affirme notamment que l’assistant du ministre des Affaires sociales, Bigues Florestal, aurait payé des personnes pour provoquer des troubles devant l’institution, notamment en brûlant des pneus. Son président, Jean Tony Foreste, a appelé le Premier ministre à préserver les institutions sociales de toute influence politique.
BSAP : l’ANAP précise la nature des formations
L’Agence nationale des aires protégées précise que les formations actuellement organisées pour les agents de la BSAP ne constituent pas une campagne de recrutement. Dans une note circulaire datée du 9 septembre, l’ANAP indique que ces séances visent exclusivement à renforcer les capacités des agents déjà en fonction et à leur rappeler leurs rôles, responsabilités et missions.
La Police Nationale d’Haïti sort le grand jeu pour remettre de l’ordre dans son charroi. Ce jeudi 10 septembre 2026, la Direction de la Communication de l’institution a officialisé le remplacement des plaques sur l’ensemble de ses véhicules. Que ce soit à Port-au-Prince ou en province, voitures de patrouille, engins lourds et motos vont tous adopter ce nouveau visuel.
Derrière ce relooking, l’enjeu est avant tout sécuritaire. L’objectif principal est de couper l’herbe sous le pied des bandits qui utilisent souvent des faux badges ou de fausses plaques pour tromper la vigilance générale. En modernisant ses repères, la PNH veut mieux suivre ses troupes sur le terrain et rassurer les habitants lors des opérations.
Visuellement, impossible de rater le changement. Ces nouvelles plaques arborent un fond blanc stamped de la carte d’Haïti en jaune. Le nom du pays s’affiche à la verticale sur la gauche avec les armoiries, accompagnés d’une vignette, du drapeau national, du mot « Police » et de la mention historique « La Perle des Antilles ».
Ce coup de peinture s’inscrit dans un plan plus large pour redresser le blason de la police. En uniformisant ses équipements, le commandement cherche à rendre le travail des agents plus transparent et à mieux organiser les patrouilles au quotidien. Une façon d’apporter un peu de clarté dans un quotidien souvent mouvementé.
Pour que la mesure porte ses fruits, la PNH lance un appel direct aux citoyens. L’idée est simple : aider la population à reconnaître au premier coup d’œil un vrai véhicule de police pour pouvoir signaler tout engin suspect. C’est en misant sur cette vigilance partagée que les forces de l’ordre espèrent ramener un peu de sérénité dans le pays.
L’insécurité galopante frappe à nouveau le cœur de Port-au-Prince et plonge la population dans la terreur. Tôt dans la matinée, la police a déjoué une première tentative d’enlèvement, mais des hommes armés ont tout de même orchestré un nouveau kidnapping spectaculaire en début d’après-midi à la Ruelle Vaillant, à Lalue. Ce nouvel acte criminel prouve une fois de plus l’audace grandissante des gangs qui imposent leur loi sans craindre les forces de l’ordre.
Les ravisseurs ont exécuté leur plan avec une précision effrayante entre 14 h 55 et 15 h 00. Un groupe d’individus lourdement armés a surgi d’un véhicule pick-up de couleur beige pour surprendre un paisible piéton. Les criminels ont braqué leurs armes sur la victime désemparée et l’ont forcée à monter à bord du véhicule.
La scène s’est déroulée dans une facilité déconcertante qui met à nu la vulnérabilité des citoyens. Les kidnappeurs ont démarré en trombe et ont quitté les lieux en toute impunité, sans rencontrer le moindre obstacle ni essuyer de résistance. Cette fuite réussie confirme l’absence tragique de patrouilles policières dans ce secteur stratégique de la région métropolitaine.
Cette nouvelle victime rallonge la liste déjà sombre des citoyens arrachés à leurs proches ces derniers jours. Le bilan s’élève désormais à au moins neuf personnes séquestrées entre l’aire métropolitaine et le département de l’Artibonite. Les familles des victimes vivent un véritable calvaire pendant que les ravisseurs exigent souvent des rançons exorbitantes pour la libération de leurs proches.
La Police nationale d’Haïti (PNH) a contrecarré une tentative d’enlèvement visant l’homme d’affaires Robert Deeb, dirigeant du groupe DK Group, ce jeudi 10 septembre 2026 à la rue Magua, dans le secteur de Delmas 31. L’affrontement s’est soldé par la mort d’un présumé ravisseur et d’une passante au cours des échanges de tirs.
Selon les éléments recueillis, le commando opérait à bord d’un véhicule blindé immatriculé BB-58744. Alors que les criminels s’apprêtaient à capturer le chef d’entreprise, les patrouilles policières sont rapidement intervenues pour neutraliser l’attaque. Les agents ont abattu l’un des assaillants sur place, tandis que ses complices ont volé au moins un véhicule pour prendre la fuite.
Prise au piège dans le feu croisé, une femme qui circulait à proximité a reçu une balle dans la poitrine. Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, la victime a succombé à sa blessure peu après la fusillade.
La police de la commune poursuit ses investigations afin de clarifier le déroulement exact des faits, de déterminer l’origine précise du tir mortel ayant frappé la citoyenne et de traquer les membres du groupe criminel en cavale.
Cet événement tragique illustre une fois de plus la persistance de la violence des gangs dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, où les affrontements armés en pleine rue mettent quotidiennement en danger la vie des citoyens.
Des ravisseurs ont enlevé mercredi matin deux élèves de deux établissements scolaires de la capitale et leur chauffeur à Delmas 75, dans la zone de Siloé, près d’Arly Market. Les ravisseurs ont intercepté les deux jeunes filles vers 6 heures alors qu’elles se rendaient à l’école. Des individus à moto, accompagnés d’un autre véhicule, auraient bloqué le chauffeur avant d’emmener les élèves dans une autre voiture.
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Christian Emmanuel Sanon bientôt jugé aux États-Unis
Le procès de Christian Emmanuel Sanon doit s’ouvrir le 28 septembre 2026 devant un tribunal fédéral de Miami. Le pasteur haïtiano-américain est accusé d’avoir participé au complot visant à renverser puis assassiner l’ancien président Jovenel Moïse. Son procès pourrait durer entre six et huit semaines.
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Un ancien missionnaire plaide coupable pour des abus sexuels commis en Haïti
Jeriah Mast, 45 ans, ancien missionnaire d’une organisation religieuse basée dans l’Ohio, a plaidé coupable le 8 septembre devant un tribunal fédéral de Cleveland. Il est accusé d’avoir abusé sexuellement de deux garçons en Haïti. Le tribunal doit prononcer sa condamnation le 15 décembre, et la peine pourrait atteindre 33 ans de prison.
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Un Haïtien arrêté après la mort d’un jeune en République dominicaine
Les autorités dominicaines ont arrêté Manis Lumas, alias « Huevo », dans le cadre d’une enquête sur la mort d’un jeune de 21 ans à Los Ríos, dans la province de Bahoruco. Le suspect, blessé lors d’une altercation, s’était présenté dans un centre hospitalier avant que la police ne l’interpelle. Les enquêteurs recherchent trois autres personnes dans cette affaire.
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Jean Philippe Brun entendu par la justice dans le dossier BIMA
Le PDG de Digicel, Jean Philippe Brun, a répondu mercredi aux questions du cabinet d’instruction dans le cadre du dossier BIMA. Cette audition intervient après les démarches de Me Arnel Rémy, qui avait saisi le parquet de Port-au-Prince dans cette affaire. Plusieurs clients de BIMA avaient dénoncé des prélèvements effectués via Digicel pour des services d’assurance santé. L’entreprise a cessé ses activités après plusieurs années sans avoir, selon les plaignants, indemnisé les clients concernés. Le juge Paul Eronce Vilard instruit le dossier.
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Mario Aubergiste prend la tête de la DCPJ
L’inspecteur général Mario Aubergiste a pris ses fonctions comme nouveau directeur central de la Police judiciaire (DCPJ), mercredi à Tabarre. L’inspecteur général Jean-Yonel Trécile a procédé à son installation sur instruction du directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison. Mario Aubergiste succède à l’inspecteur général Marc Justin, qui a dirigé la DCPJ pendant les douze derniers mois.
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Les FAd’H préparent un nouveau règlement général
Le ministre de la Défense, Mario Andrésol, a présidé mercredi une séance de travail consacrée à la finalisation du projet de règlement général des Forces armées d’Haïti (FAd’H). Les membres du Haut État-Major ont examiné l’organigramme et les différentes structures de l’institution. Le ministère travaille également à l’élaboration d’une nouvelle doctrine des FAd’H dans le cadre du processus de modernisation et de professionnalisation de l’institution.
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Le CAHDOA critique la transition et réclame un processus électoral plus solide
Le Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA) demande une révision de certains aspects du processus électoral. Dans une note publiée mardi 8 septembre, l’organisation critique notamment les décrets électoraux adoptés en juin et juillet et réclame davantage de garanties juridiques, d’équité et de crédibilité.
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Haïti défend ses priorités économiques à Addis-Abeba
La ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a présenté les priorités d’Haïti en matière de relance économique, d’investissement, d’emploi et de résilience climatique lors d’une réunion ministérielle à Addis-Abeba. Elle a plaidé pour une coopération internationale davantage orientée vers l’investissement et la production.
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Le déploiement du SIGFiP se prépare dans l’Ouest
La formation des formateurs du Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFiP) s’est achevée dans l’Ouest. Cinq cohortes ont appris les procédures d’exécution des dépenses publiques et le fonctionnement du système. Ces formateurs accompagneront les futurs utilisateurs lors du déploiement.
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L’UCGPPP poursuit sa campagne sur les partenariats public-privé
L’Unité centrale de gestion des partenariats public-privé (UCGPPP) poursuit ses activités de sensibilisation sur les PPP. Une session organisée le 4 septembre a porté notamment sur le cadre juridique, le montage des projets, les aspects financiers, le partage des risques et le suivi des contrats.
La crise sécuritaire en Haïti franchit un nouveau palier cette semaine avec une augmentation spectaculaire des cas d’enlèvement. Des ravisseurs ont kidnappé au moins huit personnes en l’espace de quelques jours à travers le pays, frappant indifféremment le milieu scolaire, la presse, la justice et l’administration publique.
Comme dernier fait marquant en date, des hommes armés ont enlevé deux écolières et leur chauffeur tôt ce mercredi matin dans le quartier de Siloé, à Delmas 75, alors qu’ils se rendaient à l’école. L’attaque s’est déroulée aux environs de 6 heures, à proximité d’Arly Market, un secteur que fréquentent massivement à cette heure des élèves, des travailleurs, des commerçants et des chauffeurs de moto-taxis.
Les deux élèves, qui fréquentent respectivement le Collège Marie-Anne et le Collège Saint-Louis de Bourdon, occupaient leur véhicule quand des individus armés ont violemment intercepté le chauffeur. Selon les témoignages, les assaillants circulaient à moto et bénéficiaient du soutien d’une autre automobile pour exécuter leur crime.
La commune de Delmas enregistre ainsi des ravissements à répétition, en dépit des mesures sécuritaires que la Police Nationale d’Haïti a déployées sur le terrain. Les efforts des agents de la Police Éducative (EDUPOL) et la présence renforcée de la police administrative ne parviennent pas à enrayer la menace dans la zone.
Face aux dispositifs policiers, les réseaux de kidnappeurs diversifient constamment leurs modes opératoires. Ces bandes armées élaborent de nouvelles stratégies d’attaque afin de contourner les points de contrôle et de déjouer la vigilance des forces de l’ordre.
Les criminels ont également ciblé la presse en kidnappant le journaliste Wesly Renaud Jean, de Radio Métropole, dimanche en début de soirée à la rue D. Vieux (Delmas 31). Des hommes armés ont intercepté le confrère, co-présentateur du Grand Journal du matin sur 100.1 FM, alors qu’il conduisait sa voiture.
À ces actes s’ajoute l’attaque que des hommes armés ont perpétrée mardi à Gros-Morne, dans le département de l’Artibonite, où ils ont enlevé l’avocat Me Caleb Jean-Baptiste, la directrice de l’Office National d’Aide aux Petites Entreprises (ONAPE) ainsi que plusieurs citoyens. Cette multiplication des ravissements illustre la dégradation continue du climat sécuritaire et plonge toute la population dans la terreur.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a réorganisé son bureau exécutif mardi 8 septembre 2026. Peterson Pierre-Louis, représentant du secteur des cultes réformés, succède à Jacques Desrosiers à la présidence de l’institution électorale, comme le rapportent plusieurs sources que cite Le Nouvelliste.
Ce changement intervient après deux rencontres que les neuf conseillers électoraux ont tenues lundi et mardi. Peterson Pierre-Louis occupait auparavant la fonction de secrétaire général du CEP. Jaccéus Joseph, représentant du secteur paysan, conserve pour sa part le poste de vice-président au sein du bureau.
La nouvelle composition entraîne également des changements à d’autres postes. Nemrod Sanon, représentant du secteur syndical et ancien trésorier, devient secrétaire général. Schnaïda Adély, représentante du secteur vaudou, intègre le bureau exécutif en qualité de trésorière, alors qu’elle n’en faisait pas partie auparavant.
Cette réorganisation intervient alors que le CEP poursuit ses préparatifs en vue des prochaines élections. Jacques Desrosiers avait pris la tête de l’institution l’année dernière, après avoir remplacé Patrick Saint-Hilaire, représentant de la Conférence épiscopale d’Haïti. Selon une source du CEP, le règlement intérieur ne prévoit toutefois pas un renouvellement annuel du bureau en attendant d’organiser les élections.
Le Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA) durcit sa position face à la conduite de la transition politique et au processus électoral. Dans une déclaration publiée ce mardi 8 septembre, l’organisation estime que les choix opérés par les autorités de transition risquent de prolonger l’instabilité plutôt que de favoriser une véritable sortie de crise.
Port-au-Prince, 8 septembre 2026
Le document place surtout les partis et regroupements politiques ayant participé aux différents pouvoirs de transition devant ce que le CAHDOA qualifie de « responsabilité historique ». Le collectif leur demande de prendre conscience des conséquences de leurs décisions sur l’avenir institutionnel du pays.
Une contestation qui dépasse le seul calendrier électoral
Au cœur de la déclaration figure une critique du cadre juridique devant encadrer les prochaines élections. Le CAHDOA s’en prend notamment au décret électoral du 2 juin 2026, ainsi qu’à celui du 2 juillet 2026, estimant que certaines de leurs dispositions seraient incompatibles avec les exigences constitutionnelles et pourraient être à l’origine de nouvelles tensions après les élections.
Cette position n’est toutefois pas totalement nouvelle. En août, le CAHDOA avait déjà réclamé une révision ciblée du décret électoral, notamment autour de dispositions relatives au registre électoral, à l’égalité des chances et à la sécurité juridique du processus.
Le collectif semble donc inscrire sa nouvelle déclaration dans une logique de mise en garde préélectorale : il ne suffit pas, selon lui, d’organiser des élections ; encore faut-il que les règles qui les encadrent soient suffisamment solides pour éviter que le scrutin ne devienne une nouvelle source de contestation.
La transition permanente dans le viseur
L’une des formules les plus fortes du document est sans doute celle-ci : « La transition permanente n’est pas une solution pour Haïti. »
Derrière cette affirmation se trouve une critique plus profonde du modèle de gouvernance adopté depuis plusieurs années. Pour le CAHDOA, les gouvernements de transition, par leur nature même, ne peuvent durablement répondre aux exigences d’un État de droit.
L’organisation réclame ainsi le retour à des institutions légitimes, responsables et soumises à des règles démocratiques stables. Cette exigence intervient alors que le CAHDOA cherche lui-même à s’inscrire dans le processus électoral : le collectif figure parmi les groupements politiques enregistrés dans la perspective des prochaines élections.
Cette situation donne à sa déclaration une dimension particulière. Le CAHDOA ne parle pas seulement comme observateur de la crise : il se positionne également comme acteur du processus politique qu’il critique.
*Le paradoxe de la participation
* C’est précisément là que se situe l’un des principaux enjeux de cette prise de position.
Le CAHDOA demande aux acteurs ayant bénéficié des pouvoirs de transition de « dépasser » leurs intérêts politiques et de privilégier l’intérêt national. Mais le collectif participe lui-même à la dynamique politique et électorale. Il devra donc démontrer que ses critiques ne relèvent pas uniquement d’une stratégie de positionnement politique.
Cette exigence de cohérence est d’autant plus importante que le CAHDOA avait auparavant participé aux discussions autour du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, affirmant son soutien au dialogue et à une sortie de crise par des élections crédibles.
La sécurité, l’autre condition oubliée ?
Le CAHDOA élargit également son analyse à la question sécuritaire. Le collectif rappelle qu’Haïti n’est ni producteur d’armes à feu ni de munitions et appelle la communauté internationale à agir davantage contre les réseaux qui alimentent les groupes armés.
Cette déclaration intervient dans un contexte où la question de la sécurité demeure indissociable de toute perspective électorale. Organiser un scrutin dans un environnement où une partie importante de la population reste exposée à la violence pose en effet une question fondamentale : quelle valeur démocratique peuvent avoir des élections si les citoyens ne disposent pas des conditions minimales pour participer librement au processus ?
Le CAHDOA ne rejette toutefois pas explicitement les élections. Il demande plutôt que le processus soit suffisamment solide pour ne pas devenir le point de départ d’une nouvelle crise.
Un avertissement aux responsables politiques
Au fond, la déclaration du 8 septembre ressemble davantage à un appel à la responsabilité collective qu’à un simple communiqué partisan.
Le CAHDOA avertit les acteurs politiques qu’ils ne devraient pas encourager un processus électoral susceptible, selon lui, de préparer de nouvelles crises. L’organisation estime que le moment impose aux responsables politiques de renoncer aux intérêts particuliers et de privilégier une solution durable.
Cette position intervient alors que le processus électoral continue de se structurer et que le CAHDOA fait partie des organisations politiques officiellement engagées dans cette dynamique. Le véritable défi pour le collectif sera donc désormais de transformer ses critiques en propositions concrètes et vérifiables.
Car dénoncer les failles d’un processus électoral est une chose. Contribuer à construire les conditions politiques, juridiques et sécuritaires permettant son succès en est une autre.
La déclaration du CAHDOA pose ainsi une question essentielle : Haïti cherche-t-elle simplement à organiser des élections, ou cherche-t-elle enfin à organiser les élections capables de refermer durablement le cycle des transitions et des crises politiques ?
Pour le collectif, la réponse semble claire : le peuple haïtien mérite mieux qu’une nouvelle transition sans lendemain.
La Police nationale d’Haïti (PNH) poursuit ses opérations à Gressier pour reprendre plusieurs zones occupées par des groupes armés. Les policiers ont investi plusieurs positions, dont un espace présenté comme le repaire du chef de gang San Fwontyè. Ils ont également repris la rue Apolon, le terrain de football du Parc Saint-Jean, le commissariat et l’église évangélique Betèl. Les forces de l’ordre ont aussi retiré des barricades sur la Route nationale numéro 2.
Melchie Dumornay : le Ballon d’or
La joueuse haïtienne Melchie Dumornay, surnommée « Corventina », figure parmi les 30 candidates au Ballon d’or 2026. La milieu de terrain d’OL Lyonnes a réalisé une saison remarquable en France et en compétitions européennes. Elle a notamment remporté le titre de meilleure joueuse du championnat de France pour la saison 2025-2026.
Haïti-Suède : nouvelle ambassadrice
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a reçu, mardi 8 septembre, l’ambassadrice agréée de Suède, Maria Valesco. La diplomate lui a remis ses lettres de créance lors d’une cérémonie officielle. Les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre Haïti et la Suède.
Raina Forbin : appel à l’Afrique
La ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, appelle les pays africains à renforcer leur soutien à Haïti. En déplacement à Addis-Abeba, elle a lancé cet appel lors d’une réunion ministérielle consacrée au Programme d’action de Doha pour les pays les moins avancés. Elle a notamment évoqué la sécurité, les élections et la relance économique. La ministre demande également le renouvellement du mandat et le déploiement complet de la Force de répression des gangs, ainsi que des moyens financiers et logistiques supplémentaires.
Collectivités : le cadre comptable étudié
La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) a réuni, mardi à l’Hôtel Montana, plusieurs institutions et représentants de mairies pour examiner le cadre comptable des collectivités territoriales. Les participants ont abordé les dépenses, les ressources, les procédures comptables et les outils informatiques. La DGTCP veut utiliser ce diagnostic pour préparer la révision du cadre comptable et un programme de formation lié au nouveau Plan comptable de l’État haïtien.
GRAS POU AYITI : désaveu
GRAS POU AYITI rejette l’utilisation de son nom dans une déclaration consacrée au rôle de la CARICOM dans la crise haïtienne. Dans une note publiée lundi 7 septembre, le groupement politique affirme n’avoir autorisé aucune utilisation de son identité dans ce document. Il conteste également la mention du nom de Jean-Louis Loubert comme responsable. GRAS POU AYITI demande le retrait de son nom et menace d’engager des actions, notamment judiciaires, contre les responsables de toute utilisation non autorisée.
ONA : concours de recrutement
L’Office national d’assurance-vieillesse (ONA) organise, mardi 8 septembre, un concours de recrutement à l’Hôtel Oasis. Plus d’une centaine de candidats, dont plusieurs jeunes professionnels, participent à la sélection. L’institution entend privilégier les compétences et le mérite pour recruter ses nouveaux employés.
CAS : paiement annoncé
Le directeur de la Caisse d’Assistance Sociale (CAS), Johny Raphaël, a annoncé lundi le prochain versement des allocations aux bénéficiaires. Il n’a toutefois communiqué aucune date précise pour le paiement. Cette annonce intervient après une rencontre avec des organisations de personnes en situation de handicap. Ces dernières avaient exprimé leurs préoccupations face aux retards enregistrés dans le versement des allocations.
Douane : formation sur l’ozone
Le ministère de l’Environnement poursuit ses activités de formation dans le cadre de la Quinzaine de l’ozone 2026. Il organise, les 7 et 8 septembre, une session destinée aux agents de la douane d’Ouanaminthe. La formation porte notamment sur l’identification et le contrôle des substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Elle présente également les règles qui encadrent leur importation.
PNH : hommage à Queturah Saint Jour
La Police nationale d’Haïti rend hommage, mardi, à l’Agent 1 Saint Jour Queturah, membre de la 34e promotion et du BOID. La policière a perdu la vie à Bercy alors qu’elle participait à une opération à Arcahaie. Dans un message, la PNH salue son engagement et présente ses condoléances à sa famille, à ses proches et à ses frères d’armes.
Le groupe armé Kokorat San Ras sème à nouveau la terreur dans le département de l’Artibonite. Dans l’après-midi du lundi 7 septembre 2026, ces hommes armés enlèvent au moins quatre personnes lors d’une attaque ciblée, dont une haute fonctionnaire de l’État, un homme politique et deux policiers.
Les criminels s’emparent de la directrice générale de l’Office national de partenariat en éducation (ONAPE), Stéphanie Paultre, ainsi que du juriste Me Caleb Jean-Baptiste. Lors de cette même intervention, les ravisseurs maîtrisent et emmènent également deux agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) qui assuraient la sécurité de la responsable.
Ce quadruple kidnapping survient précisément le jour du lancement officiel de l’année académique. Déjà, les ravisseurs contactent les proches des victimes et exigent de fortes rançons en échange de leur libération.
Les bandes armées intensifient ainsi leurs assauts contre les figures publiques à travers le pays. La veille, d’autres individus armés kidnappaient le journaliste Wesley Renaud Jean à Delmas 31, confirmant la dégradation rapide du climat sécuritaire dans la capitale comme en province.
La Police nationale d’Haïti lance bien des opérations dans certains fiefs criminels comme Gressier, mais elle peine à maintenir son contrôle sur le terrain. Les groupes armés conservent l’initiative et imposent une pression constante à l’ensemble de la population.