Des ravisseurs ont enlevé mercredi matin deux élèves de deux établissements scolaires de la capitale et leur chauffeur à Delmas 75, dans la zone de Siloé, près d’Arly Market. Les ravisseurs ont intercepté les deux jeunes filles vers 6 heures alors qu’elles se rendaient à l’école. Des individus à moto, accompagnés d’un autre véhicule, auraient bloqué le chauffeur avant d’emmener les élèves dans une autre voiture.
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Christian Emmanuel Sanon bientôt jugé aux États-Unis
Le procès de Christian Emmanuel Sanon doit s’ouvrir le 28 septembre 2026 devant un tribunal fédéral de Miami. Le pasteur haïtiano-américain est accusé d’avoir participé au complot visant à renverser puis assassiner l’ancien président Jovenel Moïse. Son procès pourrait durer entre six et huit semaines.
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Un ancien missionnaire plaide coupable pour des abus sexuels commis en Haïti
Jeriah Mast, 45 ans, ancien missionnaire d’une organisation religieuse basée dans l’Ohio, a plaidé coupable le 8 septembre devant un tribunal fédéral de Cleveland. Il est accusé d’avoir abusé sexuellement de deux garçons en Haïti. Le tribunal doit prononcer sa condamnation le 15 décembre, et la peine pourrait atteindre 33 ans de prison.
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Un Haïtien arrêté après la mort d’un jeune en République dominicaine
Les autorités dominicaines ont arrêté Manis Lumas, alias « Huevo », dans le cadre d’une enquête sur la mort d’un jeune de 21 ans à Los Ríos, dans la province de Bahoruco. Le suspect, blessé lors d’une altercation, s’était présenté dans un centre hospitalier avant que la police ne l’interpelle. Les enquêteurs recherchent trois autres personnes dans cette affaire.
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Jean Philippe Brun entendu par la justice dans le dossier BIMA
Le PDG de Digicel, Jean Philippe Brun, a répondu mercredi aux questions du cabinet d’instruction dans le cadre du dossier BIMA. Cette audition intervient après les démarches de Me Arnel Rémy, qui avait saisi le parquet de Port-au-Prince dans cette affaire. Plusieurs clients de BIMA avaient dénoncé des prélèvements effectués via Digicel pour des services d’assurance santé. L’entreprise a cessé ses activités après plusieurs années sans avoir, selon les plaignants, indemnisé les clients concernés. Le juge Paul Eronce Vilard instruit le dossier.
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Mario Aubergiste prend la tête de la DCPJ
L’inspecteur général Mario Aubergiste a pris ses fonctions comme nouveau directeur central de la Police judiciaire (DCPJ), mercredi à Tabarre. L’inspecteur général Jean-Yonel Trécile a procédé à son installation sur instruction du directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison. Mario Aubergiste succède à l’inspecteur général Marc Justin, qui a dirigé la DCPJ pendant les douze derniers mois.
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Les FAd’H préparent un nouveau règlement général
Le ministre de la Défense, Mario Andrésol, a présidé mercredi une séance de travail consacrée à la finalisation du projet de règlement général des Forces armées d’Haïti (FAd’H). Les membres du Haut État-Major ont examiné l’organigramme et les différentes structures de l’institution. Le ministère travaille également à l’élaboration d’une nouvelle doctrine des FAd’H dans le cadre du processus de modernisation et de professionnalisation de l’institution.
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Le CAHDOA critique la transition et réclame un processus électoral plus solide
Le Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA) demande une révision de certains aspects du processus électoral. Dans une note publiée mardi 8 septembre, l’organisation critique notamment les décrets électoraux adoptés en juin et juillet et réclame davantage de garanties juridiques, d’équité et de crédibilité.
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Haïti défend ses priorités économiques à Addis-Abeba
La ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a présenté les priorités d’Haïti en matière de relance économique, d’investissement, d’emploi et de résilience climatique lors d’une réunion ministérielle à Addis-Abeba. Elle a plaidé pour une coopération internationale davantage orientée vers l’investissement et la production.
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Le déploiement du SIGFiP se prépare dans l’Ouest
La formation des formateurs du Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFiP) s’est achevée dans l’Ouest. Cinq cohortes ont appris les procédures d’exécution des dépenses publiques et le fonctionnement du système. Ces formateurs accompagneront les futurs utilisateurs lors du déploiement.
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L’UCGPPP poursuit sa campagne sur les partenariats public-privé
L’Unité centrale de gestion des partenariats public-privé (UCGPPP) poursuit ses activités de sensibilisation sur les PPP. Une session organisée le 4 septembre a porté notamment sur le cadre juridique, le montage des projets, les aspects financiers, le partage des risques et le suivi des contrats.
La crise sécuritaire en Haïti franchit un nouveau palier cette semaine avec une augmentation spectaculaire des cas d’enlèvement. Des ravisseurs ont kidnappé au moins huit personnes en l’espace de quelques jours à travers le pays, frappant indifféremment le milieu scolaire, la presse, la justice et l’administration publique.
Comme dernier fait marquant en date, des hommes armés ont enlevé deux écolières et leur chauffeur tôt ce mercredi matin dans le quartier de Siloé, à Delmas 75, alors qu’ils se rendaient à l’école. L’attaque s’est déroulée aux environs de 6 heures, à proximité d’Arly Market, un secteur que fréquentent massivement à cette heure des élèves, des travailleurs, des commerçants et des chauffeurs de moto-taxis.
Les deux élèves, qui fréquentent respectivement le Collège Marie-Anne et le Collège Saint-Louis de Bourdon, occupaient leur véhicule quand des individus armés ont violemment intercepté le chauffeur. Selon les témoignages, les assaillants circulaient à moto et bénéficiaient du soutien d’une autre automobile pour exécuter leur crime.
La commune de Delmas enregistre ainsi des ravissements à répétition, en dépit des mesures sécuritaires que la Police Nationale d’Haïti a déployées sur le terrain. Les efforts des agents de la Police Éducative (EDUPOL) et la présence renforcée de la police administrative ne parviennent pas à enrayer la menace dans la zone.
Face aux dispositifs policiers, les réseaux de kidnappeurs diversifient constamment leurs modes opératoires. Ces bandes armées élaborent de nouvelles stratégies d’attaque afin de contourner les points de contrôle et de déjouer la vigilance des forces de l’ordre.
Les criminels ont également ciblé la presse en kidnappant le journaliste Wesly Renaud Jean, de Radio Métropole, dimanche en début de soirée à la rue D. Vieux (Delmas 31). Des hommes armés ont intercepté le confrère, co-présentateur du Grand Journal du matin sur 100.1 FM, alors qu’il conduisait sa voiture.
À ces actes s’ajoute l’attaque que des hommes armés ont perpétrée mardi à Gros-Morne, dans le département de l’Artibonite, où ils ont enlevé l’avocat Me Caleb Jean-Baptiste, la directrice de l’Office National d’Aide aux Petites Entreprises (ONAPE) ainsi que plusieurs citoyens. Cette multiplication des ravissements illustre la dégradation continue du climat sécuritaire et plonge toute la population dans la terreur.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a réorganisé son bureau exécutif mardi 8 septembre 2026. Peterson Pierre-Louis, représentant du secteur des cultes réformés, succède à Jacques Desrosiers à la présidence de l’institution électorale, comme le rapportent plusieurs sources que cite Le Nouvelliste.
Ce changement intervient après deux rencontres que les neuf conseillers électoraux ont tenues lundi et mardi. Peterson Pierre-Louis occupait auparavant la fonction de secrétaire général du CEP. Jaccéus Joseph, représentant du secteur paysan, conserve pour sa part le poste de vice-président au sein du bureau.
La nouvelle composition entraîne également des changements à d’autres postes. Nemrod Sanon, représentant du secteur syndical et ancien trésorier, devient secrétaire général. Schnaïda Adély, représentante du secteur vaudou, intègre le bureau exécutif en qualité de trésorière, alors qu’elle n’en faisait pas partie auparavant.
Cette réorganisation intervient alors que le CEP poursuit ses préparatifs en vue des prochaines élections. Jacques Desrosiers avait pris la tête de l’institution l’année dernière, après avoir remplacé Patrick Saint-Hilaire, représentant de la Conférence épiscopale d’Haïti. Selon une source du CEP, le règlement intérieur ne prévoit toutefois pas un renouvellement annuel du bureau en attendant d’organiser les élections.
Le Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA) durcit sa position face à la conduite de la transition politique et au processus électoral. Dans une déclaration publiée ce mardi 8 septembre, l’organisation estime que les choix opérés par les autorités de transition risquent de prolonger l’instabilité plutôt que de favoriser une véritable sortie de crise.
Port-au-Prince, 8 septembre 2026
Le document place surtout les partis et regroupements politiques ayant participé aux différents pouvoirs de transition devant ce que le CAHDOA qualifie de « responsabilité historique ». Le collectif leur demande de prendre conscience des conséquences de leurs décisions sur l’avenir institutionnel du pays.
Une contestation qui dépasse le seul calendrier électoral
Au cœur de la déclaration figure une critique du cadre juridique devant encadrer les prochaines élections. Le CAHDOA s’en prend notamment au décret électoral du 2 juin 2026, ainsi qu’à celui du 2 juillet 2026, estimant que certaines de leurs dispositions seraient incompatibles avec les exigences constitutionnelles et pourraient être à l’origine de nouvelles tensions après les élections.
Cette position n’est toutefois pas totalement nouvelle. En août, le CAHDOA avait déjà réclamé une révision ciblée du décret électoral, notamment autour de dispositions relatives au registre électoral, à l’égalité des chances et à la sécurité juridique du processus.
Le collectif semble donc inscrire sa nouvelle déclaration dans une logique de mise en garde préélectorale : il ne suffit pas, selon lui, d’organiser des élections ; encore faut-il que les règles qui les encadrent soient suffisamment solides pour éviter que le scrutin ne devienne une nouvelle source de contestation.
La transition permanente dans le viseur
L’une des formules les plus fortes du document est sans doute celle-ci : « La transition permanente n’est pas une solution pour Haïti. »
Derrière cette affirmation se trouve une critique plus profonde du modèle de gouvernance adopté depuis plusieurs années. Pour le CAHDOA, les gouvernements de transition, par leur nature même, ne peuvent durablement répondre aux exigences d’un État de droit.
L’organisation réclame ainsi le retour à des institutions légitimes, responsables et soumises à des règles démocratiques stables. Cette exigence intervient alors que le CAHDOA cherche lui-même à s’inscrire dans le processus électoral : le collectif figure parmi les groupements politiques enregistrés dans la perspective des prochaines élections.
Cette situation donne à sa déclaration une dimension particulière. Le CAHDOA ne parle pas seulement comme observateur de la crise : il se positionne également comme acteur du processus politique qu’il critique.
*Le paradoxe de la participation
* C’est précisément là que se situe l’un des principaux enjeux de cette prise de position.
Le CAHDOA demande aux acteurs ayant bénéficié des pouvoirs de transition de « dépasser » leurs intérêts politiques et de privilégier l’intérêt national. Mais le collectif participe lui-même à la dynamique politique et électorale. Il devra donc démontrer que ses critiques ne relèvent pas uniquement d’une stratégie de positionnement politique.
Cette exigence de cohérence est d’autant plus importante que le CAHDOA avait auparavant participé aux discussions autour du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, affirmant son soutien au dialogue et à une sortie de crise par des élections crédibles.
La sécurité, l’autre condition oubliée ?
Le CAHDOA élargit également son analyse à la question sécuritaire. Le collectif rappelle qu’Haïti n’est ni producteur d’armes à feu ni de munitions et appelle la communauté internationale à agir davantage contre les réseaux qui alimentent les groupes armés.
Cette déclaration intervient dans un contexte où la question de la sécurité demeure indissociable de toute perspective électorale. Organiser un scrutin dans un environnement où une partie importante de la population reste exposée à la violence pose en effet une question fondamentale : quelle valeur démocratique peuvent avoir des élections si les citoyens ne disposent pas des conditions minimales pour participer librement au processus ?
Le CAHDOA ne rejette toutefois pas explicitement les élections. Il demande plutôt que le processus soit suffisamment solide pour ne pas devenir le point de départ d’une nouvelle crise.
Un avertissement aux responsables politiques
Au fond, la déclaration du 8 septembre ressemble davantage à un appel à la responsabilité collective qu’à un simple communiqué partisan.
Le CAHDOA avertit les acteurs politiques qu’ils ne devraient pas encourager un processus électoral susceptible, selon lui, de préparer de nouvelles crises. L’organisation estime que le moment impose aux responsables politiques de renoncer aux intérêts particuliers et de privilégier une solution durable.
Cette position intervient alors que le processus électoral continue de se structurer et que le CAHDOA fait partie des organisations politiques officiellement engagées dans cette dynamique. Le véritable défi pour le collectif sera donc désormais de transformer ses critiques en propositions concrètes et vérifiables.
Car dénoncer les failles d’un processus électoral est une chose. Contribuer à construire les conditions politiques, juridiques et sécuritaires permettant son succès en est une autre.
La déclaration du CAHDOA pose ainsi une question essentielle : Haïti cherche-t-elle simplement à organiser des élections, ou cherche-t-elle enfin à organiser les élections capables de refermer durablement le cycle des transitions et des crises politiques ?
Pour le collectif, la réponse semble claire : le peuple haïtien mérite mieux qu’une nouvelle transition sans lendemain.
La Police nationale d’Haïti (PNH) poursuit ses opérations à Gressier pour reprendre plusieurs zones occupées par des groupes armés. Les policiers ont investi plusieurs positions, dont un espace présenté comme le repaire du chef de gang San Fwontyè. Ils ont également repris la rue Apolon, le terrain de football du Parc Saint-Jean, le commissariat et l’église évangélique Betèl. Les forces de l’ordre ont aussi retiré des barricades sur la Route nationale numéro 2.
Melchie Dumornay : le Ballon d’or
La joueuse haïtienne Melchie Dumornay, surnommée « Corventina », figure parmi les 30 candidates au Ballon d’or 2026. La milieu de terrain d’OL Lyonnes a réalisé une saison remarquable en France et en compétitions européennes. Elle a notamment remporté le titre de meilleure joueuse du championnat de France pour la saison 2025-2026.
Haïti-Suède : nouvelle ambassadrice
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a reçu, mardi 8 septembre, l’ambassadrice agréée de Suède, Maria Valesco. La diplomate lui a remis ses lettres de créance lors d’une cérémonie officielle. Les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre Haïti et la Suède.
Raina Forbin : appel à l’Afrique
La ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, appelle les pays africains à renforcer leur soutien à Haïti. En déplacement à Addis-Abeba, elle a lancé cet appel lors d’une réunion ministérielle consacrée au Programme d’action de Doha pour les pays les moins avancés. Elle a notamment évoqué la sécurité, les élections et la relance économique. La ministre demande également le renouvellement du mandat et le déploiement complet de la Force de répression des gangs, ainsi que des moyens financiers et logistiques supplémentaires.
Collectivités : le cadre comptable étudié
La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) a réuni, mardi à l’Hôtel Montana, plusieurs institutions et représentants de mairies pour examiner le cadre comptable des collectivités territoriales. Les participants ont abordé les dépenses, les ressources, les procédures comptables et les outils informatiques. La DGTCP veut utiliser ce diagnostic pour préparer la révision du cadre comptable et un programme de formation lié au nouveau Plan comptable de l’État haïtien.
GRAS POU AYITI : désaveu
GRAS POU AYITI rejette l’utilisation de son nom dans une déclaration consacrée au rôle de la CARICOM dans la crise haïtienne. Dans une note publiée lundi 7 septembre, le groupement politique affirme n’avoir autorisé aucune utilisation de son identité dans ce document. Il conteste également la mention du nom de Jean-Louis Loubert comme responsable. GRAS POU AYITI demande le retrait de son nom et menace d’engager des actions, notamment judiciaires, contre les responsables de toute utilisation non autorisée.
ONA : concours de recrutement
L’Office national d’assurance-vieillesse (ONA) organise, mardi 8 septembre, un concours de recrutement à l’Hôtel Oasis. Plus d’une centaine de candidats, dont plusieurs jeunes professionnels, participent à la sélection. L’institution entend privilégier les compétences et le mérite pour recruter ses nouveaux employés.
CAS : paiement annoncé
Le directeur de la Caisse d’Assistance Sociale (CAS), Johny Raphaël, a annoncé lundi le prochain versement des allocations aux bénéficiaires. Il n’a toutefois communiqué aucune date précise pour le paiement. Cette annonce intervient après une rencontre avec des organisations de personnes en situation de handicap. Ces dernières avaient exprimé leurs préoccupations face aux retards enregistrés dans le versement des allocations.
Douane : formation sur l’ozone
Le ministère de l’Environnement poursuit ses activités de formation dans le cadre de la Quinzaine de l’ozone 2026. Il organise, les 7 et 8 septembre, une session destinée aux agents de la douane d’Ouanaminthe. La formation porte notamment sur l’identification et le contrôle des substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Elle présente également les règles qui encadrent leur importation.
PNH : hommage à Queturah Saint Jour
La Police nationale d’Haïti rend hommage, mardi, à l’Agent 1 Saint Jour Queturah, membre de la 34e promotion et du BOID. La policière a perdu la vie à Bercy alors qu’elle participait à une opération à Arcahaie. Dans un message, la PNH salue son engagement et présente ses condoléances à sa famille, à ses proches et à ses frères d’armes.
Le groupe armé Kokorat San Ras sème à nouveau la terreur dans le département de l’Artibonite. Dans l’après-midi du lundi 7 septembre 2026, ces hommes armés enlèvent au moins quatre personnes lors d’une attaque ciblée, dont une haute fonctionnaire de l’État, un homme politique et deux policiers.
Les criminels s’emparent de la directrice générale de l’Office national de partenariat en éducation (ONAPE), Stéphanie Paultre, ainsi que du juriste Me Caleb Jean-Baptiste. Lors de cette même intervention, les ravisseurs maîtrisent et emmènent également deux agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) qui assuraient la sécurité de la responsable.
Ce quadruple kidnapping survient précisément le jour du lancement officiel de l’année académique. Déjà, les ravisseurs contactent les proches des victimes et exigent de fortes rançons en échange de leur libération.
Les bandes armées intensifient ainsi leurs assauts contre les figures publiques à travers le pays. La veille, d’autres individus armés kidnappaient le journaliste Wesley Renaud Jean à Delmas 31, confirmant la dégradation rapide du climat sécuritaire dans la capitale comme en province.
La Police nationale d’Haïti lance bien des opérations dans certains fiefs criminels comme Gressier, mais elle peine à maintenir son contrôle sur le terrain. Les groupes armés conservent l’initiative et imposent une pression constante à l’ensemble de la population.
Technologie : la NATCOM lance un pilote de la 5G en Haïti
La NATCOM a marqué ses 15 ans de présence en Haïti lors d’une cérémonie organisée lundi 7 septembre à l’hôtel Karibe. L’événement a notamment été marqué par le lancement pilote de la technologie 5G dans le pays. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a salué la contribution de l’opérateur au développement des télécommunications et à la transformation numérique.
Affaires sociales : la CAS annonce un prochain paiement aux bénéficiaires
Le directeur de la Caisse d’Assistance Sociale (CAS), Johny Raphaël, a annoncé lundi que les bénéficiaires devraient recevoir prochainement leurs allocations. Il n’a toutefois pas indiqué de date précise. Cette annonce intervient après des échanges avec plusieurs organisations de personnes en situation de handicap, qui avaient fait part de leurs préoccupations concernant le retard des paiements.
Environnement : des douaniers formés au contrôle des substances nocives à l’ozone
Le ministère de l’Environnement organise les 7 et 8 septembre une formation à Ouanaminthe pour les agents de la douane. Les séances portent sur l’identification et le contrôle des substances appauvrissant la couche d’ozone. L’activité entre dans le cadre de la Quinzaine de l’ozone 2026 et bénéficie de l’appui technique du PNUD.
Administration publique : l’OMRH forme des cadres de l’AGD
L’Office de Management et des Ressources Humaines (OMRH) a lancé lundi 7 septembre un atelier de formation et de coaching destiné à des cadres administratifs, comptables et logistiques de l’Administration générale des douanes (AGD). Les travaux, prévus jusqu’au 9 septembre à l’Hôtel Montana, portent notamment sur la gestion des biens et équipements de l’État.
Corruption : Haïti rejoint un accord international d’échange d’informations
Haïti a rejoint l’Accord-Cadre d’échange d’informations entre agences et autorités engagées dans la lutte contre la corruption. La décision a été prise lors de la septième réunion plénière du GlobE Network, organisée du 25 au 28 août à Vienne, en Autriche. L’ULCC, représentée par sa directrice générale, indique que cet accord doit faciliter le partage sécurisé de renseignements dans les enquêtes sur la corruption et le recouvrement des avoirs.
Artibonite : la directrice de l’ONAPE et Me Caleb Jean-Baptiste enlevés à Gros-Morne
La directrice générale de l’Office national de partenariat en éducation (ONAPE), Stéphanie Paultre, et Me Caleb Jean-Baptiste ont été enlevés lundi 7 septembre à Gros-Morne, dans le département de l’Artibonite. Deux policiers chargés d’assurer la sécurité de la responsable auraient également été emmenés par les ravisseurs lors de cette attaque attribuée au groupe armé Kokorat San Ras. L’enlèvement intervient alors que plusieurs cas similaires ont été signalés ces derniers jours en Haïti.
Des hommes armés ont kidnappé le collaborateur de Radio Télé Métropole ce dimanche soir. Cet acte crapuleux illustre une fois de plus la vulnérabilité des travailleurs de la presse face à la terreur que font régner les gangs dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Un nouveau coup dur frappe la presse haïtienne. Dimanche soir, des individus armés ont enlevé le journaliste Wesly Renaud Jean, collaborateur de Radio Télé Métropole, au niveau de Delmas 31. Selon les déclarations d’un proche de la victime, des hommes armés ont intercepté son véhicule avant de l’emmener de force vers une destination inconnue.
Cet enlèvement plonge la famille de la victime et la communauté des médias dans une profonde inquiétude. La multiplication des attaques contre les journalistes ces dernières années accentue les craintes concernant l’intégrité physique du reporter et les conditions de sa libération.
Cet acte criminel prouve l’inefficacité des mesures sécuritaires déployées sur certains axes de la commune de Delmas. Malgré la présence des forces de l’ordre dans la zone, les bandits armés continuent d’opérer en toute impunité et de braver les autorités au cœur de la capitale.
PORT-AU-PRINCE, 7 septembre 2026 – Le secrétaire général du Réseau haïtien des journalistes anticorruption (RHAJAC), Djovany Michel, affirme être la cible d’une campagne d’attaques orchestrée en raison de ses dénonciations sur les présumés trafics illicites liés au commerce des anguilles en Haïti.
Dans une déclaration publiée ce lundi 7 septembre sur son compte X (anciennement Twitter), le journaliste soutient que John Colem Morvan aurait été recruté pour le prendre systématiquement pour cible chaque fois qu’il évoque ce dossier qu’il qualifie de sensible.
Selon Djovany Michel, cette affaire remonte à 2023, année durant laquelle il avait publiquement dénoncé Micatin Morvan, présenté comme le frère de John Colem Morvan, dans une présumée affaire d’escroquerie ou de détournement de fonds via le service MonCash.
Le responsable du RHAJAC affirme également que John Colem Morvan, qu’il décrit comme étant proche de Moïse Jean-Charles, serait utilisé par un réseau d’intérêts pour tenter de le discréditer et de faire obstacle à ses prises de position publiques sur le commerce des anguilles.
Djovany Michel rappelle qu’un rapport présenté au Conseil de sécurité des Nations unies en février 2025 évoquait l’utilisation présumée du commerce des anguilles par des réseaux criminels pour des activités illicites, notamment le blanchiment d’argent. S’appuyant sur ce rapport, il appelle l’Organisation des Nations unies à rendre publics les noms des personnes concernées et à envisager des sanctions contre les individus qui seraient impliqués.
Le journaliste affirme par ailleurs que John Colem Morvan intensifie ses attaques contre lui chaque fois qu’il réclame des éclaircissements sur ce dossier. Il l’accuse également de promettre à certains trafiquants de drogue qu’il serait en mesure d’intervenir afin de faire classer ou étouffer leurs dossiers judiciaires.
Malgré ce qu’il décrit comme des menaces de mort, des pressions judiciaires et des campagnes de diffamation, Djovany Michel assure qu’il poursuivra ses enquêtes et ses dénonciations. Il réclame notamment que toute la lumière soit faite sur les activités de Moïse Jean-Charles, Betty Lamy, Walson Sanon et Fritz Richardson Junior, entre autres.
Le RHAJAC affirme soupçonner ces personnes d’être impliquées dans des activités criminelles utilisant le secteur des anguilles comme couverture, notamment pour le trafic de cocaïne, le blanchiment d’argent et le trafic d’organes.
À ce stade, les personnes citées n’ont pas publiquement réagi à ces accusations, qui demeurent des allégations formulées par Djovany Michel. Aucune décision de justice établissant leur responsabilité n’a été portée à la connaissance du public.
« Ce dossier ne peut pas être enterré », conclut Djovany Michel, réaffirmant sa volonté de poursuivre ses dénonciations malgré les risques qu’il dit encourir.
Tèt Ansanm Pou Ayiti a dénoncé ce lundi, lors d’une rencontre avec des personnalités de la CARICOM, ce qu’il considère comme une mauvaise interprétation de l’article 149 de la Constitution par le Premier ministre Didier Fils-Aimé. La structure était représentée par le pasteur Marcorel Zidor, dit « Pasteur Marco », et son secrétaire général, Me Winder Bernard.
À cette occasion, Tèt Ansanm Pou Ayiti a remis deux documents aux représentants présents. Le premier prend la forme d’un mémoire, tandis que le second porte sur l’interprétation de l’article 149 de la Constitution par le chef du gouvernement.
Par cette démarche, Tèt Ansanm Pou Ayiti entend faire connaître sa position aux personnalités de la CARICOM et attirer leur attention sur cette question constitutionnelle. Les deux documents constituent ainsi les principaux éléments transmis par la structure au cours de cette rencontre.
Un avion-cargo exploité pour Amazon Prime Air a provoqué la mort de cinq personnes et fait cinq blessés, dimanche 6 septembre 2026, à l’aéroport international de Miami, en Floride. Le Boeing 767-300 a quitté la piste lors de son atterrissage avant de percuter plusieurs véhicules. Trois blessés se trouvent dans un état critique.
La Federal Aviation Administration (FAA) indique que l’appareil, immatriculé N1997A et affecté au vol 7598, a quitté la piste vers 14 heures, heure locale. L’avion venait de San Juan, à Porto Rico. Les autorités n’ont pas encore déterminé les circonstances précises de l’accident.
Après avoir quitté la piste, l’appareil a franchi les limites de l’aéroport et traversé Northwest 67th Avenue. Il a ensuite percuté plusieurs véhicules avant de prendre feu. Un important nuage de fumée noire s’est élevé au-dessus de la zone, tandis que les secours intervenaient rapidement sur les lieux.
Plus de 60 pompiers ont participé aux opérations d’urgence. La maire du comté de Miami-Dade, Daniella Levine Cava, a confirmé le bilan de cinq morts et cinq blessés lors d’une conférence de presse. Le chef des pompiers, Ray Jadallah, a précisé que trois blessés se trouvaient dans un état critique et que les secours avaient transporté deux autres victimes à l’hôpital.
Cet accident est survenu environ 24 heures après celui d’un monomoteur qui s’est écrasé samedi près de l’aéroport Sierra Sky Park, à Fresno, en Californie. Quatre personnes se trouvaient à bord. Les secours ont constaté la mort de deux enfants sur place, tandis que les deux adultes ont rejoint l’hôpital dans un état critique.
Le Gwètò D de la commune de Cité Soleil, Junior Wilson Delphin, s’est inscrit comme électeur le vendredi 4 septembre 2026. Il a effectué cette démarche dans un centre d’inscription et de vote (CIV) situé au parc industriel. Il a profité de cette occasion pour annoncer sa candidature au poste de CASEC dans la section communale de Varreux 2.
Dans une déclaration à la presse, Junior Wilson Delphin a appelé les Soleiléens à effectuer les démarches nécessaires pour obtenir leur fiche d’électeur. Il estime que la participation citoyenne permettra à la population de choisir ses représentants et de contribuer au changement du pays.
Le candidat a également parlé de la situation générale d’Haïti, qu’il juge préoccupante. Il souhaite que les citoyens vivent dans de meilleures conditions et participent davantage aux décisions qui concernent leur avenir.
Junior Wilson Delphin a aussi évoqué la mobilisation des citoyens du secteur vodou. Il les a encouragés à s’inscrire comme électeurs et à exercer leur droit de vote.
Le candidat a enfin appelé les autorités à garantir un processus électoral « crédible et honnête ». Il souhaite également voir les citoyens participer pleinement aux prochaines élections.
Le juge d’instruction Paul Eronce Villard convoque Jean Philippe Brun, représentant de la société Unigestion Holding S.A., qui opère sous le nom commercial Digicel en Haïti, pour répondre à des questions sur des faits présumés de cyberescroquerie et de détournement de données numériques. Le magistrat fixe la comparution au mercredi 9 septembre 2026 à 10 heures, au Cabinet d’instruction du Tribunal de première instance de Port-au-Prince.
Dans une invitation datée du 2 septembre 2026, le juge Villard indique qu’il mène une instruction préparatoire à la suite de plaintes avec constitution de partie civile déposées par plusieurs anciens abonnés de compagnies d’assurance. Le magistrat évoque des faits qui auraient été commis dans le cyberespace pendant au moins dix ans.
Le document cite notamment la cyberescroquerie, le détournement de données numériques et la violation des principes de confidentialité parmi les faits présumés examinés dans le cadre de l’instruction. Le juge cherche ainsi à recueillir les explications du représentant de la compagnie sur les faits dénoncés.
Paul Eronce Villard demande à Jean Philippe Brun de lui fournir tous les documents et pièces susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité.
Cette convocation intervient dans le cadre d’une procédure qui doit permettre au magistrat de vérifier les faits rapportés dans les plaintes. À ce stade, la justice n’a pas établi la culpabilité de Jean Philippe Brun ni celle de la société concernée. Les faits mentionnés dans la convocation restent donc présumés.
Jean Philippe Brun doit comparaître le 9 septembre devant le juge d’instruction afin de répondre aux interrogations de la justice. Cette audition pourrait permettre au magistrat de poursuivre ses investigations sur les accusations de cyberescroquerie et de détournement de données numériques.
La structure de jeunesse « Dessalines Réveillez » appelle la Police nationale d’Haïti (PNH) à renforcer rapidement la sécurité à Marchand-Dessalines, dans l’Artibonite. Dans une lettre ouverte adressée ce vendredi au directeur départemental de la police, le groupe dénonce la violence des gangs armés, le déplacement de familles et la paralysie de plusieurs activités dans la commune.
Les représentants de la jeunesse décrivent une situation qui plonge de nombreux habitants dans la peur. Ils affirment que des familles quittent leurs maisons et leurs quartiers pour échapper aux violences. Ils soulignent aussi que l’insécurité freine les activités économiques et perturbe le quotidien de la population.
« Dessalines Réveillez » reproche aux autorités leur manque de réaction face à la dégradation de la situation. La structure demande à la PNH d’accroître ses effectifs et ses moyens opérationnels afin de mieux protéger les habitants et leurs biens.
Le groupe réclame également la protection des écoles, des centres de santé, des infrastructures publiques et des espaces économiques. Il demande aux autorités de créer les conditions nécessaires au retour des familles déplacées dans leurs foyers.
La structure souhaite aussi un dialogue direct entre les autorités et les représentants de la population. Elle demande aux responsables de la sécurité de présenter clairement les mesures qu’ils comptent prendre pour rétablir la sécurité dans la commune.
« Dessalines Réveillez » rappelle enfin l’importance historique de Marchand-Dessalines, ville associée à Jean-Jacques Dessalines, figure majeure de l’indépendance haïtienne. La structure appelle les autorités à agir rapidement pour empêcher une aggravation de l’insécurité et permettre aux habitants de retrouver une vie normale.
Haïti : la FAA prolonge les restrictions de survol jusqu’en mars 2027
La Federal Aviation Administration (FAA) prolonge de nouveau les restrictions de vol au-dessus d’Haïti. L’agence américaine de l’aviation a annoncé cette mesure le mardi 1er septembre 2026. L’insécurité pousse ainsi l’administration à maintenir les limites sur les vols à basse altitude jusqu’au 2 mars 2027.
L’agence a consigné cette interdiction dans le NOTAM A0046/26. La mesure vise les compagnies aériennes américaines, les pilotes que la FAA a certifiés et les avions civils que les autorités américaines ont immatriculés. La règle interdit à ces appareils de voler entre le sol et 9 999 pieds d’altitude (environ 3 000 mètres).
L’administration américaine encadre ainsi plusieurs secteurs géographiques précis. La zone principale couvre le territoire qui va de la frontière dominicaine jusqu’à la longitude 73°00’00’’ Ouest, entre les latitudes 19°10’00’’ Nord et 18°20’00’’ Nord. L’agence interdit également le survol dans un rayon de 17 milles nautiques autour des coordonnées 19°10’00’’ Nord et 72°31’00’’ Ouest.
Ces restrictions ne bloquent pas tous les voyages aériens. Les avions conservent le droit de survoler Haïti au-dessus de 10 000 pieds d’altitude. La FAA autorise également les trajets en dehors des périmètres qu’elle a ciblés. L’agence prévoit aussi des exceptions dans des cas précis. Une administration américaine peut solliciter une permission spéciale avec l’accord de la FAA, qui peut accorder une dispense.
Le règlement intègre une mesure de sécurité en cas d’urgence. Si un danger immédiat survient, le commandant de bord peut enfreindre ces directives afin de protéger l’appareil et ses passagers.
La FAA reconduit ces restrictions pour la cinquième fois depuis novembre 2024. Alors que les gangs armés contrôlent désormais plus de 80 % de la région métropolitaine de Port-au-Prince et étendent leur influence vers le centre du pays, les autorités américaines perçoivent une menace toujours trop élevée pour la sécurité des vols. Cette décision prolonge l’isolement économique et humanitaire d’Haïti.