Port-au-Prince, 4 août 2026 – Le jeune leader et politologue Bonhomme Chavez dénonce la dégradation des conditions de vie dans la commune d’Anse-à-Foleur, dans le département du Nord-Ouest. Il accuse les responsables locaux d’avoir abandonné la commune et demande aux autorités centrales d’intervenir pour rétablir les services essentiels.
Selon Bonhomme Chavez, la situation s’est aggravée après le départ à l’étranger du maire Bernaud Valcin il y a plusieurs années. Il affirme que l’administration communale fonctionne difficilement et que les habitants font face à un manque de services publics de base.
Le politologue soutient que la population vit sans accès régulier à l’eau potable ni à l’électricité. Il estime que l’absence de l’État freine le développement d’Anse-à-Foleur, pourtant reconnue pour son potentiel touristique dans le département du Nord-Ouest.
Bonhomme Chavez appelle le gouvernement à prendre des mesures pour relancer la commune. Il demande notamment la réhabilitation de la route reliant Anse-à-Foleur aux Borgnes, estimant que cette infrastructure favoriserait les échanges, renforcerait l’activité touristique et contribuerait au développement économique de la région.
Port-au-Prince, 4 août 2026 – L’Entente Nationale (ENA) demande aux autorités électorales de corriger les irrégularités qu’elle affirme avoir relevées dans l’organisation du processus électoral. Dans une déclaration publiée le 3 août, le parti estime que les incohérences entre les textes réglementaires et le calendrier officiel compromettent la transparence du scrutin et entretiennent l’incertitude chez les acteurs politiques.
L’ENA dénonce une confusion juridique provoquée par la coexistence de plusieurs documents encadrant les élections. Le parti demande au Conseil électoral provisoire (CEP) d’adopter un décret électoral unique, officiel et définitif afin de garantir un cadre juridique clair et uniforme.
Le parti critique également la gestion de l’enregistrement des groupements politiques. Il affirme que la fermeture des inscriptions avant la date prévue dans le calendrier officiel, sur la base d’un « sous-calendrier », a créé une confusion évitable. Selon lui, le calendrier électoral officiel doit rester l’unique référence pour tous les acteurs du processus.
L’Entente Nationale conteste aussi la décision du CEP d’ouvrir une nouvelle période d’enregistrement du 4 au 6 août. À ses yeux, cette mesure constitue un nouvel échéancier plutôt qu’une simple prolongation des délais. Le parti regrette également l’absence d’un mécanisme clair pour le traitement des contentieux électoraux et appelle le CEP à clarifier rapidement les règles du processus afin de renforcer la crédibilité des prochaines élections.
Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a annoncé la clôture de l’année judiciaire 2025-2026 et a invité les magistrats à finaliser les dossiers déjà mis en délibéré avant le début des vacances judiciaires. L’institution a publié cette décision dans un mémorandum officiel adressé aux chefs de juridiction, aux magistrats et à l’ensemble du personnel judiciaire.
Dans ce document, le CSPJ remercie les acteurs du système judiciaire pour les efforts qu’ils ont déployés tout au long de l’année afin d’assurer la continuité du service public de la justice malgré un contexte particulièrement difficile.
Le Conseil rappelle que cette mesure respecte les dispositions de l’article 75 du décret du 22 août 1995 sur l’organisation judiciaire. Il précise que le vendredi 31 juillet 2026 a marqué la fin officielle des activités judiciaires de l’exercice 2025-2026, sous réserve des exceptions prévues à l’article 64 du même décret.
Le CSPJ demande à tous les juges de l’ordre judiciaire de rendre leurs décisions dans les affaires déjà mises en délibéré avant leur départ en vacances. Il souhaite ainsi réduire les retards dans le traitement des dossiers et améliorer l’efficacité du système judiciaire.
Le Conseil réaffirme enfin son estime envers les chefs de juridiction, les magistrats et l’ensemble du personnel judiciaire. Il salue leur engagement au service de la justice haïtienne.
Le président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, le magistrat Jean-Joseph Lebrun, a signé le mémorandum le 31 juillet 2026.
Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité en Haïti, le président du Parti Politique Zansèt Ayiti (PP Zansèt Ayiti), Me Lucnas Étienne, réitère son opposition à la poursuite du calendrier électoral. Au cours d’une entrevue accordée à notre rédaction, il a estimé que les autorités devraient concentrer leurs efforts sur le rétablissement de la sécurité avant d’envisager toute consultation populaire.
Delmas, le 31 juillet 2026
Selon le dirigeant politique, son parti avait officiellement demandé au gouvernement et au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de suspendre les opérations électorales jusqu’à ce que les citoyens puissent circuler et exercer leur droit de vote sans crainte. Il regrette que cette démarche n’ait, selon lui, suscité aucune réaction de la part des institutions concernées.
Me Lucnas Étienne soutient qu’il est illusoire d’organiser des élections dans un pays où les violences armées, les enlèvements et l’emprise des groupes criminels continuent d’affecter plusieurs communes. À son avis, la restauration de l’autorité de l’État doit constituer la première étape de tout processus démocratique.
Le président du PP Zansèt Ayiti s’est également montré préoccupé par les ressources financières mobilisées pour les préparatifs électoraux. Il estime que l’État doit veiller à une gestion responsable des fonds publics afin d’éviter de répéter des expériences coûteuses qui n’ont pas abouti.
Échéances électorales : l’ENA réclame un calendrier fondé sur les réalités du pays https://optimiste.info/echeances-electorales-lena-reclame-un-calendrier-fonde-sur-les-realites-du-pays/
Commentant l’ouverture des centres d’inscription des électeurs dans plusieurs établissements scolaires du département de l’Ouest, Me Lucnas Étienne affirme que la mobilisation observée demeure faible. Il y voit le reflet d’un manque de confiance d’une partie de la population envers un processus organisé dans un climat d’insécurité généralisée.
Réaffirmant la position de son parti, il appelle les autorités à mettre en œuvre des mesures concrètes pour rétablir l’ordre public, protéger les citoyens et créer les conditions indispensables à l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives.
En conclusion, le leader politique a invité la population à faire preuve de prudence dans ses déplacements, tout en assurant que le PP Zansèt Ayiti poursuivra son plaidoyer pour que la sécurité devienne le socle de tout processus électoral en Haïti.
À l’occasion du 20e anniversaire du Réseau des Universités Publiques Départementales (UPD), célébré ce jeudi 30 juillet 2026 à l’Université Publique du Nord au Cap-Haïtien, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur de l’enseignement supérieur public. Devant les responsables universitaires, les étudiants et plusieurs autorités, il a plaidé pour un renforcement durable des capacités des universités publiques.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a participé, ce jeudi 30 juillet, à la cérémonie marquant les 20 ans du Réseau des Universités Publiques Départementales (UPD), organisée à l’Université Publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH). L’événement a réuni des recteurs, doyens, enseignants, étudiants, partenaires ainsi que plusieurs représentants de l’État autour de cette célébration consacrée au développement de l’enseignement supérieur public.
Dans son allocution, le chef du Gouvernement a salué le parcours des UPD depuis leur création, soulignant leur contribution à la démocratisation de l’enseignement supérieur en Haïti. Il a rappelé que ces établissements permettent à des milliers de jeunes issus des différents départements du pays d’accéder à des formations universitaires, à la recherche et au développement des compétences, contribuant ainsi à une meilleure répartition de l’offre éducative sur le territoire.
Le Premier ministre a également insisté sur le rôle stratégique des universités publiques dans le contexte actuel. Selon lui, ces institutions demeurent des espaces de stabilité, de résilience et d’innovation, capables de former les ressources humaines nécessaires à la reconstruction économique, sociale et institutionnelle du pays. Il a estimé que le développement de l’enseignement supérieur constitue un investissement essentiel pour l’avenir de la jeunesse haïtienne.
Reconnaissant les difficultés auxquelles les UPD sont confrontées, notamment en matière de financement et de fonctionnement, Alix Didier Fils-Aimé a annoncé la volonté du Gouvernement d’engager un dialogue avec les responsables universitaires. Cette démarche vise à identifier des solutions permettant de renforcer durablement les capacités du réseau et d’inscrire l’enseignement supérieur parmi les priorités nationales.
Le Gouvernement a également salué le travail du Conseil des Recteurs des Universités Publiques Départementales, dirigé par le Dr Joram Vixamar, ainsi que l’engagement des équipes rectorales, des enseignants, des chercheurs, du personnel administratif et des étudiants. Au-delà de la célébration de ses vingt années d’existence, le Réseau des UPD entend poursuivre sa mission en faisant de l’université un moteur de développement, d’innovation et de cohésion nationale, dans un contexte où les attentes envers l’enseignement supérieur demeurent importantes.
L’absence de la commune de Croix-des-Bouquets de la première phase des opérations d’inscription des électeurs est vivement dénoncée. Pour le jeune leader Maurice Gervais, le droit de milliers de citoyens à participer au processus démocratique est compromis par cette décision du Conseil électoral provisoire (CEP).
Les opérations d’inscription des électeurs ont été officiellement lancées par le CEP dans le département de l’Ouest. Toutefois, seules les communes de Pétion-Ville, Delmas et Tabarre ont été retenues, tandis que plusieurs territoires touchés par l’insécurité, dont Croix-des-Bouquets, ont été écartés.
Selon Maurice Gervais, cette exclusion ne peut être réduite à une simple contrainte logistique. À ses yeux, une partie importante de la population est privée de la possibilité de s’inscrire sur les listes électorales et de participer aux prochaines consultations populaires.
Il est également soutenu que les conditions nécessaires à l’exercice des droits civiques doivent être garanties par l’État, quel que soit le lieu de résidence des citoyens. L’insécurité ne devrait pas être utilisée comme motif d’exclusion électorale, mais être considérée comme une urgence nationale appelant une réponse ferme des autorités.
Le gouvernement est enfin appelé à reprendre le contrôle des zones occupées par les groupes armés. Selon Maurice Gervais, la crédibilité des prochaines élections sera conditionnée par leur caractère universel et inclusif. À défaut, une partie de la population risque d’être privée de son droit de participer à un processus destiné à consolider la démocratie haïtienne.
Le débat autour du processus électoral s’intensifie. Le parti Entente Nationale (ENA) exprime de vives réserves sur le second calendrier électoral publié par le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Il estime que les autorités ne pourront pas appliquer ce calendrier dans le contexte actuel marqué par l’insécurité et de nombreuses difficultés organisationnelles.
Port-au-Prince, le 30 juillet 2026 – Dans une note de presse publiée ce jeudi, la formation politique affirme que les institutions de l’État doivent d’abord garantir un environnement stable et sécurisé avant d’organiser les prochaines élections. Selon elle, les autorités ne peuvent pas fixer des échéances électorales sans offrir de garanties concrètes en matière de sécurité, au risque de fragiliser le processus et d’alimenter les contestations.
L’Entente Nationale reproche également au CEP de publier un calendrier dont l’application dépend de l’amélioration du climat sécuritaire. Pour le parti, cette condition confirme que les autorités n’ont pas encore réuni les préalables indispensables à l’organisation des scrutins et soulève des doutes quant au respect des échéances annoncées.
Le parti attire aussi l’attention sur plusieurs obstacles techniques qui pourraient compromettre la transparence du processus. Il cite les retards dans la distribution des cartes électorales, les difficultés rencontrées lors des opérations d’inscription ainsi que les interrogations sur la fiabilité du registre électoral. Selon l’ENA, les autorités doivent résoudre ces problèmes avant de poursuivre le calendrier.
L’ENA estime en outre que les déclarations officielles annonçant une amélioration progressive de la sécurité ne correspondent pas à la réalité que vivent de nombreux citoyens. Elle appelle le gouvernement à garantir la protection des électeurs, des candidats et du personnel électoral afin d’assurer un scrutin crédible et apaisé.
Malgré ses critiques, le parti réaffirme sa volonté de participer aux prochaines élections. Il demande toutefois aux autorités d’organiser un processus électoral inclusif, transparent et sécurisé, estimant qu’une préparation adaptée aux réalités du terrain permettra de rétablir la confiance de la population dans les institutions démocratiques.
La publication du calendrier électoral par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) marque une étape déterminante vers la réalisation des prochaines élections. Elle traduit également une certaine volonté des autorités établies pour le rétablissement de la vie démocratique en Haïti, selon Madame Nancy Laine Isaac.
Après plus de dix (10) ans marqués par l’absence d’élections régulières, de crises institutionnelles ponctuelles, d’instabilité, d’insécurité, chaque avancée vers la tenue des élections crédibles, inclusives et transparentes doit être accueillie avec responsabilité et espoir. C’est en ce sens qu’elle invite toutes les forces vives de la nation à s’unir, à privilégier le dialogue et à créer les conditions nécessaires pour accompagner le processus.
Elle saisit l’occasion pour encourager tous les Haïtiens à rester debout, à garder confiance et à ne pas abandonner mais à travailler ensemble pour reconstruire notre nation dans la dignité et le respect.
L’heure est à la responsabilité, à l’engagement et à l’unité. Elle croit fermement que la jeunesse haïtienne doit saisir ce momentum historique pour changer le paradigme politique , rompre avec les pratiques du passé et offrir à notre pays un leadership nouveau, porté par des valeurs d’intégrité, de compétence, d’innovation et de service.
En posant cet acte symbolique, elle estime qu’il doit être accompagner d’un engagement constant du gouvernement et du Conseil Électoral Provisoire (CEP) afin de restaurer la confiance citoyenne dans un climat de paix, de sécurité et de stabilité propice à l’expression démocratique.
En renouvelant son engagement patriotique, Nancy Lainé ISAAC réaffirme qu’Haïti se trouve à un tournant décisif de son histoire et demeure persuadée que le changement est possible si chaque Haïtienne et chaque Haïtien accepte d’y prendre part avec courage et détermination : « Demen ta dwe miyò. Demen dwe miyò. Demen ap miyò. » Cette conviction n’est pas seulement un slogan ; elle est la voix d’un peuple en détresse, assoiffée de paix et de stabilité et d’un avenir meilleur.
Le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pourrait prochainement faire l’objet d’un remaniement ministériel. D’après des informations obtenues auprès de plusieurs sources proches des cercles politiques, des consultations seraient actuellement menées afin de revoir la composition du cabinet dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires, institutionnels et économiques.
Port-au-Prince, le 26 juillet 2026.
Selon ces mêmes sources, plusieurs personnalités sont évoquées pour intégrer la nouvelle équipe gouvernementale. Parmi les noms qui circulent figurent l’ancien sébateur Yvon Feullé et Guilbert Barthélémy, et André Raphaël respectivement président vice-président et conseiller politique du Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA), ainsi que Herby Raphaël et Delson Cius. Reconnus pour leur engagement dans les sphères politique et associative, ces quatre profils sont présentés comme des personnalités susceptibles d’apporter une nouvelle impulsion à l’action gouvernementale durant la période de transition.
Ce possible remaniement intervient alors que l’exécutif est confronté à une situation particulièrement difficile. L’insécurité persistante, la progression des groupes armés, la crise humanitaire, les difficultés économiques ainsi que les préparatifs du processus électoral figurent parmi les principaux défis auxquels font face les autorités de transition.
Pour plusieurs analystes, un changement de gouvernement pourrait permettre de renforcer certains ministères stratégiques et d’améliorer la coordination de l’action publique. Ils soulignent toutefois que le succès d’un éventuel remaniement dépendra de la capacité des nouveaux responsables à mettre en œuvre des réformes efficaces, à améliorer la gouvernance et à répondre aux attentes de la population.
Pétion-Ville, le 25 juillet 2026 – Le Centre de Technologies de l’Information (CETINFO) a organisé, ce samedi, une journée de formation à l’intention de ses anciens et futurs diplômés afin de les préparer à leur insertion professionnelle. Consacrée aux techniques d’embauche et au savoir-vivre en entreprise, cette activité a réuni près d’une centaine de participants.
À l’ouverture de la formation, Me Roody Fortuné a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la mission du CETINFO d’accompagner ses étudiants au-delà de leur parcours académique. Il a affirmé que l’établissement souhaite former des professionnels compétents, capables d’adopter les comportements et les attitudes recherchés par les employeurs.
Il a souligné que les compétences techniques doivent s’accompagner d’un savoir-être exemplaire, d’un sens de la discipline et d’une capacité d’adaptation afin de répondre aux exigences du marché du travail.
Me Fortuné a également invité les entreprises du secteur privé à offrir davantage de stages aux jeunes diplômés. Selon lui, ces expériences leur permettent d’acquérir une première expérience professionnelle et facilitent leur accès à un emploi durable.
Rose Gaëlle Gervé, étudiante à la Faculté des Sciences humaines (FASCH) de l’Université d’État d’Haïti (UEH), a animé la formation. Elle a présenté plusieurs modules consacrés à la rédaction de candidatures, aux stratégies de recherche d’emploi, à la préparation aux entretiens d’embauche, à la communication professionnelle ainsi qu’aux règles d’étiquette en milieu de travail.
Elle a également présenté les principaux défis auxquels les jeunes font face sur le marché de l’emploi en Haïti. Elle les a encouragés à renforcer leur confiance en eux, à poursuivre leur perfectionnement et à rester attentifs aux opportunités susceptibles de favoriser leur insertion professionnelle.
Tout en saluant la participation active des étudiants, Mme Gervé a rappelé que la formation continue, l’engagement personnel et le professionnalisme constituent aujourd’hui des atouts essentiels pour améliorer les perspectives d’embauche dans un contexte économique exigeant.
Par cette initiative, le CETINFO réaffirme sa volonté d’accompagner ses diplômés vers une insertion professionnelle réussie en leur fournissant des outils concrets, des conseils pratiques et des compétences complémentaires répondant aux attentes du marché de l’emploi.
Le responsable de l’Entente nationale (ENA) et ancien député, Antoine Rodon Bien-Aimé, a critiqué la proposition de calendrier électoral que le Conseil électoral provisoire (CEP) a transmise au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Selon lui, les conditions actuelles ne permettent pas d’organiser des élections crédibles en Haïti.
Port-au-Prince, le 25 juillet 2026. Lors d’une intervention publique, le dirigeant politique a estimé que le contexte sécuritaire, institutionnel et politique ne favorisait pas la tenue d’un scrutin. Il a appelé les autorités à rétablir un climat de sécurité et de confiance avant de fixer une échéance électorale.
Antoine Rodon Bien-Aimé a qualifié le document du CEP de « calendrier politique » plutôt que de véritable calendrier électoral. Il affirme que cette initiative répond davantage à des considérations politiques qu’à l’objectif d’assurer un processus démocratique transparent et inclusif.
L’ancien parlementaire a également averti que l’organisation d’élections dans les circonstances actuelles pourrait conduire à ce qu’il qualifie de « hold-up électoral », dont il attribue la responsabilité au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et à ses alliés. Ces déclarations reflètent sa position politique et ne s’appuient sur aucun élément de preuve rendu public.
Le responsable de l’ENA estime que le maintien de ce calendrier risque d’aggraver les tensions politiques et de prolonger la crise que traverse le pays. Il invite les autorités à engager un dialogue national et à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, honnêtes et crédibles.
Le Regroupement des Enseignants pour la Défense et la Réforme du Système Educatif Haïtien (REDRESEH) hausse le ton face à la crise qui secoue le système éducatif national. Au cours d’une conférence de presse, l’organisation a appelé les autorités à prendre des mesures immédiates pour améliorer les conditions de travail des enseignants et garantir un meilleur fonctionnement de l’école publique.
Port-au-Prince, le 23 juillet 2026. Le secrétaire général adjoint du REDRESEH, Anack Arthus, a estimé que les revendications portées par les enseignants sont raisonnables et compatibles avec les capacités de l’État. Il a invité le ministre de l’Éducation nationale, Vijonet Déméro, à engager rapidement des actions concrètes afin d’apaiser les tensions qui persistent dans le secteur.
Parmi les principales demandes formulées figurent la distribution d’une carte bancaire créditée de 25 000 gourdes à l’ensemble des agents éducatifs, la nomination des enseignants qualifiés qui exercent depuis plusieurs années sans être officiellement intégrés dans la fonction publique, ainsi que la révision de la grille salariale des enseignants des premier et deuxième cycles de l’enseignement fondamental.
Le coordonnateur du REDRESEH, Wilnord Dominique, a également plaidé pour un ajustement salarial généralisé au bénéfice des enseignants et du personnel administratif du ministère de l’Éducation nationale. Selon lui, les rémunérations actuelles ne permettent plus aux travailleurs du secteur de faire face à la hausse constante du coût de la vie.
Les responsables de l’organisation ont, par ailleurs, exprimé leurs préoccupations face à la situation de plusieurs écoles publiques dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite. Ils dénoncent les effets de l’insécurité et des déplacements forcés de populations, qui compromettent la continuité des activités scolaires et aggravent les difficultés d’accès à l’éducation.
Le REDRESEH a aussi appelé les dirigeants du Fonds National de l’Éducation (FNE), du Programme National de Cantines Scolaires (PNCS) et de l’Office National de Partenariat en Éducation (ONAPE) à assurer une gestion transparente des ressources destinées au secteur éducatif. L’organisation estime que ces fonds doivent être investis prioritairement dans l’amélioration des infrastructures scolaires, le soutien aux enseignants et la qualité de l’enseignement.
Réaffirmant son engagement en faveur de l’école haïtienne, le REDRESEH exhorte les autorités à ouvrir un dialogue avec les organisations syndicales et à adopter des mesures capables de répondre aux attentes du personnel éducatif. Pour ses dirigeants, l’avenir du pays passe inévitablement par un investissement sérieux dans l’éducation.
« Une école forte est le fondement d’une nation forte », ont conclu les responsables du réseau, tout en promettant de poursuivre leur mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses satisfaisantes à leurs revendications.
Port-au-Prince, 22 juillet 2026 – Le conseiller politique du Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA), Raphaël André, a dénoncé la gestion de l’insécurité par les autorités haïtiennes. Il estime que les stratégies appliquées depuis près de dix ans n’ont pas permis d’endiguer la violence et appelle l’État à adopter une approche plus globale.
Lors d’une intervention publique, Raphaël André a affirmé que l’État doit s’attaquer à toutes les dimensions de la crise sécuritaire. Il a demandé un contrôle plus strict des frontières afin de freiner l’entrée d’armes et de munitions, tout en réclamant le renforcement des services de renseignement. Selon lui, les fournisseurs d’armes et les réseaux qui alimentent les gangs doivent répondre de leurs actes devant la justice.
Le conseiller politique a également attribué la dégradation de la sécurité au système actuel de gouvernance. À son avis, l’organisation d’élections crédibles constitue une étape essentielle pour remettre le pays sur la voie de la stabilité. Il a invité les acteurs nationaux à privilégier l’intérêt collectif afin de sortir durablement de la crise.
Raphaël André a aussi qualifié le recrutement de jeunes et d’enfants par les gangs de problème social. Il a exhorté les autorités à créer des politiques publiques capables d’offrir des perspectives à cette jeunesse et à assumer pleinement leurs responsabilités dans la prévention de ce phénomène.
Sur le plan économique, il a rejeté la décision du ministère de l’Économie et des Finances (MEF) d’appliquer une retenue de 15 % sur certains revenus des salariés. Il a demandé au gouvernement d’explorer d’autres sources de recettes fiscales plutôt que d’alourdir les charges des travailleurs confrontés à la hausse du coût de la vie.
Pour appuyer sa position, Raphaël André a rappelé qu’un employé vivant à Carrefour dépense chaque jour plus de 500 gourdes en transport pour rejoindre Port-au-Prince. S’il reconnaît les besoins financiers de l’État, il estime que le gouvernement peut mobiliser d’autres secteurs sans pénaliser les salariés. Il a finalement appelé les autorités à adopter une gouvernance plus cohérente, plus rigoureuse et plus inclusive pour relever les défis sécuritaires et économiques du pays.
Pour célébrer son grand retour sur la scène à Port au Prince,l’artiste international haïtien Jean Jean Roosevelt compte organiser une activité culturelle à l’intention de ses fans. Cette festivité aura lieu le 26 juillet 2026 à Coin Doux Bar- Restaurant, situé à Delmas 83.
Pour participer à cet événement, les organisateurs ont annoncé que les participants devront débourser 25 dollars américains par personne et 40 dollars par couple. Les mélomanes sont invités à retirer leurs cartes d’accès le plus tôt possible à Coin Doux Bar Restaurant, à Delmas 83, à la rue Marquise, les places étant limitées.
Après un mois et demi de passion et d’émotions autour du ballon rond, les amateurs de culture auront l’occasion de reprendre les activités festives en venant, seuls ou en couple,pour célébrer le grand retour de l’artiste international haïtien Jean Jean Roosevelt, qui a passé plus de quatre ans loin de sa terre natale.
Le rendez-vous est fixé au 26 juillet prochain à Coin Doux Bar- Restaurant, à Delmas 83.
Le parti politique Travay Ansanm Pou Sove Ayiti (TAPSA) a réaffirmé, dans une note publiée ce lundi 20 juillet 2026, son soutien au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. La formation politique dit appuyer les efforts du gouvernement pour rétablir la sécurité, réussir la transition et organiser des élections démocratiques.
Le TAPSA rappelle qu’il est signataire du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. Le parti souligne également son rôle dans les Assises nationales du Pacte organisées le 10 juillet dernier. Il affirme rester fidèle aux engagements pris en faveur d’une solution haïtienne, inclusive et durable à la crise.
Dans sa note, le parti estime que le rétablissement de la sécurité demeure la priorité du pays. Il insiste sur la nécessité de protéger les citoyens, de garantir la libre circulation et de permettre la reprise des activités économiques et sociales. Selon lui, ces conditions sont essentielles au fonctionnement normal des institutions.
Le TAPSA soutient aussi l’organisation d’élections libres, crédibles, transparentes et sécurisées. Il considère que ce processus représente le moyen légitime de restaurer les institutions républicaines et de permettre aux citoyens de choisir démocratiquement leurs dirigeants.
Le parti encourage par ailleurs le Premier ministre à poursuivre les initiatives de dialogue avec les différents secteurs de la société. Il estime que le consensus et la recherche de l’intérêt général peuvent favoriser le renforcement des institutions et contribuer à une paix durable.
Le TAPSA renouvelle sa disponibilité à accompagner les autorités et les autres acteurs engagés dans les efforts visant à rétablir la sécurité, réussir la transition et organiser les prochaines élections. Il affirme vouloir agir dans le respect de la Constitution, des principes républicains et des aspirations du peuple haïtien.