Lenteurs judiciaires : le RHAJAC alerte sur le risque d’impunité

Lenteurs judiciaires : le RHAJAC alerte sur le risque d’impunité

Port-au-Prince, le 18 juillet 2026 — Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) exprime sa vive préoccupation face à l’absence de progrès significatifs dans les procédures judiciaires visant plusieurs anciens hauts responsables de l’État, plus d’un an après leur arrestation.

Dans un rapport publié le 18 juillet 2026, le RHAJAC souligne que les dossiers de Magalie Habitant, Prophane Victor et Elionor Devallon n’ont toujours pas été jugés depuis leur arrestation en janvier 2025. Selon l’organisation, cette situation illustre les difficultés persistantes auxquelles fait face le système judiciaire haïtien.

Le réseau rappelle que les autorités poursuivent les personnes concernées pour des faits présumés de détournement de fonds publics, de liens avec des groupes armés et de financement d’activités criminelles. Il précise toutefois que les tribunaux compétents devront examiner ces accusations dans le respect de la présomption d’innocence et des garanties prévues par la loi.

Le RHAJAC estime que ces retards freinent les efforts de lutte contre la corruption, affaiblissent la confiance des citoyens envers la justice et renforcent le sentiment d’impunité. Pour l’organisation, une justice plus efficace contribuerait à consolider la crédibilité des institutions et à établir les responsabilités dans un délai raisonnable.

Le RHAJAC invite les autorités judiciaires à accélérer le traitement de ces dossiers afin de garantir une justice indépendante, impartiale et efficace. L’organisation estime qu’une action rapide permettrait de renforcer l’État de droit et de faire progresser la lutte contre la corruption en Haïti.

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Baccalauréat 2026 : le CONEHQ dénonce des failles dans les examens

Baccalauréat 2026 : le CONEHQ dénonce des failles dans les examens

l’actualité.

Port-au-Prince, le 18 juillet 2026 — Le Collectif national des enseignants haïtiens pour une éducation de qualité (CONEHQ) a présenté son évaluation des quatre journées d’examens du baccalauréat 2026. Tout en saluant la détermination des élèves, des enseignants et des parents, l’organisation estime que cette session a mis en évidence plusieurs insuffisances dans l’organisation des épreuves officielles.

Par la voix de son porte-parole, Jean Ronald OLYCÉ, le collectif rappelle que les examens se sont déroulés dans un contexte d’insécurité. Selon lui, les communautés locales ont largement contribué à leur bon déroulement. Dans plusieurs communes, elles ont compensé les difficultés auxquelles les autorités ont fait face.

Le CONEHQ signale également plusieurs problèmes logistiques. Selon le collectif, des retards ont marqué l’acheminement des sujets dans certains départements. Il indique aussi que des informations relatives aux examens ont circulé publiquement dans plusieurs communes. Cette situation soulève des interrogations sur la confidentialité des épreuves.

Le collectif critique aussi le recrutement des surveillants et des superviseurs. Il affirme que certaines personnes recrutées ne remplissaient pas les critères académiques habituellement exigés. Il estime également que des considérations politiques ont influencé certaines sélections.

Le CONEHQ dénonce des inégalités dans l’accompagnement des candidats. Selon l’organisation, seuls quelques centres d’examen de la région métropolitaine ont bénéficié du Programme national de cantines scolaires (PNCS). En province, de nombreux candidats n’ont reçu aucune aide alimentaire. Le collectif s’inquiète également des conditions d’hygiène de certains repas distribués.

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Malgré ces critiques, le CONEHQ rend hommage aux élèves, aux parents et aux enseignants qui ont poursuivi l’année scolaire malgré les difficultés économiques et sécuritaires.

L’organisation appelle les autorités à tirer les leçons de cette session pour mieux préparer la rentrée scolaire 2026-2027. Elle demande un renforcement des mesures de soutien aux familles vulnérables. Elle plaide également pour une meilleure organisation des examens et un renforcement de la sécurité afin de garantir l’accès de tous les élèves à une éducation de qualité.

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Kenscoff : la CAS distribue 7 000 kits alimentaires et 2 000 kits d’hygiène aux personnes déplacées

Kenscoff : la CAS distribue 7 000 kits alimentaires et 2 000 kits d’hygiène aux personnes déplacées

La Caisse d’Assistance Sociale (CAS) a distribué, mercredi 15 juillet 2026, 7 000 kits alimentaires et 2 000 kits d’hygiène aux personnes déplacées de Kenscoff, une commune fortement touchée par la crise sécuritaire.

Selon l’institution, les familles déplacées ont reçu 7 000 kits alimentaires pour répondre à leurs besoins les plus urgents. La CAS a également remis 2 000 kits d’hygiène, principalement aux femmes, afin d’améliorer leurs conditions sanitaires.

La CAS précise que cette intervention fait partie des actions sociales menées par le gouvernement en faveur des populations les plus vulnérables. Face à la hausse du nombre de déplacés internes, les autorités annoncent le renforcement des mécanismes d’aide humanitaire.

Le directeur de la CAS, Jhony Raphaël, et le directeur adjoint, Bigues Forestal, ont supervisé cette distribution. Ils ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les initiatives en faveur des familles touchées par la crise. Selon eux, cette aide répond aux besoins immédiats des personnes déplacées et nécessite une mobilisation continue.

Cette opération intervient alors que les besoins humanitaires restent importants en Haïti. La violence des groupes armés continue de forcer des milliers de familles à quitter leur domicile. Les organisations humanitaires rappellent que l’aide alimentaire, sanitaire et sociale demeure indispensable pour soutenir les populations les plus touchées.

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Aide de l’Union européenne : 500 000 euros contre la diphtérie en Haïti

Aide de l’Union européenne : 500 000 euros contre la diphtérie en Haïti



L’Union européenne (UE) mobilise 500 000 euros pour soutenir la lutte contre la diphtérie en Haïti. Avec l’appui de l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), cette aide renforcera la surveillance sanitaire, la vaccination et la prise en charge des patients dans plusieurs départements.


Dans ce contexte, l’OPS utilisera ce financement pour améliorer les capacités des laboratoires, confirmer plus rapidement les cas de diphtérie et renforcer la surveillance épidémiologique. En outre, l’organisation mènera des campagnes afin d’augmenter la couverture vaccinale et d’assurer une meilleure prise en charge des personnes infectées.


Par ailleurs, l’Union européenne concentrera son intervention dans les départements de l’Ouest, du Sud-Est, du Nord-Est et du Nord-Ouest. Ainsi, ce soutien doit aider les autorités sanitaires à limiter la propagation de la maladie et à renforcer les services de santé dans ces zones.


Depuis le début de l’année 2026, l’Union européenne a déjà consacré 23 millions d’euros à des actions humanitaires en Haïti. De plus, elle compte parmi les principaux partenaires internationaux qui financent les interventions d’urgence dans le pays.


Selon l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), Haïti a enregistré, depuis janvier 2026, 1 476 cas suspects de diphtérie, dont 135 confirmés en laboratoire, ainsi que 17 décès. Par ailleurs, les données de la Direction de l’épidémiologie, des laboratoires et de la recherche (DELR) du MSPP indiquent que les enfants de 5 à 14 ans et les jeunes de 15 à 29 ans figurent parmi les groupes les plus touchés.


Cette nouvelle contribution vise à renforcer la capacité de réponse des autorités sanitaires face à la diphtérie. Ainsi, l’Union européenne entend soutenir les efforts déployés pour protéger les populations exposées et freiner la propagation de la maladie.

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Inscription des électeurs : le CEP lance les opérations dans neuf départements

Inscription des électeurs : le CEP lance les opérations dans neuf départements

Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé le lancement officiel des opérations d’inscription des électeurs à partir du lundi 20 juillet 2026. La première phase concernera les chefs-lieux de neuf départements du pays, tandis que le département de l’Ouest reste provisoirement exclu en raison des contraintes sécuritaires.

Les citoyens concernés pourront se rendre dans les Centres d’inscription et de vote (CIV) avec une carte d’identification nationale valide afin de s’inscrire sur le registre électoral. Le CEP invite la population à accomplir cette démarche dès l’ouverture des centres.

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L’institution explique que le report des opérations dans le département de l’Ouest découle de la situation actuelle. Elle précise qu’une évaluation se poursuit afin d’étendre progressivement les inscriptions lorsque les conditions de sécurité, d’accessibilité et d’organisation le permettront.

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Égalité femmes-hommes : le MCFDF prépare un nouveau plan national

Égalité femmes-hommes : le MCFDF prépare un nouveau plan national

Le ministère à la Condition féminine et aux Droits de la femme (MCFDF) a réuni, le jeudi 16 juillet 2026, des responsables institutionnels et des représentantes d’organisations féminines. La rencontre visait à évaluer la Politique d’Égalité Femmes-Hommes (PEFH) 2014-2034. Elle devait aussi préparer le futur Plan national Femmes-Hommes 2026-2034, destiné à répondre aux nouveaux défis liés à l’égalité de genre en Haïti.

Le ministère a organisé cette séance de travail dans ses locaux. La ministre Pedrica Saint Jean a présidé la rencontre. La directrice générale Sandy François, la directrice de cabinet Frantzdia Gilles et le coordonnateur Hemanex Gonzague Désir y ont participé. Plusieurs représentantes d’organisations féminines et féministes ont également pris part aux échanges.

À l’ouverture des travaux, la directrice générale Sandy François a rappelé les objectifs de l’évaluation de la Politique d’Égalité Femmes-Hommes. Elle a expliqué que cette démarche participative vise à identifier les résultats obtenus. Elle doit aussi mettre en évidence les difficultés rencontrées et les priorités à intégrer dans les prochaines actions du ministère.

De son côté, la ministre Pedrica Saint Jean a insisté sur la nécessité de préserver les acquis liés aux droits des femmes et à l’égalité des chances. Elle a indiqué que le gouvernement souhaite mettre en place un cadre stratégique actualisé. Ce dernier devra répondre aux réalités actuelles et aux nouveaux enjeux du pays.

La directrice de la Direction de la Promotion et de l’Analyse du Genre (DPAG), Viona Guerrier, a présenté les principales orientations de la politique nationale 2014-2034. Elle a expliqué les objectifs poursuivis et les axes d’action retenus. Elle a également fait le point sur les progrès enregistrés et les défis qui restent à relever.

Le coordonnateur du bureau de la ministre, Hemanex Gonzague Désir, a présenté les conclusions des journées de réflexion organisées par le MCFDF les 4 et 5 mars 2026. Ces échanges ont permis de formuler plusieurs recommandations. Elles visent à renforcer la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation du prochain plan national.

À l’issue de la rencontre, les participantes ont synthétisé les propositions formulées afin de poursuivre le processus de consultation. Le MCFDF compte s’appuyer sur ces contributions pour élaborer le Plan national Femmes-Hommes 2026-2034. Il veut aussi renforcer l’intégration de l’égalité de genre dans les politiques publiques en Haïti.

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Intégration des personnes handicapées : la LODDIPH interpelle le FAES

Intégration des personnes handicapées : la LODDIPH interpelle le FAES

Plusieurs membres de la Ligue des organisations pour la défense des droits et l’intégration des personnes handicapées (LODDIPH) se sont réunis, le jeudi 16 juillet 2026, devant les locaux du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES). Ils ont rappelé leurs principales revendications. Les responsables de l’organisation ont dénoncé l’exclusion des personnes handicapées des programmes de protection sociale de l’État. Ils ont également demandé le respect des engagements pris par les autorités.

Les handicapés ont rappelé qu’une précédente mobilisation s’était tenue en mai dernier devant le FAES. Ils réclament une aide alimentaire pour les personnes handicapées. Ils demandent aussi leur intégration aux programmes MonCash du FAES. Ils souhaitent enfin un hébergement pour les personnes handicapées vivant sous des tentes.

Selon les participants, des responsables de la Primature avaient promis une réponse dans un délai de deux semaines. Plus de deux mois après cette rencontre, ils affirment n’avoir constaté aucune avancée. Ils estiment que les engagements pris n’ont pas été respectés.

Ils ont également lancé un appel au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Ils lui demandent de prendre en compte la situation des personnes handicapées. Ils rappellent que les autorités ont promis d’accorder une attention particulière aux citoyens les plus vulnérables.

Les responsables de la LODDIPH dénoncent aussi la distribution des aides publiques. Selon eux, plusieurs sites accueillant des personnes déplacées reçoivent des kits d’assistance. En revanche, de nombreuses personnes handicapées restent exclues de ces programmes. Ils souhaitent accompagner l’État afin que les aides parviennent aux personnes les plus vulnérables.

Les personnes présentes affirment que certains responsables politiques auraient reçu d’importantes quantités de kits d’assistance. Selon eux, les organisations représentant les personnes handicapées n’ont obtenu qu’un nombre limité de kits. Ils dénoncent cette situation et réclament une répartition plus équitable des ressources destinées aux populations vulnérables.

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Offensive contre les gangs : la PNH accélère ses interventions pour tenter de reprendre le terrain

Offensive contre les gangs : la PNH accélère ses interventions pour tenter de reprendre le terrain

Offensive contre les gangs : la PNH accélère ses interventions pour tenter de reprendre le terrain

Confrontée à une crise sécuritaire sans précédent, la Police nationale d’Haïti (PNH) affirme avoir franchi une nouvelle étape dans sa lutte contre les groupes armés. Depuis l’arrivée d’André Jonas Vladimir Paraison à la direction générale a.i. de l’institution, les policiers intensifient leurs opérations dans plusieurs zones touchées par la violence.

Port-au-Prince, le 17 juillet 2026.

Le nouveau commandement veut renforcer la présence des forces de l’ordre sur le terrain pour freiner l’expansion des gangs. Ces groupes continuent d’étendre leur influence dans plusieurs régions du pays. Dans ce contexte, les unités de la PNH mènent quotidiennement des interventions. Elles visent à sécuriser les axes routiers stratégiques et à protéger les communes les plus exposées aux attaques criminelles.

Les policiers concentrent leurs efforts dans le département de l’Artibonite, où les affrontements avec les groupes armés restent fréquents. Ils interviennent également à Kenscoff, où la situation sécuritaire se dégrade depuis plusieurs mois. La PNH renforce aussi la surveillance de la Route nationale numéro 1 afin de faciliter la circulation et de réduire les risques d’attaques contre les usagers.

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Selon les responsables de la PNH, l’intensification des opérations vise à rétablir progressivement l’autorité de l’État dans les zones les plus touchées par l’insécurité. Les autorités estiment qu’une présence policière renforcée est indispensable. Elle doit permettre de protéger la population, de relancer les activités économiques et de favoriser le fonctionnement des établissements scolaires dans un environnement plus stable.

Alors que la crise sécuritaire reste l’un des principaux défis du pays, la Police nationale assure qu’elle poursuivra ses interventions pour contenir les groupes criminels. Elle affirme vouloir rétablir progressivement la sécurité sur l’ensemble du territoire. La population attend désormais des résultats concrets face à la persistance de la violence.

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Découverte d’armes anciennes à Grande-Rivière-du-Nord

Découverte d’armes anciennes à Grande-Rivière-du-Nord

La découverte d’armes anciennes à Grande-Rivière-du-Nord a conduit, cette semaine, le Bureau national d’ethnologie (BNE) à déployer une mission d’urgence dans cette commune du département du Nord. Le directeur général du BNE, Erol Josué, dirige cette intervention avec l’équipe technique de l’institution et l’archéologue Dr Joseph Sony Jean afin d’examiner et de documenter les objets retrouvés lors de travaux de fouille dans l’enceinte de l’Église baptiste conservatrice.

Sur place, les spécialistes ont examiné les objets découverts, documenté les artéfacts et réalisé les premières évaluations scientifiques. La délégation a également rencontré le maire Jovenel Jean, les responsables du commissariat ainsi que les représentants de l’église et de l’école afin de définir les mesures nécessaires pour protéger ce patrimoine historique.

Les chercheurs poursuivent leurs analyses afin de déterminer l’origine, l’époque et la valeur historique de cette collection. Le BNE souhaite mieux comprendre ces vestiges et contribuer à la préservation ainsi qu’à la valorisation du patrimoine culturel haïtien.

Cette mission intervient quelques jours après la diffusion de plusieurs images de la découverte sur les réseaux sociaux. Le BNE a remercié le ministère de l’Intérieur, la Direction générale de la Protection civile (DGPC) et les autorités de Grande-Rivière-du-Nord pour leur appui logistique et leur collaboration dans la réalisation de cette intervention.

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Décès du chanteur jamaïcain Fantan Mojah

Décès du chanteur jamaïcain Fantan Mojah

Le chanteur jamaïcain de reggae Fantan Mojah, de son vrai nom Owen Moncrieffe, est décédé le mardi 14 juillet 2026 à Kingston, en Jamaïque. Il avait 49 ans. L’artiste est mort à l’hôpital universitaire des Antilles occidentales, où il recevait des soins. Selon plusieurs médias jamaïcains, il a succombé à des complications cardiaques, quelques semaines avant son 50ᵉ anniversaire.

Originaire de la paroisse de Saint Elizabeth, en Jamaïque, Fantan Mojah est devenu au fil des années l’une des figures du reggae contemporain. Son style, marqué par la culture rastafari, associait spiritualité, conscience sociale et messages de paix. Ses prestations et ses enregistrements lui ont permis de bâtir une réputation au-delà des frontières jamaïcaines.

Fantan Mojah

Fantan Mojah laisse derrière lui un répertoire apprécié des amateurs de reggae. Parmi ses chansons les plus connues figurent « Rasta Got Soul », « Hail the King », « Stronger », « Hungry », « Nuh Build Great Man » et « Most High Jah ». À travers ces œuvres, il a porté des messages de paix, de foi et de justice sociale, ce qui lui a valu une reconnaissance bien au-delà de la Jamaïque.

À ses débuts, l’artiste se produisait sous le pseudonyme de Mad Killer, inspiré du chanteur Bounty Killer. En 1997, après son adhésion au mouvement rastafari et sa rencontre avec Capleton, il adopte le nom de Fantan Mojah. Sa carrière connaît un nouvel essor au début des années 2000 avec les titres Hungry et Hail the King. Il publie ensuite plusieurs albums et collabore avec de nombreux artistes, renforçant sa présence sur la scène reggae internationale.

L’état de santé du chanteur préoccupait déjà son entourage depuis plusieurs années. En juillet 2024, alors qu’il devait participer au Reggae Therapy Festival en Martinique, il avait été hospitalisé en urgence au CHU Pierre Zobda-Quitman en raison de graves problèmes cardiaques et respiratoires. Cette hospitalisation avait entraîné l’annulation de sa prestation. Après plusieurs mois de convalescence, il avait néanmoins repris la scène en effectuant une tournée européenne en 2025.

Ces derniers jours, son état de santé s’était de nouveau détérioré. Hospitalisé à Kingston, Fantan Mojah n’a finalement pas survécu aux complications liées à sa maladie. Le décès de Fantan Mojah marque la disparition d’une figure importante du reggae contemporain. Sa carrière, marquée par des albums et des prestations salués par le public, laisse un héritage musical qui continuera d’influencer les amateurs du genre.

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Michel Martelly de retour en Haïti après plusieurs années d’absence

Michel Martelly de retour en Haïti après plusieurs années d’absence

L’ancien président haïtien Michel Joseph Martelly est rentré en Haïti ce mercredi 15 juillet 2026, après plusieurs mois passés à l’étranger. Son retour intervient alors que la chambre d’instruction criminelle l’attendait depuis le 18 juin dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse.

Figure emblématique du Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK), Michel Martelly a dirigé Haïti du 14 mai 2011 au 7 février 2016. Plusieurs anciens membres de son gouvernement l’ont accueilli à son arrivée. Son retour intervient dans un contexte où son nom demeure associé à plusieurs dossiers ayant suscité de vives réactions sur les plans national et international.

Le juge d’instruction Cyprien Jean Denis Pierre devait l’entendre, mais il ne s’est pas présenté à la convocation fixée au 18 juin dernier. Cette audition devait s’inscrire dans le cadre des investigations menées par les autorités sur l’assassinat de Jovenel Moïse, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à sa résidence privée de Pèlerin 5.

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En 2022, le gouvernement canadien a imposé des sanctions à Michel Martelly, l’accusant notamment d’implication présumée dans des faits de corruption et de soutien à des activités alimentant la violence des gangs en Haïti.

En août 2024, les États-Unis ont également sanctionné l’ancien président. Le département américain du Trésor accuse Michel Martelly d’avoir facilité le trafic de drogue, participé au blanchiment de capitaux issus de ce trafic et soutenu plusieurs organisations criminelles en Haïti. L’ancien chef de l’État rejette ces accusations.

Par ailleurs, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse, les investigations se poursuivent. La justice a déjà poursuivi ou condamné plusieurs personnes dans cette affaire, et le dossier cite également le nom de Michel Martelly.

Le retour de l’ancien président a déjà relancé le débat au sein de l’opinion publique. Certains de ses partisans l’ont accueilli à Pétion-Ville, tandis que d’autres s’interrogent sur les conséquences politiques et judiciaires de son retour en Haïti.

Le chercheur Jake Johnston a réagi au retour de Michel Martelly sur le réseau social X. Selon lui, l’ancien président reviendrait en Haïti avec l’ambition de briguer à nouveau la présidence. « L’ancien président haïtien Michel Martelly est de retour en Haïti, avec des ambitions clairement affichées de briguer à nouveau la présidence », a-t-il notamment écrit.

Jake Johnston a également rappelé que Michel Martelly fait l’objet de sanctions américaines liées à son implication présumée dans un réseau de trafic de drogue. Selon le chercheur, l’ancien président vivait en Floride ces dernières années et aurait attendu le moment qu’il estimait favorable pour regagner le pays.

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Sébastien Migné n’est plus à la tête des Grenadiers

Sébastien Migné n’est plus à la tête des Grenadiers

La Fédération haïtienne de football (FHF) a annoncé, ce mardi 14 juillet 2026, la fin de sa collaboration avec Sébastien Migné, sélectionneur de l’équipe nationale masculine. Dans un communiqué, elle précise que les deux parties sont parvenues à un accord mettant un terme à leur collaboration à l’amiable.

Cette décision intervient un peu plus de vingt jours après l’élimination d’Haïti de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Les Grenadiers avaient quitté la compétition dès la phase de groupes après une défaite 3-0 face au Brésil, mettant fin à leur deuxième participation historique au Mondial.

L’instance dirigeante du football haïtien salue le professionnalisme, l’engagement et le dévouement du technicien français tout au long de son mandat. Son passage restera notamment marqué par la qualification historique d’Haïti à la Coupe du monde 2026, cinquante-deux ans après la première participation du pays à la compétition, en 1974.

Dans son communiqué, la FHF présente cette séparation comme le résultat d’un dialogue mené dans un esprit de respect mutuel, qui permet à chacune des parties de poursuivre son parcours. La Fédération remercie également Sébastien Migné pour sa contribution au développement du football haïtien et lui adresse ses meilleurs vœux de réussite pour la suite de sa carrière.

La FHF a nommé Sébastien Migné à la tête des Grenadiers le 8 mars 2024 ; il a quitté ses fonctions ce 14 juillet 2026, après 2 ans, 4 mois et 6 jours à la tête de la sélection nationale. Durant son mandat, il a conduit Haïti à sa qualification pour la Gold Cup 2025 et à celle, historique, pour la Coupe du monde 2026, offrant au football haïtien son retour sur la scène mondiale après plus d’un demi-siècle d’absence.

La Fédération haïtienne de football n’a pour l’instant donné aucune indication sur l’identité du successeur de Sébastien Migné. Le nouveau sélectionneur devra pourtant prendre ses fonctions rapidement, puisque les Grenadiers entament dès septembre la Ligue des nations, avant le tournoi qualificatif pour la prochaine Gold Cup.

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Justice et discours publics : Me Caleb Jean-Baptiste réclame des poursuites contre Moïse Jean-Charles

Justice et discours publics : Me Caleb Jean-Baptiste réclame des poursuites contre Moïse Jean-Charles

L’avocat Me Caleb Jean-Baptiste a appelé les autorités judiciaires haïtiennes et la communauté internationale à prendre des mesures contre l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles, leader du parti politique Pitit Dessalines. Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi, l’homme de loi a affirmé que certaines déclarations publiques de l’ancien parlementaire avaient contribué à alimenter le climat de violence qui sévit actuellement en Haïti.

Port-au-Prince, 14 juillet 2026. Face à des journalistes, Me Caleb Jean-Baptiste a affirmé que les prises de position de Moïse Jean-Charles devaient entraîner des conséquences judiciaires. Selon lui, tout responsable politique doit faire preuve de responsabilité dans ses discours, particulièrement dans un contexte où le pays traverse une crise sécuritaire sans précédent, marquée par la montée en puissance des groupes armés, les déplacements forcés de populations et la multiplication des actes de violence.

L’avocat estime que les déclarations incriminées méritent d’être examinées par la justice afin de déterminer si elles constituent une incitation à la violence ou un comportement susceptible de troubler l’ordre public. Il a ainsi invité les autorités compétentes à ouvrir ou à poursuivre les procédures nécessaires, tout en appelant les institutions nationales à assumer pleinement leurs responsabilités dans le respect des lois de la République.

Au-delà des autorités haïtiennes, Me Jean-Baptiste a également sollicité l’attention de la communauté internationale. Selon lui, les partenaires d’Haïti doivent soutenir les efforts visant à renforcer l’État de droit et à combattre toute forme de discours susceptible d’encourager la violence ou d’aggraver l’instabilité politique et sécuritaire.

L’avocat a également exhorté l’État haïtien à prendre les mesures qu’il juge appropriées contre le dirigeant politique. Il estime que personne ne doit être au-dessus de la loi et que les personnalités publiques doivent assumer la responsabilité de leurs actes et de leurs déclarations lorsque celles-ci risquent d’avoir des conséquences sur la sécurité collective.

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où les propos de plusieurs acteurs politiques alimentent un débat croissant au sein de l’opinion publique. Elles relancent aussi les discussions sur les limites de la liberté d’expression, la responsabilité des dirigeants politiques et le rôle de la justice dans la préservation de l’ordre public.

À ce stade, Moïse Jean-Charles ne s’est pas exprimé publiquement sur ces nouvelles accusations. Les autorités judiciaires n’ont, de leur côté, rendu aucune décision concernant les démarches annoncées par Me Caleb Jean-Baptiste. La suite de ce dossier dépendra des décisions que prendra la justice, dans le respect des garanties prévues par la loi et du principe de la présomption d’innocence.

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37e promotion de la PNH : Lancement officiel des activités académiques à l’ENP

37e promotion de la PNH : Lancement officiel des activités académiques à l’ENP

L’École nationale de police (ENP) a procédé, le lundi 13 juillet 2026 à Pétion-Ville, au lancement officiel des activités académiques de la 37e promotion d’aspirants policiers à l’occasion de la cérémonie du « Premier lundi civique ». Cette étape marque le début de la formation officielle des futurs agents de la Police nationale d’Haïti (PNH).

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du commissaire divisionnaire Joseph Rolind Jean Louis, directeur de l’ENP, accompagné de plusieurs responsables de la PNH ainsi que de membres du personnel de l’établissement. À cette occasion, les aspirants de la 37e promotion de la PNH ont reçu leurs toutes premières consignes et directives. Celles-ci portent notamment sur les exigences élevées de leur cursus d’apprentissage ainsi que sur les valeurs républicaines et fondamentales qui régissent l’institution policière.

Les instructeurs, les moniteurs et les responsables des différents bureaux et services de l’école étaient également présents pour ce moment important. Ces professionnels auront pour mission d’encadrer et de guider les recrues tout au long de leur parcours académique. Leur rôle consistera à leur transmettre de solides principes de discipline, d’éthique professionnelle et de déontologie policière.

Selon la PNH, cette cérémonie constitue une étape importante dans l’intégration des aspirants au sein de l’ENP, après deux semaines consacrées à leur orientation. Elle s’inscrit dans le processus de structuration de leur formation.

L’institution précise que cette initiative est réalisée dans le cadre du programme P4000+, soutenu par le Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs (INL) du Département d’État des États-Unis, avec pour objectif de contribuer au renforcement des capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti.

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Haïti : la LHDDH exige justice après l’incendie criminel visant la résidence du Dr Smith Magny

Haïti : la LHDDH exige justice après l’incendie criminel visant la résidence du Dr Smith Magny

La Ligue haïtienne de défense des droits humains (LHDDH) a dénoncé l’incendie criminel qui a ravagé la résidence du Dr Smith Magny. Dans une déclaration publiée ce lundi, l’organisation qualifie cet acte d’une extrême gravité. Elle appelle les autorités à mettre fin à l’impunité. Elle exige aussi l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante. Son objectif est d’identifier et de traduire tous les responsables en justice.

Port-au-Prince, le 6 juillet 2026. Pour la LHDDH, cette attaque dépasse le simple fait divers. Elle reflète la dégradation rapide de la sécurité en Haïti. Des groupes armés ciblent de plus en plus de citoyens, y compris des personnalités publiques. Dans le même temps, les autorités ne poursuivent pas systématiquement les auteurs de ces violences.

‘L’organisation estime que l’incendie de la résidence du Dr Smith Magny menace directement les droits fondamentaux des citoyens. Elle cite notamment le droit à la sécurité et à la protection des biens. Elle met également en garde contre la montée de la violence. Selon elle, cette situation fragilise davantage les institutions de la République et entretient un climat de peur au sein de la population.

La LHDDH rappelle que le Dr Smith Magny est une personnalité reconnue pour son engagement citoyen. Elle souligne aussi sa participation active aux débats sur les grandes questions nationales. Selon l’organisation, une attaque contre une figure aussi engagée ne peut être banalisée. Elle demande à l’État d’apporter une réponse ferme.

Face à cette situation, l’organisation demande aux autorités judiciaires de diligenter une enquête rigoureuse, impartiale et totalement indépendante. Elle insiste pour que les investigations permettent non seulement d’identifier les auteurs matériels de l’incendie, mais également les éventuels complices et commanditaires, afin que toute la chaîne des responsabilités soit établie.

La Ligue souligne qu’une procédure transparente est indispensable pour restaurer la confiance de la population dans le système judiciaire et envoyer un signal clair contre l’impunité. Elle affirme que toute personne impliquée dans cette attaque devra répondre de ses actes devant les juridictions compétentes.

Au-delà de ce dossier, la LHDDH renouvelle son appel aux autorités haïtiennes afin qu’elles prennent des mesures concrètes pour renforcer la sécurité publique, protéger les citoyens ainsi que leurs biens et garantir le respect effectif des droits humains sur l’ensemble du territoire national.

Face à la crise sécuritaire persistante, la LHDDH estime que l’État ne peut plus se limiter à des réactions ponctuelles. Elle l’appelle à assumer pleinement ses responsabilités en garantissant la sécurité, en renforçant la justice et en protégeant les libertés fondamentales afin d’empêcher les actes criminels de se banaliser.

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