Intégration des personnes handicapées : la LODDIPH interpelle le FAES

Intégration des personnes handicapées : la LODDIPH interpelle le FAES

Plusieurs membres de la Ligue des organisations pour la défense des droits et l’intégration des personnes handicapées (LODDIPH) se sont réunis, le jeudi 16 juillet 2026, devant les locaux du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES). Ils ont rappelé leurs principales revendications. Les responsables de l’organisation ont dénoncé l’exclusion des personnes handicapées des programmes de protection sociale de l’État. Ils ont également demandé le respect des engagements pris par les autorités.

Les handicapés ont rappelé qu’une précédente mobilisation s’était tenue en mai dernier devant le FAES. Ils réclament une aide alimentaire pour les personnes handicapées. Ils demandent aussi leur intégration aux programmes MonCash du FAES. Ils souhaitent enfin un hébergement pour les personnes handicapées vivant sous des tentes.

Selon les participants, des responsables de la Primature avaient promis une réponse dans un délai de deux semaines. Plus de deux mois après cette rencontre, ils affirment n’avoir constaté aucune avancée. Ils estiment que les engagements pris n’ont pas été respectés.

Ils ont également lancé un appel au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Ils lui demandent de prendre en compte la situation des personnes handicapées. Ils rappellent que les autorités ont promis d’accorder une attention particulière aux citoyens les plus vulnérables.

Les responsables de la LODDIPH dénoncent aussi la distribution des aides publiques. Selon eux, plusieurs sites accueillant des personnes déplacées reçoivent des kits d’assistance. En revanche, de nombreuses personnes handicapées restent exclues de ces programmes. Ils souhaitent accompagner l’État afin que les aides parviennent aux personnes les plus vulnérables.

Les personnes présentes affirment que certains responsables politiques auraient reçu d’importantes quantités de kits d’assistance. Selon eux, les organisations représentant les personnes handicapées n’ont obtenu qu’un nombre limité de kits. Ils dénoncent cette situation et réclament une répartition plus équitable des ressources destinées aux populations vulnérables.

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Offensive contre les gangs : la PNH accélère ses interventions pour tenter de reprendre le terrain

Offensive contre les gangs : la PNH accélère ses interventions pour tenter de reprendre le terrain

Offensive contre les gangs : la PNH accélère ses interventions pour tenter de reprendre le terrain

Confrontée à une crise sécuritaire sans précédent, la Police nationale d’Haïti (PNH) affirme avoir franchi une nouvelle étape dans sa lutte contre les groupes armés. Depuis l’arrivée d’André Jonas Vladimir Paraison à la direction générale a.i. de l’institution, les policiers multiplient les opérations dans plusieurs zones considérées comme des foyers de violence.

Port-au-Prince, le 17 juillet 2026.

Le nouveau commandement veut renforcer la présence des forces de l’ordre sur le terrain afin de limiter l’expansion des gangs, qui continuent d’exercer leur influence dans plusieurs régions du pays. Dans cette optique, les unités de la PNH organisent chaque jour des interventions pour sécuriser les axes routiers stratégiques et protéger les communes les plus exposées aux attaques criminelles.

Les policiers concentrent notamment leurs efforts dans le département de l’Artibonite, où les affrontements avec les groupes armés restent fréquents, ainsi qu’à Kenscoff, où la situation sécuritaire se dégrade depuis plusieurs mois. La PNH renforce également la surveillance de la Route nationale numéro 1 afin de faciliter la circulation et de réduire les risques d’attaques contre les usagers.

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Selon les responsables de la PNH, cette intensification des opérations vise à rétablir progressivement l’autorité de l’État dans les territoires les plus touchés par l’insécurité. Les autorités estiment qu’une présence policière accrue demeure indispensable pour protéger la population, relancer les activités économiques et permettre aux établissements scolaires de fonctionner dans un environnement plus stable.

Alors que la crise sécuritaire demeure l’un des principaux défis du pays, la Police nationale assure qu’elle poursuivra ses interventions pour contenir les groupes criminels et rétablir progressivement la sécurité sur l’ensemble du territoire. La population suivra de près les résultats de cette nouvelle dynamique et attend des avancées concrètes face à la montée persistante de la violence.

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Découverte d’armes anciennes à Grande-Rivière-du-Nord

Découverte d’armes anciennes à Grande-Rivière-du-Nord

La découverte d’armes anciennes à Grande-Rivière-du-Nord a conduit, cette semaine, le Bureau national d’ethnologie (BNE) à déployer une mission d’urgence dans cette commune du département du Nord. Le directeur général du BNE, Erol Josué, dirige cette intervention avec l’équipe technique de l’institution et l’archéologue Dr Joseph Sony Jean afin d’examiner et de documenter les objets retrouvés lors de travaux de fouille dans l’enceinte de l’Église baptiste conservatrice.

Sur place, les spécialistes ont examiné les objets découverts, documenté les artéfacts et réalisé les premières évaluations scientifiques. La délégation a également rencontré le maire Jovenel Jean, les responsables du commissariat ainsi que les représentants de l’église et de l’école afin de définir les mesures nécessaires pour protéger ce patrimoine historique.

Les chercheurs poursuivent leurs analyses afin de déterminer l’origine, l’époque et la valeur historique de cette collection. Le BNE souhaite mieux comprendre ces vestiges et contribuer à la préservation ainsi qu’à la valorisation du patrimoine culturel haïtien.

Cette mission intervient quelques jours après la diffusion de plusieurs images de la découverte sur les réseaux sociaux. Le BNE a remercié le ministère de l’Intérieur, la Direction générale de la Protection civile (DGPC) et les autorités de Grande-Rivière-du-Nord pour leur appui logistique et leur collaboration dans la réalisation de cette intervention.

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Décès du chanteur jamaïcain Fantan Mojah

Décès du chanteur jamaïcain Fantan Mojah

Le chanteur jamaïcain de reggae Fantan Mojah, de son vrai nom Owen Moncrieffe, est décédé le mardi 14 juillet 2026 à Kingston, en Jamaïque. L’artiste est mort à l’âge de 49 ans à l’hôpital universitaire des Antilles occidentales, où il était hospitalisé. Selon plusieurs médias jamaïcains, il a succombé à des complications cardiaques, quelques semaines avant de célébrer son 50ᵉ anniversaire.

Originaire de la paroisse de Saint Elizabeth, en Jamaïque, Fantan Mojah s’est imposé au fil des années comme l’une des figures du reggae contemporain. Son style, profondément influencé par la culture rastafari, mêlait spiritualité, conscience sociale et messages de paix. Grâce à ses prestations et à ses enregistrements, il s’est forgé une réputation qui a dépassé les frontières de la Jamaïque.

Fantan Mojah

À ses débuts, l’artiste se produisait sous le pseudonyme de Mad Killer, inspiré du chanteur Bounty Killer. En 1997, après son adhésion au mouvement rastafari et sa rencontre avec Capleton, il adopte le nom de Fantan Mojah. Sa carrière prend ensuite un nouvel élan au début des années 2000 avec les succès Hungry et Hail the King. Il publiera par la suite plusieurs albums et collaborera avec de nombreux artistes, consolidant sa place sur la scène reggae internationale.

Fantan Mojah laisse derrière lui un répertoire apprécié des amateurs de reggae. Parmi ses chansons les plus connues figurent « Rasta Got Soul », « Hail the King », « Stronger », « Hungry », « Nuh Build Great Man » et « Most High Jah ». À travers ces œuvres, il a porté des messages de paix, de foi et de justice sociale, ce qui lui a valu une reconnaissance bien au-delà de la Jamaïque.

L’état de santé du chanteur préoccupait déjà son entourage depuis plusieurs années. En juillet 2024, alors qu’il devait participer au Reggae Therapy Festival en Martinique, il avait été hospitalisé en urgence au CHU Pierre Zobda-Quitman en raison de graves problèmes cardiaques et respiratoires. Cette hospitalisation avait entraîné l’annulation de sa prestation. Après plusieurs mois de convalescence, il avait néanmoins repris la scène en effectuant une tournée européenne en 2025.

Ces derniers jours, son état de santé s’était de nouveau détérioré. Hospitalisé à Kingston, Fantan Mojah n’a finalement pas survécu aux complications liées à sa maladie. Le décès de Fantan Mojah marque la disparition d’une figure importante du reggae contemporain. Sa carrière, marquée par des albums et des prestations salués par le public, laisse un héritage musical qui continuera d’influencer les amateurs du genre.

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Michel Martelly de retour en Haïti après plusieurs années d’absence

Michel Martelly de retour en Haïti après plusieurs années d’absence

L’ancien président haïtien Michel Joseph Martelly est rentré en Haïti ce mercredi 15 juillet 2026, après plusieurs mois passés à l’étranger. Son retour intervient alors que la chambre d’instruction criminelle l’attendait depuis le 18 juin dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse.

Figure emblématique du Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK), Michel Martelly a dirigé Haïti du 14 mai 2011 au 7 février 2016. Plusieurs anciens membres de son gouvernement l’ont accueilli à son arrivée. Son retour intervient dans un contexte où son nom demeure associé à plusieurs dossiers ayant suscité de vives réactions sur les plans national et international.

Le juge d’instruction Cyprien Jean Denis Pierre devait l’entendre, mais il ne s’est pas présenté à la convocation fixée au 18 juin dernier. Cette audition devait s’inscrire dans le cadre des investigations menées par les autorités sur l’assassinat de Jovenel Moïse, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à sa résidence privée de Pèlerin 5.

Haiti: Martine Moïse : De victime à suspecte silencieuse ?

En 2022, le gouvernement canadien a imposé des sanctions à Michel Martelly, l’accusant notamment d’implication présumée dans des faits de corruption et de soutien à des activités alimentant la violence des gangs en Haïti.

En août 2024, les États-Unis ont également sanctionné l’ancien président. Le département américain du Trésor accuse Michel Martelly d’avoir facilité le trafic de drogue, participé au blanchiment de capitaux issus de ce trafic et soutenu plusieurs organisations criminelles en Haïti. L’ancien chef de l’État rejette ces accusations.

Par ailleurs, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse, les investigations se poursuivent. La justice a déjà poursuivi ou condamné plusieurs personnes dans cette affaire, et le dossier cite également le nom de Michel Martelly.

Le retour de l’ancien président a déjà relancé le débat au sein de l’opinion publique. Certains de ses partisans l’ont accueilli à Pétion-Ville, tandis que d’autres s’interrogent sur les conséquences politiques et judiciaires de son retour en Haïti.

Le chercheur Jake Johnston a réagi au retour de Michel Martelly sur le réseau social X. Selon lui, l’ancien président reviendrait en Haïti avec l’ambition de briguer à nouveau la présidence. « L’ancien président haïtien Michel Martelly est de retour en Haïti, avec des ambitions clairement affichées de briguer à nouveau la présidence », a-t-il notamment écrit.

Jake Johnston a également rappelé que Michel Martelly fait l’objet de sanctions américaines liées à son implication présumée dans un réseau de trafic de drogue. Selon le chercheur, l’ancien président vivait en Floride ces dernières années et aurait attendu le moment qu’il estimait favorable pour regagner le pays.

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Sébastien Migné n’est plus à la tête des Grenadiers

Sébastien Migné n’est plus à la tête des Grenadiers

La Fédération haïtienne de football (FHF) a annoncé, ce mardi 14 juillet 2026, la fin de sa collaboration avec Sébastien Migné, sélectionneur de l’équipe nationale masculine. Dans un communiqué, elle précise que les deux parties sont parvenues à un accord mettant un terme à leur collaboration à l’amiable.

Cette décision intervient un peu plus de vingt jours après l’élimination d’Haïti de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Les Grenadiers avaient quitté la compétition dès la phase de groupes après une défaite 3-0 face au Brésil, mettant fin à leur deuxième participation historique au Mondial.

L’instance dirigeante du football haïtien salue le professionnalisme, l’engagement et le dévouement du technicien français tout au long de son mandat. Son passage restera notamment marqué par la qualification historique d’Haïti à la Coupe du monde 2026, cinquante-deux ans après la première participation du pays à la compétition, en 1974.

Dans son communiqué, la FHF présente cette séparation comme le résultat d’un dialogue mené dans un esprit de respect mutuel, qui permet à chacune des parties de poursuivre son parcours. La Fédération remercie également Sébastien Migné pour sa contribution au développement du football haïtien et lui adresse ses meilleurs vœux de réussite pour la suite de sa carrière.

La FHF a nommé Sébastien Migné à la tête des Grenadiers le 8 mars 2024 ; il a quitté ses fonctions ce 14 juillet 2026, après 2 ans, 4 mois et 6 jours à la tête de la sélection nationale. Durant son mandat, il a conduit Haïti à sa qualification pour la Gold Cup 2025 et à celle, historique, pour la Coupe du monde 2026, offrant au football haïtien son retour sur la scène mondiale après plus d’un demi-siècle d’absence.

La Fédération haïtienne de football n’a pour l’instant donné aucune indication sur l’identité du successeur de Sébastien Migné. Le nouveau sélectionneur devra pourtant prendre ses fonctions rapidement, puisque les Grenadiers entament dès septembre la Ligue des nations, avant le tournoi qualificatif pour la prochaine Gold Cup.

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Justice et discours publics : Me Caleb Jean-Baptiste réclame des poursuites contre Moïse Jean-Charles

Justice et discours publics : Me Caleb Jean-Baptiste réclame des poursuites contre Moïse Jean-Charles

L’avocat Me Caleb Jean-Baptiste a appelé les autorités judiciaires haïtiennes et la communauté internationale à prendre des mesures contre l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles, leader du parti politique Pitit Dessalines. Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi, l’homme de loi a affirmé que certaines déclarations publiques de l’ancien parlementaire avaient contribué à alimenter le climat de violence qui sévit actuellement en Haïti.

Port-au-Prince, 14 juillet 2026. Face à des journalistes, Me Caleb Jean-Baptiste a affirmé que les prises de position de Moïse Jean-Charles devaient entraîner des conséquences judiciaires. Selon lui, tout responsable politique doit faire preuve de responsabilité dans ses discours, particulièrement dans un contexte où le pays traverse une crise sécuritaire sans précédent, marquée par la montée en puissance des groupes armés, les déplacements forcés de populations et la multiplication des actes de violence.

L’avocat estime que les déclarations incriminées méritent d’être examinées par la justice afin de déterminer si elles constituent une incitation à la violence ou un comportement susceptible de troubler l’ordre public. Il a ainsi invité les autorités compétentes à ouvrir ou à poursuivre les procédures nécessaires, tout en appelant les institutions nationales à assumer pleinement leurs responsabilités dans le respect des lois de la République.

Au-delà des autorités haïtiennes, Me Jean-Baptiste a également sollicité l’attention de la communauté internationale. Selon lui, les partenaires d’Haïti doivent soutenir les efforts visant à renforcer l’État de droit et à combattre toute forme de discours susceptible d’encourager la violence ou d’aggraver l’instabilité politique et sécuritaire.

L’avocat a également exhorté l’État haïtien à prendre les mesures qu’il juge appropriées contre le dirigeant politique. Il estime que personne ne doit être au-dessus de la loi et que les personnalités publiques doivent assumer la responsabilité de leurs actes et de leurs déclarations lorsque celles-ci risquent d’avoir des conséquences sur la sécurité collective.

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où les propos de plusieurs acteurs politiques alimentent un débat croissant au sein de l’opinion publique. Elles relancent aussi les discussions sur les limites de la liberté d’expression, la responsabilité des dirigeants politiques et le rôle de la justice dans la préservation de l’ordre public.

À ce stade, Moïse Jean-Charles ne s’est pas exprimé publiquement sur ces nouvelles accusations. Les autorités judiciaires n’ont, de leur côté, rendu aucune décision concernant les démarches annoncées par Me Caleb Jean-Baptiste. La suite de ce dossier dépendra des décisions que prendra la justice, dans le respect des garanties prévues par la loi et du principe de la présomption d’innocence.

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37e promotion de la PNH : Lancement officiel des activités académiques à l’ENP

37e promotion de la PNH : Lancement officiel des activités académiques à l’ENP

L’École nationale de police (ENP) a procédé, le lundi 13 juillet 2026 à Pétion-Ville, au lancement officiel des activités académiques de la 37e promotion d’aspirants policiers à l’occasion de la cérémonie du « Premier lundi civique ». Cette étape marque le début de la formation officielle des futurs agents de la Police nationale d’Haïti (PNH).

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du commissaire divisionnaire Joseph Rolind Jean Louis, directeur de l’ENP, accompagné de plusieurs responsables de la PNH ainsi que de membres du personnel de l’établissement. À cette occasion, les aspirants de la 37e promotion de la PNH ont reçu leurs toutes premières consignes et directives. Celles-ci portent notamment sur les exigences élevées de leur cursus d’apprentissage ainsi que sur les valeurs républicaines et fondamentales qui régissent l’institution policière.

Les instructeurs, les moniteurs et les responsables des différents bureaux et services de l’école étaient également présents pour ce moment important. Ces professionnels auront pour mission d’encadrer et de guider les recrues tout au long de leur parcours académique. Leur rôle consistera à leur transmettre de solides principes de discipline, d’éthique professionnelle et de déontologie policière.

Selon la PNH, cette cérémonie constitue une étape importante dans l’intégration des aspirants au sein de l’ENP, après deux semaines consacrées à leur orientation. Elle s’inscrit dans le processus de structuration de leur formation.

L’institution précise que cette initiative est réalisée dans le cadre du programme P4000+, soutenu par le Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs (INL) du Département d’État des États-Unis, avec pour objectif de contribuer au renforcement des capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti.

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Haïti : la LHDDH exige justice après l’incendie criminel visant la résidence du Dr Smith Magny

Haïti : la LHDDH exige justice après l’incendie criminel visant la résidence du Dr Smith Magny

La Ligue Haïtienne de Défense des Droits Humains (LHDDH) est montée au créneau après l’incendie criminel qui a ravagé la résidence du Dr Smith Magny. Dans une déclaration rendue publique ce lundi, l’organisation dénonce un acte d’une extrême gravité, appelle les autorités à rompre avec l’impunité et exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante afin que tous les responsables soient traduits en justice.

Port-au-Prince, le 6 juillet 2026. Pour la LHDDH, cette attaque ne constitue pas un simple fait divers. Elle s’inscrit dans un contexte de dégradation accélérée de la sécurité en Haïti, où les actes de violence visant des citoyens, y compris des personnalités publiques, se multiplient sans que leurs auteurs ne soient systématiquement poursuivis.

L’organisation estime que l’incendie de la résidence du Dr Smith Magny représente une menace directe contre les droits fondamentaux des citoyens, notamment le droit à la sécurité et à la protection des biens. Elle met en garde contre les conséquences de cette montée de la violence, qui fragilise davantage les institutions de la République et alimente un climat de peur au sein de la population.

La LHDDH rappelle que le Dr Smith Magny est une personnalité reconnue pour son engagement citoyen et sa participation active aux débats sur les grandes questions nationales. Selon elle, une attaque dirigée contre une figure aussi engagée ne peut être traitée avec légèreté et exige une réponse ferme de l’État.

Face à cette situation, l’organisation demande aux autorités judiciaires de diligenter une enquête rigoureuse, impartiale et totalement indépendante. Elle insiste pour que les investigations permettent non seulement d’identifier les auteurs matériels de l’incendie, mais également les éventuels complices et commanditaires, afin que toute la chaîne des responsabilités soit établie.

La Ligue souligne qu’une procédure transparente est indispensable pour restaurer la confiance de la population dans le système judiciaire et envoyer un signal clair contre l’impunité. Elle affirme que toute personne impliquée dans cette attaque devra répondre de ses actes devant les juridictions compétentes.

Au-delà de ce dossier, la LHDDH renouvelle son appel aux autorités haïtiennes afin qu’elles prennent des mesures concrètes pour renforcer la sécurité publique, protéger les citoyens ainsi que leurs biens et garantir le respect effectif des droits humains sur l’ensemble du territoire national.

Dans un pays confronté à une crise sécuritaire persistante, l’organisation estime que l’État ne peut plus se contenter de réactions ponctuelles. Elle l’exhorte à assumer pleinement ses responsabilités en matière de sécurité, de justice et de protection des libertés fondamentales, afin d’éviter que de tels actes criminels ne deviennent la norme.

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Haïti : une transition montée officiellement contre les gangs, on dirait s’asseoir sur les soutiens et les dégâts des gangs officieusement pour exister

Haïti : une transition montée officiellement contre les gangs, on dirait s’asseoir sur les soutiens et les dégâts des gangs officieusement pour exister

Éditorial de Djovany Michel, journaliste anti-corruption

<< L’échec de la lutte contre les gangs a contribué à prolonger la transition politique et à maintenir le pouvoir du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé en place.>>

Depuis qu’Alix Didier Fils-Aimé exerce seul le pouvoir exécutif à la suite de la fin du Conseil présidentiel de transition en date du 7 février 2026, Haïti continue de s’enfoncer dans une crise sécuritaire et politique profonde. Les élections ont été repoussées au nom de l’insécurité, tandis que les groupes armés poursuivent leur expansion dans plusieurs régions du pays.

Nous pouvons constater que les gangs paraissent plus puissants, plus audacieux et plus confiants que jamais. Ils étendent leur contrôle territorial, imposent leur loi, déplacent des milliers de familles et défient quotidiennement les autorités. Les massacres, les enlèvements et les attaques contre les populations civiles continuent d’alimenter un climat de peur permanente.

Pourtant, chaque autorité a au moins de cinq à dix agents de sécurité, majoritairement composés de policiers et de soldats, ce qui réduit fortement la présence des policiers dans les rues.

Le plus choquant, malgré de multiples missions étrangères déployées en Haïti pour neutraliser les gangs armés, aucun chef de gang n’a jamais été neutralisé.

Puisque l’État est infiltré à tous les niveaux dans l’administration publique, surtout par des hauts fonctionnaires de connivence avec les groupes armés, ce qui rend l’État incapable de bien jouer son rôle, les millions continuent d’être dépensés sans aucun résultat :

1- Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS)- Approuvée par le Conseil de sécurité des Nations unies en 2023 et dirigée par le Kenya, avec la participation de policiers de plusieurs pays, dont la Jamaïque, le Guatemala, les Bahamas, le Salvador et d’autres partenaires. Pour zéro résultat, mais des millions dépensés.

2- Police nationale d’Haïti- Bien qu’il ne s’agisse pas d’une mission internationale, elle bénéficie depuis 2021 de plusieurs millions de dollars de soutien en formation, en équipements et en renseignement de plusieurs États, mais malheureusement ces millions sont détournés par les autorités.

Et la nouvelle mission, transformée en Force de répression des gangs (FRG). Cette force a été autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 30 septembre 2025 afin de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité. Son mandat est plus robuste et vise notamment à neutraliser, isoler et dissuader les gangs armés. Elle a compté jusqu’à 5 500 militaires et policiers, avec des contingents provenant notamment du Tchad, de la Jamaïque, du Guatemala, du Salvador et d’autres États partenaires. Malheureusement, depuis, aucune arrestation des principaux chefs de gangs contrôlant les grands axes stratégiques du pays.

En plus, le gouvernement haïtien, sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a signé un contrat de 10 ans avec Vectus Global, une société de sécurité privée dirigée par Erik Prince (fondateur de Blackwater). Cet accord prévoit la fourniture de drones, d’hélicoptères et de renseignements pour lutter contre la violence des gangs, tout en prévoyant une assistance pour la collecte des impôts à la frontière.

Jusqu’à présent, aucune opération n’a jamais neutralisé ni tué un chef de gang, mais a tué des civils, des enfants et même des bébés, tandis que des millions sont dépensés et que le pouvoir trouve des arguments pour continuer avec la transition sans organiser d’élections.

Certains observateurs vont plus loin et estiment que l’inaction des autorités profite indirectement aux groupes armés en leur laissant davantage d’espace pour consolider leur emprise. D’autres dénoncent un pouvoir qui donnerait la priorité à sa propre survie politique plutôt qu’à l’organisation rapide d’élections crédibles.

Pendant ce temps, la population continue de payer le prix fort. Les écoles ferment, certaines entreprises disparaissent ou collaborent avec les gangs, par exemple à Carrefour, Delimart, les maisons de transfert, certaines écoles, entre autres, continuent à fonctionner, les hôpitaux fonctionnent difficilement et des centaines de milliers de citoyens vivent sous la menace permanente des armes. Chaque mois qui passe sans amélioration renforce l’idée que la transition est devenue une fin en soi plutôt qu’un moyen de restaurer la démocratie.

Après la fin du pouvoir du Conseil présidentiel de transition (CPT), le 7 février 2026, le pouvoir exécutif a été transféré au Premier ministre et à son gouvernement.

Alix Didier Fils-Aimé a utilisé cette stratégie de ne pas contribuer à rétablir la sécurité et l’échec du CPT pour bénéficier d’un délai constitutionnel maximal de 120 jours afin d’avoir la mission, à lui seul, d’organiser l’élection présidentielle et de rétablir la normalité institutionnelle après le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT).

Ce délai de 120 jours, calculé à partir du 7 février 2026, expirait précisément le 7 juin 2026. Au-delà de cette date, aucune disposition constitutionnelle ne permet plus au Conseil des ministres d’exercer légitimement le pouvoir exécutif en vertu de l’article 149.

Malgré le fait que le 7 juin 2026 marque la fin du pouvoir du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, il continue d’exercer ses fonctions comme un élu, procède à des remaniements, signe des contrats et effectue des décaissements sans peur ni crainte, puisque les gangs empêchent la population de se soulever, la majorité des quartiers populaires étant sous leur contrôle, et face à des politiciens soi-disant de l’opposition auxquels elle ne fait pas confiance.

Haïti ne peut rester prisonnière d’une gouvernance provisoire indéfinie. Le pays a besoin d’institutions légitimes, d’une stratégie sécuritaire efficace et d’un calendrier politique crédible. Sans rétablissement de l’autorité de l’État et sans retour à un ordre démocratique, le risque est grand de voir les groupes armés continuer à imposer leur propre pouvoir là où la République recule.

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