Kenscoff : après les massacres, la question de la présence militaire revient au cœur du débat sécuritaire

Kenscoff : après les massacres, la question de la présence militaire revient au cœur du débat sécuritaire

Alors que la PNH poursuit ses opérations contre les groupes armés, des habitants et des observateurs s’interrogent sur l’absence d’un dispositif militaire permanent pour consolider les zones reprises et favoriser le retour des populations déplacées.

Kenscoff, le 25 Septembre 2026.

La situation sécuritaire à Kenscoff continue de susciter de fortes inquiétudes au sein de la population. Après les violences meurtrières qui ont frappé plusieurs secteurs de la commune, une question revient régulièrement dans les discussions : quelle stratégie l’État compte-t-il mettre en place pour empêcher les groupes armés de reprendre les territoires reconquis par les forces de l’ordre ?

Cette interrogation prend une nouvelle dimension alors que la Police nationale d’Haïti (PNH) a intensifié ses opérations dans la commune. Les interventions menées à la mi-septembre ont permis aux forces de l’ordre de reprendre du terrain dans plusieurs secteurs. Le maire de Kenscoff avait alors évoqué des avancées enregistrées sur le terrain.

La consolidation des zones reprises au centre des préoccupations

Pour plusieurs habitants, les opérations policières ne devraient pas s’arrêter à la reprise des positions occupées par les groupes armés. Ils souhaitent surtout voir s’installer un dispositif capable de maintenir durablement la sécurité dans ces espaces.

Des observateurs estiment ainsi qu’une implication plus importante des Forces armées d’Haïti (FAd’H), aux côtés de la PNH, pourrait être envisagée dans la phase de consolidation des zones reprises. Selon cette lecture, une présence permanente permettrait de limiter les risques de retour des groupes armés et de créer progressivement les conditions nécessaires au retour des familles déplacées.

L’idée d’un dispositif militaire permanent à Kenscoff est également évoquée par certains acteurs locaux, compte tenu de la position stratégique de la commune. Une telle installation nécessiterait toutefois une décision officielle des autorités et une définition précise des responsabilités entre les différentes composantes de l’appareil sécuritaire.

Une commune durement éprouvée par les violences

Les inquiétudes de la population interviennent dans un contexte particulièrement lourd. Dans un rapport publié le 16 septembre, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a documenté deux massacres commis en juillet et août 2026 à Kenscoff. L’organisation fait état d’au moins 164 personnes tuées, 23 blessées et 71 enlevées, ainsi que de plusieurs dizaines de personnes portées disparues.

Ces violences ont provoqué d’importants déplacements de population. Des familles ont dû abandonner leurs maisons et chercher refuge ailleurs, tandis que plusieurs secteurs restent marqués par les conséquences des affrontements.

Dans ce contexte, la sécurisation durable des territoires apparaît comme un enjeu aussi important que leur reconquête.

Paraison présent sur le terrain

La PNH, de son côté, maintient la pression sur les groupes armés. Le directeur général a.i. de l’institution, André Jonas Vladimir Paraison, s’est personnellement rendu à Kenscoff pour superviser le dispositif opérationnel.

Le 21 septembre, il a effectué une visite d’inspection et d’évaluation dans les secteurs de Nan Gode, Viard 1 et Viard 2, où plusieurs unités spécialisées de la PNH étaient engagées dans des opérations contre les groupes criminels armés.

Cette présence du chef de la police intervient après plusieurs journées d’opérations intensives menées dans la commune. Selon des informations rapportées par la presse, le directeur général était déjà présent sur le terrain entre le 15 et le 17 septembre pour suivre directement les opérations.

Entre reconquête et retour de la population

Pour les habitants de Kenscoff, l’enjeu dépasse désormais la seule conduite des opérations. La principale préoccupation consiste à savoir si les zones reprises pourront être effectivement maintenues sous contrôle de l’État.

Le débat porte donc sur la capacité des autorités à assurer une présence sécuritaire continue, à protéger les civils et à créer les conditions permettant aux personnes déplacées de retrouver leurs maisons.

Alors que la PNH poursuit ses interventions, les appels en faveur d’une stratégie associant opérations de reconquête et consolidation territoriale se multiplient. Pour plusieurs observateurs, la réponse de l’État à Kenscoff devra désormais déterminer non seulement comment reprendre les territoires occupés par les groupes armés, mais aussi comment empêcher leur retour et restaurer durablement la confiance de la population.

Optimiste. Info

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Haïti ,: André Raphaël plaide pour un État plus présent dans les sections communales

Haïti ,: André Raphaël plaide pour un État plus présent dans les sections communales

André Raphaël continue de se positionner dans le débat public autour des conditions de vie de la population et du rôle de l’État dans les zones rurales. Se présentant comme un défenseur des intérêts de la population, il plaide notamment pour une présence accrue des pouvoirs publics dans les sections communales.

Port-au-Prince, 25 septembre 2026

Selon André Raphaël, l’absence ou la faiblesse des services publics dans plusieurs zones du pays contribue à maintenir les populations dans des conditions difficiles. Il estime que l’État doit renforcer son intervention dans les communautés éloignées des principaux centres urbains, notamment dans les domaines de l’éducation et des services sociaux.

Des enseignants toujours en attente de nomination

L’un des points soulevés par André Raphaël concerne la situation des enseignants travaillant dans les sections communales. Il dénonce le fait que certains professionnels de l’éducation exerceraient depuis longtemps sans bénéficier d’une nomination officielle.

Pour lui, cette situation mérite une réponse des autorités, particulièrement dans les zones où les établissements scolaires dépendent fortement des enseignants disponibles localement.

« L’État doit être présent dans les sections communales », soutient-il, appelant les autorités à prendre des mesures concrètes afin de renforcer les services publics et d’améliorer les conditions de travail des enseignants.

Une critique de la gestion des infrastructures publiques

André Raphaël interpelle également les autorités sur l’utilisation des infrastructures publiques. Il questionne notamment la situation de certains bâtiments qui, selon lui, pourraient être utilisés pour accueillir des services essentiels au bénéfice de la population.

Dans son argumentaire, il estime que l’État doit privilégier l’utilisation des infrastructures disponibles pour répondre aux besoins des communautés, plutôt que de laisser certains espaces publics sans fonction sociale clairement définie.

Pour un État davantage interventionniste

Au-delà de ces préoccupations, André Raphaël défend une conception d’un État davantage présent dans la vie quotidienne des citoyens. Selon lui, les difficultés auxquelles font face les populations nécessitent une intervention plus importante des pouvoirs publics dans les secteurs fondamentaux.

Il insiste ainsi sur la nécessité de renforcer l’éducation, les services sociaux et les structures administratives dans les zones rurales et les sections communales.

André Raphaël affirme par ailleurs rester attaché à Haïti et dit vouloir continuer à contribuer aux débats sur les problèmes auxquels le pays est confronté. Son discours s’inscrit dans un plaidoyer plus large en faveur d’un État capable d’assurer une présence effective auprès des populations, y compris dans les communautés les plus éloignées.

Optimiste. Info

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Offensive policière : la PNH intensifie la traque des gangs de Gressier à Kenscoff

Offensive policière : la PNH intensifie la traque des gangs de Gressier à Kenscoff

La Police nationale d’Haïti maintient la pression sur les groupes armés à travers plusieurs opérations menées sur différents fronts. Sous la direction du directeur général a.i., André Jonas Vladimir Paraison, les unités spécialisées poursuivent leurs interventions, avec des pertes signalées dans les rangs des gangs et des armes à feu récupérées.

Gressier, le 25 Septembre 2026

La lutte contre les groupes armés se poursuit à un rythme soutenu en Haïti. De Gressier à Kenscoff, en passant par d’autres zones confrontées à l’insécurité, la Police nationale d’Haïti (PNH) multiplie les interventions dans le but de reprendre le contrôle des territoires occupés par les gangs et de rétablir la sécurité.

Sur le terrain, plusieurs unités spécialisées, appuyées par la Task Force, sont mobilisées dans ces opérations. Des membres de groupes armés auraient été tués et plusieurs armes à feu saisies, selon les informations communiquées autour de ces interventions. D’autres individus, toujours armés, seraient en fuite face à la progression des forces de l’ordre.

André Jonas Vladimir Paraison au cœur des opérations

Le directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison, affiche une présence régulière auprès des unités engagées dans les opérations. Contrairement à une direction limitée aux bureaux, le chef de la police accompagne les équipes spécialisées sur le terrain afin de suivre le déroulement des interventions et de coordonner les actions avec les responsables opérationnels.

Cette implication intervient dans un contexte où les autorités policières cherchent à renforcer leur capacité de réponse face aux groupes armés qui continuent de semer la terreur dans plusieurs régions du pays.

À Kenscoff, notamment, le directeur général s’est rendu auprès des unités déployées pour évaluer le dispositif sécuritaire et donner des directives aux responsables présents. Les opérations dans cette commune visent notamment à reprendre les secteurs contrôlés par les groupes armés et à empêcher leur retour dans les zones reconquises.

Gressier et Kenscoff parmi les principaux fronts

À Gressier, les interventions policières se poursuivent dans un environnement marqué par la présence de groupes armés. Les forces de l’ordre cherchent à consolider leurs positions et à réduire la capacité de nuisance des hommes armés.

À Kenscoff, les opérations ont également été renforcées au cours des dernières semaines. Les unités spécialisées interviennent dans plusieurs secteurs de la commune, où les habitants ont été confrontés à des violences et à des déplacements forcés.

La multiplication de ces interventions traduit la volonté du commandement de maintenir une pression constante sur les groupes armés, plutôt que de concentrer les moyens de la police sur un seul secteur.

Des armes saisies et des membres de gangs neutralisés

Les opérations auraient déjà entraîné la mort de plusieurs individus présentés comme des membres de groupes armés. Des armes à feu auraient également été récupérées par les forces de l’ordre.

Toutefois, en l’absence d’un bilan officiel consolidé, le nombre exact de personnes tuées, d’armes saisies et d’éventuelles arrestations reste à préciser. La publication de données détaillées par la PNH permettrait de mieux mesurer les résultats de ces interventions.

Au-delà des pertes enregistrées dans les rangs des gangs, l’enjeu reste de garantir que les secteurs repris puissent demeurer sous le contrôle des forces de sécurité.

Les gangs sous pression

Sur les réseaux sociaux, une vidéo devenue virale montre le chef présumé du groupe criminel des 400 Mawozo, connu sous le nom de Lanmò San Jou, se plaignant du déploiement d’agents en civil de la PNH. Ces policiers seraient chargés de recueillir des renseignements nécessaires aux opérations.

Cette séquence, dont les circonstances exactes restent à établir, illustre la place que peut occuper le renseignement dans la lutte contre les groupes armés. Le travail des agents en civil peut notamment contribuer à identifier les déplacements, les positions et les activités des individus recherchés.

La reconquête territoriale, un défi de longue haleine

Si les opérations policières se poursuivent sur plusieurs fronts, leur efficacité devra également être évaluée à partir de leur capacité à garantir une sécurité durable aux populations. La reprise d’un territoire constitue une étape importante, mais elle doit être accompagnée d’une présence policière continue et de mesures permettant d’éviter le retour des groupes armés.

Pour les habitants des zones touchées, l’attente demeure celle d’un retour à une vie normale, sans menaces, enlèvements ni déplacements forcés.

De Gressier à Kenscoff, la PNH entend donc poursuivre ses interventions contre les gangs. Sous le commandement d’André Jonas Vladimir Paraison, les prochaines opérations devront permettre de déterminer si cette pression accrue peut se traduire par une reconquête durable des territoires et une amélioration concrète de la sécurité dans le pays.

Optmiste. Info

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Tèt Ansanm Pou Ayiti et le REN ouvrent des discussions sur le dialogue national

Tèt Ansanm Pou Ayiti et le REN ouvrent des discussions sur le dialogue national

Tèt Ansanm Pou Ayiti et le Rassemblement pour une Entente Nationale (REN) ont tenu, jeudi 24 septembre 2026, une rencontre à Delmas 75 autour de la situation actuelle d’Haïti. Les échanges ont notamment porté sur la recherche de pistes de dialogue et de rapprochement entre différents secteurs de la société.

Le REN était représenté par le ministre Jimmy Albert et Robens, coordonnateur du regroupement pour la commune de Tabarre. La délégation de Tèt Ansanm Pou Ayiti comprenait le pasteur Marcorel Izidor, Me Winder Bernard et le pasteur Samuel François.

Les participants ont abordé les divisions qui persistent au sein de la société haïtienne. Ils ont également discuté de la question électorale, de l’insécurité et de la nécessité de créer les conditions favorables à un dialogue national réunissant plusieurs secteurs.

Les deux regroupements ont aussi évoqué la possibilité de collaborer pour rassembler différentes forces vives du pays autour d’une même table. Cette démarche vise à favoriser les échanges et à identifier collectivement des pistes de sortie de crise.

Selon Tèt Ansanm Pou Ayiti, une solution durable à la crise haïtienne nécessite le dialogue, l’écoute et la participation des différents secteurs de la société. Le regroupement appelle ainsi à dépasser les divisions et les intérêts particuliers afin de placer l’intérêt national au centre des discussions.

Proches de certains milieux des Églises catholique et protestante en Haïti, Tèt Ansanm Pou Ayiti et le REN souhaitent poursuivre leurs consultations avec d’autres acteurs de la vie nationale. Tèt Ansanm Pou Ayiti réaffirme sa disponibilité à participer à une démarche axée sur le dialogue, la paix, l’unité nationale et la recherche d’une issue démocratique à la crise.

Optimiste Média Info

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Delmas 41 : le bureau politique de Jean Fenel Thanis réclame le départ d’Alix Didier Fils-Aimé

Delmas 41 : le bureau politique de Jean Fenel Thanis réclame le départ d’Alix Didier Fils-Aimé

Des acteurs favorables à la Cour de cassation et Alliés (AFC et Alliés), dont plusieurs structures qui composent cette coalition, notamment l’opposition plurielle et le bureau politique de l’ancien député Jean Fenel Thanis, ont participé à un rassemblement mercredi 23 septembre 2026 à Delmas 41. Ils ont réclamé le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et défendu une nouvelle formule de gouvernance.

Des dizaines de personnes ont pris part au rassemblement avec des pancartes et un système de sonorisation. Les participants ont scandé des slogans en créole pour exprimer leur opposition à la gestion actuelle du pays et réclamer un changement à la tête du gouvernement.

Prenant la parole lors du rassemblement, l’ancien député de l’Île-à-Vache Jean Fenel Thanis a réclamé le respect de la Constitution et l’application des lois. Il a notamment défendu la désignation d’un juge de la Cour de cassation dans le cadre d’une nouvelle formule de gouvernance.

Selon Jean Fenel Thanis, cette formule devrait reposer sur un pouvoir à deux têtes, avec un président et un Premier ministre. Il estime que cette structure devrait avoir pour mission de préparer les prochaines élections.

L’ancien parlementaire considère par ailleurs qu’Alix Didier Fils-Aimé ne peut pas, selon lui, organiser les prochaines élections. Il a également dénoncé ce qu’il présente comme des restrictions aux droits de manifestation, de parole et d’expression.

Jean Fenel Thanis affirme enfin que ce rassemblement vise notamment à envoyer un message à la communauté internationale. Il assure que les participants continueront de réclamer le respect de leurs droits et une nouvelle orientation de la gouvernance du pays.

Gesnel Moïse

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Pérou : une candidate journaliste tuée pendant sa campagne électorale

Pérou : une candidate journaliste tuée pendant sa campagne électorale

La journaliste et candidate au gouvernement régional d’Áncash, Susy Aponte Polo, connue sous le surnom de « La China Polo », a été tuée par balle samedi 19 septembre à Caraz, au Pérou. Elle participait à une activité de campagne lorsqu’un homme armé l’a attaquée près d’un marché.

Âgée de 43 ans, Susy Aponte était candidate du mouvement Socios por Áncash aux élections régionales et municipales prévues le 4 octobre. Selon les premiers éléments de l’enquête, elle se trouvait avec des sympathisants lorsqu’elle a été prise pour cible. Plusieurs personnes ont également été blessées lors de l’attaque.

Le crime intervient quelques jours après une alerte lancée publiquement par la journaliste. Le 10 septembre, elle avait affirmé avoir reçu des appels provenant de plusieurs établissements pénitentiaires, l’avertissant d’un projet d’assassinat. Elle avait également mis en cause le général Víctor Revoredo Farfán, chef de la Direction des investigations criminelles (Dirincri). Les autorités doivent encore déterminer si ces menaces sont liées à son meurtre.

La police péruvienne a arrêté un ressortissant vénézuélien présenté comme un suspect dans cette affaire. Une arme à feu a été retrouvée lors de son arrestation. Un deuxième ressortissant vénézuélien a également été interpellé dans le cadre des investigations, tandis que les enquêteurs cherchent à établir les circonstances exactes de l’attaque et les éventuels commanditaires.

Le parcours journalistique de Susy Aponte constitue également un élément examiné par les enquêteurs. Elle était connue pour ses publications consacrées à des accusations de corruption et à des affaires impliquant des responsables publics. La Relatoría spéciale pour la liberté d’expression de la Commission interaméricaine des droits de l’homme a demandé que son activité journalistique soit prise en compte parmi les pistes concernant le mobile du crime.

Face à l’assassinat, le ministère de l’Intérieur a confié la direction des investigations au commandant général de la Police nationale du Pérou, Fredy López Mendoza. Le Juré national des élections a également condamné le meurtre et appelé à identifier et sanctionner les responsables. L’enquête se poursuit afin de déterminer le mobile et les responsabilités dans cette affaire.

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Kenscoff : la reconquête de la PNH face au défi de la consolidation, où sont les FAd’H ?

Kenscoff : la reconquête de la PNH face au défi de la consolidation, où sont les FAd’H ?

À Kenscoff, la Police nationale d’Haïti poursuit ses opérations contre les groupes armés qui ont imposé leur loi à une partie de la population. Mais derrière les avancées enregistrées par les forces de l’ordre, une question commence à prendre de l’ampleur : qui doit assurer la sécurisation durable des territoires repris aux groupes armés ?

Port-au-Prince, 21 septembre 2026

Selon des informations communiquées à notre rédaction par des sources proches du dossier, la PNH aurait dû bénéficier du concours des Forces armées d’Haïti (FAd’H) pour consolider certaines positions récupérées au cours des opérations récentes. Cette présence devait notamment permettre de maintenir la pression sur les groupes armés et d’empêcher leur retour dans les zones abandonnées sous la pression des forces de sécurité.

Or, toujours selon ces mêmes sources, cette consolidation attendue ne se serait pas encore matérialisée.

Une reconquête qui ne suffit pas

À Kenscoff, les opérations de la PNH ont permis aux forces de l’ordre de reprendre du terrain dans plusieurs secteurs. Des informations publiées ces derniers jours font état d’une intensification des opérations, avec notamment l’utilisation de moyens aériens et l’intervention d’unités spécialisées.

Mais reprendre une zone ne signifie pas nécessairement la sécuriser durablement.

Dans un contexte où les groupes armés disposent encore de capacités de nuisance et peuvent chercher à récupérer les espaces perdus, l’absence d’un dispositif permanent de sécurisation pourrait exposer les populations civiles à de nouvelles violences.

C’est précisément sur ce point que se concentrent les interrogations actuelles.

Une question adressée au haut commandement

Selon les informations rapportées à notre rédaction, les FAd’H auraient été appelées à intervenir dans une logique de consolidation des secteurs repris par la PNH. L’objectif aurait été de permettre aux policiers engagés dans les opérations offensives de poursuivre leur mission, pendant que des militaires assureraient le maintien des positions reconquises.

Si cette information venait à être confirmée, une question demeure : pour quelles raisons cette présence militaire n’est-elle pas encore pleinement effective dans les zones concernées ?

Le haut commandement des FAd’H n’a, à ce stade, pas publiquement expliqué les raisons d’une éventuelle absence ou d’un retard dans ce dispositif.

Il importe donc qu’une clarification officielle intervienne afin d’éviter que les spéculations ne prennent le dessus sur les faits.

PNH et FAd’H : la nécessité d’une stratégie commune

La lutte contre les groupes armés ne peut se limiter à des opérations ponctuelles. Elle suppose également une capacité à occuper durablement les territoires récupérés, à protéger les populations et à restaurer progressivement les services de l’État.

Dans cette perspective, la coordination entre la PNH et les FAd’H apparaît comme un enjeu majeur. Les deux institutions ont des responsabilités distinctes, mais leurs interventions peuvent être complémentaires dans un contexte où les groupes armés continuent de représenter une menace importante pour les civils.

À Kenscoff, la population attend surtout des résultats concrets : pouvoir circuler, travailler, retourner dans les quartiers abandonnés et vivre sans la menace permanente des groupes armés.

Après l’offensive, le test du maintien du terrain

La prochaine étape sera donc déterminante. Une opération de reconquête ne peut produire des résultats durables que si elle est suivie d’un dispositif permettant de conserver les positions gagnées.

Pour les habitants de Kenscoff, l’enjeu dépasse ainsi les considérations institutionnelles. Il s’agit de savoir si les territoires repris resteront effectivement sous contrôle de l’État ou si les groupes armés pourront, à terme, tenter de revenir.

La question n’est plus seulement de savoir si les forces de sécurité peuvent reprendre du terrain. Elle est désormais de savoir si elles peuvent le conserver et garantir la sécurité de ceux qui y vivent.

Une clarification des autorités militaires et policières sur le dispositif de consolidation envisagé permettrait de mieux comprendre la stratégie de l’État face à cette nouvelle phase des opérations à Kenscoff.

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Crise en Haïti : Tèt Ansanm Pou Ayiti intensifie ses efforts pour un dialogue national

Crise en Haïti : Tèt Ansanm Pou Ayiti intensifie ses efforts pour un dialogue national

Face à la persistance de la crise politique et institutionnelle en Haïti, Tèt Ansanm Pou Ayiti mise sur le dialogue entre les différents secteurs du pays. Cette structure de la société civile, qui réunit notamment des représentants religieux, des jeunes et de la diaspora, mène depuis plusieurs mois des démarches destinées à favoriser le rapprochement entre des acteurs aux positions différentes.

L’organisation, dirigée notamment par le pasteur Marcorel Zidor, Me Winder Bernard et le pasteur Joseph Moïse, rappelle avoir organisé plusieurs marches pacifiques en faveur de la paix. Elle affirme avoir ensuite élargi sa démarche à des consultations avec des personnalités et des regroupements politiques, ainsi qu’avec des représentants de la société civile, en Haïti et à l’étranger.

Parmi les interlocuteurs cités figurent l’artiste haïtien Wyclef Jean, l’ancien président Jocelerme Privert et des membres de l’Opposition progressiste. Tèt Ansanm Pou Ayiti mentionne également des échanges avec le sénateur Simon Dieuseul Deras, Me Anibal Coffy, le ministre Jonas Coffy et Delson Cius, représentant de l’Accord de Montana. Des représentants de la société civile, dont Wilner Valcin et le pasteur Silvain Exantus, ont également participé aux discussions.

La structure dit avoir rencontré, parallèlement, des acteurs favorables à la Cour de cassation, notamment l’ancien député Serge Jean-Louis et le professeur Junior Bateau. Elle rapporte aussi des contacts avec des personnalités de la CARICOM et avec la Coalition des Forces républicaines (CFR), représentée notamment par Me André Michel et Marie Denise Claude. Ces consultations traduisent, selon l’organisation, sa volonté de dialoguer avec plusieurs sensibilités.

Les questions abordées au cours de ces échanges concernent principalement la sécurité, les élections, le CEP et la gouvernance de la transition. La question de la bicéphalie, le dialogue entre les secteurs et la recherche d’un accord de paix figurent également parmi les sujets discutés. Tèt Ansanm Pou Ayiti reconnaît que les interlocuteurs ne partagent pas les mêmes positions sur les mécanismes institutionnels et électoraux.

Malgré ces désaccords, l’organisation affirme vouloir poursuivre ses consultations auprès des femmes, des jeunes, de la diaspora, des organisations religieuses, de la société civile et des acteurs politiques. Elle prévoit également d’échanger avec des représentants du gouvernement lorsque les conditions seront réunies. À travers cette démarche, Tèt Ansanm Pou Ayiti entend contribuer à la construction d’un dialogue national autour de la paix, de la stabilité et de la recherche d’une issue consensuelle à la crise.

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PNH : des ambulances médicalisées mobilisées aux côtés des unités engagées contre les gangs

PNH : des ambulances médicalisées mobilisées aux côtés des unités engagées contre les gangs

La Police nationale d’Haïti (PNH) renforce sa capacité de prise en charge des blessés dans le cadre des opérations menées contre les groupes armés. Sous le commandement du directeur général a.i. André Jonas Vladimir Paraison, plusieurs ambulances médicalisées seraient désormais mobilisées à proximité des zones où les unités policières sont engagées dans des affrontements.

Port-au-Prince, 19 septembre 2026

Selon une source haut placée au sein de la PNH, trois à quatre ambulances accompagnées de personnels médicaux participent actuellement au dispositif déployé dans le cadre des opérations. Leur présence répond à une préoccupation opérationnelle majeure : réduire le temps qui sépare une blessure de la prise en charge médicale.

Des secours rapprochés des zones d’affrontements

Le dispositif vise en premier lieu les policiers blessés au cours des opérations. Mais les équipes médicales peuvent également intervenir auprès de civils touchés par balle ou victimes des échanges de tirs.

Cette organisation traduit une volonté de rapprocher les secours des unités engagées sur le terrain. Dans des zones où les affrontements peuvent se dérouler au milieu des populations, chaque minute peut s’avérer déterminante pour la survie d’une personne grièvement blessée.

La présence d’ambulances médicalisées directement associées aux opérations permettrait ainsi d’assurer les premiers soins dans des délais plus courts avant une éventuelle évacuation vers un établissement de santé.

Le secours médical au-delà des camps

L’un des éléments particulièrement importants de ce dispositif concerne la prise en charge des personnes appartenant aux groupes armés lorsqu’elles sont blessées.

D’après la même source, un individu présenté comme membre d’un gang et grièvement blessé peut recevoir les premiers soins des équipes médicales présentes sur le terrain. L’objectif demeure médical : stabiliser son état et préserver sa vie avant sa remise aux autorités compétentes.

Cette distinction entre secours et action policière revêt une importance particulière. Les personnels médicaux interviennent pour soigner les blessés, tandis que l’établissement des responsabilités relève des autorités judiciaires.

Renforcer la protection des policiers

Pour la PNH, la question des secours aux agents blessés constitue un enjeu directement lié à la conduite des opérations.

Les policiers déployés dans les zones contrôlées ou disputées par les groupes armés sont exposés à des tirs et à des blessures potentiellement graves. La disponibilité immédiate de personnels médicaux peut donc contribuer à renforcer la chaîne de secours autour des unités opérationnelles.

Le nouveau dispositif s’inscrit ainsi dans une logique visant à mieux accompagner les policiers engagés dans des interventions à haut risque et à réduire les conséquences humaines des affrontements.

Gressier et Kenscoff toujours sous pression

Cette mobilisation intervient alors que les forces de sécurité poursuivent leurs opérations dans plusieurs secteurs sensibles du pays.

À Gressier, les interventions policières se poursuivent notamment contre le groupe armé présenté comme les « 103 Zombis ». À Kenscoff, les forces de l’ordre continuent également leurs opérations contre des groupes armés actifs dans la région.

La PNH maintient par ailleurs la pression sur un autre groupe armé dont le chef serait identifié sous le nom de « Didi ».

La multiplication des opérations dans différents secteurs impose aux forces de sécurité de disposer non seulement de moyens offensifs et logistiques, mais également d’une capacité de secours adaptée aux réalités du terrain.

Une réponse également tournée vers les populations civiles

Dans les zones d’affrontements, les populations restent particulièrement vulnérables. Les civils peuvent être exposés aux tirs alors qu’ils ne participent pas directement aux opérations.

La présence d’équipes médicales à proximité des zones d’intervention constitue, dans ce contexte, un volet supplémentaire de la réponse sécuritaire. Elle ne règle évidemment pas le problème de l’insécurité, mais peut contribuer à limiter les conséquences humaines des affrontements.

La PNH cherche ainsi à articuler intervention policière et prise en charge des blessés, dans un contexte marqué par la persistance de la violence armée.

La question sera désormais de savoir si ce dispositif pourra être maintenu, renforcé et progressivement étendu à d’autres zones d’opérations afin d’améliorer la capacité de secours de la police face aux risques auxquels sont confrontés ses agents et les populations civiles.

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Haiti : le président du CAHDOA désavoue son rattachement à VIKTWA et exige des explications

Haiti : le président du CAHDOA désavoue son rattachement à VIKTWA et exige des explications

Haiti : le président du CAHDOA désavoue son rattachement à VIKTWA et exige des explications

 À mesure que les formations politiques accélèrent leurs préparatifs pour les prochaines élections, les premières fissures apparaissent au sein de certains regroupements. Le président du Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA), Dr Barthélemy Guibert, conteste publiquement l’intégration de sa structure à la plateforme VIKTWA et affirme qu’aucune décision formelle n’a été prise par les instances habilitées pour autoriser cette démarche.

Port-au-Prince, 18 septembre 2026

Intervenant ce vendredi dans une entrevue accordée à notre rédaction, le dirigeant politique dit vouloir clarifier la position de son organisation, alors que VIKTWA poursuit sa préparation électorale et a déjà désigné Wilner Joseph comme candidat à la présidence à l’issue de sa primaire du 10 septembre dernier.

Pour Barthélemy Guibert, le problème n’est pas seulement politique. Il est avant tout institutionnel : qui avait mandat pour engager le CAHDOA dans une alliance électorale ?

 *« Le parti doit décider avant toute adhésion »* 

Barthélemy Guibert affirme que le CAHDOA avait engagé des démarches afin de participer aux prochaines élections sous sa propre bannière. Il dit donc ne pas reconnaître une éventuelle décision d’intégrer la plateforme VIKTWA prise en dehors des procédures internes de l’organisation.

« Je suis le président du parti. Si le parti doit intégrer une plateforme, c’est à moi de signer, après que les membres du bureau, qui sont au nombre de 15, auront adopté une résolution en ce sens », soutient-il.

Selon lui, aucune réunion officielle du directoire n’aurait été organisée avec les responsables de VIKTWA pour entériner une telle alliance.

Cette déclaration place ainsi la question de la légitimité interne des alliances politiques au centre du débat électoral.

 *Une nouvelle structure issue d’un choix assumé* 

Le président du CAHDOA revient également sur la genèse de sa formation politique. Il affirme avoir été approché par plusieurs organisations désireuses de le voir porter leurs couleurs dans la perspective des prochaines élections.

Il dit avoir finalement refusé de rejoindre ces formations pour contribuer à la création d’une nouvelle structure politique avec plusieurs collègues et partenaires.

Selon son récit, le CAHDOA a ensuite été constitué et son assemblée générale l’a choisi pour en assurer la présidence.

Guibert insiste également sur son parcours politique, rappelant son engagement au sein de Fanmi Lavalas et son passage comme commissaire départemental entre 1996 et 2000. Il affirme par ailleurs avoir été candidat à deux reprises au Sénat pour la Grande-Anse.

« Je ne vois pas le Sénat comme un poste, mais plutôt comme une contribution pour servir mon pays », déclare-t-il.

 *Des rapports avec le pouvoir qu’il dit ne pas être institutionnels* 

Interrogé sur ses éventuelles relations avec le pouvoir en place, Barthélemy Guibert affirme que le directoire du CAHDOA n’a jamais tenu de rencontre officielle avec le gouvernement.

Il reconnaît toutefois que certains membres de la structure entretiennent des relations avec des personnalités considérées comme proches du pouvoir, citant notamment l’ancien député de Mirebalais Abel Descolines et l’actuel directeur général de l’OFATMA, l’agronome Vikerson Garnier.

Pour le président du CAHDOA, ces relations individuelles ne sauraient être assimilées à une position officielle de la structure politique.

 *VIKTWA : la primaire et ses zones de tension* 

La controverse intervient alors que VIKTWA poursuit son processus de structuration en vue des prochaines échéances électorales.

La plateforme a organisé, le 10 septembre, une primaire à l’hôtel Kinam, à Pétion-Ville, pour désigner son candidat à la présidence. D’après les résultats communiqués par ses responsables, Wilner Joseph a recueilli 39 voix sur 43 suffrages exprimés, devant Jean Nerva Siméon.

Barthélemy Guibert affirme cependant avoir été témoin d’un incident au cours duquel une participante aurait exprimé son soutien à un autre prétendant avant de faire face à une réaction hostile.

Cette version constitue le témoignage du président du CAHDOA et n’a pas été vérifiée indépendamment.

Wilner Joseph a par la suite enregistré sa candidature auprès du Conseil électoral provisoire sous la bannière de VIKTWA. Cette démarche administrative ne constitue toutefois pas, à elle seule, une validation définitive de la candidature.

 *La Grande-Anse, autre terrain de controverse* 

Dans son intervention, Barthélemy Guibert évoque également le cas de Sorel Jacinthe, ancien sénateur de la Grande-Anse.

Il affirme que ce dernier aurait exercé une influence dans le processus de sélection de plusieurs candidats dans le département, notamment pour les élections législatives.

Le président du CAHDOA avance que plusieurs candidatures à la députation auraient été concernées.

Ces affirmations demeurent celles de Barthélemy Guibert. Aucun élément indépendant présenté dans le cadre de l’entretien ne permet de les établir comme des faits. Une réaction de VIKTWA et des personnalités concernées permettrait d’éclairer davantage ce dossier.

 *Guibert dénonce le poids de l’argent dans la politique* 

La contestation du rattachement du CAHDOA à VIKTWA n’est pas le seul sujet soulevé par Barthélemy Guibert.

Le dirigeant politique dénonce également la place qu’occuperait l’argent dans les compétitions électorales haïtiennes. Il appelle les citoyens à porter davantage leur attention sur le parcours, les compétences, l’intégrité et les propositions des candidats.

« Le peuple doit changer sa conception en posant un acte patriotique pour éviter de donner le pouvoir aux plus mafieux », affirme-t-il.

Le « syndicat de vote », une proposition de mobilisation citoyenne

Pour tenter de modifier le rapport entre électeurs et candidats, Barthélemy Guibert propose la mise en place d’un mécanisme qu’il baptise « syndicat de vote ».

Le concept consisterait à regrouper des citoyens afin d’analyser les profils des candidats, leurs parcours, leurs engagements et leurs propositions avant de déterminer ceux qu’ils souhaitent soutenir.

L’objectif affiché est de favoriser un vote davantage fondé sur les critères de compétence, d’intégrité et de capacité à servir la collectivité.

« *Sans sécurité, pas d’élections crédibles »* 

La question sécuritaire constitue enfin l’un des principaux points d’inquiétude exprimés par le président du CAHDOA.

Dans un contexte marqué par la violence armée dans plusieurs régions du pays, il s’interroge sur les conditions dans lesquelles les candidats pourront se déplacer, organiser des rassemblements et mener leurs campagnes.

Il pose également la question de l’accès des électeurs aux centres de vote et de leur protection pendant le processus électoral.

Pour Guibert, la sécurité ne constitue donc pas une question secondaire : elle conditionne directement la participation politique et l’organisation du scrutin.

 *Le CAHDOA-VIKTWA : une controverse qui pourrait s’élargir* 

En contestant publiquement le rattachement de son organisation à VIKTWA, Barthélemy Guibert ouvre un débat qui dépasse son seul cas personnel.

Son intervention met en lumière plusieurs questions qui pourraient accompagner la préparation des prochaines élections : qui peut engager une organisation politique dans une alliance ? Quelles procédures internes doivent être respectées ? Comment garantir la transparence dans la sélection des candidats ? Et quelles garanties sécuritaires seront offertes aux électeurs et aux acteurs politiques ?

Alors que les plateformes poursuivent leur structuration et que les candidatures commencent à être enregistrées, la polémique autour du CAHDOA rappelle que, derrière les alliances annoncées publiquement, se pose également la question de leur légitimité au sein même des organisations concernées.

La Rédaction

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Jean Fenel Thanis annonce une mobilisation pour réclamer le départ du gouvernement

Jean Fenel Thanis annonce une mobilisation pour réclamer le départ du gouvernement

L’ancien député des Cayes–Île-à-Vache, Jean Fenel Thanis, appelle la population à participer à une mobilisation le mercredi 23 septembre 2026 au grand carrefour d’Éphraïm, à Delmas 41. Il a lancé cet appel jeudi 17 septembre 2026, lors d’une conférence de presse organisée au nom du regroupement politique des Acteurs Favorables à la Cour de Cassation et Alliés (AFC et Alliés). Le regroupement veut réunir plusieurs secteurs autour de revendications politiques et sociales.

Jean Fenel Thanis critique la succession des périodes de transition politique en Haïti. Selon lui, le pays n’organise plus d’élections régulières depuis plus de onze ans. L’ancien parlementaire estime que plusieurs acteurs privilégient les transitions au détriment d’une solution institutionnelle durable. Il affirme que ces changements successifs n’ont pas permis de résoudre les principales difficultés du pays.

L’ancien député place également l’insécurité au centre de ses préoccupations. Il affirme que la crise sécuritaire continue de perturber la vie quotidienne et les activités économiques. Jean Fenel Thanis estime que les autorités doivent adopter une nouvelle orientation pour permettre au pays de retrouver un fonctionnement plus stable. Il appelle ainsi la population à exprimer publiquement ses revendications lors du rassemblement annoncé à Delmas 41.

Dans son appel, Jean Fenel Thanis cite plusieurs catégories de citoyens confrontées aux difficultés actuelles. Il invite notamment les chauffeurs de transports en commun, les élèves, les enseignants, les femmes enceintes et les petits commerçants à rejoindre la mobilisation. Il évoque les problèmes liés au carburant, qui aurait déjà entraîné des pannes de moteurs sur plusieurs véhicules, ainsi que les incertitudes concernant l’année scolaire, les difficultés salariales des enseignants et les contraintes économiques qui affectent les petits commerces.

Jean Fenel Thanis réclame également le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Avec les AFC et Alliés, il propose la mise en place d’un pouvoir exécutif bicéphale pour conduire la transition. L’ancien député souhaite que les acteurs issus de la Cour de cassation participent à la recherche d’un consensus politique. Il présente cette formule comme une piste pour orienter le pays vers une nouvelle gouvernance.

Le rassemblement du 23 septembre constitue ainsi, pour Jean Fenel Thanis et les AFC et Alliés, une occasion de mobiliser différents secteurs de la société autour de leurs revendications.

Optimiste Média Info

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Kenscoff : la PNH lance une vaste opération pour renforcer la sécurité

Kenscoff : la PNH lance une vaste opération pour renforcer la sécurité

La Police nationale d’Haïti (PNH), appuyée par la Task Force, mène depuis les premières heures de la matinée une importante opération de sécurité dans la commune de Kenscoff. Déployée dès 4 heures du matin, l’intervention mobilise notamment des hélicoptères et plusieurs drones afin d’appuyer les unités engagées sur le terrain.

Kenscoff, 17 septembre 2026

L’opération intervient dans un contexte marqué par les préoccupations sécuritaires persistantes dans plusieurs zones de l’Ouest. Selon des informations rapportées depuis la commune, la mobilisation des forces de sécurité a été accueillie favorablement par une partie de la population de Kenscoff, qui aurait exprimé sa satisfaction face à ce déploiement.

Parallèlement aux opérations conduites à Kenscoff, les forces de l’ordre poursuivent également leurs interventions dans la commune de Gressier, illustrant un déploiement simultané sur plusieurs fronts dans le département de l’Ouest.

Le dispositif sécuritaire à Kenscoff aurait également été renforcé avec l’arrivée de six nouveaux véhicules blindés, venant s’ajouter aux quatre blindés déjà positionnés dans les hauteurs de la commune. Ce renforcement fait suite à la récente visite du directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison, dans la région.

Lors de cette visite, le responsable de l’institution policière avait échangé avec des habitants de Kenskòf et annoncé des mesures destinées à renforcer la présence et la capacité d’intervention de la police dans la commune.

Le déploiement actuel apparaît ainsi comme une mise en œuvre de ces engagements. La présence simultanée d’unités terrestres, de blindés, d’hélicoptères et de drones traduit l’ampleur du dispositif engagé par les autorités sécuritaires.

Les opérations se poursuivent et leur bilan, notamment en termes d’arrestations, de saisies éventuelles ou de zones sécurisées, devra être précisé par les autorités compétentes.

Optimiste. Info

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Haiti: Jemps Meralus salue les efforts de la PNH contre les gangs à Gressier et appelle à une mobilisation générale

Haiti: Jemps Meralus salue les efforts de la PNH contre les gangs à Gressier et appelle à une mobilisation générale

Par Gesnel Moïse

Port-au-Prince, le 15 septembre 2026. Le directeur exécutif de la Ligue haïtienne de défense des droits humains (LHDDH), Jemps Meralus, salue les efforts de la Police nationale d’Haïti (PNH) dans la lutte contre les groupes armés. Invité à l’émission « Nos droits et nos devoirs », diffusée sur Radio Vlaw 90.3, il a notamment évoqué les récentes opérations policières menées à Gressier.

Jemps Meralus affirme que la PNH a intensifié ses interventions ces derniers jours dans plusieurs zones touchées par la violence des gangs. Selon lui, les policiers renforcent leur présence sur le terrain et mènent des opérations de contrôle, de fouille et de sécurisation dans différents secteurs.

Le responsable de la LHDDH cite notamment les opérations menées à Gressier. Il affirme que les forces de l’ordre ont repris plusieurs espaces que le groupe armé « 103 Zonbi » occupait auparavant. Il mentionne notamment les locaux de l’ancien tribunal civil, de l’Office d’état civil et de la mairie de la commune.

« La police nationale fait beaucoup d’efforts dans la bataille contre les gangs », a déclaré Jemps Meralus. Il estime que les interventions récentes montrent la volonté de la PNH de reprendre progressivement le contrôle de certains territoires.

Le défenseur des droits humains souligne également la présence accrue des policiers dans les rues. Il indique que les agents occupent plusieurs points stratégiques pour effectuer des contrôles et renforcer la protection de la population.

Jemps Meralus appelle à une action coordonnée

Tout en saluant le travail de la PNH, Jemps Meralus estime que la police ne peut pas affronter seule l’ampleur de la violence armée en Haïti. Il appelle donc les Forces armées d’Haïti (FAd’H), la Force de réaction rapide (FRG) et les autres structures mobilisées par l’État à renforcer leur coordination avec la PNH.

Le responsable de la LHDDH réclame une mobilisation plus large des moyens de sécurité disponibles dans le pays. Selon lui, cette démarche doit permettre aux forces de l’ordre de reprendre davantage de territoires et de rétablir progressivement la sécurité de la population.

Cette intervention intervient dans un contexte où la reconquête des territoires contrôlés par les gangs reste au cœur des préoccupations nationales. Jemps Meralus appelle ainsi les différentes forces de sécurité à unir leurs efforts pour renforcer la lutte contre les groupes armés et restaurer l’autorité de l’État.

Optimiste Média Info

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Boutros-Boutros Peti-Car présente son deuxième livre « Oser ! Conquérir l’impossible »

Boutros-Boutros Peti-Car présente son deuxième livre « Oser ! Conquérir l’impossible »

Le jeune écrivain haïtien Boutros-Boutros Peti-Car a présenté au grand public son deuxième ouvrage, « Oser ! Conquérir l’impossible », lors d’une vente-signature organisée le dimanche 13 septembre 2026 à la Bibliothèque Michel Tardieu, à Pétion-Ville. À travers ce livre, l’auteur veut encourager la jeunesse haïtienne à essayer, à persévérer et à dépasser les limites qui peuvent freiner ses ambitions.

Dans cet ouvrage d’environ 260 pages, Boutros-Boutros Peti-Car aborde notamment le leadership, le développement personnel et l’autodiscipline. L’écrivain explique qu’il souhaite proposer aux jeunes Haïtiens une réflexion sur leurs capacités et leur potentiel, dans un contexte où les opportunités restent limitées. Selon lui, les jeunes doivent apprendre à chercher des possibilités, mais surtout à oser agir pour provoquer certains changements.

Le préfacier, Mc Garry Rousseau, estime que chaque personne doit chercher à développer pleinement ses potentialités. Selon lui, l’être humain possède plusieurs capacités qu’il doit découvrir et développer autant que possible. Il considère que le livre de Boutros-Boutros Peti-Car s’inscrit dans cette démarche et se dit heureux d’avoir accompagné un jeune qui partage cette vision.

De son côté, Dumas Beauvenet encourage les jeunes à découvrir l’ouvrage. Il estime que la lecture peut les aider à tirer des enseignements de leurs expériences et à mieux préparer leur avenir. Il invite ainsi les jeunes à se procurer le livre afin d’en tirer des connaissances utiles pour avancer malgré les échecs et les difficultés de la vie.

Le livre est disponible au prix de 1 500 gourdes. Une formule à 2 000 gourdes permet également de soutenir une initiative en faveur des enfants d’Anse-Rouge, ville natale de l’auteur. Une partie de cette somme servira à offrir des livres, des cahiers, des stylos et des sacs à dos à des enfants de cette commune. Les personnes intéressées peuvent contacter l’auteur au +509 49 18 21 93. L’ouvrage sera également disponible prochainement sur Amazon. L’édition Papier Neuf Éditions peut être contactée sur Facebook, TikTok et Instagram à travers les comptes associés au nom de l’écrivain.

« Oser ! Conquérir l’impossible » constitue le deuxième ouvrage de Boutros-Boutros Peti-Car. Son premier livre, publié en 2023 sous le titre « La face cachée d’Haïti », est un roman qui vise à promouvoir la beauté du pays. Avec ce nouvel ouvrage, l’auteur choisit les thèmes du leadership, du développement personnel et de l’autodiscipline, qu’il souhaite mettre davantage à la portée de la jeunesse haïtienne.

Boutros-Boutros Peti-Car est licencié en sciences agronomiques, diplômé en sciences administratives et sociales et étudiant finissant en master en sciences du développement à la Faculté d’ethnologie de l’Université d’État d’Haïti.

Optimiste Média Info

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Gressier : la PNH passe à l’offensive pour reprendre le contrôle des zones occupées

Gressier : la PNH passe à l’offensive pour reprendre le contrôle des zones occupées

La Police nationale d’Haïti (PNH) a renforcé son dispositif de sécurité à Gressier, dans le département de l’Ouest, où plusieurs secteurs restent confrontés aux agissements de groupes armés.

Port-au-Prince, le 13 septembre 2026

Dans une communication publiée ce dimanche 13 septembre, l’institution policière indique que plusieurs unités sont engagées dans des opérations destinées à lutter contre les groupes criminels et à rétablir l’ordre dans les zones affectées.

Le dispositif déployé sur le terrain vise notamment à rechercher les individus armés, à empêcher leur progression et à reprendre progressivement le contrôle des espaces où leur présence affecte la sécurité des habitants.

Cette nouvelle phase d’intervention intervient dans une commune durement touchée par l’insécurité. La situation a de lourdes conséquences sur la population, notamment en matière de déplacements, d’activités économiques et de fonctionnement des services essentiels.

En intensifiant ses opérations, la PNH entend également renforcer sa présence dans les zones considérées comme sensibles et rassurer une population confrontée depuis plusieurs mois à une forte pression sécuritaire.

Pour le moment, les autorités policières n’ont communiqué aucun bilan détaillé concernant d’éventuelles arrestations, saisies d’armes ou victimes enregistrées au cours de ces opérations.

Les interventions se poursuivent à Gressier, tandis que la PNH affirme maintenir la pression sur les groupes armés afin de favoriser le rétablissement progressif de la sécurité.

Optimiste. Info

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