by Gesnel Moïse | Août 10, 2026 | Non classé
Port-au-Prince, 10 août 2026 — La polémique enfle autour des déclarations de Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), visant un haut responsable de la Police nationale d’Haïti (PNH). Les propos tenus notamment sur les ondes de Magic 9 suscitent des réactions et relancent le débat sur la nécessité de vérifier les accusations à partir d’éléments concrets.
DES ACCUSATIONS QUI RESTENT À ÉTAYER
Selon des informations rapportées par le journaliste haïtiano-américain Clotter Widhenscky, de BBC News, qui affirme avoir suivi le dossier en Haïti, l’officier concerné a occupé à deux reprises le poste de coordonnateur de sécurité à la Primature, notamment sous les gouvernements de Michelle Duvivier Pierre-Louis et d’Alix Didier Fils-Aimé.
Les sources présentent toutefois des versions différentes sur les circonstances de son départ. Selon les éléments rapportés par le journaliste, l’officier aurait constaté que des policiers non officiellement affectés à la Primature continuaient de percevoir des rémunérations imputées à cette institution. Il aurait alors décidé de suspendre ces paiements, estimant la situation irrégulière.
Cette décision aurait provoqué des tensions avec certains responsables. Toujours selon cette version, deux hauts responsables auraient demandé au coordonnateur de revenir sur sa décision. Le différend aurait ensuite contribué à détériorer ses relations avec certains responsables de l’administration.
Ces éléments, s’ils se confirment, peuvent toutefois recevoir plusieurs interprétations. La suspension de paiements considérés comme irréguliers ne constitue pas, à elle seule, une preuve de corruption.
UN PARCOURS DE PLUS DE VINGT ANS
Le parcours professionnel de l’officier apporte également un éclairage sur le dossier. Issu de la première promotion de la PNH et de la première promotion du Corps d’intervention et de maintien de l’ordre (CIMO), il a occupé plusieurs fonctions au sein de l’institution policière.
Il a notamment dirigé les commissariats de Cabaret et de Delmas avant de prendre la tête du CIMO en 2004. Sa carrière s’est déroulée dans un contexte marqué par des crises politiques, des violences et de fortes tensions au sein de l’appareil sécuritaire.
Promu commissaire divisionnaire en 2013, il a poursuivi son parcours au sein de la PNH avant d’atteindre le grade d’inspecteur général en 2026. Sa nomination à la Direction des renseignements et des services généraux (DRSG) intervient après plus de vingt années de service.
LA NÉCESSITÉ DE VÉRIFIER LES FAITS
La question centrale reste celle des preuves. Les accusations doivent pouvoir s’appuyer sur des documents administratifs, des relevés financiers, des transactions identifiables, des témoignages vérifiables ou d’autres éléments permettant d’établir les faits.
Les déclarations publiques peuvent signaler d’éventuels dysfonctionnements, mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à établir la culpabilité d’une personne. Une enquête indépendante permettrait de confronter les différentes versions et de distinguer les faits établis des allégations.
En attendant d’éventuels éléments nouveaux, la prudence reste donc nécessaire. La lutte contre la corruption exige de la transparence et de la responsabilité, mais elle repose aussi sur des preuves vérifiables, le respect du contradictoire et la présomption d’innocence.
La Rédaction
by Gesnel Moïse | Août 9, 2026 | Non classé
La perspective d’un changement à la direction de l’Office d’Assurance Accidents du Travail, Maladie et Maternité (OFATMA) suscite des réactions. Des citoyens dénoncent les démarches qui seraient entreprises par le ministre de la Santé publique, Sinal Bertrand, pour remplacer l’actuel directeur, Vikerson Garnier.
Port-au-Prince, 9 août 2026.
Selon les voix critiques, le ministre ne fonderait pas cette éventuelle décision sur le bilan de l’institution, mais sur des considérations politiques. Elles évoquent notamment la possibilité de confier le poste à une personnalité proche du parti Les Démocrates Engagés pour une Haïti Forte et Inclusive (DEHFI), auquel le ministre est présenté comme affilié.
Cette controverse dépasse ainsi le seul avenir du directeur de l’OFATMA. Pour ses détracteurs, elle pose une nouvelle fois la question de la politisation des institutions publiques.
Les résultats de la direction Garnier mis en avant
Les défenseurs de Vikerson Garnier mettent en avant plusieurs résultats communiqués par la direction de l’OFATMA. Ils s’interrogent notamment sur les raisons qui pourraient justifier son remplacement alors que l’administration affirme avoir engagé plusieurs réformes.
Selon les chiffres avancés par l’institution, la direction a régularisé plus de 600 contrats de travail jugés irréguliers. Elle aurait également nommé plus d’une centaine d’employés, dont certains travaillaient depuis trois à dix ans au sein de l’Office.
L’OFATMA affirme aussi avoir conclu plus de 30 protocoles d’accord avec différents prestataires de soins affiliés.
Pour les soutiens de Garnier, ces données témoignent des changements engagés au sein de l’institution.
La gestion financière au centre des arguments
La direction de l’OFATMA affirme par ailleurs avoir renforcé la gestion financière et administrative de l’Office.
Plus de 40 cadres auraient suivi des formations destinées à renforcer leurs compétences. L’administration affirme également avoir amélioré l’application des normes relatives à la gestion des finances publiques.
Dans le domaine social, l’OFATMA avance une hausse de 143 % des allocations budgétaires destinées au paiement des services de santé.
L’institution indique également avoir traité plus de 18 000 dossiers de réclamations médicales, distribué près de 6 000 cartes d’assurés et enregistré 74 nouvelles entreprises affiliées.
Des projets de modernisation annoncés
L’administration Garnier avait également annoncé plusieurs projets visant à moderniser l’OFATMA.
Elle prévoyait notamment de renforcer les directions départementales, de moderniser plusieurs centres hospitaliers dans le Nord, le Sud et l’Ouest et d’informatiser le système d’assurance.
La direction envisageait aussi de diversifier les sources de financement afin de consolider les acquis de l’institution et de soutenir son développement.
Pour les défenseurs de Garnier, un changement à la tête de l’OFATMA pourrait interrompre certains de ces chantiers.
La Protection civile bénéficie aussi de l’assurance
L’OFATMA a également développé des partenariats avec d’autres institutions publiques. Un protocole d’accord conclu avec la Direction générale de la Protection civile a notamment permis à 12 brigadiers et volontaires d’obtenir des cartes d’assurance.
La direction présente cette initiative comme une mesure visant à élargir la couverture sociale aux personnes engagées dans des activités au service de la population.
Les craintes autour du « partage politique »
La contestation prend toutefois une dimension politique avec les craintes exprimées autour d’un éventuel remplacement de Garnier.
Ses défenseurs redoutent que les institutions publiques servent encore de moyens de récompense aux formations politiques au pouvoir. Ils demandent donc au ministre de la Santé publique de préciser les raisons d’un éventuel changement à la tête de l’OFATMA.
Ils souhaitent également que l’État fonde sa décision sur des critères liés à la compétence, aux résultats et à l’intégrité, plutôt que sur des considérations partisanes.
Pour ces citoyens, la question dépasse le cas de Vikerson Garnier. Elle concerne plus largement les critères qui doivent guider les nominations et les changements à la tête des institutions publiques.
Alors que l’administration haïtienne traverse une importante crise de confiance, ils estiment qu’un changement perçu comme politique pourrait davantage fragiliser la crédibilité de l’État.
Le débat intervient également dans un contexte de préparation d’une nouvelle séquence électorale et politique. Le parcours de Vikerson Garnier, qui dirige également le CAHDOA et appartient à la plateforme VIKTWA, ajoute une dimension politique à la controverse.
Pour ses soutiens, l’enjeu consiste désormais à déterminer si les résultats obtenus et la continuité administrative peuvent peser dans les décisions de l’État.
Entre bilan de gestion, continuité institutionnelle et accusations de politisation, l’avenir de la direction de l’OFATMA pourrait ainsi devenir un nouveau dossier sensible pour la gouvernance publique en Haïti.
La Rédaction
by Gesnel Moïse | Août 6, 2026 | Non classé
Élections en Haïti : le CAHDOA réclame la révision de plusieurs articles du décret électoral
Le Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA) demande aux autorités de réviser plusieurs dispositions du décret électoral du 2 juin 2026. Il estime que ces changements garantiront un processus électoral plus équitable et plus crédible.
Port-au-Prince, le 5 août 2026.
Dans une note publiée ce mercredi, le CAHDOA affirme que la réussite de la transition politique dépend d’élections transparentes, crédibles et inclusives. Selon le collectif, un scrutin digne de confiance renforcera la légitimité des institutions. Il favorisera aussi le retour à l’ordre constitutionnel.
Le CAHDOA demande la révision des articles 57, 58 et 59. Il estime que ces dispositions entretiennent des ambiguïtés sur le registre électoral. Elles risquent également de compliquer l’application de la loi.
L’organisation réclame aussi la modification de plusieurs alinéas de l’article 153. Elle juge inadaptées les exigences liées à la contribution foncière, à la mise en disponibilité des fonctionnaires et aux déclarations fiscales successives. Selon elle, ces critères pourraient écarter des citoyens remplissant les conditions pour être candidats.
Le collectif demande également la suppression du certificat médical obligatoire. Il considère que cette exigence n’améliore pas la transparence du scrutin. À ses yeux, elle impose une contrainte inutile aux candidats.
Enfin, le CAHDOA propose de modifier l’article 237. Il souhaite rendre obligatoire la signature des procès-verbaux de dépouillement par les mandataires présents. Le collectif estime que cette mesure renforcera la transparence du vote. Elle contribuerait aussi à réduire les contestations après les élections.
Optimiste Média Info (OMI)
by Gesnel Moïse | Août 4, 2026 | Non classé
Port-au-Prince, 4 août 2026 – Le jeune leader et politologue Bonhomme Chavez dénonce la dégradation des conditions de vie dans la commune d’Anse-à-Foleur, dans le département du Nord-Ouest. Il accuse les responsables locaux d’avoir abandonné la commune et demande aux autorités centrales d’intervenir pour rétablir les services essentiels.
Selon Bonhomme Chavez, la situation s’est aggravée après le départ à l’étranger du maire Bernaud Valcin il y a plusieurs années. Il affirme que l’administration communale fonctionne difficilement et que les habitants font face à un manque de services publics de base.
Le politologue soutient que la population vit sans accès régulier à l’eau potable ni à l’électricité. Il estime que l’absence de l’État freine le développement d’Anse-à-Foleur, pourtant reconnue pour son potentiel touristique dans le département du Nord-Ouest.
Bonhomme Chavez appelle le gouvernement à prendre des mesures pour relancer la commune. Il demande notamment la réhabilitation de la route reliant Anse-à-Foleur aux Borgnes, estimant que cette infrastructure favoriserait les échanges, renforcerait l’activité touristique et contribuerait au développement économique de la région.
La rédaction
by Gesnel Moïse | Juil 27, 2026 | Non classé
Le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pourrait prochainement faire l’objet d’un remaniement ministériel. D’après des informations obtenues auprès de plusieurs sources proches des cercles politiques, des consultations seraient actuellement menées afin de revoir la composition du cabinet dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires, institutionnels et économiques.
Port-au-Prince, le 26 juillet 2026.
Selon ces mêmes sources, plusieurs personnalités sont évoquées pour intégrer la nouvelle équipe gouvernementale. Parmi les noms qui circulent figurent l’ancien sébateur Yvon Feullé et Guilbert Barthélémy, et André Raphaël respectivement président vice-président et conseiller politique du Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA), ainsi que Herby Raphaël et Delson Cius. Reconnus pour leur engagement dans les sphères politique et associative, ces quatre profils sont présentés comme des personnalités susceptibles d’apporter une nouvelle impulsion à l’action gouvernementale durant la période de transition.
Ce possible remaniement intervient alors que l’exécutif est confronté à une situation particulièrement difficile. L’insécurité persistante, la progression des groupes armés, la crise humanitaire, les difficultés économiques ainsi que les préparatifs du processus électoral figurent parmi les principaux défis auxquels font face les autorités de transition.
Pour plusieurs analystes, un changement de gouvernement pourrait permettre de renforcer certains ministères stratégiques et d’améliorer la coordination de l’action publique. Ils soulignent toutefois que le succès d’un éventuel remaniement dépendra de la capacité des nouveaux responsables à mettre en œuvre des réformes efficaces, à améliorer la gouvernance et à répondre aux attentes de la population.
Optimiste Média Info
by Gesnel Moïse | Juil 25, 2026 | Non classé
Pétion-Ville, le 25 juillet 2026 – Le Centre de Technologies de l’Information (CETINFO) a organisé, ce samedi, une journée de formation à l’intention de ses anciens et futurs diplômés afin de les préparer à leur insertion professionnelle. Consacrée aux techniques d’embauche et au savoir-vivre en entreprise, cette activité a réuni près d’une centaine de participants.
À l’ouverture de la formation, Me Roody Fortuné a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la mission du CETINFO d’accompagner ses étudiants au-delà de leur parcours académique. Il a affirmé que l’établissement souhaite former des professionnels compétents, capables d’adopter les comportements et les attitudes recherchés par les employeurs.
Il a souligné que les compétences techniques doivent s’accompagner d’un savoir-être exemplaire, d’un sens de la discipline et d’une capacité d’adaptation afin de répondre aux exigences du marché du travail.
Me Fortuné a également invité les entreprises du secteur privé à offrir davantage de stages aux jeunes diplômés. Selon lui, ces expériences leur permettent d’acquérir une première expérience professionnelle et facilitent leur accès à un emploi durable.
Rose Gaëlle Gervé, étudiante à la Faculté des Sciences humaines (FASCH) de l’Université d’État d’Haïti (UEH), a animé la formation. Elle a présenté plusieurs modules consacrés à la rédaction de candidatures, aux stratégies de recherche d’emploi, à la préparation aux entretiens d’embauche, à la communication professionnelle ainsi qu’aux règles d’étiquette en milieu de travail.
Elle a également présenté les principaux défis auxquels les jeunes font face sur le marché de l’emploi en Haïti. Elle les a encouragés à renforcer leur confiance en eux, à poursuivre leur perfectionnement et à rester attentifs aux opportunités susceptibles de favoriser leur insertion professionnelle.
Tout en saluant la participation active des étudiants, Mme Gervé a rappelé que la formation continue, l’engagement personnel et le professionnalisme constituent aujourd’hui des atouts essentiels pour améliorer les perspectives d’embauche dans un contexte économique exigeant.
Par cette initiative, le CETINFO réaffirme sa volonté d’accompagner ses diplômés vers une insertion professionnelle réussie en leur fournissant des outils concrets, des conseils pratiques et des compétences complémentaires répondant aux attentes du marché de l’emploi.
Optimiste Média Info