Jeantel Joseph durcit le ton : « Pas de sécurité, pas d’élections »

Jeantel Joseph durcit le ton : « Pas de sécurité, pas d’élections »

Pas de sécurité, pas d’élections. C’est la position défendue par Jeantel Joseph, dirigeant de l’Opposition plurielle, lors d’une conférence de presse tenue lundi 10 août 2026. Il prévient que son regroupement pourrait boycotter le processus électoral si les conditions minimales de sécurité ne sont pas réunies dans le pays.

Jeantel Joseph affirme que l’Opposition plurielle dispose de candidats prêts à participer aux élections à tous les niveaux. Toutefois, il refuse que ces candidats prennent part à un scrutin organisé dans des zones où des groupes armés exercent leur influence. Il appelle ainsi la population à rester vigilante face à l’évolution du processus électoral.

Le responsable politique estime que la situation sécuritaire dans l’Ouest et l’Artibonite constitue un obstacle majeur à la tenue d’élections crédibles. Selon son estimation, ces deux départements représentent une part importante de l’électorat. Il reproche aux autorités de ne pas avoir pris suffisamment de dispositions pour rétablir l’autorité de l’État dans les territoires affectés par la violence.

Jeantel Joseph interpelle directement le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qu’il invite à agir avant la poursuite du processus électoral. Il rappelle que le chef du gouvernement dirige également le Conseil supérieur de la Police nationale et estime que les autorités doivent répondre à la persistance des violences, notamment à Kenscoff et dans d’autres zones du pays.

Le dirigeant de l’Opposition plurielle critique également les dépenses annoncées dans le cadre du référendum. Il remet notamment en question l’utilisation de 40 millions de dollars américains, estimant que ces ressources pourraient être consacrées à d’autres priorités nationales dans un contexte marqué par de graves difficultés sécuritaires et sociales.

Jeantel Joseph soulève la question du coût des campagnes électorales et des moyens financiers nécessaires pour briguer un poste de député, de sénateur ou de président. Pour l’Opposition plurielle, le problème ne réside donc pas dans le principe des élections, mais dans leurs conditions d’organisation. Elle réclame notamment la sécurité, la liberté de campagne et la possibilité pour les citoyens d’exercer librement leur droit de vote.

Optimiste Média Info

Le MOPELID rejette le calendrier électoral et réclame un scrutin inclusif

Le MOPELID rejette le calendrier électoral et réclame un scrutin inclusif

Delmas, 4 août 2026 – Le Mouvman Pwogresis pou Etabli Lideyal Desalin (MOPELID) critique le calendrier électoral publié par le Conseil électoral provisoire (CEP) et demande l’organisation d’élections réellement inclusives. Lors d’une conférence de presse tenue mardi à Delmas, les responsables du mouvement estiment que les conditions actuelles ne permettent pas la tenue d’un scrutin crédible.

Les dirigeants du MOPELID affirment que l’insécurité, le chômage et la dégradation des conditions de vie continuent d’affecter la population. Le porte-parole du mouvement, Jean Joseph Louisné, précise que son organisation ne s’oppose pas aux élections, mais exige un processus garantissant la participation de tous les citoyens, sans exclusion territoriale ni traitement privilégié.

Le mouvement dénonce notamment l’absence des départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre dans le calendrier électoral. Jean Joseph Louisné estime qu’un scrutin ne peut être considéré comme crédible si une partie importante de la population ne peut pas exercer son droit de vote. Il critique également la poursuite du processus électoral alors que les violences armées continuent de perturber le fonctionnement des écoles, des hôpitaux et d’autres services publics.

La porte-parole adjointe du MOPELID, Marie Vanessa Joseph, appelle les autorités à garantir la neutralité de l’État durant le processus électoral. Le mouvement demande un traitement équitable de tous les candidats et réaffirme son attachement à des élections transparentes, inclusives et sécurisées afin de renforcer la confiance des citoyens dans le processus démocratique.

Optimiste Média Info (OMI)

L’Entente Nationale sonne l’alarme et réclame des garanties pour sauver la crédibilité des élections

L’Entente Nationale sonne l’alarme et réclame des garanties pour sauver la crédibilité des élections

Port-au-Prince, 4 août 2026 – L’Entente Nationale (ENA) demande aux autorités électorales de corriger les irrégularités qu’elle affirme avoir relevées dans l’organisation du processus électoral. Dans une déclaration publiée le 3 août, le parti estime que les incohérences entre les textes réglementaires et le calendrier officiel compromettent la transparence du scrutin et entretiennent l’incertitude chez les acteurs politiques.

L’ENA dénonce une confusion juridique provoquée par la coexistence de plusieurs documents encadrant les élections. Le parti demande au Conseil électoral provisoire (CEP) d’adopter un décret électoral unique, officiel et définitif afin de garantir un cadre juridique clair et uniforme.

Le parti critique également la gestion de l’enregistrement des groupements politiques. Il affirme que la fermeture des inscriptions avant la date prévue dans le calendrier officiel, sur la base d’un « sous-calendrier », a créé une confusion évitable. Selon lui, le calendrier électoral officiel doit rester l’unique référence pour tous les acteurs du processus.

Échéances électorales : l’ENA réclame un calendrier fondé sur les réalités du pays

L’Entente Nationale conteste aussi la décision du CEP d’ouvrir une nouvelle période d’enregistrement du 4 au 6 août. À ses yeux, cette mesure constitue un nouvel échéancier plutôt qu’une simple prolongation des délais. Le parti regrette également l’absence d’un mécanisme clair pour le traitement des contentieux électoraux et appelle le CEP à clarifier rapidement les règles du processus afin de renforcer la crédibilité des prochaines élections.

L rédaction

Haïti : le PP Zansèt Ayiti appelle à faire de la sécurité la priorité avant les élections

Haïti : le PP Zansèt Ayiti appelle à faire de la sécurité la priorité avant les élections

Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité en Haïti, le président du Parti Politique Zansèt Ayiti (PP Zansèt Ayiti), Me Lucnas Étienne, réitère son opposition à la poursuite du calendrier électoral. Au cours d’une entrevue accordée à notre rédaction, il a estimé que les autorités devraient concentrer leurs efforts sur le rétablissement de la sécurité avant d’envisager toute consultation populaire.

Delmas, le 31 juillet 2026

Selon le dirigeant politique, son parti avait officiellement demandé au gouvernement et au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de suspendre les opérations électorales jusqu’à ce que les citoyens puissent circuler et exercer leur droit de vote sans crainte. Il regrette que cette démarche n’ait, selon lui, suscité aucune réaction de la part des institutions concernées.

Me Lucnas Étienne soutient qu’il est illusoire d’organiser des élections dans un pays où les violences armées, les enlèvements et l’emprise des groupes criminels continuent d’affecter plusieurs communes. À son avis, la restauration de l’autorité de l’État doit constituer la première étape de tout processus démocratique.

Le président du PP Zansèt Ayiti s’est également montré préoccupé par les ressources financières mobilisées pour les préparatifs électoraux. Il estime que l’État doit veiller à une gestion responsable des fonds publics afin d’éviter de répéter des expériences coûteuses qui n’ont pas abouti.

Échéances électorales : l’ENA réclame un calendrier fondé sur les réalités du pays https://optimiste.info/echeances-electorales-lena-reclame-un-calendrier-fonde-sur-les-realites-du-pays/

Commentant l’ouverture des centres d’inscription des électeurs dans plusieurs établissements scolaires du département de l’Ouest, Me Lucnas Étienne affirme que la mobilisation observée demeure faible. Il y voit le reflet d’un manque de confiance d’une partie de la population envers un processus organisé dans un climat d’insécurité généralisée.

Réaffirmant la position de son parti, il appelle les autorités à mettre en œuvre des mesures concrètes pour rétablir l’ordre public, protéger les citoyens et créer les conditions indispensables à l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives.

En conclusion, le leader politique a invité la population à faire preuve de prudence dans ses déplacements, tout en assurant que le PP Zansèt Ayiti poursuivra son plaidoyer pour que la sécurité devienne le socle de tout processus électoral en Haïti.

Optimiste. Info

Croix-des-Bouquets absente du processus électoral : Maurice Gervais dénonce une atteinte au droit de vote des citoyens

Croix-des-Bouquets absente du processus électoral : Maurice Gervais dénonce une atteinte au droit de vote des citoyens

L’absence de la commune de Croix-des-Bouquets de la première phase des opérations d’inscription des électeurs est vivement dénoncée. Pour le jeune leader Maurice Gervais, le droit de milliers de citoyens à participer au processus démocratique est compromis par cette décision du Conseil électoral provisoire (CEP).

Les opérations d’inscription des électeurs ont été officiellement lancées par le CEP dans le département de l’Ouest. Toutefois, seules les communes de Pétion-Ville, Delmas et Tabarre ont été retenues, tandis que plusieurs territoires touchés par l’insécurité, dont Croix-des-Bouquets, ont été écartés.

Selon Maurice Gervais, cette exclusion ne peut être réduite à une simple contrainte logistique. À ses yeux, une partie importante de la population est privée de la possibilité de s’inscrire sur les listes électorales et de participer aux prochaines consultations populaires.

Il est également soutenu que les conditions nécessaires à l’exercice des droits civiques doivent être garanties par l’État, quel que soit le lieu de résidence des citoyens. L’insécurité ne devrait pas être utilisée comme motif d’exclusion électorale, mais être considérée comme une urgence nationale appelant une réponse ferme des autorités.

Le gouvernement est enfin appelé à reprendre le contrôle des zones occupées par les groupes armés. Selon Maurice Gervais, la crédibilité des prochaines élections sera conditionnée par leur caractère universel et inclusif. À défaut, une partie de la population risque d’être privée de son droit de participer à un processus destiné à consolider la démocratie haïtienne.

ptimiste Média Info (OMI)

L’Entente Nationale sonne l’alarme et réclame des garanties pour sauver la crédibilité des élections

Échéances électorales : l’ENA réclame un calendrier fondé sur les réalités du pays

Le débat autour du processus électoral s’intensifie. Le parti Entente Nationale (ENA) exprime de vives réserves sur le second calendrier électoral publié par le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Il estime que les autorités ne pourront pas appliquer ce calendrier dans le contexte actuel marqué par l’insécurité et de nombreuses difficultés organisationnelles.

Port-au-Prince, le 30 juillet 2026 – Dans une note de presse publiée ce jeudi, la formation politique affirme que les institutions de l’État doivent d’abord garantir un environnement stable et sécurisé avant d’organiser les prochaines élections. Selon elle, les autorités ne peuvent pas fixer des échéances électorales sans offrir de garanties concrètes en matière de sécurité, au risque de fragiliser le processus et d’alimenter les contestations.

L’Entente Nationale reproche également au CEP de publier un calendrier dont l’application dépend de l’amélioration du climat sécuritaire. Pour le parti, cette condition confirme que les autorités n’ont pas encore réuni les préalables indispensables à l’organisation des scrutins et soulève des doutes quant au respect des échéances annoncées.

Le parti attire aussi l’attention sur plusieurs obstacles techniques qui pourraient compromettre la transparence du processus. Il cite les retards dans la distribution des cartes électorales, les difficultés rencontrées lors des opérations d’inscription ainsi que les interrogations sur la fiabilité du registre électoral. Selon l’ENA, les autorités doivent résoudre ces problèmes avant de poursuivre le calendrier.

L’ENA estime en outre que les déclarations officielles annonçant une amélioration progressive de la sécurité ne correspondent pas à la réalité que vivent de nombreux citoyens. Elle appelle le gouvernement à garantir la protection des électeurs, des candidats et du personnel électoral afin d’assurer un scrutin crédible et apaisé.

Malgré ses critiques, le parti réaffirme sa volonté de participer aux prochaines élections. Il demande toutefois aux autorités d’organiser un processus électoral inclusif, transparent et sécurisé, estimant qu’une préparation adaptée aux réalités du terrain permettra de rétablir la confiance de la population dans les institutions démocratiques.

La Rédaction