Sécurité : une coalition d’organisations applaudit le leadership de la PNH et encourage la poursuite des offensives contre les gangs

Sécurité : une coalition d’organisations applaudit le leadership de la PNH et encourage la poursuite des offensives contre les gangs

Le Rassemblement des Organisations Dévouées en Action pour l’Avancement d’Haïti (RODAAH) a exprimé son soutien au directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, saluant les résultats enregistrés dans les opérations de lutte contre les groupes armés qui continuent de menacer la stabilité du pays.

Port-au-Prince, le 9 juin 2026. Dans une correspondance officielle adressée au numéro un de l’institution policière, l’organisation a tenu à souligner les efforts consentis par la direction générale de la PNH pour rétablir l’ordre public dans plusieurs zones touchées par la violence. Le RODAAH estime que les initiatives engagées sous le leadership de M. Paraison témoignent d’une volonté affirmée de restaurer l’autorité de l’État et de renforcer la sécurité des citoyens.

Regroupant plus d’une cinquantaine d’organisations présentes à travers les dix départements du pays ainsi qu’au sein de la diaspora haïtienne, le RODAAH affirme suivre de près l’évolution de la situation sécuritaire. Selon ses responsables, plusieurs avancées significatives ont été observées ces derniers mois dans des secteurs autrefois dominés par des groupes criminels, notamment au centre-ville de Port-au-Prince, à Delmas 13, à Nazon et le long du boulevard du 15-Octobre.

L’organisation met également en avant les efforts de réhabilitation des infrastructures publiques et policières. La réouverture du sous-commissariat de Carrefour Aéroport ainsi que la reprise progressive des activités dans certaines institutions de l’État sont perçues comme des signes encourageants d’un retour graduel de la présence gouvernementale dans des zones affectées par l’insécurité.

Le RODAAH a par ailleurs salué les interventions menées à Village-de-Dieu, considérées comme une étape importante dans la reconquête de territoires longtemps contrôlés par des groupes armés. Pour les dirigeants de la structure, le renforcement de la présence policière dans cette localité envoie un message clair quant à la détermination des forces de l’ordre à reprendre le contrôle des espaces occupés par le crime organisé.

Tout en reconnaissant les contraintes auxquelles fait face la PNH, notamment sur les plans logistique et matériel, l’organisation estime que la persévérance des autorités policières, combinée à l’appui de la population, demeure essentielle pour consolider les acquis obtenus sur le terrain.

En conclusion, le RODAAH invite la direction générale de la PNH à maintenir la pression sur les réseaux criminels et à poursuivre les opérations visant à sécuriser les zones vulnérables. L’organisation réaffirme sa conviction qu’une amélioration durable du climat sécuritaire reste possible grâce à une action coordonnée entre les institutions de l’État et les différentes composantes de la société.

Jean Gilles Désinord
Optimiste. Info

Le SYNAPOHA interpelle le CSPN : « On ne peut pas combattre les gangs avec une police négligée »

Le SYNAPOHA interpelle le CSPN : « On ne peut pas combattre les gangs avec une police négligée »

Face à la détérioration continue du climat sécuritaire en Haïti, le Syndicat National des Policiers Haïtiens (SYNAPOHA) a élevé la voix ce lundi lors d’une conférence de presse tenue à Delmas. L’organisation syndicale a dénoncé ce qu’elle considère comme un abandon progressif des policiers par les autorités étatiques, alors que les agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) demeurent en première ligne dans la lutte contre les groupes armés.

Delmas, le 8 juin 2026.Prenant la parole devant les journalistes, le porte-parole du SYNAPOHA, Sidel Mathieuny, a dressé un tableau préoccupant de la réalité vécue par les membres de l’institution policière. Selon lui, malgré les risques quotidiens auxquels ils sont exposés, les policiers continuent d’exercer leurs fonctions dans des conditions jugées précaires, sans bénéficier du soutien nécessaire de la part des autorités compétentes.

Le responsable syndical a rappelé que plusieurs revendications portées depuis des années par les agents restent sans réponse satisfaisante. Il a notamment insisté sur la nécessité de revoir les salaires, de renforcer les équipements de protection et d’améliorer les avantages sociaux destinés aux policiers et à leurs familles.

Au cours de cette intervention, le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) a été directement interpellé. Le SYNAPOHA estime que les difficultés rencontrées par la PNH sont en grande partie liées à l’absence de décisions fortes en matière de gouvernance sécuritaire. Le syndicat reproche aux responsables étatiques de ne pas avoir fourni à la police les moyens indispensables pour faire face à l’expansion des groupes armés qui gagnent du terrain dans plusieurs régions du pays.

Sidel Mathieuny a également attiré l’attention sur la vulnérabilité économique de nombreux policiers. Il a souligné que plusieurs agents peinent à répondre aux besoins fondamentaux de leurs familles malgré les dangers inhérents à leur profession. Une situation qui, selon lui, fragilise davantage le moral des troupes dans un contexte où les policiers figurent parmi les principales cibles des organisations criminelles.

La question de la couverture sociale a également été au centre des préoccupations exprimées par le syndicat. Les dirigeants du SYNAPOHA dénoncent l’insuffisance des mécanismes de prise en charge médicale et regrettent que de nombreux policiers rencontrent des difficultés lorsqu’ils doivent accéder à des soins de santé ou faire face à des situations d’urgence.

Au-delà des revendications professionnelles, l’organisation considère que l’amélioration des conditions de vie des policiers constitue un enjeu majeur pour le rétablissement de la sécurité nationale. Pour ses responsables, aucune stratégie durable de lutte contre l’insécurité ne peut porter ses fruits si les femmes et les hommes chargés de faire respecter la loi ne bénéficient pas eux-mêmes de garanties minimales de protection et de stabilité.

En conclusion, le porte-parole du SYNAPOHA a appelé les autorités à prendre des mesures urgentes en faveur des policiers. Il a soutenu qu’il serait difficile d’exiger des résultats significatifs sur le terrain tant que les préoccupations sociales, économiques et professionnelles des agents continueront d’être ignorées.
Par cette sortie publique, le syndicat entend replacer la situation des policiers au cœur du débat national et rappeler que le renforcement de la sécurité passe également par une meilleure considération de ceux qui sont chargés de défendre la population.

Optimiste. Info

Port-au-Prince : une circulation progressivement rétablie dans plusieurs quartiers de la capitale

Port-au-Prince : une circulation progressivement rétablie dans plusieurs quartiers de la capitale

Après plusieurs semaines marquées par des perturbations de la circulation et des tensions sécuritaires, plusieurs axes importants de la région métropolitaine connaissent un retour progressif à la normale. Des habitants et usagers de la route constatent une amélioration notable de la mobilité dans différentes zones de la capitale.

Port-au-Prince, le 8 juin 2026. Parmi les artères concernées figurent l’Avenue N, l’Avenue Christophe, la rue Magloire Ambroise ainsi que la rue Capois. Ces voies, qui avaient été affectées par des barricades et divers obstacles entravant la circulation, sont de nouveau accessibles aux véhicules et aux piétons, facilitant ainsi les déplacements quotidiens.

Cette évolution est largement associée aux opérations menées ces derniers jours par la Police nationale d’Haïti (PNH). Les interventions des forces de l’ordre ont notamment visé à dégager plusieurs points stratégiques et à renforcer leur présence dans certains secteurs jugés sensibles de l’aire métropolitaine.

Sur le plan économique, les effets de cette amélioration commencent également à se faire sentir. Dans plusieurs quartiers, des commerçants reprennent progressivement leurs activités, tandis que les riverains témoignent d’un regain de confiance lié à une présence policière plus visible.

Malgré ces avancées, la situation demeure sous surveillance. De nombreux observateurs rappellent que les défis sécuritaires restent importants dans la capitale et que le maintien de cette accalmie dépendra de la continuité des actions entreprises ainsi que de la capacité des autorités à consolider les acquis obtenus sur le terrain.

Optimiste. Info

Village de Dieu : entre satisfaction et attentes, le CORB réclame une lutte sans relâche contre les groupes armés

Village de Dieu : entre satisfaction et attentes, le CORB réclame une lutte sans relâche contre les groupes armés

L’intervention menée par la Police nationale d’Haïti (PNH) à Village de Dieu continue d’alimenter les débats dans l’espace public. Si l’opération est largement saluée comme un signal fort envoyé aux groupes armés, plusieurs organisations de la société civile estiment qu’elle doit désormais s’inscrire dans une stratégie durable de reconquête des territoires occupés par les gangs.

Port-au-Prince, le 5 juin 2026.Dans une note rendue publique le 5 juin, le Collectif des Organisations pour le Respect du Bicolore (CORB) a exprimé sa satisfaction face à cette offensive policière conduite dans l’un des principaux foyers d’insécurité de la région métropolitaine. L’organisation a adressé ses félicitations au Directeur général de la Police nationale d’Haïti, André Jonas Vladimir Paraison, ainsi qu’aux agents engagés dans l’opération.

Selon le CORB, cette intervention démontre que les forces de l’ordre conservent une capacité d’action significative lorsqu’elles disposent des ressources nécessaires et d’un appui institutionnel adéquat. L’organisation considère cette initiative comme une étape importante dans les efforts visant à restaurer l’autorité de l’État dans des zones longtemps dominées par des groupes criminels.

Toutefois, au-delà de l’enthousiasme suscité par l’opération, plusieurs observateurs soulignent que celle-ci ravive également certaines interrogations. Pendant des années, Village de Dieu a été identifié comme l’un des principaux bastions du banditisme armé en Haïti, marqué par des enlèvements, des affrontements meurtriers et des déplacements forcés de populations. Face à cette réalité, de nombreux citoyens s’interrogent sur les raisons qui ont retardé la mise en œuvre d’une offensive d’une telle envergure.

Pour le CORB, l’enjeu dépasse désormais le cadre de cette seule intervention. L’organisation appelle les autorités à maintenir la pression sur les groupes armés et à étendre les opérations aux autres zones sous leur contrôle. Elle estime que la population attend moins des actions ponctuelles que des résultats durables capables de rétablir la sécurité dans les quartiers affectés.

Le collectif invite également les citoyens à collaborer avec les forces de l’ordre en partageant les informations susceptibles de faciliter les opérations de sécurité. Selon lui, la lutte contre le grand banditisme ne peut être efficace sans une implication conjointe des institutions publiques et de la population.

Alors que l’insécurité demeure l’une des principales préoccupations des Haïtiens, l’opération de Village de Dieu apparaît comme un moment charnière. Son véritable impact sera évalué à l’aune de la capacité des autorités à poursuivre leurs actions dans le temps, à démanteler les réseaux criminels et à rétablir durablement la présence de l’État dans les territoires disputés.

Jean Gilles Désinord
Optimiste. Info

USA : la diaspora haïtienne fait rayonner le bicolore à Coldwater lors d’une célébration historique

USA : la diaspora haïtienne fait rayonner le bicolore à Coldwater lors d’une célébration historique

La communauté haïtienne de Coldwater, dans l’État du Michigan, a marqué avec ferveur le 223e anniversaire du drapeau haïtien à travers une grande cérémonie culturelle et mémorielle organisée le 17 mai 2026 au Veteran’s Memorial Park. Placée sous le thème rassembleur « KONBIT FYÈTE DRAPO N », cette activité a mis en lumière l’attachement profond de la diaspora à l’histoire, à l’identité et aux valeurs du peuple haïtien.

Michigan,le 24 Mai 2026.. Dans une ambiance mêlant émotion, patriotisme et convivialité, des dizaines de membres de la diaspora, accompagnés de représentants d’autres communautés locales, ont répondu présents pour célébrer ce symbole national chargé d’histoire. Chants, prestations musicales, interventions publiques et hommages ont rythmé cette journée dédiée à la mémoire collective et à l’unité.

L’un des moments marquants de la cérémonie fut la remise du prestigieux Coldwater Union Price Cup 2026, décerné par le Haitian Community Coldwater Michigan à David Kerms, salué pour son implication exceptionnelle au service de la communauté haïtienne locale.

Plusieurs personnalités engagées ont également reçu des distinctions honorifiques pour leur contribution à la vie communautaire et sociale. Parmi elles figurent le Révérend Pasteur Raymond Rodelet, le Révérend Pasteur Dalebrun Esther, l’entrepreneure Shelda Gusteme, Nicole Panache, Jean René Sainrald alias Babass, Vladimir Antoine, Josué Nicolas ainsi que Jean Robert Jean Charles.

La cérémonie a également été marquée par l’inauguration d’un tableau d’honneur au Coldwater Community Center, en mémoire des soldats haïtiens ayant combattu lors de la Bataille de Savannah en 1779 aux côtés des insurgés américains contre les forces britanniques. Cette initiative vise à rappeler le rôle historique joué par les Haïtiens dans la lutte pour l’indépendance des États-Unis, un pan souvent oublié de l’histoire commune entre les deux nations.

Prenant la parole au cours de l’événement, Steeve Colin, Chancelier du Haitian Community Coldwater Michigan, a rendu un vibrant hommage aux héros de l’indépendance haïtienne et particulièrement à Catherine Flon, reconnue pour avoir cousu le premier drapeau haïtien. Dans un discours empreint d’émotion, il a invité la communauté à promouvoir la paix, l’unité et la solidarité entre les peuples.

« Levons toutes les indifférences sociales afin de construire un monde non-violent », a-t-il déclaré, lançant un message universel de fraternité et d’espoir depuis le Michigan jusqu’à Haïti et au-delà.

Optimiste. Info

Plaine du Cul-de-Sac : NOUKONSYAN lance un cri d’alarme face à une catastrophe humanitaire

Plaine du Cul-de-Sac : NOUKONSYAN lance un cri d’alarme face à une catastrophe humanitaire

L’organisation sociopolitique NOUKONSYAN tire la sonnette d’alarme sur la situation dramatique qui prévaut dans la Plaine du Cul-de-Sac, où des milliers de familles vivent depuis plusieurs mois sous la menace constante des groupes armés. Dans une note rendue publique ce mardi, l’organisation appelle à une mobilisation nationale et internationale afin de venir en aide aux populations déplacées et abandonnées à leur sort.

Optimiste. Info, le 12 mai 2026. Selon NOUKONSYAN, les violences répétées orchestrées par des groupes criminels ont provoqué des massacres, des attaques armées et des déplacements forcés de population. Des familles entières ont fui leurs maisons dans l’urgence pour échapper à la mort, laissant derrière elles leurs biens et leurs moyens de subsistance.
Aujourd’hui, de nombreux déplacés survivent dans des conditions extrêmement précaires. Femmes, enfants, personnes âgées et nourrissons passent leurs journées et leurs nuits dans les rues, sans accès adéquat à la nourriture, aux soins médicaux ni à un abri sécurisé. L’organisation dénonce une crise humanitaire profonde qui menace directement la dignité et la survie de milliers de citoyens.

Dans son communiqué, NOUKONSYAN critique également l’absence de réponse efficace des autorités étatiques face à cette tragédie. L’organisation estime que le silence et l’inaction des pouvoirs publics renforcent le sentiment d’abandon ressenti par les victimes, alors que la mission première de l’État demeure la protection des citoyens et la garantie de leur sécurité.

« Chaque jour de silence aggrave la souffrance des familles déplacées », souligne l’organisation, qui considère la situation comme une urgence humanitaire nationale nécessitant des actions immédiates et coordonnées.
Au-delà des enjeux sécuritaires, NOUKONSYAN insiste sur la nécessité d’apporter une assistance concrète aux victimes, notamment en matière d’alimentation, d’hébergement temporaire, d’accompagnement psychologique et de prise en charge sanitaire.

L’organisation lance ainsi un appel pressant aux organisations sociales, aux institutions religieuses, au secteur privé, à la diaspora haïtienne ainsi qu’aux partenaires internationaux afin de se solidariser avec les habitants de la Plaine du Cul-de-Sac.

Pour NOUKONSYAN, sauver cette région meurtrie revient non seulement à protéger des vies humaines, mais également à défendre l’avenir du pays tout entier face à une crise qui ne cesse de s’aggrave

La Rédaction