Le BINUH recense plus de 600 morts dans la Plaine du Cul-de-Sac en moins de cinq mois

Le BINUH recense plus de 600 morts dans la Plaine du Cul-de-Sac en moins de cinq mois

Le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a alerté, ce mercredi 6 août 2026, sur l’aggravation des violences des gangs dans la Plaine du Cul-de-Sac et plusieurs quartiers de Cité Soleil. En moins de cinq mois, ces affrontements ont fait plus de 600 morts et des centaines de blessés, tout en aggravant la crise humanitaire. L’organisation appelle les autorités haïtiennes et leurs partenaires à renforcer les moyens des forces de sécurité afin de mieux protéger les populations civiles.

Le rapport du BINUH précise qu’entre le 6 mars et le 31 juillet 2026, les violences ont fait au moins 613 morts et 375 blessés. Plus d’un tiers des victimes n’appartenaient à aucun gang, dont 111 femmes et 77 enfants. L’organisation a également recensé plus de 176 femmes et filles victimes de viols, y compris de viols collectifs.

Le BINUH explique que cette recrudescence de la violence s’inscrit dans un contexte marqué par la recomposition de la coalition de gangs Viv Ansanm et par l’intensification des opérations des forces de sécurité dans d’autres secteurs de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Cette situation a favorisé de nouveaux affrontements entre groupes armés.

Les groupes armés ont également attaqué des bâtiments publics et privés, interrompu une grande partie des activités commerciales et perturbé plusieurs services essentiels, notamment les écoles et les établissements de santé. Ces violences ont contraint plus de 18 000 personnes à quitter leur domicile pour trouver refuge dans des zones plus sûres.

Selon le BINUH, plusieurs actes documentés au cours de cette période, notamment les homicides, les viols collectifs et les destructions d’infrastructures accueillant des services essentiels, pourraient constituer de graves violations du droit international des droits de l’homme.

Le rapport revient également sur l’attaque menée dans la soirée du 13 juin 2026, peu après le match de la Coupe du monde de football entre Haïti et l’Écosse. Des membres de gangs ont pris pour cible un rassemblement de plus de 300 personnes, tuant au moins 61 personnes et blessant 20 autres, dont plusieurs enfants.

Le BINUH rappelle que la Plaine du Cul-de-Sac et Cité Soleil représentent des zones stratégiques pour les groupes armés en raison de leur importance économique. Ces secteurs abritent plusieurs entreprises et des axes routiers qui relient le port à conteneurs de Port-au-Prince et le terminal pétrolier de Varreux au principal réseau routier menant vers le nord du pays.

Face à cette détérioration de la situation, le BINUH réitère son appel au renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité haïtiennes et à l’accélération du déploiement complet de la Force de répression des gangs (FRG). Le bureau estime que des effectifs suffisants, des équipements adaptés, des capacités spécialisées et des ressources financières permettront de reprendre le contrôle des zones touchées, de protéger les populations civiles et de rétablir durablement l’autorité de l’État.

Optimiste Media Info (OMI)

Haïti : Jean Gilles Désinord dénonce le massacre perpétré par le gang « Gran Grif » et interpelle les autorités

Haïti : Jean Gilles Désinord dénonce le massacre perpétré par le gang « Gran Grif » et interpelle les autorités

Dans un contexte d’insécurité croissante dans le département de l’Artibonite, le citoyen engagé Jean Gilles Désinord a vivement dénoncé le massacre attribué au gang « Gran Grif » contre la population de Jean Denis, une localité de la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite.

Optimiste. Info, le 30 Mars 2026. Lors d’une intervention téléphonique, le jeune leader originaire de la cité de Crête-à-Pierrot n’a pas caché son indignation face à ce qu’il qualifie de silence préoccupant des autorités. Selon lui, cette absence de réaction donne l’impression que la population de l’Artibonite est livrée à elle-même.

Il a également alerté sur le risque imminent d’une attaque visant le centre-ville de Petite-Rivière de l’Artibonite, une situation qui pourrait entraîner un déplacement massif de la population, déjà éprouvée par plusieurs années de violences imposées par des groupes armés.

« Les criminels ne cachent ni leur visage, ni leurs actions. Ils ont exécuté ce qu’ils avaient annoncé depuis plusieurs semaines », a-t-il affirmé.

Jean Gilles Désinord appelle l’État à prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la protection des habitants, aujourd’hui plongés dans la peur après les récentes attaques survenues à Jean Denis.

Au-delà de la crise sécuritaire, il a également exprimé son inquiétude face à la dégradation du secteur agricole dans la région. Il regrette profondément le déclin de sa ville natale, autrefois reconnue comme l’un des principaux greniers agricoles du pays, aux côtés de la commune de l’Estère.

« La situation actuelle reflète l’abandon total d’une ville. C’est toute une génération qui éprouve aujourd’hui la nostalgie d’un passé qui a marqué positivement l’histoire de cette commune », a-t-il souligné.

Âgé de 27 ans, le jeune leader nourrit l’ambition de se porter candidat aux prochaines élections municipales, avec pour objectif de redonner espoir à la population. Il insiste sur le rôle historique majeur de Petite-Rivière de l’Artibonite dans l’indépendance nationale et appelle les citoyens à l’unité pour sortir la commune de cette crise, malgré les défis sécuritaires persistants.

« L’heure est venue pour la jeunesse de prendre ses responsabilités. Mais il faut une jeunesse engagée, éduquée et responsable, car le développement d’un pays repose sur la capacité de sa jeunesse », a-t-il déclaré.

En conclusion, Jean Gilles Désinord a adressé ses messages de sympathie à la population de l’Artibonite, en particulier aux victimes du massacre perpétré par le gang de Savien.

La Rédaction

Insécurité : la PNH prône la reddition volontaire des groupes armés

Insécurité : la PNH prône la reddition volontaire des groupes armés

Le Directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Vladimir Paraison, a invité les gangs armés à déposer les armes et à se rendre volontairement. Cet appel a été lancé lors d’une interview collective accordée ce mardi, au cours de laquelle il a assuré que la police dispose désormais des capacités nécessaires pour traquer les groupes criminels sur l’ensemble du territoire national et rétablir l’ordre public.

Optimiste. Info, le 20 janvier 2026. Selon le commandant en chef de la PNH, cette démarche vise avant tout à réduire les pertes en vies humaines, aussi bien parmi les forces de l’ordre que dans la population civile. Il a précisé que les individus armés désireux de se rendre peuvent entrer en contact avec la police ou se présenter dans des lieux neutres, tels que des églises ou des temples vodou, afin de garantir une prise en charge sécurisée.

André Vladimir Paraison a souligné que les personnes optant pour la reddition seront remises aux autorités judiciaires compétentes afin de répondre de leurs actes, dans le strict respect des procédures légales en vigueur. Il a réaffirmé la détermination de l’État à faire respecter son autorité et à rétablir la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

Entouré des membres du haut commandement de la PNH, le Directeur général a également rappelé que l’institution policière a considérablement renforcé sa posture opérationnelle face aux gangs armés. Il a évoqué plusieurs opérations récentes ayant permis la neutralisation de bandits et le démantèlement de bases criminelles, illustrant, selon lui, la montée en puissance de la police.

Réitérant que la lutte contre l’insécurité demeure une priorité absolue, le patron de la PNH a insisté sur le fait que la reddition volontaire représente la meilleure option pour les groupes armés souhaitant éviter des affrontements aux conséquences dramatiques. À titre de rappel, le dernier bilan de la PNH fait état de six bandits tués, de cinq drones ainsi que d’armes et de munitions saisis lors d’une opération menée à Tokyo, dans le cadre de la traque du dénommé « Chalè ».

La Rédaction

Port-au-Prince : la violence à Bel Air force MSF à interrompre ses soins médicaux

Port-au-Prince : la violence à Bel Air force MSF à interrompre ses soins médicaux

La détérioration rapide de la situation sécuritaire dans le quartier de Bel Air, au centre de Port-au-Prince, menace directement la vie des habitants et entrave gravement l’accès aux soins de santé. Confrontée à cette escalade de violence, l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé, ce jeudi 8 janvier 2026, la suspension temporaire de ses activités médicales dans la zone.

OPTIMISTE.INFO, le 8 Janvier 2025. Selon les informations communiquées par MSF, cette décision fait suite à de violents affrontements opposant les forces de l’ordre à des groupes armés. Depuis le 6 janvier, le bâtiment scolaire utilisé comme site médical par l’organisation humanitaire s’est retrouvé au cœur des combats, mettant en danger le personnel sur place.

Sept volontaires communautaires de MSF ont été piégés à l’intérieur du site pendant plusieurs heures avant de réussir à s’échapper, illustrant l’extrême insécurité qui règne actuellement dans le quartier.

La reprise des violences a également coûté la vie à un ancien volontaire de l’organisation. Grièvement blessé, il n’a pas pu accéder à des soins médicaux et est décédé devant la clinique, faute de prise en charge.

Cet événement tragique met en évidence la fragilité persistante du système d’accès aux soins à Bel Air. Habituellement, MSF y assure une présence médicale hebdomadaire, appuyée par des agents de santé communautaires qui dispensent quotidiennement des soins de base et orientent les patients vers des structures spécialisées.

« Ces cliniques permettent chaque mois à plusieurs milliers de personnes de bénéficier de soins essentiels.

Sans cette présence médicale, ces populations se retrouvent totalement privées de services de santé », a déclaré Nicholas Tessier, chef de mission de MSF en Haïti.


Face à l’aggravation de la situation, MSF lance un appel pressant à toutes les parties concernées afin qu’elles respectent les structures médicales, le personnel de santé, les patients et les civils. L’organisation rappelle que l’accès aux soins est un droit fondamental et que les actions humanitaires ne doivent jamais être ciblées.

La crise sécuritaire à Bel Air souligne une fois de plus l’urgence d’une réponse coordonnée pour garantir la protection des civils et des infrastructures essentielles dans les zones urbaines en conflit à Port-au-Prince.

La Rédaction

Haïti – Insécurité : Nouvelle attaque meurtrière des gangs à L’Estère

Haïti – Insécurité : Nouvelle attaque meurtrière des gangs à L’Estère

La commune de L’Estère, dans le département de l’Artibonite, a été une nouvelle fois la cible d’une attaque armée d’une extrême violence. Le gang Kokorat San Ras a fait irruption dans la zone, semant la panique malgré la présence des forces de l’ordre au commissariat local.

OPTIMISTE.INFO, lundi 1ᵉʳ décembre 2025. D’après plusieurs témoins, les assaillants ont incendié plusieurs maisons, dont l’École presbytérale congréganiste de L’Estère, un établissement scolaire qui servait également d’abri pour des familles déplacées.

Le raid a fait plusieurs morts parmi la population, aggravant davantage le climat de terreur qui règne depuis des mois dans le Bas-Artibonite.

Sous le choc, les habitants dénoncent une fois de plus l’absence de réaction tangible de l’État face à la montée fulgurante de l’insécurité dans une région pourtant considérée comme stratégique.

« Comment une attaque d’une telle ampleur peut-elle se produire alors que les forces de l’ordre sont présentes dans la commune ? », s’indigne un résident.

Cette offensive s’inscrit dans une série d’actions violentes attribuées à des groupes armés opérant dans le Bas-Artibonite, où la population vit dans la crainte permanente de nouvelles incursions.

Face à cette situation alarmante, de nombreuses voix réclament une intervention rapide et déterminée des autorités afin de rétablir l’ordre et assurer la protection des civils.

La Rédaction

Cap-Haïtien : Une femme de 55 ans abattue dans la rue 2F

Cap-Haïtien : Une femme de 55 ans abattue dans la rue 2F

Une femme de 55 ans,Venante Merveille, a été tuée par balles dans la soirée du mardi 2 décembre 2025, vers 18 h, dans la rue 2F au Cap-Haïtien.

OPTIMISTE.INFO, le 2 décembre 2025. Selon les informations recueillies par notre rédaction, deux hommes non identifiés circulant à moto, un engin ne portant aucune plaque d’immatriculation — auraient ouvert le feu sur la quinquagénaire avant de prendre la fuite.

La détonation des armes et la violence de l’attaque ont semé un vif mouvement de panique dans la zone, obligeant passants et conducteurs à chercher en urgence un endroit où se mettre à l’abri.
Parmi les témoins figurait Widannette Jean, une adolescente de 14 ans, encore sous le choc au moment où elle a décrit la scène. Les unités de police dépêchées sur place n’ont pu que constater la fuite rapide des assaillants.

Le juge de paix Enave Bien-Aimé s’est rendu sur les lieux peu après les faits pour procéder au constat légal. D’après ses observations, la victime présentait six impacts de balle atteignant plusieurs zones vitales.

Ce meurtre vient s’ajouter à une série d’actes violents signalés ces dernières semaines dans le centre-ville du Cap-Haïtien ainsi que dans plusieurs quartiers périphériques.

Face à cette montée d’insécurité, des voix s’élèvent pour réclamer un renforcement des patrouilles policières, particulièrement à l’approche des fêtes de fin d’année.

La Rédaction