by Gesnel Moïse | Août 6, 2026 | Société
Le magistrat Yves Andrel Salomon reçoit de nombreux témoignages de soutien pour son action en faveur du développement de la commune de Port-au-Prince. Une affiche diffusée sur les réseaux sociaux met en avant son leadership, sa vision et son engagement au service de la population.
Port-au-Prince, le 5 août 2026.
Les auteurs du message affirment que le magistrat a engagé plusieurs actions pour redynamiser la commune. Ils estiment que son administration a soutenu diverses initiatives communautaires. Ils citent notamment des activités culturelles et des projets destinés aux jeunes, aux femmes et aux personnes âgées.
La publication reprend également une phrase souvent associée au magistrat : « Pa gen Pòtoprens san Chann Mas ». Selon les signataires, cette formule rappelle l’importance du Champ de Mars dans la vie sociale et culturelle de la capitale.
Les initiateurs de cet hommage estiment que les réalisations du magistrat illustrent une gestion fondée sur la responsabilité, la détermination et le sens du service public. À leurs yeux, cette approche contribue à améliorer le cadre de vie des citoyens.
Sous le slogan « Magistrat Salomon = propreté, beauté et amour », les signataires réitèrent leur soutien au magistrat. Ils saluent les efforts entrepris pour renforcer le dynamisme et l’attractivité de Port-au-Prince. Les affirmations contenues dans cette publication reflètent toutefois uniquement l’opinion de leurs auteurs. Elles ne constituent pas une évaluation indépendante de son bilan.
Optimiste Média Info
by Gesnel Moïse | Juil 18, 2026 | Société
La Caisse d’Assistance Sociale (CAS) a distribué, mercredi 15 juillet 2026, 7 000 kits alimentaires et 2 000 kits d’hygiène aux personnes déplacées de Kenscoff, une commune fortement touchée par la crise sécuritaire.
Selon l’institution, les familles déplacées ont reçu 7 000 kits alimentaires pour répondre à leurs besoins les plus urgents. La CAS a également remis 2 000 kits d’hygiène, principalement aux femmes, afin d’améliorer leurs conditions sanitaires.
La CAS précise que cette intervention fait partie des actions sociales menées par le gouvernement en faveur des populations les plus vulnérables. Face à la hausse du nombre de déplacés internes, les autorités annoncent le renforcement des mécanismes d’aide humanitaire.
Le directeur de la CAS, Jhony Raphaël, et le directeur adjoint, Bigues Forestal, ont supervisé cette distribution. Ils ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les initiatives en faveur des familles touchées par la crise. Selon eux, cette aide répond aux besoins immédiats des personnes déplacées et nécessite une mobilisation continue.
Cette opération intervient alors que les besoins humanitaires restent importants en Haïti. La violence des groupes armés continue de forcer des milliers de familles à quitter leur domicile. Les organisations humanitaires rappellent que l’aide alimentaire, sanitaire et sociale demeure indispensable pour soutenir les populations les plus touchées.
optimiste Média Info
by Gesnel Moïse | Juil 17, 2026 | Société
Plusieurs membres de la Ligue des organisations pour la défense des droits et l’intégration des personnes handicapées (LODDIPH) se sont réunis, le jeudi 16 juillet 2026, devant les locaux du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES). Ils ont rappelé leurs principales revendications. Les responsables de l’organisation ont dénoncé l’exclusion des personnes handicapées des programmes de protection sociale de l’État. Ils ont également demandé le respect des engagements pris par les autorités.
Les handicapés ont rappelé qu’une précédente mobilisation s’était tenue en mai dernier devant le FAES. Ils réclament une aide alimentaire pour les personnes handicapées. Ils demandent aussi leur intégration aux programmes MonCash du FAES. Ils souhaitent enfin un hébergement pour les personnes handicapées vivant sous des tentes.
Selon les participants, des responsables de la Primature avaient promis une réponse dans un délai de deux semaines. Plus de deux mois après cette rencontre, ils affirment n’avoir constaté aucune avancée. Ils estiment que les engagements pris n’ont pas été respectés.
Ils ont également lancé un appel au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Ils lui demandent de prendre en compte la situation des personnes handicapées. Ils rappellent que les autorités ont promis d’accorder une attention particulière aux citoyens les plus vulnérables.
Les responsables de la LODDIPH dénoncent aussi la distribution des aides publiques. Selon eux, plusieurs sites accueillant des personnes déplacées reçoivent des kits d’assistance. En revanche, de nombreuses personnes handicapées restent exclues de ces programmes. Ils souhaitent accompagner l’État afin que les aides parviennent aux personnes les plus vulnérables.
Les personnes présentes affirment que certains responsables politiques auraient reçu d’importantes quantités de kits d’assistance. Selon eux, les organisations représentant les personnes handicapées n’ont obtenu qu’un nombre limité de kits. Ils dénoncent cette situation et réclament une répartition plus équitable des ressources destinées aux populations vulnérables.
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Optimiste Media Info
by Optmiste.info | Juil 7, 2026 | Société
La Ligue haïtienne de défense des droits humains (LHDDH) a dénoncé l’incendie criminel qui a ravagé la résidence du Dr Smith Magny. Dans une déclaration publiée ce lundi, l’organisation qualifie cet acte d’une extrême gravité. Elle appelle les autorités à mettre fin à l’impunité. Elle exige aussi l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante. Son objectif est d’identifier et de traduire tous les responsables en justice.
Port-au-Prince, le 6 juillet 2026. Pour la LHDDH, cette attaque dépasse le simple fait divers. Elle reflète la dégradation rapide de la sécurité en Haïti. Des groupes armés ciblent de plus en plus de citoyens, y compris des personnalités publiques. Dans le même temps, les autorités ne poursuivent pas systématiquement les auteurs de ces violences.
‘L’organisation estime que l’incendie de la résidence du Dr Smith Magny menace directement les droits fondamentaux des citoyens. Elle cite notamment le droit à la sécurité et à la protection des biens. Elle met également en garde contre la montée de la violence. Selon elle, cette situation fragilise davantage les institutions de la République et entretient un climat de peur au sein de la population.
La LHDDH rappelle que le Dr Smith Magny est une personnalité reconnue pour son engagement citoyen. Elle souligne aussi sa participation active aux débats sur les grandes questions nationales. Selon l’organisation, une attaque contre une figure aussi engagée ne peut être banalisée. Elle demande à l’État d’apporter une réponse ferme.
Face à cette situation, l’organisation demande aux autorités judiciaires de diligenter une enquête rigoureuse, impartiale et totalement indépendante. Elle insiste pour que les investigations permettent non seulement d’identifier les auteurs matériels de l’incendie, mais également les éventuels complices et commanditaires, afin que toute la chaîne des responsabilités soit établie.
La Ligue souligne qu’une procédure transparente est indispensable pour restaurer la confiance de la population dans le système judiciaire et envoyer un signal clair contre l’impunité. Elle affirme que toute personne impliquée dans cette attaque devra répondre de ses actes devant les juridictions compétentes.
Au-delà de ce dossier, la LHDDH renouvelle son appel aux autorités haïtiennes afin qu’elles prennent des mesures concrètes pour renforcer la sécurité publique, protéger les citoyens ainsi que leurs biens et garantir le respect effectif des droits humains sur l’ensemble du territoire national.
Face à la crise sécuritaire persistante, la LHDDH estime que l’État ne peut plus se limiter à des réactions ponctuelles. Elle l’appelle à assumer pleinement ses responsabilités en garantissant la sécurité, en renforçant la justice et en protégeant les libertés fondamentales afin d’empêcher les actes criminels de se banaliser.
Optimiste Média Info
by Optmiste.info | Juil 6, 2026 | Société
Éditorial de Djovany Michel, journaliste anti-corruption
<< L’échec de la lutte contre les gangs a contribué à prolonger la transition politique et à maintenir le pouvoir du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé en place.>>
Depuis qu’Alix Didier Fils-Aimé exerce seul le pouvoir exécutif à la suite de la fin du Conseil présidentiel de transition en date du 7 février 2026, Haïti continue de s’enfoncer dans une crise sécuritaire et politique profonde. Les élections ont été repoussées au nom de l’insécurité, tandis que les groupes armés poursuivent leur expansion dans plusieurs régions du pays.
Nous pouvons constater que les gangs paraissent plus puissants, plus audacieux et plus confiants que jamais. Ils étendent leur contrôle territorial, imposent leur loi, déplacent des milliers de familles et défient quotidiennement les autorités. Les massacres, les enlèvements et les attaques contre les populations civiles continuent d’alimenter un climat de peur permanente.
Pourtant, chaque autorité a au moins de cinq à dix agents de sécurité, majoritairement composés de policiers et de soldats, ce qui réduit fortement la présence des policiers dans les rues.
Le plus choquant, malgré de multiples missions étrangères déployées en Haïti pour neutraliser les gangs armés, aucun chef de gang n’a jamais été neutralisé.
Puisque l’État est infiltré à tous les niveaux dans l’administration publique, surtout par des hauts fonctionnaires de connivence avec les groupes armés, ce qui rend l’État incapable de bien jouer son rôle, les millions continuent d’être dépensés sans aucun résultat :
1- Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS)- Approuvée par le Conseil de sécurité des Nations unies en 2023 et dirigée par le Kenya, avec la participation de policiers de plusieurs pays, dont la Jamaïque, le Guatemala, les Bahamas, le Salvador et d’autres partenaires. Pour zéro résultat, mais des millions dépensés.
2- Police nationale d’Haïti- Bien qu’il ne s’agisse pas d’une mission internationale, elle bénéficie depuis 2021 de plusieurs millions de dollars de soutien en formation, en équipements et en renseignement de plusieurs États, mais malheureusement ces millions sont détournés par les autorités.
Et la nouvelle mission, transformée en Force de répression des gangs (FRG). Cette force a été autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 30 septembre 2025 afin de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité. Son mandat est plus robuste et vise notamment à neutraliser, isoler et dissuader les gangs armés. Elle a compté jusqu’à 5 500 militaires et policiers, avec des contingents provenant notamment du Tchad, de la Jamaïque, du Guatemala, du Salvador et d’autres États partenaires. Malheureusement, depuis, aucune arrestation des principaux chefs de gangs contrôlant les grands axes stratégiques du pays.
En plus, le gouvernement haïtien, sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a signé un contrat de 10 ans avec Vectus Global, une société de sécurité privée dirigée par Erik Prince (fondateur de Blackwater). Cet accord prévoit la fourniture de drones, d’hélicoptères et de renseignements pour lutter contre la violence des gangs, tout en prévoyant une assistance pour la collecte des impôts à la frontière.
Jusqu’à présent, aucune opération n’a jamais neutralisé ni tué un chef de gang, mais a tué des civils, des enfants et même des bébés, tandis que des millions sont dépensés et que le pouvoir trouve des arguments pour continuer avec la transition sans organiser d’élections.
Certains observateurs vont plus loin et estiment que l’inaction des autorités profite indirectement aux groupes armés en leur laissant davantage d’espace pour consolider leur emprise. D’autres dénoncent un pouvoir qui donnerait la priorité à sa propre survie politique plutôt qu’à l’organisation rapide d’élections crédibles.
Pendant ce temps, la population continue de payer le prix fort. Les écoles ferment, certaines entreprises disparaissent ou collaborent avec les gangs, par exemple à Carrefour, Delimart, les maisons de transfert, certaines écoles, entre autres, continuent à fonctionner, les hôpitaux fonctionnent difficilement et des centaines de milliers de citoyens vivent sous la menace permanente des armes. Chaque mois qui passe sans amélioration renforce l’idée que la transition est devenue une fin en soi plutôt qu’un moyen de restaurer la démocratie.
Après la fin du pouvoir du Conseil présidentiel de transition (CPT), le 7 février 2026, le pouvoir exécutif a été transféré au Premier ministre et à son gouvernement.
Alix Didier Fils-Aimé a utilisé cette stratégie de ne pas contribuer à rétablir la sécurité et l’échec du CPT pour bénéficier d’un délai constitutionnel maximal de 120 jours afin d’avoir la mission, à lui seul, d’organiser l’élection présidentielle et de rétablir la normalité institutionnelle après le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT).
Ce délai de 120 jours, calculé à partir du 7 février 2026, expirait précisément le 7 juin 2026. Au-delà de cette date, aucune disposition constitutionnelle ne permet plus au Conseil des ministres d’exercer légitimement le pouvoir exécutif en vertu de l’article 149.
Malgré le fait que le 7 juin 2026 marque la fin du pouvoir du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, il continue d’exercer ses fonctions comme un élu, procède à des remaniements, signe des contrats et effectue des décaissements sans peur ni crainte, puisque les gangs empêchent la population de se soulever, la majorité des quartiers populaires étant sous leur contrôle, et face à des politiciens soi-disant de l’opposition auxquels elle ne fait pas confiance.
Haïti ne peut rester prisonnière d’une gouvernance provisoire indéfinie. Le pays a besoin d’institutions légitimes, d’une stratégie sécuritaire efficace et d’un calendrier politique crédible. Sans rétablissement de l’autorité de l’État et sans retour à un ordre démocratique, le risque est grand de voir les groupes armés continuer à imposer leur propre pouvoir là où la République recule.
by Optmiste.info | Juin 19, 2026 | Société
Le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC) a publié, ce jeudi, une note de dénonciation dans laquelle il demande l’ouverture d’une enquête approfondie sur la gestion de l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA) par sa directrice générale, Mme Lovely François, installée à la tête de l’institution depuis le 24 mars 2026.
Port-au-Prince, le 18 juin 2026. Dans ce document, l’organisation affirme avoir été informée de présumées irrégularités administratives et financières au sein de l’ONA. Le RHAJAC évoque notamment des accusations de gaspillage de fonds publics, de favoritisme et de décaissements jugés suspects dans le cadre d’une activité organisée à l’occasion de la Fête des Mères.
Selon les informations rapportées par le réseau, un montant de 14 millions de gourdes aurait été débloqué pour cette activité. Citant des sources qu’il dit avoir consultées, le RHAJAC soutient que ces fonds auraient été utilisés à des fins autres que celles officiellement prévues. L’organisation affirme que ces allégations nécessitent des explications publiques et une vérification indépendante.
Le réseau inscrit ces accusations dans un contexte politique marqué par les tensions entourant l’échéance du 7 juin 2026, date à laquelle plusieurs organisations et partis politiques réclamaient le respect du délai de 120 jours prévu, selon leur interprétation, par l’article 149 de la Constitution amendée de 1987 pour l’organisation d’élections. Le RHAJAC estime que l’absence de progrès sur les questions sécuritaires et électorales a contribué à alimenter les tensions observées durant cette période.
Dans sa note, l’organisation allègue également que certains décaissements auraient été effectués dans le but d’apaiser le climat politique. Toutefois, aucune preuve documentaire n’a été rendue publique à ce stade pour étayer ces affirmations.
Le RHAJAC déplore par ailleurs ce qu’il qualifie de silence des institutions chargées de la lutte contre la corruption, notamment l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), face aux dénonciations formulées par diverses organisations et employés de l’ONA.
Rappelant que les ressources de l’Office proviennent des cotisations des travailleurs haïtiens, le réseau insiste sur la nécessité d’une gestion transparente et responsable des fonds publics. Il souligne que de nombreux retraités et cotisants continuent de faire face à d’importantes difficultés administratives et financières.
Dans ses recommandations, le RHAJAC réclame la réalisation d’un audit indépendant portant sur les contrats, marchés publics et décaissements effectués depuis l’entrée en fonction de Mme François. L’organisation demande également l’intervention de l’ULCC, de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif et des autres institutions compétentes afin de faire la lumière sur ces allégations.
Enfin, le réseau appelle les autorités à adopter des mesures conservatoires destinées à préserver l’intégrité d’éventuelles enquêtes. Selon le RHAJAC, seule une démarche transparente et indépendante permettra de dissiper les soupçons et de renforcer la confiance du public envers les institutions de l’État.
Optimiste. Info