par Optmiste.info | Jan 30, 2026 | Sécurité
Face à l’aggravation de la crise multidimensionnelle qui secoue Haïti, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé, à l’unanimité, de prolonger jusqu’au 31 janvier 2027 le mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). L’adoption de la résolution est intervenue lors de la 10 099ᵉ séance du Conseil.
Optimiste. Info, le 29 janvier 2026. À travers cette décision, l’organe onusien réaffirme son soutien au respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale d’Haïti, tout en tirant la sonnette d’alarme sur la détérioration continue des conditions politiques, sécuritaires et humanitaires dans le pays.
Le Conseil de sécurité constate avec inquiétude l’absence d’avancées politiques notables et la persistance de violations graves des droits humains. Il exhorte les autorités haïtiennes ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux à engager sans délai un dialogue inclusif et constructif, seul à même de déboucher sur un consensus politique durable et de restaurer l’ordre institutionnel.
La résolution souligne par ailleurs l’intensification des violences armées, attribuées à des groupes criminels dont les actions continuent de fragiliser le tissu social et de plonger des centaines de milliers de civils dans la précarité. Selon les chiffres évoqués, près de 1,4 million de personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur du pays, illustrant l’ampleur de la crise humanitaire.
Face à ce contexte alarmant, le Conseil insiste sur la nécessité de renforcer la lutte contre l’impunité, de contenir la prolifération des armes illégales et de rétablir progressivement l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
À l’approche des élections prévues en 2026, le BINUH est appelé à jouer un rôle déterminant, tant sur le plan technique que politique, afin d’appuyer l’organisation de scrutins crédibles, transparents et inclusifs, condition essentielle à un retour à l’ordre constitutionnel.
Enfin, la résolution prévoit la mise en place d’un mécanisme de suivi régulier, en coordination étroite avec les acteurs haïtiens, destiné à évaluer les progrès accomplis et à soutenir les efforts en faveur d’une stabilisation durable du pays.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 30, 2026 | Politique
À l’approche du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), la Convention Démocratique Alternative (CDA) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce jeudi, le parti exprime de sérieuses inquiétudes face à la trajectoire actuelle de la transition politique et appelle à une mobilisation nationale afin d’éviter une nouvelle crise institutionnelle majeure.
Optimiste. Info, le 29 Janvier 2026.Le CDA rappelle que cette date, consacrée par les accords de transition, constitue un tournant décisif pour l’avenir démocratique d’Haïti. Selon la formation politique, le 7 février 2026 ne peut faire l’objet ni d’improvisation ni de report sans risques considérables.
Tout non-respect des engagements pris, prévient-elle, ne ferait qu’aggraver la crise politique, sécuritaire et sociale qui fragilise déjà l’État.
Conscient de la volatilité du contexte national, le parti plaide pour une anticipation lucide, responsable et concertée de cette échéance.
Il insiste sur l’urgence d’assurer la prévisibilité institutionnelle, la stabilité politique et le respect des principes de responsabilité collective, conditions indispensables à une transition crédible.
Dans cette dynamique, la Convention Démocratique Alternative appelle à l’ouverture rapide d’un dialogue national structuré, inclusif et sincère. Ce cadre de concertation devrait rassembler les institutions publiques, les forces politiques, les organisations de la société civile, le secteur privé, les confessions religieuses ainsi que la diaspora haïtienne.
Le CDA qualifie cette démarche de « dyalòg ant nèg a soulye ak nèg ak sapat », soulignant la nécessité d’un dialogue sans exclusion, fondé sur l’égalité et le respect mutuel. Ce processus devrait aboutir à un nouvel accord politique consensuel, axé sur des priorités nationales essentielles. Parmi celles-ci figurent le rétablissement progressif et durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire, la consolidation de l’État de droit et le renforcement effectif des institutions républicaines.
Le parti insiste également sur l’urgence de définir un projet de société inclusif, enraciné dans les réalités culturelles, sociales et historiques du peuple haïtien. À cet égard, la réforme du système éducatif est présentée comme un levier stratégique du développement durable, de la cohésion sociale et de la reconstruction nationale.
Sur le plan international, le CDA estime indispensable d’engager une réflexion stratégique sur la diplomatie haïtienne, notamment à travers la modernisation de ses orientations, la réévaluation des accords bilatéraux et multilatéraux et leur alignement sur les intérêts supérieurs de la nation. Le renforcement de la gouvernance publique et de la transparence institutionnelle figure également parmi ses priorités.
Par ailleurs, la Convention Démocratique Alternative réclame la mise en place, avant le 7 février 2026, d’une commission d’enquête indépendante chargée d’examiner les accusations de corruption visant certains membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Une telle initiative est jugée indispensable pour restaurer la crédibilité des institutions et la confiance des partenaires nationaux et internationaux.
En conclusion, fidèle à ses principes démocratiques, le CDA réaffirme sa disponibilité à contribuer de manière responsable, pacifique et constructive à toute initiative visant une transition ordonnée, inclusive et crédible, conforme aux aspirations du peuple haïtien et aux standards internationaux de gouvernance démocratique.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 29, 2026 | International, Sécurité
Lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, le mercredi 28 janvier 2026, le secrétaire d’État Marco Rubio a appelé à un durcissement de la réponse des États-Unis face à la menace grandissante des gangs armés transnationaux, en particulier en Haïti.
Optimiste. Info, le 29 Janvier 2026.
Selon le chef de la diplomatie américaine, ces groupes criminels ont atteint un niveau d’organisation et de puissance qui ne permet plus de les considérer comme de simples réseaux de criminalité. Ils doivent désormais être assimilés à de véritables organisations terroristes transnationales.
Devant les sénateurs, Marco Rubio a mis en garde contre l’arsenal militaire de plus en plus sophistiqué dont disposent ces gangs, un équipement qu’il a comparé à celui de forces étatiques, rendant leur capacité de nuisance particulièrement élevée.
« Ces organisations criminelles terroristes transnationales possèdent des armes que l’on associe normalement à un État », a-t-il déclaré.
Pour le secrétaire d’État, ces groupes constituent une menace directe pour la sécurité nationale des États-Unis ainsi que pour la stabilité de l’ensemble de la région. Il a souligné la nécessité d’adopter une posture militaire adaptée afin de neutraliser ces réseaux et d’empêcher l’expansion de leur influence.
Marco Rubio a toutefois insisté sur le fait que toute action américaine devrait être menée en étroite coordination avec les partenaires régionaux, dans le but d’assurer une efficacité maximale tout en réduisant les risques pour les populations civiles.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 28, 2026 | International
Le gouvernement mexicain a fermement rejeté, ce mardi, les informations évoquant une suspension des livraisons de pétrole vers Cuba. La présidente Claudia Sheinbaum a qualifié ces affirmations d’infondées, réaffirmant la continuité de la coopération énergétique entre les deux pays.
Optimiste. Info, le 27 janvier 2026.Prenant la parole devant la presse, la cheffe de l’État a souligné que la politique énergétique du Mexique relève exclusivement de sa souveraineté nationale et ne saurait être dictée par des pressions extérieures. « Les décisions du Mexique sont prises au Mexique », a-t-elle martelé.
Claudia Sheinbaum a confirmé que la compagnie pétrolière publique Petróleos Mexicanos (Pemex) poursuit normalement ses livraisons de brut à destination de Cuba. Elle a rappelé que cette coopération s’inscrit dans une tradition de relations historiques et de solidarité entre les deux nations, notamment dans des contextes de crise.
Cette clarification intervient alors que Cuba traverse une sévère crise énergétique, aggravée par la réduction de ses sources d’approvisionnement habituelles. Des pénuries récurrentes affectent l’électricité, les transports et les services essentiels, pesant lourdement sur le quotidien de la population.
Face à cette situation, le Mexique a fait le choix de maintenir son soutien énergétique, invoquant des considérations humanitaires.
La présidente mexicaine a insisté sur le fait que les sanctions économiques et les embargos frappent avant tout les peuples, et non les gouvernements.
« Lorsqu’un embargo est extrême, ce sont les populations civiles qui en subissent les conséquences », a-t-elle rappelé.
Malgré les menaces et les pressions internationales, Claudia Sheinbaum a réaffirmé la détermination de son pays à poursuivre les livraisons de pétrole à Cuba, présentant cette décision comme un acte à la fois souverain, solidaire et conforme aux valeurs historiques de la diplomatie mexicaine.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 27, 2026 | Politique
Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) lance une alerte grave sur l’évolution de la transition politique en Haïti. Dans un communiqué publié ce mardi, l’organisation accuse le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils Metellus, d’être impliqué dans des manœuvres politiques qu’elle juge dangereuses pour la stabilité nationale. Le réseau réclame sa révocation immédiate ainsi que son arrestation pour corruption présumée, abus de pouvoir et complot contre la sûreté de l’État.
Optimiste.Info, le 27 janvier 2026.
Des alliances politiques jugées opaques au sein du CPT
Selon des informations qualifiées de fiables par le RHAJAC, Alfred Fils Metellus entretiendrait une collusion active avec plusieurs conseillers-présidents du Conseil présidentiel de transition (CPT), notamment Fritz Alphonse Jean, Louis Gérald Gilles, Smith Augustin, Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils.
Cette alliance, décrite comme stratégique et dissimulée, viserait à reconfigurer l’équilibre du pouvoir à l’approche de la fin officielle du mandat du CPT, prévue pour le 7 février 2026.
Des responsables cités dans des dossiers de corruption et de sécurité.
Le RHAJAC rappelle que plusieurs des conseillers-présidents mentionnés sont impliqués dans divers scandales de corruption. Certains feraient déjà l’objet de poursuites judiciaires, tandis que d’autres sont cités dans des enquêtes portant sur des liens présumés avec des groupes armés.
L’organisation souligne également que la majorité des responsables concernés auraient été sanctionnés par les États-Unis, notamment pour connivence avec des groupes assimilés à des organisations terroristes.
Un projet de nomination controversé à la Primature
Au cœur des accusations figure un projet précis : imposer Alfred Fils Metellus au poste de Premier ministre, à moins de deux semaines de la fin du CPT. Pour le RHAJAC, cette initiative constitue une tentative manifeste de confiscation du pouvoir, menée en dehors de tout cadre transparent et en contradiction avec l’intérêt général.
Une menace directe pour l’ordre institutionnel
Dans un contexte de crise multidimensionnelle, marqué par l’insécurité, l’emprise des gangs armés et l’effondrement des institutions, le réseau estime que ces manœuvres représentent une menace directe pour l’ordre constitutionnel et la sécurité nationale.
Haïti tente actuellement de contenir la violence, de restaurer une gouvernance minimale et de créer les conditions d’élections crédibles, des objectifs que ces pratiques risqueraient, selon l’organisation, de compromettre gravement.
Un « complot politique structuré », selon le RHAJAC.
Le RHAJAC évoque l’existence d’un « complot politique structuré » visant à verrouiller l’appareil d’État au profit de réseaux corrompus, à neutraliser les enquêtes judiciaires en cours, à garantir l’impunité de hauts responsables et à maintenir l’influence des groupes armés au cœur du pouvoir.
Des exigences claires adressées aux autorités
Face à ce qu’il qualifie de prise d’otage de la transition, le réseau exige :
la révocation immédiate d’Alfred Fils Metellus ;
son arrestation pour corruption présumée et complot contre la sûreté de l’État ;
l’intensification des poursuites judiciaires contre les conseillers-présidents impliqués.
« La transition ne peut pas devenir un sanctuaire pour la corruption et le crime organisé », martèle le RHAJAC, rappelant que le peuple haïtien réclame justice, sécurité et élections, et non des arrangements politiques de dernière minute destinés à préserver l’impunité.
L’organisation affirme qu’elle poursuivra ses investigations et s’engage à tenir l’opinion publique informée de toute nouvelle évolution.
La Rédaction