by Optmiste.info | Fév 16, 2026 | Justice
Me Caleb Jean-Baptiste, avocat au barreau de Port-au-Prince, a publié une note publique afin d’apporter des éclaircissements sur une procédure judiciaire qu’il avait engagée et sur des informations récemment relayées sur les réseaux sociaux.
Optimuste. Info, le16 février 2026. Dans ce document, l’homme de loi rappelle avoir déposé une plainte au Parquet contre Lorenzo De Matteis et Nathania Alessandra Dominique pour des faits dont il se déclarait victime. Le dossier avait été régulièrement acheminé vers un Substitut du Commissaire du Gouvernement pour les suites prévues par la loi.
Selon Me Jean-Baptiste, Lorenzo De Matteis l’aurait ensuite contacté afin d’exprimer son indignation face à la situation, de présenter ses excuses et de solliciter une rencontre pour fournir des explications détaillées sur les circonstances des faits reprochés.
Après avoir entendu ces explications, l’avocat affirme avoir accepté les excuses formulées et décidé, dans un esprit d’apaisement, de se désister de sa plainte, sans exiger aucune compensation.
Toutefois, il se dit étonné par la circulation sur les réseaux sociaux d’un document présenté comme une plainte adressée au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique contre le Substitut du Commissaire du Gouvernement Roosevelt Cadet, en charge du dossier. Ce document, portant la signature de Me Reynold Georges, contiendrait des accusations que Me Jean-Baptiste rejette catégoriquement.
Il déplore la diffusion d’allégations qu’il juge de nature à ternir l’honneur et la réputation des personnes concernées par cette affaire.
Dans un souci de transparence, Me Caleb Jean-Baptiste précise qu’il n’a aucun lien de parenté avec un membre de la magistrature haïtienne et qu’il ne partage aucune résidence avec un magistrat.
Enfin, il invite Me Reynold Georges à faire preuve de retenue et de responsabilité dans ses déclarations publiques. Il indique également se réserver le droit d’engager toute action légale qu’il estimera nécessaire pour défendre ses droits et préserver son honneur.
La Rédaction
by Optmiste.info | Fév 14, 2026 | Société
Le traitement médiatique des enfants associés aux groupes armés était au cœur d’un atelier de sensibilisation tenu le vendredi 13 février 2026 à l’initiative de UNICEF et de IBERS. Journalistes et professionnels de l’information y ont pris part afin de réfléchir aux pratiques rédactionnelles entourant cette problématique particulièrement sensible.
Optimuste. Info, 14 février 2026. L’objectif affiché par les organisateurs : encourager une couverture plus responsable et respectueuse des droits de l’enfant. À travers des échanges et des outils pratiques, les participants ont été invités à repenser leur manière d’aborder ces situations, en veillant à ne pas renforcer les préjugés ni exposer davantage des mineurs déjà vulnérables.
Intervenant au cours des discussions, Ariel Jeanty Vildrouin, directrice générale de l’IBERS, et Salwa Moussa, cheffe de communication de l’UNICEF Haïti, ont insisté sur un principe fondamental : ces enfants doivent être considérés avant tout comme des victimes. Souvent enrôlés sous la contrainte ou poussés par la misère et l’exclusion sociale, ils se retrouvent piégés dans des dynamiques de violence qui les dépassent.
Les responsables ont également souligné la nécessité d’adopter une perspective axée sur la réinsertion. Elles ont mis en avant l’importance de l’accès à l’éducation, du soutien psychosocial et de la formation professionnelle pour offrir à ces jeunes des alternatives crédibles et réduire les risques de réenrôlement.
Par cette initiative, l’UNICEF et l’IBERS entendent renforcer leur collaboration avec les médias haïtiens afin de promouvoir une information éthique, équilibrée et protectrice, contribuant à bâtir une société plus inclusive.
La Rédaction
by Optmiste.info | Fév 12, 2026 | Justice
Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) hausse le ton. L’organisation exhorte le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à abroger immédiatement le décret du 1er décembre 2025 relatif à la Haute Cour de Justice, qu’elle considère comme un mécanisme susceptible de protéger d’anciens hauts responsables de l’État, notamment les ex-membres du Conseil présidentiel de transition (CPT).
Optimuste. Info, le 11 février 2026. Selon le RHAJAC, ce texte, présenté comme une tentative de combler un vide juridique entourant l’organisation de la Haute Cour de Justice, introduit en réalité un dispositif problématique. Le décret mettrait en place un mécanisme de saisine automatique retirant aux juridictions ordinaires la compétence pour traiter certaines affaires, au profit d’une institution qui ne peut actuellement pas être constituée en raison de l’absence de Parlement.
Pour l’organisation, cette situation crée un véritable blocage judiciaire. Des dossiers visant d’anciens hauts fonctionnaires pour des faits présumés de corruption, de détournement de fonds publics ou d’abus de pouvoir risqueraient ainsi d’être suspendus indéfiniment, faute d’organe habilité à les juger.
Dans un contexte déjà marqué par de graves accusations publiques visant plusieurs anciens membres du CPT, le RHAJAC estime que ce décret pourrait servir d’écran procédural, ralentissant, voire neutralisant, les poursuites judiciaires.
Dirigé par Djovany Michel, le Réseau rappelle que la Constitution confie à la Haute Cour de Justice la compétence de juger les grands commis de l’État. Toutefois, en l’absence de Chambre des députés pour engager les mises en accusation et de Sénat pour se constituer en Haute Cour, ce mécanisme demeure inapplicable. Pour le RHAJAC, une exigence constitutionnelle ne saurait être détournée en outil d’impunité.
L’organisation appelle donc le chef du gouvernement à annuler sans délai le décret du 1er décembre 2025 et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la continuité effective des poursuites judiciaires contre tout responsable public, qu’il soit ancien ou en fonction.
« Aucun vide institutionnel ne doit servir de refuge à ceux qui ont exercé le pouvoir. L’égalité devant la loi ne peut être suspendue par des artifices procéduraux », insiste le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption.
La Rédaction
by Optmiste.info | Fév 11, 2026 | Justice
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a haussé le ton. Dans un communiqué officiel rendu public ce lundi, l’institution rappelle aux anciens responsables de l’État qu’ils demeurent juridiquement tenus de déclarer l’ensemble de leur patrimoine après la fin de leurs fonctions, conformément à la loi du 12 février 2008.
Optimiste. Info le 10 février 2026. Ce rappel vise directement les ex-membres du gouvernement, an seciens ministres, directeurs généraux et hauts fonctionnaires ayant exercé des responsabilités stratégiques. Selon l’ULCC, ces derniers disposent d’un délai strict de 30 jours à compter de leur départ pour déposer une déclaration détaillée de leurs biens. Le document doit être transmis au greffe du tribunal civil compétent, soit en personne, soit par correspondance officielle.
Pour l’institution anticorruption, cette exigence dépasse le simple formalisme administratif. La déclaration de patrimoine constitue un levier central dans la prévention et la répression de la corruption, en permettant d’identifier d’éventuels écarts entre les revenus légitimes et les biens effectivement détenus par les anciens gestionnaires de fonds publics.
L’ULCC rappelle que le non-respect de cette obligation expose les contrevenants à de lourdes conséquences judiciaires. En vertu des articles 2, 6, 7 et 14 de la loi de 2008, l’absence de déclaration, la dissimulation volontaire d’avoirs ou la fourniture de fausses informations peuvent entraîner des poursuites pénales, assorties d’amendes substantielles et, dans certains cas, de peines d’emprisonnement.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, le directeur général de l’ULCC, Me Hans Jacques Ludwig Joseph, a insisté sur la portée politique et institutionnelle de cette démarche. « La transparence est une condition essentielle à la crédibilité de l’action publique et à la restauration de la confiance citoyenne », a-t-il affirmé. Il a également annoncé la mise en place prochaine d’une commission d’audit indépendante chargée d’examiner les déclarations reçues et d’en vérifier l’exactitude.
Dans une logique d’ouverture, l’ULCC appelle les citoyens et les organisations de la société civile à jouer un rôle de veille, en signalant tout manquement ou tentative de fraude par les voies légales prévues. Les résultats des contrôles seront rendus publics de manière trimestrielle, a précisé l’institution.
Cette initiative s’inscrit dans un ensemble plus large de réformes visant à renforcer la gouvernance publique et à combattre l’impunité en Haïti. Si plusieurs observateurs saluent la fermeté de l’ULCC et la solidité du cadre juridique invoqué, d’autres pointent la complexité des démarches exigées. Pour répondre à ces préoccupations, l’institution prévoit l’organisation prochaine d’ateliers de sensibilisation afin d’accompagner les anciens responsables et de clarifier leurs obligations légales.
En réaffirmant l’obligation de rendre compte, l’ULCC entend envoyer un signal clair : la gestion des affaires publiques ne s’achève pas avec la fin d’un mandat, et nul ne saurait se soustraire à l’examen de la loi.
La Rédaction
by Optmiste.info | Fév 9, 2026 | Politique
La contestation politique contre l’exécutif haïtien prend une ampleur inédite. Ce dimanche, plusieurs organisations de la diaspora haïtienne, appuyées par des mouvements de jeunesse mobilisés sur l’ensemble du territoire national, ont rendu publique une vaste pétition réclamant le départ immédiat du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. L’initiative, à portée nationale et internationale, s’inscrit dans un climat de méfiance croissante à l’égard de l’action gouvernementale.
Optimiste. Info, 8 février 2026. Les promoteurs de la pétition affirment agir au nom d’un devoir citoyen et d’une responsabilité historique face à ce qu’ils décrivent comme une dérive dangereuse de la gouvernance actuelle. Ils accusent le chef du gouvernement de prendre des décisions majeures sans consultation populaire, dans un environnement marqué par le manque de transparence et une dépendance accrue à des intérêts étrangers jugés contraires aux aspirations du peuple haïtien.
Le texte de la pétition dresse un tableau alarmant de la situation nationale. Les signataires évoquent une détérioration rapide des conditions de vie, caractérisée par l’insécurité généralisée, l’aggravation de la pauvreté, la progression du chômage et l’extension de l’insécurité alimentaire. À cela s’ajoute, selon eux, l’affaiblissement continu des institutions publiques, symptôme d’un État qu’ils estiment de plus en plus incapable d’assumer ses responsabilités fondamentales.
Pour les organisations de la diaspora et les jeunes engagés dans cette mobilisation, le gouvernement en place a failli à sa mission première : protéger la population, garantir ses droits et préserver sa dignité. Ils reprochent au Premier ministre d’avoir sacrifié les intérêts nationaux au profit d’agendas extérieurs, notamment à travers des accords et orientations politiques perçus comme une atteinte directe à la souveraineté du pays.
Les signataires dénoncent également ce qu’ils considèrent comme des ingérences répétées des États-Unis, du Canada et de la France dans les affaires internes d’Haïti. Une situation qu’ils jugent incompatible avec le statut d’un État indépendant et souverain, et que, selon eux, le gouvernement actuel n’a ni su ni voulu contenir.
À travers cette démarche, les initiateurs de la pétition formulent plusieurs revendications majeures : la démission immédiate du Premier ministre, la rupture avec toute politique assimilable à une mise sous tutelle étrangère, l’engagement d’un nouveau processus politique fondé sur la souveraineté nationale et la volonté populaire, ainsi que la fin de toute interférence diplomatique dans les décisions internes du pays.
En guise de conclusion, les signataires martèlent un message devenu emblématique de cette mobilisation : « Haïti n’est pas à vendre. Haïti appartient aux Haïtiens. »
Ils invitent la population, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora, à signer et à diffuser massivement la pétition afin qu’elle parvienne aux autorités concernées. Au moment de la publication, aucune réaction officielle du gouvernement n’avait encore été enregistrée.
La Rédaction