Le conseiller présidentiel Fritz Alphonse Jean s’est une nouvelle fois illustré par une attaque publique contre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dans un message au ton accusateur publié sur son compte X ce dimanche 30 novembre,. Il y dénonce l’incapacité du gouvernement à répondre à l’insécurité, évoquant notamment les événements tragiques survenus dans la nuit du 29 au 30 novembre à Port-Sondé et Bercy.

OPTIKISTE.INFO, 30 novembre 2025.Mais cette sortie, aussi bruyante soit-elle, soulève une question centrale : que font réellement Fritz A. Jean et ses collègues à la tête du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) depuis plus d’un an, si ce n’est accumuler échecs, divisions internes et rendez-vous manqués ?

L’homme des discours plutôt que des résultats

Économiste de formation, Fritz Alphonse Jean s’est imposé au sein du CPT comme le grand donneur de leçons, prompt à dénoncer l’inefficacité des autres mais incapable de mettre en œuvre une seule réforme d’envergure. Alors que l’insécurité explose, que l’économie s’effondre et que les gangs étendent leur emprise, le CPat, qu’il contribue à diriger, demeure embourbé dans les querelles internes et la paralysie décisionnelle.

Il semble oublier que le CPT, dont il est l’un des principaux architectes, n’a jamais su présenter une feuille de route claire, ni constituer une équipe gouvernementale cohérente.

Le Conseil a en outre été secoué par des controverses, des conflits de légitimité, et plus récemment fragilisé par des mesures prises par les autorités américaines, malgré ses protestations contre ce qu’il considère comme des pressions diplomatiques en faveur du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Un double discours opportuniste

En blâmant publiquement un Premier ministre nommé et soutenu par le CPT, Fritz A. Jean tente manifestement de se dissocier d’un échec qui est pourtant collectif. Cette stratégie s’apparente à une diversion destinée à préserver son image, au détriment de l’unité et de la cohésion nationales.

En se présentant comme un critique externe, il occulte sa propre responsabilité dans l’actuelle impasse institutionnelle.

Le peuple haïtien mérite mieux que des responsables politiques qui esquivent leurs responsabilités et se livrent à des échanges d’accusations publiques. Le moment exige courage, lucidité et actions concrètes. Fritz A. Jean gagnerait à délaisser le théâtre des reproches pour enfin assumer pleinement les obligations que lui impose sa fonction.

La Rédaction

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