La secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a affirmé que l’administration Trump avait procédé à l’expulsion de plus de 650 000 migrants en situation irrégulière, tout en incitant des millions d’autres à quitter le territoire américain.

OPTIMISTE. INFO, le 8 Janvier 2026. S’exprimant jeudi lors d’une conférence de presse organisée à New York, Kristi Noem a soutenu que la politique migratoire menée sous Donald Trump avait permis d’« arrêter, placer en détention et renvoyer dans leur pays d’origine » des centaines de milliers de personnes sans statut légal.

Selon elle, environ 2,6 millions de migrants auraient quitté les États-Unis au cours de cette période, bien qu’ils n’y aient, selon ses mots, « jamais eu le droit de s’installer ».

Parmi eux, plus de 650 000 auraient fait l’objet d’une arrestation suivie d’une expulsion formelle. La responsable américaine a également indiqué que près de deux millions de personnes seraient parties de leur propre initiative, une option qu’elle présente comme une alternative leur permettant, à terme, de revenir légalement aux États-Unis. « Ceux qui sont partis volontairement conservent la possibilité de rentrer chez eux et, un jour, de revenir par des voies légales pour réaliser le rêve américain », a-t-elle déclaré.

Ces annonces surviennent dans un contexte de vives critiques émanant d’organisations de défense des droits des migrants. Celles-ci dénoncent une politique marquée par des expulsions à grande échelle, un durcissement des conditions d’accès à l’asile et des pratiques jugées contraires aux principes fondamentaux des droits humains, notamment à la frontière sud des États-Unis.

Au cœur de cette stratégie se trouve l’agence Immigration and Customs Enforcement (ICE), créée en 2003. Chargée de l’identification, de la détention et de l’éloignement des migrants en situation irrégulière, l’agence mène également des enquêtes sur des infractions telles que la traite d’êtres humains ou le crime transnational. Depuis sa création, ICE est régulièrement accusée de pratiques discriminatoires, accusations qui se sont renforcées durant le second mandat de Donald Trump, période durant laquelle l’agence est devenue un instrument central de sa politique migratoire.

La Rédaction

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