L’avocat et militant politique haïtien Me Caleb Jean-Baptiste a annoncé l’ouverture d’un nouveau front de mobilisation citoyenne à compter du 20 janvier 2026, marquant ce qu’il décrit comme une phase décisive du combat pour la dignité nationale, la justice sociale et la souveraineté populaire.

Optimiste. Info, le 12 Janvier 2025. Dans un message publié sur son compte X , Me Jean-Baptiste estime que la crise multiforme que traverse Haïti ne peut être résolue par des compromis politiques élaborés sans la participation effective du peuple. Selon lui, toute solution imposée en cercle fermé est vouée à l’échec et ne saurait prétendre à une quelconque légitimité.

L’avocat dénonce avec vigueur les initiatives politiques qui, d’après lui, excluent des acteurs clés du paysage social et professionnel, notamment certaines organisations de la société civile et des regroupements engagés comme le bloc des Avocats engagés. Il soutient que marginaliser ces forces revient à confisquer la voix populaire et à aggraver la rupture entre gouvernants et gouvernés.

Pour Me Jean-Baptiste, seule une transition réellement inclusive, construite autour des revendications citoyennes et orientée vers la justice sociale, peut éviter une nouvelle explosion de colère populaire. À défaut, avertit-il, Haïti court le risque d’un durcissement des tensions déjà jugées explosives.

Dans un ton particulièrement incisif, le militant s’en prend directement aux autorités en place, qu’il accuse de corruption systémique, de mauvaise gouvernance et de dilapidation des ressources publiques. Il adresse un avertissement sans équivoque aux plus hauts responsables de l’État :

« Tous les membres du Conseil présidentiel, tous les ministres, tous les directeurs généraux, toutes les personnes impliquées dans le pillage des ressources publiques, je vous avertis. »

Cette déclaration est interprétée par de nombreux observateurs comme une mise en garde frontale contre l’impunité, visant à la fois les élites politiques et les hauts cadres de l’administration publique.

À l’approche du 7 février 2026, date hautement symbolique des transitions politiques en Haïti, Me Jean-Baptiste appelle la population à rejeter toute formule de sortie de crise imposée sans consultation réelle. Il plaide pour une mobilisation citoyenne massive, estimant que seule la pression populaire pourra contraindre les dirigeants à répondre aux aspirations profondes du peuple haïtien.

Dans un pays déjà fragilisé par une instabilité politique chronique, une insécurité persistante et une crise sociale aiguë, cet appel à la mobilisation annonce une période de fortes turbulences politiques, plaçant les mois à venir sous haute surveillance.

La rédaction

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