Le parti politique Konviksyon pou Chanjman (KPC) a formellement démenti, ce mardi 20 janvier, toute implication dans une initiative visant à résoudre la crise politique à travers la mise en place d’un conseil présidentiel de cinq membres. L’information, largement diffusée par plusieurs médias en ligne, a été qualifiée de totalement infondée par les responsables du parti.
Optimiste. Info, 20 janvier 2026. Dans une note de presse conjointe, Me Caleb Jean-Baptiste, secrétaire national et membre fondateur du KPC, Rebecca Poto, secrétaire nationale adjointe et également membre fondatrice, ainsi que Jean Kendy Saint Junior, autre membre fondateur, dénoncent des propos qu’ils jugent « faux et trompeurs ». Selon eux, ces allégations portent atteinte à la réputation et à la crédibilité de leur formation politique.
Les dirigeants du KPC rappellent que le parti s’appuie sur des principes fondamentaux tels que la démocratie, la transparence et l’intégrité. Ils condamnent avec fermeté toute tentative d’instrumentalisation de leur organisation par des acteurs qu’ils décrivent comme « politiquement immatures » ou motivés par des ambitions personnelles. De telles démarches, estiment-ils, exploitent la crise actuelle au détriment des intérêts du peuple haïtien.
Le communiqué précise également les règles strictes régissant toute prise de position officielle du parti.
« Aucun document ne peut être attribué au KPC sans la signature du président du parti, Luckner Désir, ou de la vice-présidente, accompagnée de celle du secrétaire national ou de la secrétaire nationale adjointe. Tout texte ne respectant pas ces exigences est automatiquement considéré comme nul et sans effet, conformément aux statuts internes », souligne la note.
Sur le plan institutionnel, le KPC rappelle que la Constitution haïtienne établit clairement un exécutif bicéphale composé d’un Président de la République et d’un Premier ministre. Elle ne prévoit en aucun cas l’existence d’un conseil présidentiel. En situation de vacance du pouvoir présidentiel, ajoutent les signataires, la loi fondamentale définit précisément les mécanismes de transition à suivre.
Pour conclure, le secrétariat du KPC appelle les acteurs qu’il qualifie « d’ennemis de la démocratie » à faire preuve de sens des responsabilités. Il exhorte par ailleurs les autorités nationales à respecter la Constitution et les lois de la République, tout en travaillant au renforcement des partis politiques.
Les responsables du KPC réaffirment enfin leur attachement aux valeurs démocratiques, à l’État de droit et à l’intérêt supérieur de la nation, lançant un appel au patriotisme et au respect des institutions républicaines.
La Rédaction