À l’approche du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), la Convention Démocratique Alternative (CDA) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce jeudi, le parti exprime de sérieuses inquiétudes face à la trajectoire actuelle de la transition politique et appelle à une mobilisation nationale afin d’éviter une nouvelle crise institutionnelle majeure.

Optimiste. Info, le 29 Janvier 2026.Le CDA rappelle que cette date, consacrée par les accords de transition, constitue un tournant décisif pour l’avenir démocratique d’Haïti. Selon la formation politique, le 7 février 2026 ne peut faire l’objet ni d’improvisation ni de report sans risques considérables.

Tout non-respect des engagements pris, prévient-elle, ne ferait qu’aggraver la crise politique, sécuritaire et sociale qui fragilise déjà l’État.


Conscient de la volatilité du contexte national, le parti plaide pour une anticipation lucide, responsable et concertée de cette échéance.

Il insiste sur l’urgence d’assurer la prévisibilité institutionnelle, la stabilité politique et le respect des principes de responsabilité collective, conditions indispensables à une transition crédible.

Dans cette dynamique, la Convention Démocratique Alternative appelle à l’ouverture rapide d’un dialogue national structuré, inclusif et sincère. Ce cadre de concertation devrait rassembler les institutions publiques, les forces politiques, les organisations de la société civile, le secteur privé, les confessions religieuses ainsi que la diaspora haïtienne.

Le CDA qualifie cette démarche de « dyalòg ant nèg a soulye ak nèg ak sapat », soulignant la nécessité d’un dialogue sans exclusion, fondé sur l’égalité et le respect mutuel. Ce processus devrait aboutir à un nouvel accord politique consensuel, axé sur des priorités nationales essentielles. Parmi celles-ci figurent le rétablissement progressif et durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire, la consolidation de l’État de droit et le renforcement effectif des institutions républicaines.

Le parti insiste également sur l’urgence de définir un projet de société inclusif, enraciné dans les réalités culturelles, sociales et historiques du peuple haïtien. À cet égard, la réforme du système éducatif est présentée comme un levier stratégique du développement durable, de la cohésion sociale et de la reconstruction nationale.


Sur le plan international, le CDA estime indispensable d’engager une réflexion stratégique sur la diplomatie haïtienne, notamment à travers la modernisation de ses orientations, la réévaluation des accords bilatéraux et multilatéraux et leur alignement sur les intérêts supérieurs de la nation. Le renforcement de la gouvernance publique et de la transparence institutionnelle figure également parmi ses priorités.

Par ailleurs, la Convention Démocratique Alternative réclame la mise en place, avant le 7 février 2026, d’une commission d’enquête indépendante chargée d’examiner les accusations de corruption visant certains membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Une telle initiative est jugée indispensable pour restaurer la crédibilité des institutions et la confiance des partenaires nationaux et internationaux.

En conclusion, fidèle à ses principes démocratiques, le CDA réaffirme sa disponibilité à contribuer de manière responsable, pacifique et constructive à toute initiative visant une transition ordonnée, inclusive et crédible, conforme aux aspirations du peuple haïtien et aux standards internationaux de gouvernance démocratique.

La Rédaction

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