Dans un contexte d’insécurité croissante dans le département de l’Artibonite, le citoyen engagé Jean Gilles Désinord a vivement dénoncé le massacre attribué au gang « Gran Grif » contre la population de Jean Denis, une localité de la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite.

Optimiste. Info, le 30 Mars 2026. Lors d’une intervention téléphonique, le jeune leader originaire de la cité de Crête-à-Pierrot n’a pas caché son indignation face à ce qu’il qualifie de silence préoccupant des autorités. Selon lui, cette absence de réaction donne l’impression que la population de l’Artibonite est livrée à elle-même.

Il a également alerté sur le risque imminent d’une attaque visant le centre-ville de Petite-Rivière de l’Artibonite, une situation qui pourrait entraîner un déplacement massif de la population, déjà éprouvée par plusieurs années de violences imposées par des groupes armés.

« Les criminels ne cachent ni leur visage, ni leurs actions. Ils ont exécuté ce qu’ils avaient annoncé depuis plusieurs semaines », a-t-il affirmé.

Jean Gilles Désinord appelle l’État à prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la protection des habitants, aujourd’hui plongés dans la peur après les récentes attaques survenues à Jean Denis.

Au-delà de la crise sécuritaire, il a également exprimé son inquiétude face à la dégradation du secteur agricole dans la région. Il regrette profondément le déclin de sa ville natale, autrefois reconnue comme l’un des principaux greniers agricoles du pays, aux côtés de la commune de l’Estère.

« La situation actuelle reflète l’abandon total d’une ville. C’est toute une génération qui éprouve aujourd’hui la nostalgie d’un passé qui a marqué positivement l’histoire de cette commune », a-t-il souligné.

Âgé de 27 ans, le jeune leader nourrit l’ambition de se porter candidat aux prochaines élections municipales, avec pour objectif de redonner espoir à la population. Il insiste sur le rôle historique majeur de Petite-Rivière de l’Artibonite dans l’indépendance nationale et appelle les citoyens à l’unité pour sortir la commune de cette crise, malgré les défis sécuritaires persistants.

« L’heure est venue pour la jeunesse de prendre ses responsabilités. Mais il faut une jeunesse engagée, éduquée et responsable, car le développement d’un pays repose sur la capacité de sa jeunesse », a-t-il déclaré.

En conclusion, Jean Gilles Désinord a adressé ses messages de sympathie à la population de l’Artibonite, en particulier aux victimes du massacre perpétré par le gang de Savien.

La Rédaction

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