par Optmiste.info | Jan 13, 2026 | Justice
L’ancien sénateur Garcia Delva s’est présenté ce mardi 13 janvier au Parquet de Port-au-Prince, accompagné de son avocat Me Caleb Jean-Baptiste, en réponse à une convocation judiciaire. Cette démarche faisait suite à une plainte déposée par le citoyen Carl Paul Barvensky pour abus de confiance, escroquerie et association de malfaiteurs.Cependant, l’audience n’a pas pu se tenir comme prévu. En l’absence du plaignant, le Commissaire du Gouvernement a décidé de renvoyer l’ancien parlementaire, mettant ainsi un terme à la procédure pour la journée.
Optimiste Info, 13 janvier 2025. À sa sortie du Parquet, Me Caleb Jean-Baptiste a pris la parole devant la presse. Il a salué la décision du chef du parquet tout en fustigeant ce qu’il qualifie de procédure infondée et inutile. Selon l’avocat, le plaignant aurait déjà perçu une partie des sommes en litige, ce qui, selon lui, ôte toute pertinence à une action pénale.
« Une simple sommation civile aurait largement suffi. Nous sommes face à une démarche excessive, qui relève davantage de l’acharnement que de la recherche de justice », a déclaré Me Jean-Baptiste.
L’avocat de Garcia Delva va plus loin, estimant que cette plainte s’inscrit dans une stratégie de déstabilisation politique visant à ternir l’image de son client, personnalité influente tant sur la scène politique que culturelle haïtienne.
« C’est une tentative manifeste de discrédit public », a-t-il affirmé.
Cette affaire, largement commentée dans l’opinion publique, ravive le débat sur l’instrumentalisation de la justice dans un contexte national déjà marqué par de profondes tensions sociopolitiques, relançant une fois encore la question cruciale de l’indépendance du système judiciaire en Haïti.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 12, 2026 | Politique
L’avocat et militant politique haïtien Me Caleb Jean-Baptiste a annoncé l’ouverture d’un nouveau front de mobilisation citoyenne à compter du 20 janvier 2026, marquant ce qu’il décrit comme une phase décisive du combat pour la dignité nationale, la justice sociale et la souveraineté populaire.
Optimiste. Info, le 12 Janvier 2025. Dans un message publié sur son compte X , Me Jean-Baptiste estime que la crise multiforme que traverse Haïti ne peut être résolue par des compromis politiques élaborés sans la participation effective du peuple. Selon lui, toute solution imposée en cercle fermé est vouée à l’échec et ne saurait prétendre à une quelconque légitimité.
L’avocat dénonce avec vigueur les initiatives politiques qui, d’après lui, excluent des acteurs clés du paysage social et professionnel, notamment certaines organisations de la société civile et des regroupements engagés comme le bloc des Avocats engagés. Il soutient que marginaliser ces forces revient à confisquer la voix populaire et à aggraver la rupture entre gouvernants et gouvernés.
Pour Me Jean-Baptiste, seule une transition réellement inclusive, construite autour des revendications citoyennes et orientée vers la justice sociale, peut éviter une nouvelle explosion de colère populaire. À défaut, avertit-il, Haïti court le risque d’un durcissement des tensions déjà jugées explosives.
Dans un ton particulièrement incisif, le militant s’en prend directement aux autorités en place, qu’il accuse de corruption systémique, de mauvaise gouvernance et de dilapidation des ressources publiques. Il adresse un avertissement sans équivoque aux plus hauts responsables de l’État :
« Tous les membres du Conseil présidentiel, tous les ministres, tous les directeurs généraux, toutes les personnes impliquées dans le pillage des ressources publiques, je vous avertis. »
Cette déclaration est interprétée par de nombreux observateurs comme une mise en garde frontale contre l’impunité, visant à la fois les élites politiques et les hauts cadres de l’administration publique.
À l’approche du 7 février 2026, date hautement symbolique des transitions politiques en Haïti, Me Jean-Baptiste appelle la population à rejeter toute formule de sortie de crise imposée sans consultation réelle. Il plaide pour une mobilisation citoyenne massive, estimant que seule la pression populaire pourra contraindre les dirigeants à répondre aux aspirations profondes du peuple haïtien.
Dans un pays déjà fragilisé par une instabilité politique chronique, une insécurité persistante et une crise sociale aiguë, cet appel à la mobilisation annonce une période de fortes turbulences politiques, plaçant les mois à venir sous haute surveillance.
La rédaction
par Optmiste.info | Jan 12, 2026 | Sécurité, Société
Dans une note rendue publique le lundi 12 janvier 2026, le Syndicat National des Policiers Haïtiens (SYNAPOHA) se dit encouragé par le regain d’initiative observé au sein du Haut Commandement de la Police nationale d’Haïti (PNH), désormais engagé dans des actions plus offensives contre les groupes armés qui menacent la stabilité du pays.
Optimiste. Info, le 11 janvier 2026. Selon le syndicat, cette orientation marque un tournant majeur après une longue période caractérisée par une stratégie essentiellement défensive.
« Après des mois durant lesquels la police était cantonnée à une posture de réaction, nous constatons aujourd’hui une volonté affirmée de passer à l’offensive. Cette dynamique mérite d’être saluée », indique le communiqué.
Tout en exprimant sa satisfaction, le SYNAPOHA appelle la Direction générale de la PNH à davantage de rigueur dans la planification et l’exécution des opérations. Il insiste sur l’importance d’interventions mieux structurées et plus ciblées, en particulier dans plusieurs zones sensibles de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, où les populations continuent de subir la violence des groupes criminels armés.
Le syndicat souligne par ailleurs que l’efficacité des actions policières dépend largement de la mise à disposition de ressources suffisantes. Il plaide ainsi pour un renforcement des moyens matériels, logistiques et financiers, ainsi que pour une amélioration concrète des conditions de travail des agents engagés sur le terrain.
« Nous saluons le courage et la détermination des policiers qui accomplissent leur mission dans des conditions souvent difficiles. La victoire appartiendra à ceux qui tiennent bon », conclut la note, tout en réaffirmant l’engagement du SYNAPOHA à défendre les droits des policiers haïtiens et à contribuer à l’instauration d’un climat de sécurité, de respect de l’État de droit et de dignité humaine en Haïti.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 11, 2026 | Sport
Le FC Barcelone a décroché sa 16ème Super Coupe d’Espagne ce dimanche 11 janvier 2026, en battant le Real Madrid lors d’un clasico palpitant au stade King Abdullah Sports City de Djeddah, en Arabie Saoudite.
Décodage Info, le 11 janvier 2026.
Optimiste. Info, le 11 Janvier 2025. Les Catalans consolident ainsi leur supériorité historique face à leur rival madrilène, portant leur avance à trois trophées supplémentaires. Raphinha s’est illustré avec un doublé inscrit aux 36e et 71e minutes, tandis que Lewandowski a ouvert le score à la 49e minute.
Le match s’est terminé sur le score de 3-2, offrant à Barcelone une troisième victoire consécutive en Super Coupe d’Espagne face au Real Madrid.
À l’issue de la rencontre, l’entraîneur madrilène Xabi Alonso a déclaré : « Le match a été équilibré, très compétitif et riche en émotions. Il faut tourner la page et se concentrer sur l’avenir. » Ces propos ont suscité la frustration de nombreux supporters du Real, qui pointent du doigt la direction technique du club comme véritable enjeu.
Pour le Real Madrid, Vinicius Junior (47e) et Gonzalo Garcia (52e) avaient réussi à réduire l’écart avant d’être remplacés. L’entrée de Kylian Mbappé à la 76e minute n’a pas suffi à inverser le cours du match, confirmant la supériorité continue de Barcelone.
En poste depuis seulement huit mois, l’avenir de Xabi Alonso reste incertain. La direction madrilène avait fixé cette période hivernale comme une échéance pour inverser la tendance, et cette nouvelle défaite pourrait se révéler déterminante. Reste à savoir si ce revers sera un simple avertissement ou la goutte d’eau qui fera basculer le banc madrilène.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 11, 2026 | Justice
L’Office de la Protection du Citoyen (OPC) a exprimé ce jeudi sa vive inquiétude quant au traitement judiciaire réservé au pasteur Moïse, actuellement poursuivi dans une affaire qui suscite de nombreuses interrogations.
Optimiste. Info, le 11 janvier 2026. Dans un communiqué officiel, le Protecteur du Citoyen, Me Jean Wilner Morin, insiste sur l’impératif d’un jugement équitable, dans un délai raisonnable, conformément aux dispositions de la Constitution haïtienne et aux engagements internationaux d’Haïti.
« Les garanties judiciaires fondamentales doivent être scrupuleusement respectées », affirme Me Morin, dénonçant le flou entourant la procédure et les retards constatés dans l’évolution du dossier.
Dans cette perspective, l’OPC annonce avoir saisi formellement le ministre de la Justice ainsi que le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), afin d’obtenir des explications sur l’état d’avancement du dossier et de s’assurer que les droits du justiciable soient pleinement respectés.
L’institution rappelle qu’elle agit en tant que vigie citoyenne et défenseur des droits humains, et qu’elle suivra ce dossier « avec une attention soutenue » jusqu’à son dénouement.
L’affaire du pasteur Moïse s’impose désormais comme un test majeur pour l’indépendance de la justice haïtienne, souvent critiquée pour ses lenteurs, son manque de transparence et son instrumentalisation politique.
L’OPC exhorte les autorités à agir rapidement et avec impartialité, afin de rétablir la confiance des citoyens dans l’appareil judiciaire.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 10, 2026 | Justice
Une vive controverse secoue l’opinion publique haïtienne à la suite de la diffusion massive d’une vidéo montrant Me Eno Zéphyrin, Commissaire du Gouvernement près le tribunal de première instance du Cap-Haïtien, en train d’exercer une violence physique sur un citoyen lors d’une intervention officielle.
OPTIMISTE.INFO, le 10 janvier 2025. Les images, d’une rare brutalité, montrent clairement le magistrat assénant une gifle violente à un homme visiblement sans possibilité de se défendre. Cette scène, largement partagée sur les réseaux sociaux, a provoqué une vague d’indignation et est qualifiée par de nombreux observateurs de comportement « dégradant, abusif et contraire à l’éthique judiciaire ».
L’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH) n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué rendu public, l’organisation dénonce avec vigueur ce qu’elle considère comme un acte de « violence institutionnelle » et une grave entorse aux principes fondamentaux de l’État de droit.
L’ORDEDH rappelle qu’un Commissaire du Gouvernement, en tant que chef de parquet, a pour mission essentielle de veiller à l’application de la loi et à la protection des citoyens, et non de se livrer à des actes de brutalité. Selon l’organisation, les faits reprochés à Me Eno Zéphyrin constituent une violation flagrante de la Constitution haïtienne ainsi que des normes internationales relatives aux droits humains.
Face à la gravité de l’incident, l’ORDEDH formule plusieurs revendications claires :
Une prise en charge immédiate de la victime, incluant un accompagnement médical et psychologique ;
La révocation sans délai de Me Eno Zéphyrin, jugé indigne de continuer à exercer des fonctions judiciaires ;
L’ouverture d’une action publique à son encontre pour voies de fait, conformément aux dispositions du Code pénal haïtien.
« La justice ne peut ni se rendre par la force ni s’imposer par la violence », insiste l’organisation, qui appelle le Ministère de la Justice à agir avec responsabilité. Tout silence ou tentative de minimisation des faits serait, selon elle, assimilable à une forme de complaisance institutionnelle.
Cet épisode vient renforcer un climat de défiance déjà très marqué entre la population et les institutions judiciaires, régulièrement accusées d’abus de pouvoir et d’impunité.
L’ORDEDH affirme qu’elle suivra ce dossier avec la plus grande attention jusqu’à ce que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue. De son côté, l’opinion publique attend désormais une réaction rapide, ferme et exemplaire des autorités concernées.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 10, 2026 | éducation
Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a officiellement lancé le processus d’inscription aux examens de la 9e année fondamentale, une étape cruciale du calendrier scolaire national. L’annonce a été faite le vendredi 9 janvier à l’attention de tous les établissements scolaires, publics et privés, du pays.
Optimuste.Info, le 10 Janvier 2026. Selon une note publiée par le MENFP, les directeurs d’écoles sont chargés de collecter les frais d’inscription, fixés à 1 500 gourdes par élève. Les dossiers complets, accompagnés de la fiche de paiement, doivent être transmis à la Direction départementale d’éducation (DDE) compétente pour vérification et validation.
Chaque dossier doit inclure :
un formulaire d’inscription dûment rempli,
une copie de l’acte de naissance ou un extrait des archives,
une preuve attestant le passage en 9e année fondamentale.
Les candidats ayant échoué lors d’une session précédente devront également fournir une copie de leur fiche de 9e année fondamentale.
Le MENFP précise que la première phase d’inscription se déroulera du 12 au 30 janvier 2026. Une seconde étape sera mise en place ultérieurement pour l’enregistrement des candidats via la plateforme numérique officielle du ministère.
À travers cette initiative, le MENFP appelle les responsables d’établissements à coopérer étroitement avec les Directions départementales d’éducation afin de respecter les échéances fixées. Le ministère souligne que cette coordination est essentielle pour garantir une gestion rigoureuse, équitable et transparente des examens, piliers de la crédibilité du système éducatif haïtien.
Rédaction
par Optmiste.info | Jan 10, 2026 | Justice
À travers une publication diffusée sur son compte X, l’avocat et militant engagé Me Caleb Jean-Baptiste a exprimé sa reconnaissance envers toutes les personnes qui ont marqué son parcours au cours de l’année 2025, qu’il s’agisse de soutiens fidèles, d’observateurs attentifs ou de critiques parfois sévères.
OPTIMISTE.INFO, le 10 Janvier 2026.
« Je remercie tous ceux qui ont cru en moi et m’ont encouragé dans le combat que je menais durant l’année 2025. Je remercie également ceux qui m’ont critiqué, car j’ai aussi beaucoup appris grâce à eux », a-t-il affirmé.
Figure connue pour ses prises de position en faveur des causes sociales et citoyennes, Me Jean-Baptiste assure que l’année 2026 ne sera pas synonyme de retrait ou de silence. Bien au contraire, il promet une continuité dans son engagement contre la corruption, le trafic d’organes, l’impunité politique et l’appropriation abusive des ressources appartenant au peuple haïtien.
L’avocat attire également l’attention sur une question qu’il juge particulièrement préoccupante : l’accès restreint aux dépôts en dollars américains des citoyens haïtiens. Selon lui, les blocages et confiscations injustifiées observés dans le système bancaire constituent une violation grave des droits économiques fondamentaux de la population.
Par ailleurs, Me Caleb Jean-Baptiste fustige les agissements de certains acteurs politiques qu’il désigne comme des « vieux politiciens », qu’il accuse de recourir à des pratiques manipulatrices préjudiciables à l’intérêt général, sans toutefois les nommer directement.
Cette sortie publique intervient dans un contexte national marqué par une instabilité institutionnelle persistante, à l’approche du 7 février 2026, date emblématique de la souveraineté haïtienne, alors que l’avenir politique du pays demeure incertain.
Avec un discours ferme, axé sur la justice sociale et la défense des droits citoyens, Me Caleb Jean-Baptiste semble déterminé à s’imposer comme l’une des voix les plus engagées et influentes de l’année 2026.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 10, 2026 | Société
La Primature et la Présidence de la République ont rendu un hommage solennel, ce vendredi 9 janvier, à Dieudonné Larose, figure emblématique de la musique haïtienne, décédé le 9 janvier 2025. L’annonce de sa disparition a suscité une vive émotion au sein du monde culturel et de la population haïtienne dans son ensemble.
Décodage Info, le 9 janvier 2026
OPTIMISTE.INFO, le 10 Janvier 2025.
Dans un message de sympathie publié par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), les autorités ont exprimé leur profonde tristesse face à la perte de cet artiste d’exception, dont l’œuvre a profondément marqué l’histoire du compas et de la musique populaire haïtienne. Auteur-compositeur et interprète de renom, Dieudonné Larose s’est imposé comme une référence incontournable, contribuant au rayonnement de la culture nationale tant en Haïti qu’à l’étranger.
Le CPT souligne que la disparition du musicien laisse « un vide immense » au sein de sa famille, de ses proches et de la communauté artistique. Toutefois, son héritage musical demeure intact à travers un répertoire riche et intemporel, qualifié de véritable « chant d’amour pour Haïti et pour l’humanité ».
Les autorités estiment également que Dieudonné Larose continuera d’inspirer les jeunes générations de musiciens grâce à son talent, son engagement et sa contribution remarquable à la valorisation de la culture haïtienne.
En cette période de deuil, la Primature et la Présidence de la République adressent leurs sincères condoléances à la famille de l’artiste, à ses amis, à ses collaborateurs ainsi qu’à tous les passionnés de musique affectés par cette perte. Elles forment le vœu que son âme repose en paix et que son œuvre continue d’illuminer les générations futures.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 9, 2026 | Non classé
La cour fédérale du district de Columbia rendra, le 2 février 2026, une décision cruciale dans le dossier opposant des milliers de ressortissants haïtiens bénéficiaires du Temporary Protected Status (TPS) au gouvernement américain. Ce jugement, très attendu, pourrait sceller le sort de plus de 300 000 Haïtiens vivant aux États-Unis sous ce régime de protection temporaire.
OPTIMISTE.INFO, le 8 janvier 2026. Cette échéance judiciaire intervient après deux audiences tenues au début du mois de janvier, au cours desquelles les arguments des deux parties ont été examinés. En toile de fond : la décision annoncée en novembre 2025 par l’administration du président Donald Trump de mettre fin au TPS pour Haïti à compter du 3 février 2026, au motif que les conditions dans le pays ne justifieraient plus ce statut exceptionnel.
Selon les autorités américaines, la situation en Haïti permettrait désormais un retour des bénéficiaires. Une position vivement contestée par les plaignants, qui estiment qu’une telle décision exposerait entre 330 000 et 350 000 personnes à la perte de leur autorisation de travail et à un risque immédiat de déportation, faute d’un autre statut légal.
Regroupés dans une action collective, les bénéficiaires du TPS soutiennent que la décision gouvernementale viole les principes de la loi administrative américaine. Ils dénoncent une évaluation biaisée et superficielle de la réalité haïtienne, marquée, selon eux, par l’emprise des gangs armés, l’effondrement des institutions et une instabilité politique persistante qui continuent de menacer gravement la sécurité de la population.
Lors des audiences à Washington, la juge fédérale Ana C. Reyes a exprimé un scepticisme marqué face aux arguments de l’administration. Elle a notamment reproché au gouvernement d’avoir utilisé de manière sélective certains rapports internationaux, tout en écartant ceux décrivant la gravité de la crise sécuritaire en Haïti. La magistrate a également exigé la production de documents supplémentaires afin de déterminer si la décision de mettre fin au TPS n’avait pas été arrêtée à l’avance, sans analyse indépendante approfondie.
La juge Reyes s’est en outre interrogée sur la crédibilité du processus décisionnel, soulignant qu’un simple courriel émanant d’un fonctionnaire du département d’État, transmis moins d’une heure après une demande officielle, ne saurait constituer une évaluation sérieuse des risques encourus par les Haïtiens contraints de retourner dans leur pays.
La décision attendue le 2 février 2026 revêt une importance capitale, tant aux États-Unis qu’en Haïti. Elle déterminera non seulement l’avenir juridique de centaines de milliers de familles haïtiennes, mais aussi leur accès à l’emploi, aux soins de santé et à une stabilité minimale, dans un contexte déjà marqué par une profonde incertitude.
La Rédaction