Emploi en Haïti : l’insécurité et l’inflation plongent le pays dans une crise sans précédent

Emploi en Haïti : l’insécurité et l’inflation plongent le pays dans une crise sans précédent

À l’occasion de la Journée internationale du Travail et de l’Agriculture, Steeve Mardochée Dieudonné, avocat au Barreau de Port-au-Prince, livre une analyse préoccupante sur la crise de l’emploi en Haïti, marquée par l’insécurité grandissante, la flambée des prix et la dégradation continue des conditions de travail.

Port-au-Prince, lè 1er mai 2026. Lelon l’auteur, l’emploi représente un levier fondamental de développement économique et social, ainsi qu’un rempart contre la pauvreté. Pourtant, en Haïti, ce secteur traverse aujourd’hui une crise profonde, tant sur le plan de la quantité des emplois disponibles que sur celui de leur qualité.

Insécurité et fermeture d’entreprises

La détérioration du climat sécuritaire a fortement contribué à l’aggravation du chômage. Avec une large partie de Port-au-Prince sous l’influence de groupes armés, de nombreuses entreprises ont cessé leurs activités, tandis que d’autres ont été pillées ou contraintes de fermer leurs portes.

Cette situation a entraîné la suppression de milliers d’emplois directs. Le phénomène des déplacements internes massifs et l’abandon de plusieurs zones économiques fragilisent davantage un marché déjà instable.
Une migration économique qui s’intensifie.

Face au manque d’opportunités, de nombreux Haïtiens continuent de quitter le pays pour chercher du travail à l’étranger, notamment en République dominicaine, aux États-Unis, au Canada, au Chili, aux Bahamas et au Brésil.

Cette migration, autrefois principalement motivée par des raisons économiques, est désormais aggravée par l’insécurité généralisée.

Des emplois de plus en plus précaires

Au-delà du manque d’emplois, la qualité du travail se détériore également. Plus de 80 % des travailleurs évolueraient dans le secteur informel, sans couverture sociale ni garanties légales.

L’auteur souligne également la multiplication des contrats précaires, de courte durée ou à temps variable, qui offrent peu de stabilité aux salariés. Cette tendance réduit l’accès aux protections prévues par le droit du travail et accentue la vulnérabilité économique des familles.

Inflation et perte du pouvoir d’achat


La hausse constante des prix des biens et services, combinée aux salaires minimums jugés insuffisants, plonge une grande partie des travailleurs dans une situation critique. Les barrières imposées sur les routes par des groupes armés aggravent les coûts de transport et alimentent davantage l’inflation.

L’appel à des emplois décents


S’appuyant sur les principes du Bureau international du Travail, Me Steeve Mardochée Dieudonné rappelle que créer des emplois ne suffit pas : il faut aussi garantir des emplois décents, offrant sécurité, revenus suffisants et protection sociale.

Une urgence nationale

En conclusion, l’auteur estime que la relance du marché du travail doit devenir une priorité nationale. Sans politiques publiques efficaces favorisant la création d’emplois durables et de qualité, Haïti risque de voir s’aggraver encore davantage la pauvreté, l’exode des compétences et la crise sociale.

La Rédaction

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Petite Rivière de l’Artibonite : Jean Gilles Desinord presse le gouvernement d’agir contre le gang « Gran Grif »

Petite Rivière de l’Artibonite : Jean Gilles Desinord presse le gouvernement d’agir contre le gang « Gran Grif »

L’insécurité persistante qui frappe la commune de Petite Rivière de l’Artibonite continue de susciter inquiétudes et indignation. Face à cette situation alarmante, le citoyen engagé Jean Gilles Desinord a adressé une lettre ouverte au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dans laquelle il appelle les autorités à intervenir sans délai.

Optimiste. Info, le 1er mai 2026. Dans sa correspondance, l’auteur décrit un climat de terreur imposé depuis plusieurs années par le gang armé « Gran Grif », basé à Savien. Selon lui, les habitants du Bas-Artibonite vivent quotidiennement sous la menace de ce groupe criminel, responsable de multiples actes de violence dans la région.

Jean Gilles Desinord rappelle plusieurs tragédies qui ont profondément marqué la population, notamment les massacres perpétrés récemment à Pont-Sondé et à Jean-Denis, où plus de 80 personnes auraient été tuées. Il évoque également des attaques répétées contre diverses localités, des maisons incendiées, des enlèvements, des assassinats ciblés ainsi que d’autres exactions commises contre des civils sans défense.

Au-delà des pertes humaines, cette crise sécuritaire a de lourdes conséquences sur la vie économique et sociale de la zone. L’agriculture, principale ressource de nombreuses familles, est fortement affectée, tandis que plusieurs écoles ont dû fermer leurs portes. De nombreux habitants auraient déjà fui leurs terres pour échapper à la violence.

Dans sa lettre, le citoyen engagé réclame une mobilisation urgente des forces de l’ordre afin de neutraliser le gang « Gran Grif », rétablir la paix et garantir la sécurité des citoyens.
Par cette démarche, Jean Gilles Desinord espère provoquer une réaction rapide des autorités nationales, estimant que chaque jour de silence et d’inaction aggrave la détresse des populations du Bas-Artibonite.

La Rédaction

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Fermathe : Nou Konsyan mise sur l’agriculture et la solidarité à la veille du 1er mai

Fermathe : Nou Konsyan mise sur l’agriculture et la solidarité à la veille du 1er mai

À l’approche de la fête de l’Agriculture et du Travail célébrée le 1er mai, l’organisation Nou Konsyan a organisé une importante activité communautaire à Fermathe, autour de la promotion agricole et de la mobilisation citoyenne.

Fermathe, 30 avril 2026. L’initiative a rassemblé de nombreux habitants venus participer à cette journée placée sous le signe de la solidarité et du soutien à la production locale. Les responsables de l’organisation entendent, à travers cette action, encourager les efforts des cultivateurs et renforcer l’engagement communautaire.
Plusieurs centaines de sacs d’engrais ont été distribués aux agriculteurs de la zone. Des prêts financiers ont également été accordés à certains producteurs afin de leur permettre d’améliorer leurs capacités de production et de mieux préparer la prochaine saison culturale.
Des autorités locales ont pris part à l’événement, notamment le maire de la commune ainsi qu’un inspecteur de police, témoignant de l’intérêt accordé à cette initiative.

La journée a aussi été marquée par un volet culturel avec des prestations de danse, de chant et de slam, destinées à renforcer les liens sociaux et à valoriser les talents locaux.
Intervenant lors de la rencontre, la coordonnatrice communale de Kenscoff, Wesdine José, a insisté sur le rôle stratégique de l’agriculture dans l’économie locale, tout en saluant la contribution essentielle des femmes dans ce secteur.
De son côté, Mackenson Jean-Baptiste a plaidé en faveur d’un meilleur accompagnement des paysans afin de favoriser un développement durable.
Le professeur Jeanty Manis a, pour sa part, lancé un appel à l’engagement collectif, estimant que malgré les difficultés actuelles, des actions concrètes restent possibles pour revitaliser le secteur agricole.

À travers cette activité, Nou Konsyan affirme sa volonté de soutenir les producteurs locaux et de promouvoir la solidarité communautaire à l’occasion du 1er mai.

La Rédaction

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Haïti : le RHAJAC réclame la révocation du directeur des Douanes et dénonce un vaste système de corruption

Haïti : le RHAJAC réclame la révocation du directeur des Douanes et dénonce un vaste système de corruption

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a publié, ce lundi, une note de dénonciation virulente dans laquelle il exige le départ immédiat de Gérald Remplais de la tête de l’Administration générale des Douanes (AGD). L’organisation accuse le responsable de mauvaise gestion, de clientélisme politique et de graves dérives administratives mettant en péril la sécurité économique du pays.

Optimiste. Info, le 27 avril 2027. Selon le RHAJAC, la direction actuelle de l’AGD aurait procédé à la vente de plus de 1 500 conteneurs abandonnés sans inspection préalable, alors que plusieurs d’entre eux contiendraient des marchandises interdites ainsi que des véhicules volés en provenance des États-Unis. Certains de ces véhicules seraient endommagés, tandis que d’autres auraient vu leurs numéros de série modifiés avant d’être écoulés sur le marché haïtien puis transférés légalement vers la République dominicaine.

L’organisation dénonce également un système de favoritisme enraciné au sein de l’institution douanière. Elle affirme qu’environ 400 nouveaux employés proches d’un réseau clientéliste auraient été recrutés récemment, alors que plus de 350 anciens contractuels, dont plusieurs comptent plus de dix années de service, seraient privés de salaire depuis près de huit mois.
Pour le RHAJAC, cette situation alimente un climat de forte tension au sein de l’AGD. Le réseau évoque notamment des mouvements de protestation et un profond mécontentement enregistrés ce 27 avril parmi les employés de l’institution.

« Les Douanes, principale porte économique du pays, ne peuvent continuer à fonctionner dans l’opacité, le favoritisme et le pillage administratif », martèle l’organisation dans son communiqué.

Face à ces accusations, le RHAJAC formule plusieurs exigences, dont :
le départ immédiat de Gérald Remplais de la direction générale des Douanes ;
la suspension des ventes de conteneurs abandonnés et un contrôle complet des cargaisons ;

la réalisation d’un audit sur les nominations effectuées au sein de l’administration ;

le paiement immédiat et la régularisation des anciens contractuels lésés ;

l’ouverture de poursuites judiciaires contre plusieurs responsables cités dans le dossier, ainsi que contre tout réseau impliqué dans des actes présumés de corruption et de trafic.

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption conclut en affirmant que la situation actuelle compromet non seulement les finances publiques, mais aussi l’intégrité de l’État et la sécurité nationale.

La Rédaction

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Petite Rivière de l’Artibonite : Jean Gilles Désinord appelle la jeunesse à s’engager pour rompre avec les anciennes pratiques politiques

Petite Rivière de l’Artibonite : Jean Gilles Désinord appelle la jeunesse à s’engager pour rompre avec les anciennes pratiques politiques

Dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle, le jeune leader Jean Gilles Désinord lance un appel pressant à la jeunesse haïtienne pour une implication active dans la vie politique. Lors d’une interview accordée à notre rédaction ce samedi 25 avril 2026, il a dressé un tableau sombre de la situation du pays, qu’il qualifie de « catastrophique ».

Optimiste. Info, le 25 Avril 2026. Âgé de 27 ans, Désinord estime que le moment est venu pour les jeunes de prendre leurs responsabilités afin de redéfinir les bases du développement national. Il plaide pour une rupture avec les pratiques politiques traditionnelles qui, selon lui, freinent le progrès du pays.

« L’heure est arrivée pour que la jeunesse fasse sentir sa force et qu’elle ne se laisse plus utiliser comme un simple marchepied avant d’être abandonnée », a-t-il déclaré avec conviction.

Se disant prêt à briguer la mairie de Petite-Rivière de l’Artibonite, sa commune natale, le jeune universitaire ne prône toutefois pas une exclusion des générations précédentes. Au contraire, il appelle à une collaboration intergénérationnelle.

« Il ne s’agit pas d’écarter les anciens, mais de créer un véritable mariage entre les générations pour favoriser le développement d’Haïti », a-t-il expliqué.

Jean Gilles Désinord met également en avant les potentialités de la commune, rappelant son rôle historique dans la lutte pour l’indépendance nationale. Selon lui, les ressources existent, mais leur gestion reste un défi majeur.

« Les ressources sont là. Il faut maintenant mettre en place des mécanismes adaptés à notre réalité pour en faire bénéficier la communauté », a-t-il soutenu.

Dénonçant ce qu’il appelle la « politique des 1000 gourdes », qu’il considère comme un facteur d’appauvrissement et de manipulation, il appelle à une prise de conscience collective, notamment chez les jeunes de Petite-Rivière.

« Petite-Rivière est trop riche pour continuer à vivre comme un parent pauvre. Il est temps que la jeunesse s’implique davantage afin d’assurer une meilleure représentation de la commune », a-t-il insisté.

Dans sa vision, Jean Gilles Désinord promet de contribuer à la renaissance de la commune à travers un programme axé sur la sécurité, la relance agricole, le développement des infrastructures, la réorganisation de l’économie locale et l’intégration de la diaspora rivartibonitienne.

Issu de l’Université d’État d’Haïti (UEH), le jeune leader suscite déjà espoir et curiosité. Reste à savoir s’il parviendra à transformer ses ambitions en actions concrètes. Pour l’heure, à Petite-Rivière de l’Artibonite, nombreux sont ceux qui gardent l’espoir d’un renouveau.

La Rédaction

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Mondyal 2026 anba menas sante: lawoujòl ap pwogrese nan Amerik la

Mondyal 2026 anba menas sante: lawoujòl ap pwogrese nan Amerik la

Pandan preparasyon yo ap kontinye pou Koup Mondyal FIFA 2026 la, yon lòt enkyetid ap pran plas sou kontinan Amerik la: pwopagasyon lawoujòl. Nan yon avi ki soti 23 avril 2026, Òganizasyon Panamerikèn Sante fè konnen kantite ka maladi sa a ap ogmante rapidman nan plizyè peyi, tankou Meksik, Etazini ak Kanada.

Optimiser. Info, le 25 Avril 2026. Selon done yo, plis pase 14,700 ka te anrejistre pandan ane ki sot pase a nan 13 peyi, yon chif ki montre yon ogmantasyon enpòtan konpare ak ane anvan yo. Depi kòmansman 2026 la, kantite ka yo deja depase 15,300, sitou nan Meksik, Gwatemala, Etazini ak Kanada.

Lawoujòl se yon maladi ki gaye trè fasil atravè lè a. Li ka lakòz sentòm tankou lafyèv, tous, pwoblèm pou respire ak gratèl sou po. Nan kèk sitiyasyon grav, li ka mennen nan nemoni, anflamasyon nan sèvo, andikap pèmanan, oswa menm lanmò.

Daprè espesyalis yo, youn nan rezon prensipal ki eksplike retou maladi a se diminisyon nan kouvèti vaksinal la. Gen anpil moun ki swa pa pran vaksen yo, swa ki gen dout sou efikasite li. Se poutèt sa pwofesyonèl lasante yo ankouraje tout moun, espesyalman moun ki gen plan pou vwayaje pou Mondyal la, pou verifye estati vaksen yo epi pran mezi nesesè alavans.

Yo raple tou viris lawoujòl la ka rete nan lè a pandan jiska de zèdtan apre yon moun enfekte kite yon espas fèmen. Sitiyasyon sa a fè kote ki gen anpil foul moun — tankou estad, transpò piblik ak lòt espas rasanbleman — vin reprezante gwo risk pandan konpetisyon an.

Otorizasyon sante nan peyi ki pral òganize Koup Mondyal FIFA 2026 la fè konnen yo deja ap kolabore ak responsab espòtif yo pou mete an plas mezi prevansyon. Objektif la se pwoteje ni popilasyon lokal yo ni dè milyon vizitè etranje ki espere patisipe nan gran randevou foutbòl mondyal sa a.

La Rédaction

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Ricardo Fleuridor alerte sur la corruption et la crise démocratique en Haïti au Forum Régional des Amériques 2026

Ricardo Fleuridor alerte sur la corruption et la crise démocratique en Haïti au Forum Régional des Amériques 2026

Au Forum des Amériques 2026, tenu les 23 et 24 avril au Paraguay, Ricardo Fleuridor, directeur de l’ONLCC, a dressé un constat alarmant sur la situation en Haïti et dans la région caribéenne, mettant en évidence le lien étroit entre corruption, fragilité institutionnelle et effondrement de la légitimité démocratique.

Optimiste. Info, le 25 Avril 3026. Selon lui, sans réformes structurelles et sans élections crédibles, la crise actuelle risque de s’enraciner durablement et d’alimenter davantage l’instabilité régionale.
Intervenant lors du forum, il a mis en lumière le lien étroit entre corruption, fragilité institutionnelle et perte de légitimité démocratique en Haïti et dans la région caribéenne. Ces dynamiques s’entremêlent et affectent directement la vie quotidienne des citoyens.

Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, l’absence d’élections a plongé le pays dans un vide institutionnel, favorisant une gouvernance de facto et affaiblissant les organes de contrôle. Des institutions clés comme l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) ou encore l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) fonctionnent aujourd’hui dans des conditions précaires ou contestées, limitant leur capacité à garantir la transparence et l’État de droit.

Cette fragilité se traduit concrètement par une insécurité généralisée. Une grande partie du territoire, notamment la capitale Port-au-Prince, est sous l’emprise de groupes armés, rendant difficile l’exercice des droits civiques et la participation citoyenne. Cette situation est aggravée par l’expansion d’une économie criminelle aux ramifications régionales.

Au-delà d’Haïti, Ricardo Fleuridor alerte sur une crise plus large en Amérique latine et dans les Caraïbes, marquée par la montée du crime organisé, les tensions géopolitiques, la polarisation politique et des contraintes économiques persistantes.

Face à cette réalité, il insiste sur l’urgence de renforcer les institutions, de soutenir la société civile et, surtout, d’organiser des élections crédibles — condition essentielle pour rétablir la légitimité démocratique et amorcer une sortie de crise durable.

Ce forum a été réalisé sous le leadership de la Coalition Mondiale pour la Démocratie laquelle avait invité l’Organisation ONLCC.

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Tensions à l’ambassade d’Haïti à Saint-Domingue : une gestion controversée sous le feu des critiques

Tensions à l’ambassade d’Haïti à Saint-Domingue : une gestion controversée sous le feu des critiques

La représentation diplomatique d’Haïti en République dominicaine traverse une zone de fortes turbulences, marquée par une accumulation d’accusations, un silence institutionnel décrié et des dysfonctionnements internes préoccupants. Au cœur de cette crise, l’ambassadeur Emmanuel Fritz Longchamp fait face à une contestation croissante, tant au sein de son équipe que dans l’opinion publique.

Optimiste. Info, le 24 Avril 2026. Alors que de nombreux ressortissants haïtiens dénoncent des abus, des traitements dégradants et des violences sur le territoire dominicain — certains cas ayant même entraîné des pertes en vies humaines — l’absence de réactions publiques fortes de la mission diplomatique suscite de vives critiques. Ce mutisme est perçu par plusieurs observateurs comme un manquement à la mission première de protection des citoyens à l’étranger.

L’affaire de Stephora, décédée dans des circonstances tragiques, a particulièrement choqué. En dépit de l’émotion suscitée, aucune communication officielle notable n’a été enregistrée. Des témoignages évoquent une distance croissante entre l’ambassade et les ressortissants haïtiens, renforçant un sentiment d’abandon.

Sur le plan interne, plusieurs sources décrivent un climat de travail tendu. L’ambassade serait marquée par des divisions profondes et une gestion jugée opaque. Des critiques visent également le cercle rapproché de l’ambassadeur, notamment son collaborateur Carly Jean Jeune, accusé de jouer un rôle central dans les décisions controversées. Une partie du personnel dénonce des pratiques autoritaires et des décisions perçues comme arbitraires.

Des témoignages font aussi état de relations professionnelles difficiles, caractérisées par des tensions récurrentes. Certaines personnalités publiques auraient elles aussi été confrontées à ces dynamiques, alimentant davantage les critiques autour du style de gestion en place.
Dans ce contexte, la récente prise de parole de l’ambassadeur est interprétée par certains comme une tentative de répondre à la pression croissante autour de son maintien en fonction, dans un environnement politique sensible.

Par ailleurs, des rumeurs persistantes évoquent des incidents graves au sein de l’ambassade, incluant des accusations d’agressions physiques et psychologiques. Bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été apportée, ces allégations contribuent à accentuer le malaise et soulèvent des interrogations sur le fonctionnement interne de l’institution.

D’autres observations font état d’un comportement jugé préoccupant lors de certaines interventions publiques, évoquant des signes de forte tension et des propos déplacés. Là encore, en l’absence de vérification formelle, ces éléments restent à confirmer, mais participent à alimenter les doutes sur la gestion actuelle.

Face à cette situation, des voix s’élèvent pour appeler les autorités haïtiennes, notamment la chancellerie dirigée par la ministre des Affaires étrangères, à diligenter une enquête indépendante afin d’établir les faits et de restaurer la confiance.

Dans l’opinion publique, une interrogation persiste : la mission diplomatique remplit-elle encore pleinement son rôle de représentation et de protection des citoyens haïtiens ? L’absence de réponses claires et la multiplication des accusations contribuent à fragiliser la crédibilité de l’institution.

Au-delà des responsabilités individuelles, c’est l’image de l’État haïtien à l’étranger qui se trouve aujourd’hui en jeu. Une réponse rapide, transparente et rigoureuse apparaît essentielle pour éviter que cette crise ne laisse des séquelles durables dans les relations entre Haïti et la République dominicaine.

La Rédaction

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Plaine du Cul-de-Sac : escalade meurtrière et appel pressant à l’intervention

Plaine du Cul-de-Sac : escalade meurtrière et appel pressant à l’intervention

La Plaine du Cul-de-Sac connaît une nouvelle flambée de violences d’une rare intensité. Depuis le week-end dernier, des affrontements armés ont fait entre 150 et 200 morts, selon des estimations encore provisoires.

Optimiste. Info, le 24 avril 2026. Le bilan, déjà lourd, comprend des civils ainsi que des membres de groupes armés. Pris au piège des échanges de tirs, plusieurs habitants ont été directement exposés à la violence, accentuant le climat de peur dans la région.

Parallèlement, la situation humanitaire se détériore rapidement. Des familles entières fuient les zones de combat, abandonnant leurs biens pour tenter de se mettre à l’abri.

Les violences ont également ciblé des infrastructures essentielles. Le Collège Joseph Hervé, établissement scolaire au service de la communauté depuis de nombreuses années, a été incendié. Sa destruction provoque une vive indignation parmi les habitants, qui y voient la perte d’un pilier éducatif important.

Face à cette recrudescence de violence, les appels à l’aide se multiplient. Les riverains dénoncent l’absence de réponse efficace et durable des autorités, malgré les alertes répétées.

Un profond sentiment d’abandon s’installe au sein de la population, qui réclame des mesures urgentes pour rétablir la sécurité. Les habitants redoutent une aggravation du bilan humain et une extension des violences à d’autres zones voisines.

La Rédaction

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Scandale autour des CIN : l’ENA dénonce un système biaisé et met en garde contre une dérive électorale

Scandale autour des CIN : l’ENA dénonce un système biaisé et met en garde contre une dérive électorale

La question de l’accès aux Cartes d’identification nationale (CIN) refait surface dans le débat public, sur fond de méfiance politique et d’inquiétudes électorales. Dans une note publiée ce mercredi, le parti Entente Nationale (ENA) dénonce de profondes irrégularités dans le processus de distribution des documents d’identité en Haïti, qu’il estime marquées par un manque de transparence et d’équité.

Optimiste. Info, le 22 avril 2026. Selon les responsables du parti, les observations recueillies à travers plusieurs régions du pays révèlent un déséquilibre préoccupant. Alors que certaines communes seraient régulièrement approvisionnées en cartes depuis plus d’un an, d’autres zones, y compris parmi les plus peuplées, resteraient sans accès à ces documents essentiels depuis une longue période. Une situation qui, d’après l’ENA, compromet sérieusement l’exercice des droits civiques pour une partie importante de la population.

Le parti évoque également la possibilité d’une stratégie délibérée visant à influencer le corps électoral. Sans fournir de preuves publiques détaillées, il parle d’indices laissant penser à une gestion orientée du processus, susceptible d’affecter la crédibilité des prochaines consultations électorales.

Dans le viseur de l’ENA figurent l’Office national d’identification (ONI) et les autorités gouvernementales, accusés de ne pas garantir une distribution équilibrée sur l’ensemble du territoire. Le parti critique notamment le recours à des unités mobiles d’enregistrement, dont les modalités d’intervention seraient, selon lui, insuffisamment encadrées et peu transparentes.

Par ailleurs, la formation politique conteste les messages officiels invitant les citoyens à se procurer leurs cartes, estimant que ces appels ne reflètent pas la réalité dans plusieurs zones où les CIN seraient indisponibles.

Face à ce qu’il considère comme une menace pour la participation démocratique, l’ENA appelle à une réorganisation immédiate du système de distribution, avec des mécanismes clairs assurant l’égalité d’accès pour tous. Il réclame également davantage de transparence dans la gestion des données liées à l’identification nationale.

Dans un contexte marqué par l’insécurité et les incertitudes institutionnelles, le parti affirme qu’il restera attentif à toute dérive pouvant rappeler les controverses électorales du passé. Pour l’ENA, garantir un accès juste et équitable à l’identification demeure une condition essentielle à la tenue d’élections crédibles en Haïti.

La Rédaction

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