Double meurtre à Delmas 40A : un policier identifié comme principal suspect

Double meurtre à Delmas 40A : un policier identifié comme principal suspect

La Police nationale d’Haïti (PNH) a annoncé, ce vendredi 2 janvier, avoir formellement identifié un policier comme principal suspect dans le double assassinat perpétré à Delmas 40A, dans l’après-midi du 1er janvier 2026.

OPTIMIS TE.INFO, le 2 janvier 2026. Selon une note de presse publiée par la Direction de la Communication de la Police (DICOP) ce 2 janvier 2026, il s’agit de l’agent Nelson Prud’homme, membre de la 25e promotion de l’institution policière. Les informations recueillies jusqu’à présent indiquent son implication présumée directe dans ce crime qualifié de grave par les autorités.

Le dossier a été transmis à la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) et à la Direction des Renseignements généraux (DRG). Les deux structures travaillent conjointement afin de localiser et d’interpeller le suspect dans les plus brefs délais. Des démarches judiciaires sont en cours en vue de son arrestation et de sa comparution devant les juridictions compétentes.

Dans sa communication, la PNH réaffirme sa détermination à lutter contre l’impunité au sein de ses rangs. Elle souligne qu’aucune complaisance ne sera accordée aux agents impliqués dans des actes criminels, rappelant que le respect de la loi et des droits humains demeure un principe fondamental de l’institution.

Cette affaire ravive les interrogations sur la discipline et la responsabilité au sein des forces de l’ordre, dans un contexte sécuritaire déjà préoccupant pour la population.

La Rédaction

1er janvier : quand le CPT invoque le dialogue pour masquer son échec

1er janvier : quand le CPT invoque le dialogue pour masquer son échec

Alors qu’Haïti commémore ce 1er janvier 2026 le 222e anniversaire de son indépendance, la cérémonie officielle organisée à la Villa d’Accueil a surtout mis en lumière le profond décalage entre les discours des autorités de transition et la réalité dramatique vécue par la population. Derrière les mots solennels et les références historiques, le Conseil présidentiel de transition (CPT) peine toujours à démontrer sa capacité à gouverner et à sortir le pays de l’impasse.

OPTIMISTE.INFO, le 1er Janvier 2026..Le coordonnateur du CPT, Laurent Saint-Cyr, a une nouvelle fois appelé au « dialogue » afin d’éviter, selon ses termes, un chaos annoncé le 7 février prochain. Une déclaration qui sonne moins comme une vision politique que comme un aveu d’impuissance. Après des mois à la tête de la transition, le CPT semble réduit à anticiper les crises plutôt qu’à les prévenir, brandissant la menace du désordre pour justifier son maintien et son immobilisme. En présentant l’indépendance d’Haïti commeune.

« responsabilité collective que la nation n’a pas toujours su assumer », Laurent Saint-Cyr élude soigneusement la responsabilité première des dirigeants actuels. Car s’il est vrai que l’héritage de 1804 impose des devoirs, il oblige surtout ceux qui détiennent le pouvoir à produire des résultats concrets : sécurité, gouvernance, perspectives électorales claires. Sur ces points essentiels, le CPT reste silencieux ou inefficace.

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dans un communiqué diffusé par la Primature, a lui aussi appelé au dépassement des clivages et au sens de l’État. Un discours convenu, répété à l’envi depuis des années, qui contraste violemment avec l’effondrement de l’autorité publique, la montée des violences armées et l’absence de calendrier crédible pour un retour à l’ordre constitutionnel.

La présence, lors de cette cérémonie, des membres du Haut État-major des Forces armées d’Haïti, du directeur général de la Police nationale et du corps diplomatique n’a pas suffi à masquer l’essentiel : l’État haïtien apparaît aujourd’hui comme une vitrine institutionnelle sans réelle emprise sur le territoire ni sur les événements. Le CPT, censé être une solution transitoire, donne de plus en plus l’image d’un organe déconnecté, préoccupé par sa survie politique plutôt que par l’urgence nationale.

À l’heure où le pays s’enfonce dans l’insécurité et l’incertitude, les appels au dialogue lancés depuis les salons officiels ressemblent davantage à des manœuvres dilatoires qu’à un projet de sortie de crise. En ce 222e anniversaire de l’indépendance, la question n’est plus de rappeler le passé glorieux d’Haïti, mais de savoir si ceux qui dirigent aujourd’hui la transition sont encore capables d’en être dignes.

La Rédaction

Huit mois sans paie, silence de la direction : des journalistes accusent Haïti Expression d’abus graves

Huit mois sans paie, silence de la direction : des journalistes accusent Haïti Expression d’abus graves

Le média numérique Haïti Expression, présent depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux, traverse une crise profonde. Des journalistes et collaborateurs dénoncent des mois de travail non rémunéré, assortis de pressions psychologiques et de menaces verbales qu’ils attribuent au directeur général, Antoine Garry Civil.

OPTIMISTE.INFO, le 30 décembre 2025. Selon plusieurs témoignages concordants, ces professionnels de l’information affirment avoir travaillé durant près de huit mois sans percevoir le moindre salaire. Reportages, articles, couvertures d’événements et productions numériques auraient été réalisés de façon régulière, dans l’attente de paiements promis mais jamais honorés.
Les journalistes concernés estiment que leurs droits fondamentaux ont été violés.

Ils réclament l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur ce qu’ils qualifient d’abus professionnels.

« Nous avons travaillé avec rigueur et dévouement, souvent dans des conditions difficiles, sans jamais recevoir ce qui nous était dû. C’est une injustice profonde », confie l’un d’eux sous couvert d’anonymat, par crainte de représailles.

Un autre collaborateur affirme que toute tentative de réclamation aurait été suivie de pressions et de menaces verbales. Selon lui, la direction aurait entretenu l’espoir de paiements futurs pour maintenir l’équipe au travail, installant progressivement un climat de peur et de silence au sein de la rédaction.

Sollicité par OPTIMISTE. INFO pour répondre à ces accusations, Antoine Garry Civil n’a, jusqu’à présent, donné aucune suite. En l’absence de réaction officielle, les journalistes disent poursuivre leurs démarches et appellent au soutien des associations de presse, des syndicats et de la société civile.

Dans un contexte national marqué par la précarité économique des médias et la vulnérabilité des professionnels de l’information, cette affaire ravive le débat sur les conditions de travail des journalistes en Haïti, en particulier celles des jeunes reporters souvent exposés à des formes d’exploitation.

« Au-delà de l’argent, c’est une question de respect, de dignité et de justice. Nous voulons simplement que nos droits soient reconnus », conclut une journaliste impliquée dans la démarche collective.

La Rédaction

Fantom signe son grand retour artistique au Cap-Haïtien avec un concert populaire

Fantom signe son grand retour artistique au Cap-Haïtien avec un concert populaire

Après une longue période d’absence, le rappeur haïtien Fantom s’apprête à retrouver la scène et son public à l’occasion d’un grand concert gratuit initié par le collectif R.A.M.E.T. Intitulé « Back to the Roots », l’événement se tiendra à Gwòg La, au Cap-Haïtien, et marquera la première grande prestation scénique de l’artiste depuis sa libération en République dominicaine.

OPTIMISTE.INFO 27 décembre 2025. Pensé comme une véritable célébration du hip-hop haïtien, ce concert se veut un retour aux sources, axé sur l’authenticité, le partage et la proximité avec les fans.

Pour cette soirée spéciale, Fantom sera accompagné de plusieurs figures marquantes de la scène urbaine haïtienne, notamment Franco Love, Atros (Rockfam), KenFs, Percutant et Watson-G. Une programmation variée qui promet une expérience musicale riche et représentative de la diversité du rap local et national.

L’ambiance sera assurée par DJ KBZ et DJ Peter Vaybz, chargés de maintenir une atmosphère dynamique et festive tout au long de l’événement, en soutenant les différentes performances artistiques.

Prévu dans la cité historique du Nord, ce concert s’annonce comme un moment fort pour les amateurs de musique urbaine et un symbole important du retour de Fantom sur la scène artistique haïtienne. À travers cette initiative, le collectif R.A.M.E.T entend également insuffler un nouvel élan à la culture urbaine dans le Nord du pays et renforcer les liens entre les artistes et leur public.

La Rédaction

Cap-Haïtien : des reporters agressés pendant une opération municipale, indignation du CMEL

Cap-Haïtien : des reporters agressés pendant une opération municipale, indignation du CMEL

Le Collectif des Médias en Ligne (CMEL) a exprimé sa vive préoccupation face à des actes de violence visant des journalistes au Cap-Haïtien, à travers une note rendue publique le 27 décembre 2025. L’incident s’est produit le même jour, sur la rue 5-6 du Boulevard, alors que la mairie procédait au remorquage de plusieurs véhicules.

OPTIMISTE INFO,le 28 décembre 2025. D’après le CMEL, des journalistes qui couvraient cette intervention municipale ont été pris à partie par des agents de sécurité de la mairie, avec le soutien d’un policier. En plein exercice de leur métier, ces reporters filmaient une action publique, un droit garanti par l’article 28-1 de la Constitution haïtienne relatif à la liberté de la presse.

Le Collectif rapporte que les professionnels des médias ont subi des violences physiques, allant de bousculades à des gifles, et que leur matériel de travail a été endommagé. Ces actes sont qualifiés par l’organisation d’entrave grave au droit d’informer et à la liberté de la presse.

Parmi les journalistes agressés figurent Herly Milien, correspondant de Radio Scoop FM dans le Nord, et Frencely Estimable, collaborateur de l’émission Matin Débat diffusée sur Radio Télé Éclair. Selon le CMEL, leurs téléphones portables et équipements de captation d’images ont été saccagés lors de l’altercation.

Le CMEL souligne également que les faits se sont déroulés sous les yeux de deux membres de la Commission communale du Cap-Haïtien, Patrick Almonor et Isaac Pierre-Louis. L’absence de réaction de leur part pour faire cesser les violences est perçue par l’organisation comme une faute morale et politique engageant la responsabilité des autorités locales.

Rappelant qu’une opération menée par une mairie relève du domaine public et peut légitimement être filmée, le Collectif insiste sur le fait qu’aucune autorité n’est habilitée à porter atteinte à l’intégrité physique d’un journaliste dans l’exercice de ses fonctions.

En conclusion, le CMEL condamne fermement ces agissements, exige l’ouverture d’une enquête indépendante et prévient qu’il se réserve le droit de saisir des instances nationales et internationales de défense de la liberté de la presse si aucune action concrète n’est entreprise.

La Rédaction