by Optmiste.info | Fév 7, 2026 | Politique
À la veille du 7 février, date qu’il considère comme la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’avocat et homme politique Me Caleb Jean Baptiste est monté au créneau. Lors d’une conférence de presse tenue à Delmas, il a livré une charge sévère contre les autorités de la transition et appelé à des décisions immédiates pour éviter, selon lui, un effondrement total de l’État.
« Le pays a atteint un point de non-retour »
Optimiste. Info, le 6 février 2026.Face aux journalistes, Me Jean Baptiste a dressé un tableau sombre de la situation nationale. Insécurité persistante, institutions affaiblies, conditions de vie dégradées : pour l’homme de loi, Haïti traverse l’une des pires crises de son histoire récente.
« Haïti est aujourd’hui à son plus bas niveau. Le pays ne peut pas descendre plus bas encore. C’est une insulte à la mémoire de Dessalines et des pères fondateurs », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre présenté comme seule autorité légitime
Très critique envers la classe politique, Me Jean Baptiste l’accuse d’avoir renié les engagements pris devant la population. Il rappelle que les accords politiques encadrant la transition prévoient la poursuite du processus électoral sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils Aimé. Selon lui, ce dernier reste la seule autorité légitime capable de poursuivre la sécurisation du pays et d’organiser des élections libres et crédibles.
Accusations directes contre des membres du CPT
L’avocat s’en est également pris à plusieurs membres du Conseil présidentiel de transition, qu’il accuse d’entraver le retour progressif à la sécurité. Il a nommément cité Louis Gérald Gilles, Smith Augustin, Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils, les tenant pour responsables de manœuvres visant, selon ses propos, à maintenir le pays dans l’instabilité.
Appel à des poursuites judiciaires
Adoptant un ton plus offensif, Me Jean Baptiste a réclamé l’arrestation des membres du CPT à l’expiration de leur mandat. Il a demandé à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) d’émettre des avis de recherche à leur encontre. Il accuse notamment le conseiller présidentiel Louis Gérald Gilles d’être impliqué dans la mort du militant Dickson Oreste et d’entretenir des liens présumés avec des groupes armés, évoquant un « complot contre la sûreté intérieure de l’État ».
Critiques contre le ministère de l’Économie et des Finances
Par ailleurs, Me Jean Baptiste a vivement dénoncé la gestion du ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils Metellus, qu’il accuse de corruption et de dilapidation des fonds publics. Il a appelé à l’instauration immédiate d’une interdiction de départ à l’encontre des membres du CPT, qu’il accuse d’avoir pillé les ressources de l’État au cours des deux dernières années.
Dialogue national et rejet de la Cour de cassation
En conclusion, Me Caleb Jean Baptiste a exhorté le Premier ministre à constater formellement la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition et à engager sans délai un dialogue national inclusif, qu’il présente comme la seule issue possible à la crise actuelle.
Il a enfin rejeté les propositions visant à confier la transition à la Cour de cassation, estimant que la Constitution de 1987 amendée, publiée le 9 mai 2011, ne prévoit aucun mécanisme en ce sens.
« La Cour de cassation n’est pas une solution constitutionnelle à la crise », a-t-il insisté.
La Rédaction
by Optmiste.info | Fév 4, 2026 | Non classé
L’ancien directeur général de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), Gamall Jules-Augustin, a été ramené en prison ce mardi après avoir comparu devant le juge d’instruction chargé de l’enquête le concernant. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de la procédure judiciaire ouverte à la suite de soupçons de corruption liés à sa gestion de la chaîne publique.
Optimiste. Info, le 3 février 2026. Interpellé une première fois le 23 septembre 2025, l’ex-responsable de la TNH avait été placé sous enquête après une audition à l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC). Il est poursuivi pour plusieurs infractions graves, dont abus de fonction, détournement de biens publics, prise illégale d’intérêts et faux en écritures publiques.
Selon des informations recueillies auprès de sources judiciaires, la comparution du 3 février a conduit le juge d’instruction à ordonner son maintien en détention, afin de permettre la poursuite des investigations. Aucune communication officielle n’a toutefois été faite pour préciser les éléments ayant motivé cette décision judiciaire.
La gestion de Gamall Jules-Augustin à la tête de la télévision nationale avait, avant même son arrestation, fait l’objet de nombreuses critiques. Des voix issues de la société civile, appuyées par des pétitions citoyennes, avaient appelé à une enquête approfondie sur des soupçons d’irrégularités administratives et financières. Les rapports de l’ULCC évoquent notamment l’utilisation présumée de fonds et de ressources publiques à des fins non conformes aux règles en vigueur.
Cette nouvelle étape dans le dossier relance les débats au sein de l’opinion publique. Si certains considèrent la détention comme une mesure normale dans le cadre de l’instruction, d’autres pointent le déficit d’informations officielles entourant une affaire impliquant un ancien haut fonctionnaire de l’État.
Dans un pays confronté à une situation politique et sécuritaire particulièrement fragile, l’évolution de ce dossier judiciaire est observée de près. Elle est perçue comme un test important pour le fonctionnement de la justice haïtienne et sa capacité à traiter, dans le respect des normes légales, des affaires mettant en cause d’anciens responsables publics.
La Rédaction
by Optmiste.info | Jan 30, 2026 | Sécurité
Face à l’aggravation de la crise multidimensionnelle qui secoue Haïti, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé, à l’unanimité, de prolonger jusqu’au 31 janvier 2027 le mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). L’adoption de la résolution est intervenue lors de la 10 099ᵉ séance du Conseil.
Optimiste. Info, le 29 janvier 2026. À travers cette décision, l’organe onusien réaffirme son soutien au respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale d’Haïti, tout en tirant la sonnette d’alarme sur la détérioration continue des conditions politiques, sécuritaires et humanitaires dans le pays.
Le Conseil de sécurité constate avec inquiétude l’absence d’avancées politiques notables et la persistance de violations graves des droits humains. Il exhorte les autorités haïtiennes ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux à engager sans délai un dialogue inclusif et constructif, seul à même de déboucher sur un consensus politique durable et de restaurer l’ordre institutionnel.
La résolution souligne par ailleurs l’intensification des violences armées, attribuées à des groupes criminels dont les actions continuent de fragiliser le tissu social et de plonger des centaines de milliers de civils dans la précarité. Selon les chiffres évoqués, près de 1,4 million de personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur du pays, illustrant l’ampleur de la crise humanitaire.
Face à ce contexte alarmant, le Conseil insiste sur la nécessité de renforcer la lutte contre l’impunité, de contenir la prolifération des armes illégales et de rétablir progressivement l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
À l’approche des élections prévues en 2026, le BINUH est appelé à jouer un rôle déterminant, tant sur le plan technique que politique, afin d’appuyer l’organisation de scrutins crédibles, transparents et inclusifs, condition essentielle à un retour à l’ordre constitutionnel.
Enfin, la résolution prévoit la mise en place d’un mécanisme de suivi régulier, en coordination étroite avec les acteurs haïtiens, destiné à évaluer les progrès accomplis et à soutenir les efforts en faveur d’une stabilisation durable du pays.
La Rédaction
by Optmiste.info | Jan 30, 2026 | Politique
À l’approche du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), la Convention Démocratique Alternative (CDA) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce jeudi, le parti exprime de sérieuses inquiétudes face à la trajectoire actuelle de la transition politique et appelle à une mobilisation nationale afin d’éviter une nouvelle crise institutionnelle majeure.
Optimiste. Info, le 29 Janvier 2026.Le CDA rappelle que cette date, consacrée par les accords de transition, constitue un tournant décisif pour l’avenir démocratique d’Haïti. Selon la formation politique, le 7 février 2026 ne peut faire l’objet ni d’improvisation ni de report sans risques considérables.
Tout non-respect des engagements pris, prévient-elle, ne ferait qu’aggraver la crise politique, sécuritaire et sociale qui fragilise déjà l’État.
Conscient de la volatilité du contexte national, le parti plaide pour une anticipation lucide, responsable et concertée de cette échéance.
Il insiste sur l’urgence d’assurer la prévisibilité institutionnelle, la stabilité politique et le respect des principes de responsabilité collective, conditions indispensables à une transition crédible.
Dans cette dynamique, la Convention Démocratique Alternative appelle à l’ouverture rapide d’un dialogue national structuré, inclusif et sincère. Ce cadre de concertation devrait rassembler les institutions publiques, les forces politiques, les organisations de la société civile, le secteur privé, les confessions religieuses ainsi que la diaspora haïtienne.
Le CDA qualifie cette démarche de « dyalòg ant nèg a soulye ak nèg ak sapat », soulignant la nécessité d’un dialogue sans exclusion, fondé sur l’égalité et le respect mutuel. Ce processus devrait aboutir à un nouvel accord politique consensuel, axé sur des priorités nationales essentielles. Parmi celles-ci figurent le rétablissement progressif et durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire, la consolidation de l’État de droit et le renforcement effectif des institutions républicaines.
Le parti insiste également sur l’urgence de définir un projet de société inclusif, enraciné dans les réalités culturelles, sociales et historiques du peuple haïtien. À cet égard, la réforme du système éducatif est présentée comme un levier stratégique du développement durable, de la cohésion sociale et de la reconstruction nationale.
Sur le plan international, le CDA estime indispensable d’engager une réflexion stratégique sur la diplomatie haïtienne, notamment à travers la modernisation de ses orientations, la réévaluation des accords bilatéraux et multilatéraux et leur alignement sur les intérêts supérieurs de la nation. Le renforcement de la gouvernance publique et de la transparence institutionnelle figure également parmi ses priorités.
Par ailleurs, la Convention Démocratique Alternative réclame la mise en place, avant le 7 février 2026, d’une commission d’enquête indépendante chargée d’examiner les accusations de corruption visant certains membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Une telle initiative est jugée indispensable pour restaurer la crédibilité des institutions et la confiance des partenaires nationaux et internationaux.
En conclusion, fidèle à ses principes démocratiques, le CDA réaffirme sa disponibilité à contribuer de manière responsable, pacifique et constructive à toute initiative visant une transition ordonnée, inclusive et crédible, conforme aux aspirations du peuple haïtien et aux standards internationaux de gouvernance démocratique.
La Rédaction
by Optmiste.info | Jan 29, 2026 | International, Sécurité
Lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, le mercredi 28 janvier 2026, le secrétaire d’État Marco Rubio a appelé à un durcissement de la réponse des États-Unis face à la menace grandissante des gangs armés transnationaux, en particulier en Haïti.
Optimiste. Info, le 29 Janvier 2026.
Selon le chef de la diplomatie américaine, ces groupes criminels ont atteint un niveau d’organisation et de puissance qui ne permet plus de les considérer comme de simples réseaux de criminalité. Ils doivent désormais être assimilés à de véritables organisations terroristes transnationales.
Devant les sénateurs, Marco Rubio a mis en garde contre l’arsenal militaire de plus en plus sophistiqué dont disposent ces gangs, un équipement qu’il a comparé à celui de forces étatiques, rendant leur capacité de nuisance particulièrement élevée.
« Ces organisations criminelles terroristes transnationales possèdent des armes que l’on associe normalement à un État », a-t-il déclaré.
Pour le secrétaire d’État, ces groupes constituent une menace directe pour la sécurité nationale des États-Unis ainsi que pour la stabilité de l’ensemble de la région. Il a souligné la nécessité d’adopter une posture militaire adaptée afin de neutraliser ces réseaux et d’empêcher l’expansion de leur influence.
Marco Rubio a toutefois insisté sur le fait que toute action américaine devrait être menée en étroite coordination avec les partenaires régionaux, dans le but d’assurer une efficacité maximale tout en réduisant les risques pour les populations civiles.
La Rédaction