Crise politique : Me Caleb Jean Baptiste accuse le CPT de pillage et de complot contre la stabilité d’Haïti

Crise politique : Me Caleb Jean Baptiste accuse le CPT de pillage et de complot contre la stabilité d’Haïti

La scène politique haïtienne est de nouveau secouée par de graves révélations. Lors d’une conférence de presse tenue à Delmas, l’avocat et militant des droits humains Me Caleb Jean Baptiste a accusé plusieurs membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) d’être au cœur d’un complot visant à affaiblir davantage les institutions et à plonger le pays dans une instabilité encore plus profonde.

Optimiste Info, 23 janvier 2026. Selon Me Jean Baptiste, neuf membres du CPT seraient impliqués depuis près de 21 mois dans la dilapidation systématique des ressources publiques. Il évalue les pertes de l’État à au moins 69 000 dollars américains par mois, dénonçant une gestion qu’il juge irresponsable et dangereuse pour l’avenir national. Face à ce qu’il qualifie de dérive grave, l’avocat appelle la population, et plus particulièrement les jeunes, à s’engager dans une mobilisation citoyenne et générationnelle pour sauver le pays.

Cette position a été appuyée par Me Kendy Charles, consultant du Bloc des Avocats engagés dans la défense des droits humains, qui a exhorté la jeunesse à mener un combat décisif pour garantir un avenir digne aux générations actuelles et futures. Selon lui, la situation actuelle ne peut perdurer sans conséquences irréversibles.

Dans la poursuite de son intervention, Me Caleb Jean Baptiste a invité la population à se dresser contre les neuf membres du CPT qu’il accuse de piller les richesses nationales. Il a également pointé du doigt le conseiller présidentiel Louis Gérald Gilles, l’accusant d’avoir tenté d’obtenir son arrestation auprès du commissaire du gouvernement près le tribunal de Port-au-Prince, une démarche qui aurait été rejetée.

L’avocat a ensuite formulé des accusations encore plus graves, affirmant que Louis Gérald Gilles serait impliqué dans un projet d’assassinat le visant personnellement. À l’appui de ses déclarations, il a évoqué l’assassinat du militant politique Dickson Oreste, soutenant que ce crime serait directement lié audit conseiller présidentiel.

Me Jean Baptiste a par ailleurs élargi ses accusations à l’ensemble des membres du Conseil présidentiel ainsi qu’au ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils Metellus, qu’il soupçonne de participer à une stratégie concertée visant à aggraver l’instabilité politique du pays. Il a tenu à préciser qu’il n’agit nullement en défense du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, affirmant que sa prise de position vise uniquement à préserver l’ordre constitutionnel et la stabilité institutionnelle.

S’interrogeant sur les intentions des conseillers présidentiels, l’avocat s’est montré perplexe :
« Comment peut-on envisager la révocation d’un Premier ministre alors qu’il ne reste que quinze jours avant la fin de leur mandat ? »

Malgré ses dénonciations, Me Caleb Jean Baptiste a salué les efforts de la Police nationale d’Haïti (PNH) dans la lutte contre l’insécurité. Il a encouragé les autorités policières à renforcer leurs opérations afin de permettre à la population de souffler face à la montée des violences armées.

Dans un autre volet de ses révélations, il a accusé le ministre de l’Économie et des Finances d’avoir débloqué, sur instruction de Louis Gérald Gilles, environ 55 millions de gourdes au profit de Jimmy Chérizier, alias « Barbecue », chef de la coalition armée Viv Ansanm. Selon Me Jean Baptiste, ce dernier exercerait de fortes pressions sur le conseiller présidentiel pour obtenir l’arrêt des opérations policières.

« Barbecue aurait menacé de tout révéler si les opérations ne cessent pas », a-t-il affirmé.

Pour l’avocat, ces manœuvres constituent une tentative manifeste de déstabilisation du pays à un moment critique, alors que la police est engagée dans une lutte directe contre les groupes armés. Il a félicité le directeur général de la PNH, Vladimir Paraison, ainsi que le directeur départemental de l’Ouest, Jacques Ader, pour leur détermination sur le terrain.

En conclusion, Me Caleb Jean Baptiste a annoncé son intention de déposer une plainte formelle auprès du cabinet d’instruction contre les membres du Conseil présidentiel et le ministre de l’Économie et des Finances. Il a appelé au respect strict de la Constitution haïtienne, rappelant qu’en cas de vacance présidentielle, la conduite des affaires de l’État revient légalement au Premier ministre. Il a enfin exhorté ce dernier à initier un dialogue national inclusif, condition essentielle, selon lui, pour parvenir à un consensus politique et conduire le pays vers des élections crédibles et apaisées.

La Rédaction

À l’orée du 7 février, le RANFOR plaide pour une médiation nationale afin d’éviter le chaos institutionnel

À l’orée du 7 février, le RANFOR plaide pour une médiation nationale afin d’éviter le chaos institutionnel

À quelques jours du 7 février, date symbolique marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Rassemblement National des Forces Organisées (RANFOR) hausse le ton et multiplie les initiatives en faveur de l’instauration urgente d’un mécanisme de dialogue politique inclusif, visant à prévenir un vide institutionnel aux conséquences imprévisibles.

Optimiste.Info, le 23 janvier 2026. Cette position a été réaffirmée lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 23 janvier 2026 à l’hôtel Ritz Kinam, à Pétion-Ville, en présence de plusieurs personnalités issues des milieux politique, juridique et social.

Prenant la parole devant la presse, l’ancien député A. Rodon Bien-Aimé a rappelé que le RANFOR s’était déjà adressé à la nation neuf jours auparavant pour présenter une proposition destinée à anticiper les dérives possibles de la crise actuelle. Selon lui, cette démarche relève d’un devoir de responsabilité et de prévention politique.

« Diriger, c’est prévoir », a-t-il martelé, rappelant qu’en juillet 2024, le RANFOR plaidait déjà pour l’organisation d’une conférence politique nationale afin d’éviter l’impasse institutionnelle dans laquelle se trouve aujourd’hui le pays.

Depuis près de deux semaines, la structure affirme avoir officiellement soumis à la nation une proposition jugée incontournable : la création d’une commission nationale de médiation. Tout en reconnaissant la pertinence des propositions formulées par différents secteurs de la société, le RANFOR soutient qu’une démarche globale de conciliation est indispensable pour rapprocher les acteurs et restaurer un climat minimal de confiance.

La commission projetée serait composée de cinq institutions clés, appuyées par des personnalités reconnues pour leur intégrité morale et leur crédibilité institutionnelle. Elle aurait pour mission d’engager un dialogue inclusif avec l’ensemble des parties prenantes afin de faciliter une sortie concertée de la crise. À cette fin, des correspondances ont été adressées à plusieurs entités, notamment Religions pour la Paix, la Fédération des Barreaux d’Haïti, le président de la Cour de cassation et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), ainsi que le commandant en chef des Forces armées d’Haïti (FAD’H).


Intervenant à son tour, Me Canova Jean-Baptiste a dressé un tableau particulièrement sombre de la conjoncture politique actuelle.

« L’heure est grave. La situation est grave. Le 7 février s’approche et rien n’est encore décidé », a-t-il averti, évoquant le risque réel d’un vide institutionnel en l’absence d’un mécanisme crédible de médiation.

Pour sa part, Me Iswick Théophin a insisté sur le caractère catastrophique de la crise, appelant les acteurs politiques à assumer pleinement leurs responsabilités afin d’éviter une aggravation des tensions. Il a notamment évoqué les conflits persistants au sommet de l’État, citant les désaccords opposant les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dont la révocation demeure controversée.

S’interrogeant sur les véritables centres de décision qui gouvernent actuellement le pays, Me Théophin a lancé un appel solennel aux protagonistes politiques, les exhortant à s’asseoir autour d’une même table et à placer les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des rivalités partisanes.

À travers cette initiative, le RANFOR réaffirme sa conviction que le dialogue, la concertation et la médiation constituent les seules voies crédibles pour conduire Haïti vers une sortie durable de

La Rédaction

Insécurité : la PNH prône la reddition volontaire des groupes armés

Insécurité : la PNH prône la reddition volontaire des groupes armés

Le Directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Vladimir Paraison, a invité les gangs armés à déposer les armes et à se rendre volontairement. Cet appel a été lancé lors d’une interview collective accordée ce mardi, au cours de laquelle il a assuré que la police dispose désormais des capacités nécessaires pour traquer les groupes criminels sur l’ensemble du territoire national et rétablir l’ordre public.

Optimiste. Info, le 20 janvier 2026. Selon le commandant en chef de la PNH, cette démarche vise avant tout à réduire les pertes en vies humaines, aussi bien parmi les forces de l’ordre que dans la population civile. Il a précisé que les individus armés désireux de se rendre peuvent entrer en contact avec la police ou se présenter dans des lieux neutres, tels que des églises ou des temples vodou, afin de garantir une prise en charge sécurisée.

André Vladimir Paraison a souligné que les personnes optant pour la reddition seront remises aux autorités judiciaires compétentes afin de répondre de leurs actes, dans le strict respect des procédures légales en vigueur. Il a réaffirmé la détermination de l’État à faire respecter son autorité et à rétablir la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

Entouré des membres du haut commandement de la PNH, le Directeur général a également rappelé que l’institution policière a considérablement renforcé sa posture opérationnelle face aux gangs armés. Il a évoqué plusieurs opérations récentes ayant permis la neutralisation de bandits et le démantèlement de bases criminelles, illustrant, selon lui, la montée en puissance de la police.

Réitérant que la lutte contre l’insécurité demeure une priorité absolue, le patron de la PNH a insisté sur le fait que la reddition volontaire représente la meilleure option pour les groupes armés souhaitant éviter des affrontements aux conséquences dramatiques. À titre de rappel, le dernier bilan de la PNH fait état de six bandits tués, de cinq drones ainsi que d’armes et de munitions saisis lors d’une opération menée à Tokyo, dans le cadre de la traque du dénommé « Chalè ».

La Rédaction

Crise politique en Haïti : le KPC dément toute implication dans un projet de conseil présidentiel

Crise politique en Haïti : le KPC dément toute implication dans un projet de conseil présidentiel

Le parti politique Konviksyon pou Chanjman (KPC) a formellement démenti, ce mardi 20 janvier, toute implication dans une initiative visant à résoudre la crise politique à travers la mise en place d’un conseil présidentiel de cinq membres. L’information, largement diffusée par plusieurs médias en ligne, a été qualifiée de totalement infondée par les responsables du parti.

Optimiste. Info, 20 janvier 2026. Dans une note de presse conjointe, Me Caleb Jean-Baptiste, secrétaire national et membre fondateur du KPC, Rebecca Poto, secrétaire nationale adjointe et également membre fondatrice, ainsi que Jean Kendy Saint Junior, autre membre fondateur, dénoncent des propos qu’ils jugent « faux et trompeurs ». Selon eux, ces allégations portent atteinte à la réputation et à la crédibilité de leur formation politique.

Les dirigeants du KPC rappellent que le parti s’appuie sur des principes fondamentaux tels que la démocratie, la transparence et l’intégrité. Ils condamnent avec fermeté toute tentative d’instrumentalisation de leur organisation par des acteurs qu’ils décrivent comme « politiquement immatures » ou motivés par des ambitions personnelles. De telles démarches, estiment-ils, exploitent la crise actuelle au détriment des intérêts du peuple haïtien.

Le communiqué précise également les règles strictes régissant toute prise de position officielle du parti.
« Aucun document ne peut être attribué au KPC sans la signature du président du parti, Luckner Désir, ou de la vice-présidente, accompagnée de celle du secrétaire national ou de la secrétaire nationale adjointe. Tout texte ne respectant pas ces exigences est automatiquement considéré comme nul et sans effet, conformément aux statuts internes », souligne la note.

Sur le plan institutionnel, le KPC rappelle que la Constitution haïtienne établit clairement un exécutif bicéphale composé d’un Président de la République et d’un Premier ministre. Elle ne prévoit en aucun cas l’existence d’un conseil présidentiel. En situation de vacance du pouvoir présidentiel, ajoutent les signataires, la loi fondamentale définit précisément les mécanismes de transition à suivre.

Pour conclure, le secrétariat du KPC appelle les acteurs qu’il qualifie « d’ennemis de la démocratie » à faire preuve de sens des responsabilités. Il exhorte par ailleurs les autorités nationales à respecter la Constitution et les lois de la République, tout en travaillant au renforcement des partis politiques.
Les responsables du KPC réaffirment enfin leur attachement aux valeurs démocratiques, à l’État de droit et à l’intérêt supérieur de la nation, lançant un appel au patriotisme et au respect des institutions républicaines.

La Rédaction

Garcia Delva face à la justice : une plainte controversée sur fond d’accusations politiques

Garcia Delva face à la justice : une plainte controversée sur fond d’accusations politiques

L’ancien sénateur Garcia Delva s’est présenté ce mardi 13 janvier au Parquet de Port-au-Prince, accompagné de son avocat Me Caleb Jean-Baptiste, en réponse à une convocation judiciaire. Cette démarche faisait suite à une plainte déposée par le citoyen Carl Paul Barvensky pour abus de confiance, escroquerie et association de malfaiteurs.Cependant, l’audience n’a pas pu se tenir comme prévu. En l’absence du plaignant, le Commissaire du Gouvernement a décidé de renvoyer l’ancien parlementaire, mettant ainsi un terme à la procédure pour la journée.

Optimiste Info, 13 janvier 2025. À sa sortie du Parquet, Me Caleb Jean-Baptiste a pris la parole devant la presse. Il a salué la décision du chef du parquet tout en fustigeant ce qu’il qualifie de procédure infondée et inutile. Selon l’avocat, le plaignant aurait déjà perçu une partie des sommes en litige, ce qui, selon lui, ôte toute pertinence à une action pénale.

« Une simple sommation civile aurait largement suffi. Nous sommes face à une démarche excessive, qui relève davantage de l’acharnement que de la recherche de justice », a déclaré Me Jean-Baptiste.

L’avocat de Garcia Delva va plus loin, estimant que cette plainte s’inscrit dans une stratégie de déstabilisation politique visant à ternir l’image de son client, personnalité influente tant sur la scène politique que culturelle haïtienne.

« C’est une tentative manifeste de discrédit public », a-t-il affirmé.

Cette affaire, largement commentée dans l’opinion publique, ravive le débat sur l’instrumentalisation de la justice dans un contexte national déjà marqué par de profondes tensions sociopolitiques, relançant une fois encore la question cruciale de l’indépendance du système judiciaire en Haïti.

La Rédaction