Formation des enseignants : le MENFP et l’UEH rouvrent le dossier de l’ENS

Formation des enseignants : le MENFP et l’UEH rouvrent le dossier de l’ENS

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Vijonet Déméro, s’est entretenu ce jeudi avec le recteur de l’Université d’État d’Haïti (UEH), Dieuseul Prédelus, autour du protocole d’accord qui liait le ministère à l’École Normale Supérieure (ENS).

Optimiste. Info, le 6 mars 2026. Cette rencontre s’inscrit dans une démarche visant à réexaminer et renforcer la collaboration entre les institutions concernées, notamment en ce qui a trait à la formation des enseignants et aux perspectives d’intégration des diplômés de l’ENS dans la fonction publique.

Au cours des échanges, les deux responsables ont évoqué la nécessité d’adapter les mécanismes de formation aux réalités actuelles du système éducatif haïtien. Ils ont également discuté de l’importance de consolider les passerelles entre la formation académique dispensée à l’ENS et l’insertion professionnelle des futurs enseignants au sein de l’administration publique.

À l’issue de la réunion, les deux parties sont parvenues à une entente de principe en vue de poursuivre les discussions à un niveau technique. Ces travaux devraient conduire à la signature d’un nouveau protocole d’accord, jugé plus adapté aux besoins du système éducatif et aux attentes des étudiants en formation.

La reprise de ce dialogue intervient dans un contexte marqué par les tensions provoquées par la décision de l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Antoine Augustin, de mettre fin de manière unilatérale à l’accord liant le MENFP à l’École Normale Supérieure.

Cette décision avait suscité une vive contestation au sein de la communauté universitaire. Plusieurs étudiants de l’ENS avaient notamment manifesté dans les rues afin de défendre leurs perspectives d’intégration dans la fonction publique à l’issue de leur formation.

La relance des discussions entre le ministère et l’UEH pourrait ainsi contribuer à apaiser les tensions et ouvrir la voie à une normalisation des relations avec l’ENS. Elle laisse également entrevoir la mise en place d’un cadre plus stable pour la formation des enseignants et pour l’avenir professionnel des futurs diplômés appelés à servir dans le système éducatif haïtien.

La Rédaction

Clôture d’un atelier sur la gestion des risques en milieu scolaire : vers la relance du Comité Éducation et sensibilisation

Clôture d’un atelier sur la gestion des risques en milieu scolaire : vers la relance du Comité Éducation et sensibilisation

Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), en collaboration avec la Direction générale de la Protection civile (DGPC), a clôturé ce jeudi un atelier de deux jours consacré à la gestion des risques de désastre (GRD) en milieu scolaire. L’initiative s’est tenue sous le leadership du Premier ministre, Son Excellence Alix Didier Fils-Aimé, et visait à renforcer la résilience du système éducatif haïtien face aux catastrophes naturelles.

Optimiste. Info, le 5 mars 2026. Organisée dans une perspective de coordination multisectorielle, cette rencontre avait pour objectif de relancer les mécanismes de concertation entre les institutions éducatives, les organismes de protection civile et les partenaires techniques impliqués dans la réduction des risques de catastrophes.

Lors de la seconde journée de travaux, le directeur général de la Protection civile, Emmanuel Pierre, a insisté sur le rôle central de l’école dans la diffusion d’une culture de prévention. Selon lui, l’espace scolaire constitue un levier stratégique pour sensibiliser les jeunes et, par extension, l’ensemble de la société haïtienne aux comportements à adopter face aux aléas naturels.

De son côté, le directeur général du MENFP, Yves Roblin, s’est appuyé sur les orientations du Plan sectoriel de l’éducation 2020-2030 pour rappeler l’ampleur des défis à relever. Il a indiqué qu’environ 18 500 infrastructures scolaires ont été recensées à travers les dix directions départementales du pays. Des démarches sont en cours afin de reconstruire progressivement ces établissements selon des normes parasismiques et anticycloniques, afin de mieux protéger les élèves et le personnel éducatif.

Le responsable du MENFP a également présenté plusieurs axes d’innovation intégrés au plan éducatif national. Parmi ceux-ci figurent la maîtrise de quatre langues par les apprenants, le renforcement des compétences numériques de base et de l’utilisation de l’Internet, l’adoption d’une approche pédagogique axée sur la production de savoirs ainsi que la révision des curricula afin d’y intégrer les notions de gestion des risques de désastre.

Au terme des discussions, les institutions participantes ont convenu de redynamiser le Comité thématique « Éducation et sensibilisation du public ». Une prochaine réunion doit permettre de finaliser les termes de référence de cette structure, notamment en ce qui concerne sa composition, son fonctionnement et son organisation.

Plusieurs institutions publiques, universitaires et organisations partenaires ont pris part aux échanges et présenté leurs initiatives en matière de résilience par l’éducation. Parmi elles figuraient le MENFP, la DGPC, l’École nationale de géologie appliquée, l’ÉduPol, la Fédération des écoles protestantes d’Haïti, la Commission épiscopale pour l’éducation catholique (CEEC), Plan International Haïti, Save the Children ainsi que Catholic Relief Services (CRS).

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du Projet de gestion des risques et de résilience aux aléas climatiques (PGRAC), financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par l’Unité de coordination de projet du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (UCP-M

La Rédaction

Diplomatie en mouvement : Raina Forbin mobilise les partenaires d’Haïti face aux défis de la transition

Diplomatie en mouvement : Raina Forbin mobilise les partenaires d’Haïti face aux défis de la transition

La ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a tenu ce jeudi sa première rencontre officielle avec le corps diplomatique accrédité en Haïti. Cette réunion stratégique a permis à la cheffe de la diplomatie haïtienne de présenter les priorités du gouvernement tout en appelant à un renforcement du partenariat avec la communauté internationale.

Optimiste. Info, le 5 Mars 2026. Ambassadeurs, représentants d’organisations internationales et membres du corps consulaire ont répondu à l’invitation de la chancelière afin d’échanger autour de la situation actuelle du pays et des perspectives de coopération.

Dans son intervention, Raina Forbin a souligné l’importance de maintenir un dialogue ouvert, franc et fondé sur la confiance, afin de consolider les relations entre Haïti et ses partenaires étrangers, dans un contexte national marqué par de multiples défis.

La ministre a profité de cette rencontre pour présenter les grandes orientations de l’action gouvernementale dans les mois à venir. Parmi les priorités évoquées figurent notamment :

le rétablissement de la sécurité nationale,
l’organisation d’élections crédibles,

la relance de l’économie,
ainsi que la gestion de la crise humanitaire qui affecte plusieurs régions du pays.
Selon la chancelière, la diplomatie haïtienne devra jouer un rôle clé pour mobiliser les partenaires internationaux et accompagner les efforts engagés par les autorités.

Raina Forbin a également exprimé la reconnaissance du gouvernement haïtien envers les partenaires internationaux qui soutiennent déjà le pays, notamment à travers les initiatives destinées à renforcer les capacités des forces de sécurité et à contribuer à la stabilisation nationale.

Prenant la parole au nom du corps diplomatique et consulaire, son doyen Farouk Miguel a rappelé que, face à la crise sécuritaire actuelle, la diplomatie représente un outil essentiel pour renforcer la coopération internationale et restaurer la confiance.


Il a également souligné l’importance de développer de nouvelles opportunités de collaboration afin de soutenir les efforts visant à améliorer les conditions de vie de la population haïtienne.

Au cours de cette rencontre, la ministre a réaffirmé la volonté des autorités de mener à bien la transition politique en cours, avec l’objectif qu’elle conduise à un retour durable à l’ordre démocratique.

En conclusion, Raina Forbin a lancé un appel à la solidarité internationale, invitant les partenaires d’Haïti à continuer d’accompagner le pays sur la voie de la sécurité, de la stabilité et du développement durable.

La Rédaction

Douanes Haïtiennes : Gérald Remplais Frappe Fort Face à la Contrebande

Douanes Haïtiennes : Gérald Remplais Frappe Fort Face à la Contrebande

Depuis plus de cinq mois, Gérald Remplais tient fermement les rênes de l’Administration Générale des Douanes (AGD). Face aux boycottages et aux pressions, il ne fléchit pas. Sa mission : moderniser l’institution, sécuriser les frontières et offrir un service juste aux Haïtiens et à la diaspora.

Optimiste. Info, le 3 mars 2026. Dès son arrivée, il a imposé une politique de tolérance zéro contre la contrebande. Les contrôles se sont intensifiés sur tout le territoire. Les marchandises illégales, les armes et les munitions sont désormais surveillées de près. Les usagers commencent à ressentir la différence : les procédures de dédouanement sont plus rapides, plus transparentes. Les employés, eux, soutiennent leur directeur et saluent sa rigueur.

La restructuration des services douaniers est en marche. Les points frontaliers et portuaires sont renforcés. Les agents sont mobilisés et formés pour détecter toute fraude. Sous son commandement, la sécurité aux frontières devient une priorité nationale. Chaque mesure vise à protéger l’économie, à limiter le trafic illégal et à sécuriser le pays.


Mais Gérald Remplais ne se limite pas à la répression. Il simplifie les procédures, rapproche l’administration des citoyens et assure un service plus efficace. Son objectif est clair : transformer l’AGD en une institution moderne, performante et respectée.

Malgré les critiques, il avance avec fermeté. Son message est limpide : la contrebande et l’injustice n’ont pas leur place. Pour Gérald Remplais, la Douane n’est pas seulement un service public, c’est un pilier pour la sécurité et le développement d’Haïti.

La Rédaction

Haïti : Blok Ekilib pose ses conditions et réclame sa part au sein du pouvoir

Haïti : Blok Ekilib pose ses conditions et réclame sa part au sein du pouvoir

Le paysage politique haïtien s’élargit avec l’apparition d’une nouvelle structure déterminée à peser dans les décisions nationales. Le regroupement Blok Ekilib a été officiellement présenté au public avec une exigence centrale : un partage réel des responsabilités au sein du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Optimiste. Info, le 3 mars 2026. Coordonné par Me Caleb Jean-Baptiste, le bloc rassemble environ quarante-cinq partis et organisations sociopolitiques, majoritairement issus des quartiers populaires. Selon son initiateur, Blok Ekilib n’est pas un parti politique classique, mais une plateforme stratégique visant à défendre les intérêts de la population et à garantir un équilibre dans la gouvernance actuelle.

Lors de son intervention devant la presse et des militants, Me Jean-Baptiste a dressé un tableau préoccupant de la situation sociale et politique du pays. Il a rappelé que son regroupement a signé le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, tout en précisant que cet engagement ne saurait être interprété comme un chèque en blanc accordé au chef du gouvernement.

Pour l’avocat et militant des droits humains, la stabilité et l’organisation d’élections crédibles ne pourront être atteintes sans une implication directe des différents signataires du pacte dans la gestion des affaires publiques. Il estime qu’un partage effectif des responsabilités constitue une condition indispensable à la réussite des chantiers annoncés.

Blok Ekilib reproche par ailleurs au Premier ministre d’avoir procédé à la nomination de son cabinet ministériel sans consultation préalable du regroupement. Me Jean-Baptiste soutient que son organisation devait participer à la vérification des profils des personnalités désignées à des fonctions publiques, afin de s’assurer qu’aucune ne présente de démêlés judiciaires ou d’antécédents compromettants.

Se présentant comme porteur d’un mandat moral issu des différentes organisations composant le bloc, il affirme agir au nom d’une large frange de la population. Devant ses partisans, il a averti qu’aucune stabilité durable ni organisation sérieuse d’élections ne sera possible sans un véritable partage du pouvoir.

À travers cette prise de position, Blok Ekilib entend s’imposer comme un acteur incontournable du processus politique en cours. Reste à voir si cette nouvelle structure parviendra à obtenir une place dans la gestion de l’État ou si elle s’orientera vers un rapport de force avec l’exécutif dans un contexte national déjà marqué par de profondes tensions.

La Rédaction