by Optmiste.info | Mar 14, 2026 | Justice
Des agents de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) ont procédé, dans l’après-midi du samedi 14 mars 2026, à l’interpellation de l’ancien député Arnel Bélizaire à l’Hôtel Oasis, dans la commune de Pétion‑Ville.
L’opération policière aurait été menée dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’amener émis par les autorités judiciaires.
Optimiste. Info, le 14 mars 2026.
Une interpellation menée sur place
Selon plusieurs sources proches du dossier, l’ancien parlementaire a été appréhendé directement dans l’enceinte de l’hôtel par des agents de la police judiciaire. Après son interpellation, il a été placé sous escorte et conduit vers les locaux de la Direction Centrale de la Police Judiciaire, où il devrait être entendu dans le cadre d’une enquête en cours.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été publiée par la police afin de préciser les motifs exacts ayant conduit à cette intervention.
Un contexte politique sensible
Cette arrestation survient dans un climat politique déjà tendu, alors que le pays se prépare aux prochaines échéances électorales. Plusieurs observateurs estiment que cette interpellation pourrait avoir des répercussions dans l’arène politique.
Il convient de rappeler que Arnel Bélizaire avait récemment engagé des démarches politiques en vue de participer au prochain processus électoral. Le 11 mars dernier, il avait procédé à l’inscription de sa formation politique auprès du Conseil Électoral Provisoire.
Cette chronologie alimente déjà des interrogations dans certains milieux politiques, où des voix s’élèvent pour demander des clarifications sur les circonstances et les motivations de cette arrestation.
En attendant une prise de position officielle des autorités, l’affaire continue de susciter réactions et commentaires au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
La Rédaction
by Optmiste.info | Fév 16, 2026 | Justice
Me Caleb Jean-Baptiste, avocat au barreau de Port-au-Prince, a publié une note publique afin d’apporter des éclaircissements sur une procédure judiciaire qu’il avait engagée et sur des informations récemment relayées sur les réseaux sociaux.
Optimuste. Info, le16 février 2026. Dans ce document, l’homme de loi rappelle avoir déposé une plainte au Parquet contre Lorenzo De Matteis et Nathania Alessandra Dominique pour des faits dont il se déclarait victime. Le dossier avait été régulièrement acheminé vers un Substitut du Commissaire du Gouvernement pour les suites prévues par la loi.
Selon Me Jean-Baptiste, Lorenzo De Matteis l’aurait ensuite contacté afin d’exprimer son indignation face à la situation, de présenter ses excuses et de solliciter une rencontre pour fournir des explications détaillées sur les circonstances des faits reprochés.
Après avoir entendu ces explications, l’avocat affirme avoir accepté les excuses formulées et décidé, dans un esprit d’apaisement, de se désister de sa plainte, sans exiger aucune compensation.
Toutefois, il se dit étonné par la circulation sur les réseaux sociaux d’un document présenté comme une plainte adressée au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique contre le Substitut du Commissaire du Gouvernement Roosevelt Cadet, en charge du dossier. Ce document, portant la signature de Me Reynold Georges, contiendrait des accusations que Me Jean-Baptiste rejette catégoriquement.
Il déplore la diffusion d’allégations qu’il juge de nature à ternir l’honneur et la réputation des personnes concernées par cette affaire.
Dans un souci de transparence, Me Caleb Jean-Baptiste précise qu’il n’a aucun lien de parenté avec un membre de la magistrature haïtienne et qu’il ne partage aucune résidence avec un magistrat.
Enfin, il invite Me Reynold Georges à faire preuve de retenue et de responsabilité dans ses déclarations publiques. Il indique également se réserver le droit d’engager toute action légale qu’il estimera nécessaire pour défendre ses droits et préserver son honneur.
La Rédaction
by Optmiste.info | Fév 12, 2026 | Justice
Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) hausse le ton. L’organisation exhorte le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à abroger immédiatement le décret du 1er décembre 2025 relatif à la Haute Cour de Justice, qu’elle considère comme un mécanisme susceptible de protéger d’anciens hauts responsables de l’État, notamment les ex-membres du Conseil présidentiel de transition (CPT).
Optimuste. Info, le 11 février 2026. Selon le RHAJAC, ce texte, présenté comme une tentative de combler un vide juridique entourant l’organisation de la Haute Cour de Justice, introduit en réalité un dispositif problématique. Le décret mettrait en place un mécanisme de saisine automatique retirant aux juridictions ordinaires la compétence pour traiter certaines affaires, au profit d’une institution qui ne peut actuellement pas être constituée en raison de l’absence de Parlement.
Pour l’organisation, cette situation crée un véritable blocage judiciaire. Des dossiers visant d’anciens hauts fonctionnaires pour des faits présumés de corruption, de détournement de fonds publics ou d’abus de pouvoir risqueraient ainsi d’être suspendus indéfiniment, faute d’organe habilité à les juger.
Dans un contexte déjà marqué par de graves accusations publiques visant plusieurs anciens membres du CPT, le RHAJAC estime que ce décret pourrait servir d’écran procédural, ralentissant, voire neutralisant, les poursuites judiciaires.
Dirigé par Djovany Michel, le Réseau rappelle que la Constitution confie à la Haute Cour de Justice la compétence de juger les grands commis de l’État. Toutefois, en l’absence de Chambre des députés pour engager les mises en accusation et de Sénat pour se constituer en Haute Cour, ce mécanisme demeure inapplicable. Pour le RHAJAC, une exigence constitutionnelle ne saurait être détournée en outil d’impunité.
L’organisation appelle donc le chef du gouvernement à annuler sans délai le décret du 1er décembre 2025 et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la continuité effective des poursuites judiciaires contre tout responsable public, qu’il soit ancien ou en fonction.
« Aucun vide institutionnel ne doit servir de refuge à ceux qui ont exercé le pouvoir. L’égalité devant la loi ne peut être suspendue par des artifices procéduraux », insiste le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption.
La Rédaction
by Optmiste.info | Fév 11, 2026 | Justice
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a haussé le ton. Dans un communiqué officiel rendu public ce lundi, l’institution rappelle aux anciens responsables de l’État qu’ils demeurent juridiquement tenus de déclarer l’ensemble de leur patrimoine après la fin de leurs fonctions, conformément à la loi du 12 février 2008.
Optimiste. Info le 10 février 2026. Ce rappel vise directement les ex-membres du gouvernement, an seciens ministres, directeurs généraux et hauts fonctionnaires ayant exercé des responsabilités stratégiques. Selon l’ULCC, ces derniers disposent d’un délai strict de 30 jours à compter de leur départ pour déposer une déclaration détaillée de leurs biens. Le document doit être transmis au greffe du tribunal civil compétent, soit en personne, soit par correspondance officielle.
Pour l’institution anticorruption, cette exigence dépasse le simple formalisme administratif. La déclaration de patrimoine constitue un levier central dans la prévention et la répression de la corruption, en permettant d’identifier d’éventuels écarts entre les revenus légitimes et les biens effectivement détenus par les anciens gestionnaires de fonds publics.
L’ULCC rappelle que le non-respect de cette obligation expose les contrevenants à de lourdes conséquences judiciaires. En vertu des articles 2, 6, 7 et 14 de la loi de 2008, l’absence de déclaration, la dissimulation volontaire d’avoirs ou la fourniture de fausses informations peuvent entraîner des poursuites pénales, assorties d’amendes substantielles et, dans certains cas, de peines d’emprisonnement.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, le directeur général de l’ULCC, Me Hans Jacques Ludwig Joseph, a insisté sur la portée politique et institutionnelle de cette démarche. « La transparence est une condition essentielle à la crédibilité de l’action publique et à la restauration de la confiance citoyenne », a-t-il affirmé. Il a également annoncé la mise en place prochaine d’une commission d’audit indépendante chargée d’examiner les déclarations reçues et d’en vérifier l’exactitude.
Dans une logique d’ouverture, l’ULCC appelle les citoyens et les organisations de la société civile à jouer un rôle de veille, en signalant tout manquement ou tentative de fraude par les voies légales prévues. Les résultats des contrôles seront rendus publics de manière trimestrielle, a précisé l’institution.
Cette initiative s’inscrit dans un ensemble plus large de réformes visant à renforcer la gouvernance publique et à combattre l’impunité en Haïti. Si plusieurs observateurs saluent la fermeté de l’ULCC et la solidité du cadre juridique invoqué, d’autres pointent la complexité des démarches exigées. Pour répondre à ces préoccupations, l’institution prévoit l’organisation prochaine d’ateliers de sensibilisation afin d’accompagner les anciens responsables et de clarifier leurs obligations légales.
En réaffirmant l’obligation de rendre compte, l’ULCC entend envoyer un signal clair : la gestion des affaires publiques ne s’achève pas avec la fin d’un mandat, et nul ne saurait se soustraire à l’examen de la loi.
La Rédaction
by Optmiste.info | Jan 13, 2026 | Justice
L’ancien sénateur Garcia Delva s’est présenté ce mardi 13 janvier au Parquet de Port-au-Prince, accompagné de son avocat Me Caleb Jean-Baptiste, en réponse à une convocation judiciaire. Cette démarche faisait suite à une plainte déposée par le citoyen Carl Paul Barvensky pour abus de confiance, escroquerie et association de malfaiteurs.Cependant, l’audience n’a pas pu se tenir comme prévu. En l’absence du plaignant, le Commissaire du Gouvernement a décidé de renvoyer l’ancien parlementaire, mettant ainsi un terme à la procédure pour la journée.
Optimiste Info, 13 janvier 2025. À sa sortie du Parquet, Me Caleb Jean-Baptiste a pris la parole devant la presse. Il a salué la décision du chef du parquet tout en fustigeant ce qu’il qualifie de procédure infondée et inutile. Selon l’avocat, le plaignant aurait déjà perçu une partie des sommes en litige, ce qui, selon lui, ôte toute pertinence à une action pénale.
« Une simple sommation civile aurait largement suffi. Nous sommes face à une démarche excessive, qui relève davantage de l’acharnement que de la recherche de justice », a déclaré Me Jean-Baptiste.
L’avocat de Garcia Delva va plus loin, estimant que cette plainte s’inscrit dans une stratégie de déstabilisation politique visant à ternir l’image de son client, personnalité influente tant sur la scène politique que culturelle haïtienne.
« C’est une tentative manifeste de discrédit public », a-t-il affirmé.
Cette affaire, largement commentée dans l’opinion publique, ravive le débat sur l’instrumentalisation de la justice dans un contexte national déjà marqué par de profondes tensions sociopolitiques, relançant une fois encore la question cruciale de l’indépendance du système judiciaire en Haïti.
La Rédaction
by Optmiste.info | Jan 11, 2026 | Justice
L’Office de la Protection du Citoyen (OPC) a exprimé ce jeudi sa vive inquiétude quant au traitement judiciaire réservé au pasteur Moïse, actuellement poursuivi dans une affaire qui suscite de nombreuses interrogations.
Optimiste. Info, le 11 janvier 2026. Dans un communiqué officiel, le Protecteur du Citoyen, Me Jean Wilner Morin, insiste sur l’impératif d’un jugement équitable, dans un délai raisonnable, conformément aux dispositions de la Constitution haïtienne et aux engagements internationaux d’Haïti.
« Les garanties judiciaires fondamentales doivent être scrupuleusement respectées », affirme Me Morin, dénonçant le flou entourant la procédure et les retards constatés dans l’évolution du dossier.
Dans cette perspective, l’OPC annonce avoir saisi formellement le ministre de la Justice ainsi que le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), afin d’obtenir des explications sur l’état d’avancement du dossier et de s’assurer que les droits du justiciable soient pleinement respectés.
L’institution rappelle qu’elle agit en tant que vigie citoyenne et défenseur des droits humains, et qu’elle suivra ce dossier « avec une attention soutenue » jusqu’à son dénouement.
L’affaire du pasteur Moïse s’impose désormais comme un test majeur pour l’indépendance de la justice haïtienne, souvent critiquée pour ses lenteurs, son manque de transparence et son instrumentalisation politique.
L’OPC exhorte les autorités à agir rapidement et avec impartialité, afin de rétablir la confiance des citoyens dans l’appareil judiciaire.
La Rédaction