Port-au-Prince, 4 août 2026 – L’Entente Nationale (ENA) demande aux autorités électorales de corriger les irrégularités qu’elle affirme avoir relevées dans l’organisation du processus électoral. Dans une déclaration publiée le 3 août, le parti estime que les incohérences entre les textes réglementaires et le calendrier officiel compromettent la transparence du scrutin et entretiennent l’incertitude chez les acteurs politiques.
L’ENA dénonce une confusion juridique provoquée par la coexistence de plusieurs documents encadrant les élections. Le parti demande au Conseil électoral provisoire (CEP) d’adopter un décret électoral unique, officiel et définitif afin de garantir un cadre juridique clair et uniforme.
Le parti critique également la gestion de l’enregistrement des groupements politiques. Il affirme que la fermeture des inscriptions avant la date prévue dans le calendrier officiel, sur la base d’un « sous-calendrier », a créé une confusion évitable. Selon lui, le calendrier électoral officiel doit rester l’unique référence pour tous les acteurs du processus.
L’Entente Nationale conteste aussi la décision du CEP d’ouvrir une nouvelle période d’enregistrement du 4 au 6 août. À ses yeux, cette mesure constitue un nouvel échéancier plutôt qu’une simple prolongation des délais. Le parti regrette également l’absence d’un mécanisme clair pour le traitement des contentieux électoraux et appelle le CEP à clarifier rapidement les règles du processus afin de renforcer la crédibilité des prochaines élections.
Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité en Haïti, le président du Parti Politique Zansèt Ayiti (PP Zansèt Ayiti), Me Lucnas Étienne, réitère son opposition à la poursuite du calendrier électoral. Au cours d’une entrevue accordée à notre rédaction, il a estimé que les autorités devraient concentrer leurs efforts sur le rétablissement de la sécurité avant d’envisager toute consultation populaire.
Delmas, le 31 juillet 2026
Selon le dirigeant politique, son parti avait officiellement demandé au gouvernement et au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de suspendre les opérations électorales jusqu’à ce que les citoyens puissent circuler et exercer leur droit de vote sans crainte. Il regrette que cette démarche n’ait, selon lui, suscité aucune réaction de la part des institutions concernées.
Me Lucnas Étienne soutient qu’il est illusoire d’organiser des élections dans un pays où les violences armées, les enlèvements et l’emprise des groupes criminels continuent d’affecter plusieurs communes. À son avis, la restauration de l’autorité de l’État doit constituer la première étape de tout processus démocratique.
Le président du PP Zansèt Ayiti s’est également montré préoccupé par les ressources financières mobilisées pour les préparatifs électoraux. Il estime que l’État doit veiller à une gestion responsable des fonds publics afin d’éviter de répéter des expériences coûteuses qui n’ont pas abouti.
Échéances électorales : l’ENA réclame un calendrier fondé sur les réalités du pays https://optimiste.info/echeances-electorales-lena-reclame-un-calendrier-fonde-sur-les-realites-du-pays/
Commentant l’ouverture des centres d’inscription des électeurs dans plusieurs établissements scolaires du département de l’Ouest, Me Lucnas Étienne affirme que la mobilisation observée demeure faible. Il y voit le reflet d’un manque de confiance d’une partie de la population envers un processus organisé dans un climat d’insécurité généralisée.
Réaffirmant la position de son parti, il appelle les autorités à mettre en œuvre des mesures concrètes pour rétablir l’ordre public, protéger les citoyens et créer les conditions indispensables à l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives.
En conclusion, le leader politique a invité la population à faire preuve de prudence dans ses déplacements, tout en assurant que le PP Zansèt Ayiti poursuivra son plaidoyer pour que la sécurité devienne le socle de tout processus électoral en Haïti.
L’absence de la commune de Croix-des-Bouquets de la première phase des opérations d’inscription des électeurs est vivement dénoncée. Pour le jeune leader Maurice Gervais, le droit de milliers de citoyens à participer au processus démocratique est compromis par cette décision du Conseil électoral provisoire (CEP).
Les opérations d’inscription des électeurs ont été officiellement lancées par le CEP dans le département de l’Ouest. Toutefois, seules les communes de Pétion-Ville, Delmas et Tabarre ont été retenues, tandis que plusieurs territoires touchés par l’insécurité, dont Croix-des-Bouquets, ont été écartés.
Selon Maurice Gervais, cette exclusion ne peut être réduite à une simple contrainte logistique. À ses yeux, une partie importante de la population est privée de la possibilité de s’inscrire sur les listes électorales et de participer aux prochaines consultations populaires.
Il est également soutenu que les conditions nécessaires à l’exercice des droits civiques doivent être garanties par l’État, quel que soit le lieu de résidence des citoyens. L’insécurité ne devrait pas être utilisée comme motif d’exclusion électorale, mais être considérée comme une urgence nationale appelant une réponse ferme des autorités.
Le gouvernement est enfin appelé à reprendre le contrôle des zones occupées par les groupes armés. Selon Maurice Gervais, la crédibilité des prochaines élections sera conditionnée par leur caractère universel et inclusif. À défaut, une partie de la population risque d’être privée de son droit de participer à un processus destiné à consolider la démocratie haïtienne.
Le débat autour du processus électoral s’intensifie. Le parti Entente Nationale (ENA) exprime de vives réserves sur le second calendrier électoral publié par le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Il estime que les autorités ne pourront pas appliquer ce calendrier dans le contexte actuel marqué par l’insécurité et de nombreuses difficultés organisationnelles.
Port-au-Prince, le 30 juillet 2026 – Dans une note de presse publiée ce jeudi, la formation politique affirme que les institutions de l’État doivent d’abord garantir un environnement stable et sécurisé avant d’organiser les prochaines élections. Selon elle, les autorités ne peuvent pas fixer des échéances électorales sans offrir de garanties concrètes en matière de sécurité, au risque de fragiliser le processus et d’alimenter les contestations.
L’Entente Nationale reproche également au CEP de publier un calendrier dont l’application dépend de l’amélioration du climat sécuritaire. Pour le parti, cette condition confirme que les autorités n’ont pas encore réuni les préalables indispensables à l’organisation des scrutins et soulève des doutes quant au respect des échéances annoncées.
Le parti attire aussi l’attention sur plusieurs obstacles techniques qui pourraient compromettre la transparence du processus. Il cite les retards dans la distribution des cartes électorales, les difficultés rencontrées lors des opérations d’inscription ainsi que les interrogations sur la fiabilité du registre électoral. Selon l’ENA, les autorités doivent résoudre ces problèmes avant de poursuivre le calendrier.
L’ENA estime en outre que les déclarations officielles annonçant une amélioration progressive de la sécurité ne correspondent pas à la réalité que vivent de nombreux citoyens. Elle appelle le gouvernement à garantir la protection des électeurs, des candidats et du personnel électoral afin d’assurer un scrutin crédible et apaisé.
Malgré ses critiques, le parti réaffirme sa volonté de participer aux prochaines élections. Il demande toutefois aux autorités d’organiser un processus électoral inclusif, transparent et sécurisé, estimant qu’une préparation adaptée aux réalités du terrain permettra de rétablir la confiance de la population dans les institutions démocratiques.
La publication du calendrier électoral par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) marque une étape déterminante vers la réalisation des prochaines élections. Elle traduit également une certaine volonté des autorités établies pour le rétablissement de la vie démocratique en Haïti, selon Madame Nancy Laine Isaac.
Après plus de dix (10) ans marqués par l’absence d’élections régulières, de crises institutionnelles ponctuelles, d’instabilité, d’insécurité, chaque avancée vers la tenue des élections crédibles, inclusives et transparentes doit être accueillie avec responsabilité et espoir. C’est en ce sens qu’elle invite toutes les forces vives de la nation à s’unir, à privilégier le dialogue et à créer les conditions nécessaires pour accompagner le processus.
Elle saisit l’occasion pour encourager tous les Haïtiens à rester debout, à garder confiance et à ne pas abandonner mais à travailler ensemble pour reconstruire notre nation dans la dignité et le respect.
L’heure est à la responsabilité, à l’engagement et à l’unité. Elle croit fermement que la jeunesse haïtienne doit saisir ce momentum historique pour changer le paradigme politique , rompre avec les pratiques du passé et offrir à notre pays un leadership nouveau, porté par des valeurs d’intégrité, de compétence, d’innovation et de service.
En posant cet acte symbolique, elle estime qu’il doit être accompagner d’un engagement constant du gouvernement et du Conseil Électoral Provisoire (CEP) afin de restaurer la confiance citoyenne dans un climat de paix, de sécurité et de stabilité propice à l’expression démocratique.
En renouvelant son engagement patriotique, Nancy Lainé ISAAC réaffirme qu’Haïti se trouve à un tournant décisif de son histoire et demeure persuadée que le changement est possible si chaque Haïtienne et chaque Haïtien accepte d’y prendre part avec courage et détermination : « Demen ta dwe miyò. Demen dwe miyò. Demen ap miyò. » Cette conviction n’est pas seulement un slogan ; elle est la voix d’un peuple en détresse, assoiffée de paix et de stabilité et d’un avenir meilleur.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé le lancement officiel des opérations d’inscription des électeurs à partir du lundi 20 juillet 2026. La première phase concernera les chefs-lieux de neuf départements du pays, tandis que le département de l’Ouest reste provisoirement exclu en raison des contraintes sécuritaires.
Les citoyens concernés pourront se rendre dans les Centres d’inscription et de vote (CIV) avec une carte d’identification nationale valide afin de s’inscrire sur le registre électoral. Le CEP invite la population à accomplir cette démarche dès l’ouverture des centres.
L’institution explique que le report des opérations dans le département de l’Ouest découle de la situation actuelle. Elle précise qu’une évaluation se poursuit afin d’étendre progressivement les inscriptions lorsque les conditions de sécurité, d’accessibilité et d’organisation le permettront.