À la suite d’une attaque armée ayant grièvement blessé deux agents de la Garde nationale près de la Maison-Blanche, l’administration Trump a annoncé une révision drastique des Green Cards délivrées aux migrants originaires de « pays de préoccupation ». Cette décision ravive les tensions autour de la politique migratoire américaine et affecte directement plusieurs nationalités, dont les Haïtiens.

OPTIMISTE INFO,le 27 novembre 2025. Le gouvernement a confirmé qu’une révision « rigoureuse » des dossiers de résidence permanente était désormais en cours. Le directeur de l’USCIS, Joseph B. Edlow, a communiqué la directive sur X, précisant qu’elle avait été prise « sur instructions directes » du président Donald Trump.

Cette annonce survient moins de 24 heures après que les autorités ont identifié Rahmanullah Lakanwal, un Afghan de 29 ans, comme le suspect de l’attaque ayant laissé deux agents: Sarah Beckstrom, 20 ans, et Andrew Wolfe, 24 ans — dans un état critique.

Dès mercredi soir, l’USCIS a suspendu toutes les demandes d’immigration déposées par des citoyens afghans. Trump a immédiatement accusé les politiques migratoires de son prédécesseur, Joe Biden, d’avoir permis l’entrée de Lakanwal aux États-Unis via le programme Operation Allies Welcome, mis en place pour accueillir les Afghans ayant collaboré avec les forces américaines.

Dans sa réaction, Trump a dénoncé « un acte de haine » et promis un durcissement sévère des mesures visant les ressortissants afghans, allant jusqu’à qualifier le suspect « d’animal ».

Une liste de pays déjà frappés par des restrictions

Depuis le mois de juin, l’administration Trump interdit l’entrée aux États-Unis à des ressortissants de 12 pays pour des raisons de sécurité nationale, une liste qui inclut Haïti.

Elle a également imposé des restrictions supplémentaires à des citoyens de 7 autres pays, dont Cuba, le Burundi, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.

Selon le FBI, Rahmanullah Lakanwal aurait travaillé pour une unité militaire afghane soutenue par la CIA avant de rejoindre les États-Unis avec son épouse et leurs cinq enfants. Installé dans l’État de Washington, il aurait quitté son domicile en voiture pour se rendre à Washington, D.C., le jour de l’attaque.

« La sécurité nationale n’est pas négociable »
Joseph B. Edlow défend la révision massive des Green Cards, affirmant qu’elle est essentielle pour la protection du territoire.

« Le peuple américain ne paiera plus le prix de politiques de réinstallation imprudentes », a-t-il déclaré. Il minimise les critiques, insistant que la priorité de son agence reste la sécurité intérieure.

La Rédaction

Spread the love