Le Rassemblement National des Forces Organisées (RANFOR) a exprimé ce vendredi son rejet du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », récemment signé entre certains secteurs politiques et le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils- Aimé..

Optimiste. Info, le 27 février 2026. Dans une note rendue publique, le coordonnateur national du regroupement, Bien-Aimé A. Rodon, a affirmé que, bien que le RANFOR « prenne acte » de l’accord, le document ne peut être considéré comme un véritable pacte national dans sa forme actuelle. Selon le mouvement, de nombreux partis politiques et organisations de la société civile n’ont pas été associés au processus, ce qui remet en question le caractère représentatif et inclusif de l’initiative.

« Ce document ne peut en aucun cas s’imposer aux partis et regroupements non signataires », insiste la note, qualifiant le pacte de « partiel » et appelant à un élargissement urgent du dialogue national.

Malgré ses critiques, le RANFOR reconnaît que le texte pourrait servir de base à un consensus plus large, à condition que toutes les forces vives de la nation soient intégrées de manière équitable et transparente.

Face à l’impasse politique persistante, le mouvement réaffirme son appel à la création d’une Commission de Médiation et de Facilitation (CMF), neutre et crédible, capable de rapprocher les positions divergentes et de favoriser un consensus « authentique et robuste ».

Le regroupement insiste sur une approche véritablement inclusive, soulignant que seule la participation de l’ensemble des forces politiques et sociales pourra garantir une stabilité durable en Haïti. Tout en maintenant ses réserves sur le pacte signé, le RANFOR se dit néanmoins prêt à soutenir toute initiative sincère visant l’unité nationale et le bien commun, affirmant que le consensus reste « l’unique voie pour restaurer la stabilité du pays ».

La Rédaction

Spread the love