Le média numérique Haïti Expression, présent depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux, traverse une crise profonde. Des journalistes et collaborateurs dénoncent des mois de travail non rémunéré, assortis de pressions psychologiques et de menaces verbales qu’ils attribuent au directeur général, Antoine Garry Civil.
OPTIMISTE.INFO, le 30 décembre 2025. Selon plusieurs témoignages concordants, ces professionnels de l’information affirment avoir travaillé durant près de huit mois sans percevoir le moindre salaire. Reportages, articles, couvertures d’événements et productions numériques auraient été réalisés de façon régulière, dans l’attente de paiements promis mais jamais honorés.
Les journalistes concernés estiment que leurs droits fondamentaux ont été violés.
Ils réclament l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur ce qu’ils qualifient d’abus professionnels.
« Nous avons travaillé avec rigueur et dévouement, souvent dans des conditions difficiles, sans jamais recevoir ce qui nous était dû. C’est une injustice profonde », confie l’un d’eux sous couvert d’anonymat, par crainte de représailles.
Un autre collaborateur affirme que toute tentative de réclamation aurait été suivie de pressions et de menaces verbales. Selon lui, la direction aurait entretenu l’espoir de paiements futurs pour maintenir l’équipe au travail, installant progressivement un climat de peur et de silence au sein de la rédaction.
Sollicité par OPTIMISTE. INFO pour répondre à ces accusations, Antoine Garry Civil n’a, jusqu’à présent, donné aucune suite. En l’absence de réaction officielle, les journalistes disent poursuivre leurs démarches et appellent au soutien des associations de presse, des syndicats et de la société civile.
Dans un contexte national marqué par la précarité économique des médias et la vulnérabilité des professionnels de l’information, cette affaire ravive le débat sur les conditions de travail des journalistes en Haïti, en particulier celles des jeunes reporters souvent exposés à des formes d’exploitation.
« Au-delà de l’argent, c’est une question de respect, de dignité et de justice. Nous voulons simplement que nos droits soient reconnus », conclut une journaliste impliquée dans la démarche collective.
La Rédaction