Haïti sous vigilance renforcée de l’ONU : le BINUH maintenu jusqu’en 2027

Haïti sous vigilance renforcée de l’ONU : le BINUH maintenu jusqu’en 2027

Face à l’aggravation de la crise multidimensionnelle qui secoue Haïti, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé, à l’unanimité, de prolonger jusqu’au 31 janvier 2027 le mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). L’adoption de la résolution est intervenue lors de la 10 099ᵉ séance du Conseil.

Optimiste. Info, le 29 janvier 2026. À travers cette décision, l’organe onusien réaffirme son soutien au respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale d’Haïti, tout en tirant la sonnette d’alarme sur la détérioration continue des conditions politiques, sécuritaires et humanitaires dans le pays.

Le Conseil de sécurité constate avec inquiétude l’absence d’avancées politiques notables et la persistance de violations graves des droits humains. Il exhorte les autorités haïtiennes ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux à engager sans délai un dialogue inclusif et constructif, seul à même de déboucher sur un consensus politique durable et de restaurer l’ordre institutionnel.

La résolution souligne par ailleurs l’intensification des violences armées, attribuées à des groupes criminels dont les actions continuent de fragiliser le tissu social et de plonger des centaines de milliers de civils dans la précarité. Selon les chiffres évoqués, près de 1,4 million de personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur du pays, illustrant l’ampleur de la crise humanitaire.

Face à ce contexte alarmant, le Conseil insiste sur la nécessité de renforcer la lutte contre l’impunité, de contenir la prolifération des armes illégales et de rétablir progressivement l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

À l’approche des élections prévues en 2026, le BINUH est appelé à jouer un rôle déterminant, tant sur le plan technique que politique, afin d’appuyer l’organisation de scrutins crédibles, transparents et inclusifs, condition essentielle à un retour à l’ordre constitutionnel.

Enfin, la résolution prévoit la mise en place d’un mécanisme de suivi régulier, en coordination étroite avec les acteurs haïtiens, destiné à évaluer les progrès accomplis et à soutenir les efforts en faveur d’une stabilisation durable du pays.

La Rédaction

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Haiti- politique : le CDA exige un sursaut national pour sauver la transition

Haiti- politique : le CDA exige un sursaut national pour sauver la transition

À l’approche du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), la Convention Démocratique Alternative (CDA) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce jeudi, le parti exprime de sérieuses inquiétudes face à la trajectoire actuelle de la transition politique et appelle à une mobilisation nationale afin d’éviter une nouvelle crise institutionnelle majeure.

Optimiste. Info, le 29 Janvier 2026.Le CDA rappelle que cette date, consacrée par les accords de transition, constitue un tournant décisif pour l’avenir démocratique d’Haïti. Selon la formation politique, le 7 février 2026 ne peut faire l’objet ni d’improvisation ni de report sans risques considérables.

Tout non-respect des engagements pris, prévient-elle, ne ferait qu’aggraver la crise politique, sécuritaire et sociale qui fragilise déjà l’État.


Conscient de la volatilité du contexte national, le parti plaide pour une anticipation lucide, responsable et concertée de cette échéance.

Il insiste sur l’urgence d’assurer la prévisibilité institutionnelle, la stabilité politique et le respect des principes de responsabilité collective, conditions indispensables à une transition crédible.

Dans cette dynamique, la Convention Démocratique Alternative appelle à l’ouverture rapide d’un dialogue national structuré, inclusif et sincère. Ce cadre de concertation devrait rassembler les institutions publiques, les forces politiques, les organisations de la société civile, le secteur privé, les confessions religieuses ainsi que la diaspora haïtienne.

Le CDA qualifie cette démarche de « dyalòg ant nèg a soulye ak nèg ak sapat », soulignant la nécessité d’un dialogue sans exclusion, fondé sur l’égalité et le respect mutuel. Ce processus devrait aboutir à un nouvel accord politique consensuel, axé sur des priorités nationales essentielles. Parmi celles-ci figurent le rétablissement progressif et durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire, la consolidation de l’État de droit et le renforcement effectif des institutions républicaines.

Le parti insiste également sur l’urgence de définir un projet de société inclusif, enraciné dans les réalités culturelles, sociales et historiques du peuple haïtien. À cet égard, la réforme du système éducatif est présentée comme un levier stratégique du développement durable, de la cohésion sociale et de la reconstruction nationale.


Sur le plan international, le CDA estime indispensable d’engager une réflexion stratégique sur la diplomatie haïtienne, notamment à travers la modernisation de ses orientations, la réévaluation des accords bilatéraux et multilatéraux et leur alignement sur les intérêts supérieurs de la nation. Le renforcement de la gouvernance publique et de la transparence institutionnelle figure également parmi ses priorités.

Par ailleurs, la Convention Démocratique Alternative réclame la mise en place, avant le 7 février 2026, d’une commission d’enquête indépendante chargée d’examiner les accusations de corruption visant certains membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Une telle initiative est jugée indispensable pour restaurer la crédibilité des institutions et la confiance des partenaires nationaux et internationaux.

En conclusion, fidèle à ses principes démocratiques, le CDA réaffirme sa disponibilité à contribuer de manière responsable, pacifique et constructive à toute initiative visant une transition ordonnée, inclusive et crédible, conforme aux aspirations du peuple haïtien et aux standards internationaux de gouvernance démocratique.

La Rédaction

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Washington durcit le ton contre les gangs armés opérant dans la région

Washington durcit le ton contre les gangs armés opérant dans la région

Lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, le mercredi 28 janvier 2026, le secrétaire d’État Marco Rubio a appelé à un durcissement de la réponse des États-Unis face à la menace grandissante des gangs armés transnationaux, en particulier en Haïti.

Optimiste. Info, le 29 Janvier 2026.

Selon le chef de la diplomatie américaine, ces groupes criminels ont atteint un niveau d’organisation et de puissance qui ne permet plus de les considérer comme de simples réseaux de criminalité. Ils doivent désormais être assimilés à de véritables organisations terroristes transnationales.

Devant les sénateurs, Marco Rubio a mis en garde contre l’arsenal militaire de plus en plus sophistiqué dont disposent ces gangs, un équipement qu’il a comparé à celui de forces étatiques, rendant leur capacité de nuisance particulièrement élevée.

« Ces organisations criminelles terroristes transnationales possèdent des armes que l’on associe normalement à un État », a-t-il déclaré.

Pour le secrétaire d’État, ces groupes constituent une menace directe pour la sécurité nationale des États-Unis ainsi que pour la stabilité de l’ensemble de la région. Il a souligné la nécessité d’adopter une posture militaire adaptée afin de neutraliser ces réseaux et d’empêcher l’expansion de leur influence.

Marco Rubio a toutefois insisté sur le fait que toute action américaine devrait être menée en étroite coordination avec les partenaires régionaux, dans le but d’assurer une efficacité maximale tout en réduisant les risques pour les populations civiles.

La Rédaction

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Pétrole à Cuba : le Mexique assume sa solidarité et balaie les rumeurs

Pétrole à Cuba : le Mexique assume sa solidarité et balaie les rumeurs

Le gouvernement mexicain a fermement rejeté, ce mardi, les informations évoquant une suspension des livraisons de pétrole vers Cuba. La présidente Claudia Sheinbaum a qualifié ces affirmations d’infondées, réaffirmant la continuité de la coopération énergétique entre les deux pays.

Optimiste. Info, le 27 janvier 2026.Prenant la parole devant la presse, la cheffe de l’État a souligné que la politique énergétique du Mexique relève exclusivement de sa souveraineté nationale et ne saurait être dictée par des pressions extérieures. « Les décisions du Mexique sont prises au Mexique », a-t-elle martelé.

Claudia Sheinbaum a confirmé que la compagnie pétrolière publique Petróleos Mexicanos (Pemex) poursuit normalement ses livraisons de brut à destination de Cuba. Elle a rappelé que cette coopération s’inscrit dans une tradition de relations historiques et de solidarité entre les deux nations, notamment dans des contextes de crise.

Cette clarification intervient alors que Cuba traverse une sévère crise énergétique, aggravée par la réduction de ses sources d’approvisionnement habituelles. Des pénuries récurrentes affectent l’électricité, les transports et les services essentiels, pesant lourdement sur le quotidien de la population.
Face à cette situation, le Mexique a fait le choix de maintenir son soutien énergétique, invoquant des considérations humanitaires.

La présidente mexicaine a insisté sur le fait que les sanctions économiques et les embargos frappent avant tout les peuples, et non les gouvernements.

« Lorsqu’un embargo est extrême, ce sont les populations civiles qui en subissent les conséquences », a-t-elle rappelé.

Malgré les menaces et les pressions internationales, Claudia Sheinbaum a réaffirmé la détermination de son pays à poursuivre les livraisons de pétrole à Cuba, présentant cette décision comme un acte à la fois souverain, solidaire et conforme aux valeurs historiques de la diplomatie mexicaine.

La Rédaction

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Transition politique en Haïti : le RHAJAC dénonce une tentative de confiscation du pouvoir au sommet de l’État

Transition politique en Haïti : le RHAJAC dénonce une tentative de confiscation du pouvoir au sommet de l’État

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) lance une alerte grave sur l’évolution de la transition politique en Haïti. Dans un communiqué publié ce mardi, l’organisation accuse le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils Metellus, d’être impliqué dans des manœuvres politiques qu’elle juge dangereuses pour la stabilité nationale. Le réseau réclame sa révocation immédiate ainsi que son arrestation pour corruption présumée, abus de pouvoir et complot contre la sûreté de l’État.

Optimiste.Info, le 27 janvier 2026.

Des alliances politiques jugées opaques au sein du CPT

Selon des informations qualifiées de fiables par le RHAJAC, Alfred Fils Metellus entretiendrait une collusion active avec plusieurs conseillers-présidents du Conseil présidentiel de transition (CPT), notamment Fritz Alphonse Jean, Louis Gérald Gilles, Smith Augustin, Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils.

Cette alliance, décrite comme stratégique et dissimulée, viserait à reconfigurer l’équilibre du pouvoir à l’approche de la fin officielle du mandat du CPT, prévue pour le 7 février 2026.
Des responsables cités dans des dossiers de corruption et de sécurité.

Le RHAJAC rappelle que plusieurs des conseillers-présidents mentionnés sont impliqués dans divers scandales de corruption. Certains feraient déjà l’objet de poursuites judiciaires, tandis que d’autres sont cités dans des enquêtes portant sur des liens présumés avec des groupes armés.

L’organisation souligne également que la majorité des responsables concernés auraient été sanctionnés par les États-Unis, notamment pour connivence avec des groupes assimilés à des organisations terroristes.

Un projet de nomination controversé à la Primature

Au cœur des accusations figure un projet précis : imposer Alfred Fils Metellus au poste de Premier ministre, à moins de deux semaines de la fin du CPT. Pour le RHAJAC, cette initiative constitue une tentative manifeste de confiscation du pouvoir, menée en dehors de tout cadre transparent et en contradiction avec l’intérêt général.

Une menace directe pour l’ordre institutionnel

Dans un contexte de crise multidimensionnelle, marqué par l’insécurité, l’emprise des gangs armés et l’effondrement des institutions, le réseau estime que ces manœuvres représentent une menace directe pour l’ordre constitutionnel et la sécurité nationale.

Haïti tente actuellement de contenir la violence, de restaurer une gouvernance minimale et de créer les conditions d’élections crédibles, des objectifs que ces pratiques risqueraient, selon l’organisation, de compromettre gravement.


Un « complot politique structuré », selon le RHAJAC.

Le RHAJAC évoque l’existence d’un « complot politique structuré » visant à verrouiller l’appareil d’État au profit de réseaux corrompus, à neutraliser les enquêtes judiciaires en cours, à garantir l’impunité de hauts responsables et à maintenir l’influence des groupes armés au cœur du pouvoir.

Des exigences claires adressées aux autorités

Face à ce qu’il qualifie de prise d’otage de la transition, le réseau exige :
la révocation immédiate d’Alfred Fils Metellus ;
son arrestation pour corruption présumée et complot contre la sûreté de l’État ;

l’intensification des poursuites judiciaires contre les conseillers-présidents impliqués.

« La transition ne peut pas devenir un sanctuaire pour la corruption et le crime organisé », martèle le RHAJAC, rappelant que le peuple haïtien réclame justice, sécurité et élections, et non des arrangements politiques de dernière minute destinés à préserver l’impunité.

L’organisation affirme qu’elle poursuivra ses investigations et s’engage à tenir l’opinion publique informée de toute nouvelle évolution.

La Rédaction

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Du diplôme à l’emploi : le CETINFO accélère l’intégration professionnelle des jeunes

Du diplôme à l’emploi : le CETINFO accélère l’intégration professionnelle des jeunes

Le Centre de Technologie en Informatique (CETINFO) franchit un cap décisif dans sa mission éducative en lançant officiellement son Bureau de Placement et CETINFO-PRO, à l’occasion d’une cérémonie organisée au Karibe Convention Center. Cette activité a également été marquée par la collation des diplômes de la promotion « Synergie 2025 », symbolisant l’aboutissement d’un parcours académique et le début d’une insertion professionnelle encadrée.

Optimiste. info, le 25 janvier 2026. Organisé en présence de responsables académiques, de chefs d’entreprises, de parents et d’invités de marque, l’événement s’est déroulé dans une atmosphère solennelle et porteuse d’espoir. Il traduit la volonté du CETINFO de renforcer les passerelles entre la formation technique et les exigences concrètes du marché du travail.

Avec la création de son Bureau de Placement, le CETINFO introduit un mécanisme structurant destiné à faciliter l’accès des diplômés à des stages professionnels qualifiants. À travers ce dispositif, les entreprises partenaires pourront accueillir des stagiaires compétents sans aucune charge financière, l’institution prenant en charge leur rémunération mensuelle.

Pour Dangelo Néard, responsable de la communication du CETINFO, cette initiative répond à un besoin urgent du marché de l’emploi.

« Le Bureau de Placement établit un lien direct entre le CETINFO et les entreprises à la recherche de jeunes qualifiés. Il permet aux étudiants d’acquérir une première expérience professionnelle concrète et valorisante », a-t-il souligné.


Ces stages offriront aux diplômés l’opportunité de renforcer leur curriculum vitae, de développer des compétences pratiques et d’améliorer significativement leur employabilité. À l’issue de la période de stage, les entreprises auront la possibilité d’intégrer les stagiaires à leur effectif ou, à défaut, de leur remettre une lettre de stage, un document déterminant pour la suite de leur carrière.

La cérémonie a également été marquée par le lancement de CETINFO-PRO, une filiale spécialisée dans la formation continue à destination des entreprises. Cette structure se donne pour mission d’accompagner les organisations dans le développement des compétences de leurs employés, en fonction de leurs besoins spécifiques et des évolutions du secteur technologique.

« Une entreprise qui souhaite rester compétitive doit investir de manière permanente dans la formation de son capital humain », a rappelé M. Néard.

La promotion « Synergie 2025 », composée d’une vingtaine d’étudiants formés en informatique bureautique, infographie, réseaux et maintenance informatique, a bénéficié du parrainage de l’ancien député Jerry Tardieu et de la marraine Savannah SAVARY, deux personnalités influentes du monde entrepreneurial.

Dans son allocution, Jerry Tardieu a salué l’initiative du CETINFO et exhorté les diplômés à incarner les valeurs de rigueur et de professionnalisme :
« Vous êtes les ambassadeurs du CETINFO, de vos professeurs et de vos familles. Votre comportement en entreprise conditionnera les opportunités offertes aux générations futures. »

L’ancien député de Pétion-Ville a également annoncé avoir déjà établi des contacts avec plusieurs entreprises disposées à accueillir les diplômés en stage, tout en insistant sur l’importance de l’engagement, de la discipline et du sens des responsabilités.

Les étudiants fraîchement diplômés n’ont pas caché leur satisfaction quant à la qualité de la formation reçue et leur confiance en l’avenir.

« Je me sens heureuse et satisfaite après un an d’études en informatique bureautique.

L’informatique exige une pratique quotidienne pour devenir un bon technicien », a confié Bourjeau Laurie Alta, diplômée en informatique bureautique.

Elle a également encouragé les jeunes à faire des choix professionnels réfléchis dès le départ, tout en remerciant les responsables et les professeurs pour leur accompagnement constant, malgré les difficultés rencontrées.

À travers le lancement de son Bureau de Placement, de CETINFO-PRO et l’organisation de cette cérémonie de graduation d’envergure, le CETINFO réaffirme sa volonté de former des jeunes compétents, autonomes et immédiatement opérationnels, capables de répondre aux exigences du marché du travail et de contribuer activement au développement du pays.

La Rédaction

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Crise politique : Me Caleb Jean Baptiste accuse le CPT de pillage et de complot contre la stabilité d’Haïti

Crise politique : Me Caleb Jean Baptiste accuse le CPT de pillage et de complot contre la stabilité d’Haïti

La scène politique haïtienne est de nouveau secouée par de graves révélations. Lors d’une conférence de presse tenue à Delmas, l’avocat et militant des droits humains Me Caleb Jean Baptiste a accusé plusieurs membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) d’être au cœur d’un complot visant à affaiblir davantage les institutions et à plonger le pays dans une instabilité encore plus profonde.

Optimiste Info, 23 janvier 2026. Selon Me Jean Baptiste, neuf membres du CPT seraient impliqués depuis près de 21 mois dans la dilapidation systématique des ressources publiques. Il évalue les pertes de l’État à au moins 69 000 dollars américains par mois, dénonçant une gestion qu’il juge irresponsable et dangereuse pour l’avenir national. Face à ce qu’il qualifie de dérive grave, l’avocat appelle la population, et plus particulièrement les jeunes, à s’engager dans une mobilisation citoyenne et générationnelle pour sauver le pays.

Cette position a été appuyée par Me Kendy Charles, consultant du Bloc des Avocats engagés dans la défense des droits humains, qui a exhorté la jeunesse à mener un combat décisif pour garantir un avenir digne aux générations actuelles et futures. Selon lui, la situation actuelle ne peut perdurer sans conséquences irréversibles.

Dans la poursuite de son intervention, Me Caleb Jean Baptiste a invité la population à se dresser contre les neuf membres du CPT qu’il accuse de piller les richesses nationales. Il a également pointé du doigt le conseiller présidentiel Louis Gérald Gilles, l’accusant d’avoir tenté d’obtenir son arrestation auprès du commissaire du gouvernement près le tribunal de Port-au-Prince, une démarche qui aurait été rejetée.

L’avocat a ensuite formulé des accusations encore plus graves, affirmant que Louis Gérald Gilles serait impliqué dans un projet d’assassinat le visant personnellement. À l’appui de ses déclarations, il a évoqué l’assassinat du militant politique Dickson Oreste, soutenant que ce crime serait directement lié audit conseiller présidentiel.

Me Jean Baptiste a par ailleurs élargi ses accusations à l’ensemble des membres du Conseil présidentiel ainsi qu’au ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils Metellus, qu’il soupçonne de participer à une stratégie concertée visant à aggraver l’instabilité politique du pays. Il a tenu à préciser qu’il n’agit nullement en défense du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, affirmant que sa prise de position vise uniquement à préserver l’ordre constitutionnel et la stabilité institutionnelle.

S’interrogeant sur les intentions des conseillers présidentiels, l’avocat s’est montré perplexe :
« Comment peut-on envisager la révocation d’un Premier ministre alors qu’il ne reste que quinze jours avant la fin de leur mandat ? »

Malgré ses dénonciations, Me Caleb Jean Baptiste a salué les efforts de la Police nationale d’Haïti (PNH) dans la lutte contre l’insécurité. Il a encouragé les autorités policières à renforcer leurs opérations afin de permettre à la population de souffler face à la montée des violences armées.

Dans un autre volet de ses révélations, il a accusé le ministre de l’Économie et des Finances d’avoir débloqué, sur instruction de Louis Gérald Gilles, environ 55 millions de gourdes au profit de Jimmy Chérizier, alias « Barbecue », chef de la coalition armée Viv Ansanm. Selon Me Jean Baptiste, ce dernier exercerait de fortes pressions sur le conseiller présidentiel pour obtenir l’arrêt des opérations policières.

« Barbecue aurait menacé de tout révéler si les opérations ne cessent pas », a-t-il affirmé.

Pour l’avocat, ces manœuvres constituent une tentative manifeste de déstabilisation du pays à un moment critique, alors que la police est engagée dans une lutte directe contre les groupes armés. Il a félicité le directeur général de la PNH, Vladimir Paraison, ainsi que le directeur départemental de l’Ouest, Jacques Ader, pour leur détermination sur le terrain.

En conclusion, Me Caleb Jean Baptiste a annoncé son intention de déposer une plainte formelle auprès du cabinet d’instruction contre les membres du Conseil présidentiel et le ministre de l’Économie et des Finances. Il a appelé au respect strict de la Constitution haïtienne, rappelant qu’en cas de vacance présidentielle, la conduite des affaires de l’État revient légalement au Premier ministre. Il a enfin exhorté ce dernier à initier un dialogue national inclusif, condition essentielle, selon lui, pour parvenir à un consensus politique et conduire le pays vers des élections crédibles et apaisées.

La Rédaction

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À l’orée du 7 février, le RANFOR plaide pour une médiation nationale afin d’éviter le chaos institutionnel

À l’orée du 7 février, le RANFOR plaide pour une médiation nationale afin d’éviter le chaos institutionnel

À quelques jours du 7 février, date symbolique marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Rassemblement National des Forces Organisées (RANFOR) hausse le ton et multiplie les initiatives en faveur de l’instauration urgente d’un mécanisme de dialogue politique inclusif, visant à prévenir un vide institutionnel aux conséquences imprévisibles.

Optimiste.Info, le 23 janvier 2026. Cette position a été réaffirmée lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 23 janvier 2026 à l’hôtel Ritz Kinam, à Pétion-Ville, en présence de plusieurs personnalités issues des milieux politique, juridique et social.

Prenant la parole devant la presse, l’ancien député A. Rodon Bien-Aimé a rappelé que le RANFOR s’était déjà adressé à la nation neuf jours auparavant pour présenter une proposition destinée à anticiper les dérives possibles de la crise actuelle. Selon lui, cette démarche relève d’un devoir de responsabilité et de prévention politique.

« Diriger, c’est prévoir », a-t-il martelé, rappelant qu’en juillet 2024, le RANFOR plaidait déjà pour l’organisation d’une conférence politique nationale afin d’éviter l’impasse institutionnelle dans laquelle se trouve aujourd’hui le pays.

Depuis près de deux semaines, la structure affirme avoir officiellement soumis à la nation une proposition jugée incontournable : la création d’une commission nationale de médiation. Tout en reconnaissant la pertinence des propositions formulées par différents secteurs de la société, le RANFOR soutient qu’une démarche globale de conciliation est indispensable pour rapprocher les acteurs et restaurer un climat minimal de confiance.

La commission projetée serait composée de cinq institutions clés, appuyées par des personnalités reconnues pour leur intégrité morale et leur crédibilité institutionnelle. Elle aurait pour mission d’engager un dialogue inclusif avec l’ensemble des parties prenantes afin de faciliter une sortie concertée de la crise. À cette fin, des correspondances ont été adressées à plusieurs entités, notamment Religions pour la Paix, la Fédération des Barreaux d’Haïti, le président de la Cour de cassation et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), ainsi que le commandant en chef des Forces armées d’Haïti (FAD’H).


Intervenant à son tour, Me Canova Jean-Baptiste a dressé un tableau particulièrement sombre de la conjoncture politique actuelle.

« L’heure est grave. La situation est grave. Le 7 février s’approche et rien n’est encore décidé », a-t-il averti, évoquant le risque réel d’un vide institutionnel en l’absence d’un mécanisme crédible de médiation.

Pour sa part, Me Iswick Théophin a insisté sur le caractère catastrophique de la crise, appelant les acteurs politiques à assumer pleinement leurs responsabilités afin d’éviter une aggravation des tensions. Il a notamment évoqué les conflits persistants au sommet de l’État, citant les désaccords opposant les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dont la révocation demeure controversée.

S’interrogeant sur les véritables centres de décision qui gouvernent actuellement le pays, Me Théophin a lancé un appel solennel aux protagonistes politiques, les exhortant à s’asseoir autour d’une même table et à placer les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des rivalités partisanes.

À travers cette initiative, le RANFOR réaffirme sa conviction que le dialogue, la concertation et la médiation constituent les seules voies crédibles pour conduire Haïti vers une sortie durable de

La Rédaction

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Insécurité : la PNH prône la reddition volontaire des groupes armés

Insécurité : la PNH prône la reddition volontaire des groupes armés

Le Directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Vladimir Paraison, a invité les gangs armés à déposer les armes et à se rendre volontairement. Cet appel a été lancé lors d’une interview collective accordée ce mardi, au cours de laquelle il a assuré que la police dispose désormais des capacités nécessaires pour traquer les groupes criminels sur l’ensemble du territoire national et rétablir l’ordre public.

Optimiste. Info, le 20 janvier 2026. Selon le commandant en chef de la PNH, cette démarche vise avant tout à réduire les pertes en vies humaines, aussi bien parmi les forces de l’ordre que dans la population civile. Il a précisé que les individus armés désireux de se rendre peuvent entrer en contact avec la police ou se présenter dans des lieux neutres, tels que des églises ou des temples vodou, afin de garantir une prise en charge sécurisée.

André Vladimir Paraison a souligné que les personnes optant pour la reddition seront remises aux autorités judiciaires compétentes afin de répondre de leurs actes, dans le strict respect des procédures légales en vigueur. Il a réaffirmé la détermination de l’État à faire respecter son autorité et à rétablir la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

Entouré des membres du haut commandement de la PNH, le Directeur général a également rappelé que l’institution policière a considérablement renforcé sa posture opérationnelle face aux gangs armés. Il a évoqué plusieurs opérations récentes ayant permis la neutralisation de bandits et le démantèlement de bases criminelles, illustrant, selon lui, la montée en puissance de la police.

Réitérant que la lutte contre l’insécurité demeure une priorité absolue, le patron de la PNH a insisté sur le fait que la reddition volontaire représente la meilleure option pour les groupes armés souhaitant éviter des affrontements aux conséquences dramatiques. À titre de rappel, le dernier bilan de la PNH fait état de six bandits tués, de cinq drones ainsi que d’armes et de munitions saisis lors d’une opération menée à Tokyo, dans le cadre de la traque du dénommé « Chalè ».

La Rédaction

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Crise politique en Haïti : le KPC dément toute implication dans un projet de conseil présidentiel

Crise politique en Haïti : le KPC dément toute implication dans un projet de conseil présidentiel

Le parti politique Konviksyon pou Chanjman (KPC) a formellement démenti, ce mardi 20 janvier, toute implication dans une initiative visant à résoudre la crise politique à travers la mise en place d’un conseil présidentiel de cinq membres. L’information, largement diffusée par plusieurs médias en ligne, a été qualifiée de totalement infondée par les responsables du parti.

Optimiste. Info, 20 janvier 2026. Dans une note de presse conjointe, Me Caleb Jean-Baptiste, secrétaire national et membre fondateur du KPC, Rebecca Poto, secrétaire nationale adjointe et également membre fondatrice, ainsi que Jean Kendy Saint Junior, autre membre fondateur, dénoncent des propos qu’ils jugent « faux et trompeurs ». Selon eux, ces allégations portent atteinte à la réputation et à la crédibilité de leur formation politique.

Les dirigeants du KPC rappellent que le parti s’appuie sur des principes fondamentaux tels que la démocratie, la transparence et l’intégrité. Ils condamnent avec fermeté toute tentative d’instrumentalisation de leur organisation par des acteurs qu’ils décrivent comme « politiquement immatures » ou motivés par des ambitions personnelles. De telles démarches, estiment-ils, exploitent la crise actuelle au détriment des intérêts du peuple haïtien.

Le communiqué précise également les règles strictes régissant toute prise de position officielle du parti.
« Aucun document ne peut être attribué au KPC sans la signature du président du parti, Luckner Désir, ou de la vice-présidente, accompagnée de celle du secrétaire national ou de la secrétaire nationale adjointe. Tout texte ne respectant pas ces exigences est automatiquement considéré comme nul et sans effet, conformément aux statuts internes », souligne la note.

Sur le plan institutionnel, le KPC rappelle que la Constitution haïtienne établit clairement un exécutif bicéphale composé d’un Président de la République et d’un Premier ministre. Elle ne prévoit en aucun cas l’existence d’un conseil présidentiel. En situation de vacance du pouvoir présidentiel, ajoutent les signataires, la loi fondamentale définit précisément les mécanismes de transition à suivre.

Pour conclure, le secrétariat du KPC appelle les acteurs qu’il qualifie « d’ennemis de la démocratie » à faire preuve de sens des responsabilités. Il exhorte par ailleurs les autorités nationales à respecter la Constitution et les lois de la République, tout en travaillant au renforcement des partis politiques.
Les responsables du KPC réaffirment enfin leur attachement aux valeurs démocratiques, à l’État de droit et à l’intérêt supérieur de la nation, lançant un appel au patriotisme et au respect des institutions républicaines.

La Rédaction

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