En Haïti, le RANFOR se structure pour peser dans le débat national

En Haïti, le RANFOR se structure pour peser dans le débat national

Une nouvelle entité politique fait son entrée sur la scène nationale : le Rassemblement National des Forces Organisées (RANFOR). La plateforme a été officiellement lancée à la faveur de l’adoption de sa déclaration de principes par ses membres fondateurs, réunis dans la capitale haïtienne aux côtés de représentants d’organisations politiques, sociales et syndicales.

Optimuste. Info, le 20 février 2026. Dans leur texte fondateur, les initiateurs du mouvement inscrivent la création du RANFOR dans un contexte particulièrement éprouvant pour le pays : insécurité persistante, institutions fragilisées, ralentissement économique et tensions sociales accrues.

Ils affirment vouloir répondre à cette conjoncture par une démarche structurée visant la reconstruction nationale, le renforcement démocratique et la promotion du progrès social.

La naissance de la plateforme intervient alors que le pays reste marqué par les conséquences de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse en juillet 2021, événement qui a profondément bouleversé l’équilibre politique et institutionnel d’Haïti.
Des ambitions institutionnelles et sociales affirmées.

Le document adopté met en avant plusieurs objectifs majeurs :
la promotion d’un État stable et crédible ;
la consolidation d’une démocratie participative ;
la construction d’une économie plus équitable ;
la défense de l’État de droit et de la bonne gouvernance ;
la mise en œuvre de réformes structurelles jugées nécessaires.

Parmi les signataires figurent notamment A. Rodon Bien-Aimé (ONA), Jonas Revene (DVNN) et Canova Jean-Baptiste (Vision Sud-Est), ainsi qu’une quinzaine d’autres personnalités issues de différents secteurs organisés.
Une organisation en phase de structuration.

À court terme, le RANFOR prévoit plusieurs étapes clés :
l’élaboration de ses statuts ;
l’adoption d’un règlement intérieur ;
le déploiement territorial du mouvement ;
la tenue d’une assemblée constitutive.

Un Comité Exécutif Transitoire (CET) a été mis en place afin d’assurer la coordination initiale. Selon les responsables, son fonctionnement reposera sur des principes de collégialité, de transparence et de redevabilité.

Une nouvelle voix dans un paysage fragmenté
Avec cette création, le RANFOR rejoint un paysage politique déjà dense et fragmenté. Reste à observer comment cette nouvelle plateforme parviendra à se positionner dans le débat public et à transformer ses intentions déclarées en actions concrètes dans un contexte national toujours marqué par l’instabilité sécuritaire et institutionnelle.

La Rédaction

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Le CETINFO équipe les jeunes pour lutter contre le chômage à travers son tirage annuel

Le CETINFO équipe les jeunes pour lutter contre le chômage à travers son tirage annuel

Le Centre de Technologie en Informatique (CETINFO) a réalisé, ce mardi, la quatrième édition de son tirage annuel, une initiative visant à offrir aux jeunes l’opportunité d’entreprendre leurs propres activités et de renforcer leur autonomie économique. événement a réuni plusieurs personnalités, notamment les dirigeants de l’institution, des étudiants et anciens étudiants ainsi que des parents, dans une ambiance festive et culturelle.

Optimuste. Info, le 17 février 2026. Lors de son discours d’ouverture, Nerla Conserve, chargée de mission et responsable Social Media du CETINFO, a rappelé que l’institution est un centre de formation professionnelle et technique engagé dans la promotion de l’éducation, du développement personnel, de l’entrepreneuriat et de la culture d’épargne chez les jeunes.

Elle a souligné que dans un contexte où de nombreux diplômés peinent à trouver un emploi ou à créer leur propre activité, le tirage annuel constitue une réponse concrète.

« Former des jeunes sans leur donner les moyens de créer ou d’innover, c’est préparer une génération de plus au chômage », a-t-elle déclaré, rappelant que la mission du CETINFO est de former, encadrer, équiper et orienter les jeunes vers l’entrepreneuriat et la culture d’épargne.

Des équipements pour soutenir l’initiative entrepreneuriale

À travers ce tirage annuel, le CETINFO facilite l’accès à des outils technologiques, pédagogiques et entrepreneuriaux essentiels. Parmi les lots figurent :

Une motocyclette 125cc

Des ordinateurs portables

Des tablettes numériques

Des caméras numériques
Des smartphones

Des haut-parleurs (speakers) Bluetooth

Ces équipements servent d’outils de travail et de supports éducatifs pour renforcer les capacités des jeunes, soutenir leurs études et encourager l’esprit entrepreneurial.

Selon Mme Conserve, cette initiative s’inscrit dans une démarche globale visant à développer la culture d’épargne, l’investissement responsable et l’entrepreneuriat chez les jeunes. Elle a également insisté sur l’importance de l’accompagnement post-formation afin de transformer les compétences acquises en opportunités économiques réelles.

Les gagnants à l’honneur

Le tirage s’est déroulé en plusieurs phases.
Première partie :

Marie-Line Joseph, gagnante du premier prix : une motocyclette 125cc

Valentina Veillard, gagnante d’un ordinateur portable
Deuxième partie :

Mónica Angie Duroché, gagnante d’un smartphone

Wiscarline Antoine, gagnante d’une tablette numérique

D’autres gagnants ont reçu chacun un speaker Bluetooth.
Très émue, Mme Marie-Line Joseph, lauréate du plus grand prix, n’a pas caché sa satisfaction. Elle a profité de l’occasion pour remercier Dieu ainsi que les dirigeants de l’institution pour cette opportunité.

Par ailleurs, les gagnants du concours photo-shoot organisé par le centre ont également reçu leurs primes, notamment des caméras, tablettes numériques, téléphones et accessoires.

Un engagement pour l’avenir

Au-delà de la célébration, cet événement met en lumière une initiative concrète en faveur de l’éducation, de l’employabilité et de l’autonomisation économique des jeunes en Haïti.

Enfin la direction générale du CETINFO a lancé un appel fort à la jeunesse :
« Rejoignez massivement le CETINFO dès maintenant, car de grands projets arrivent pour transformer votre avenir. »
Parmi les projets annoncés :
Challenge Laptop : doter chaque étudiant d’un laptop d’ici décembre 2026.

CETINFO VR Zone : un espace immersif dédié à l’apprentissage numérique avancé.

Le Département Numérique : formation aux métiers du futur.
Programme d’Études Autofinancé (PEA) : accompagner les jeunes dans leur transition « de l’étudiant à l’entrepreneur ».

À travers cette quatrième édition de son tirage annuel, le CETINFO confirme sa volonté de ne pas seulement former, mais aussi d’équiper et d’accompagner la jeunesse haïtienne vers un avenir plus autonome et prospère.

La Rédaction)

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Justice : Me Caleb Jean-Baptiste dénonce des allégations « infondées »

Justice : Me Caleb Jean-Baptiste dénonce des allégations « infondées »

Me Caleb Jean-Baptiste, avocat au barreau de Port-au-Prince, a publié une note publique afin d’apporter des éclaircissements sur une procédure judiciaire qu’il avait engagée et sur des informations récemment relayées sur les réseaux sociaux.

Optimuste. Info, le16 février 2026. Dans ce document, l’homme de loi rappelle avoir déposé une plainte au Parquet contre Lorenzo De Matteis et Nathania Alessandra Dominique pour des faits dont il se déclarait victime. Le dossier avait été régulièrement acheminé vers un Substitut du Commissaire du Gouvernement pour les suites prévues par la loi.

Selon Me Jean-Baptiste, Lorenzo De Matteis l’aurait ensuite contacté afin d’exprimer son indignation face à la situation, de présenter ses excuses et de solliciter une rencontre pour fournir des explications détaillées sur les circonstances des faits reprochés.

Après avoir entendu ces explications, l’avocat affirme avoir accepté les excuses formulées et décidé, dans un esprit d’apaisement, de se désister de sa plainte, sans exiger aucune compensation.

Toutefois, il se dit étonné par la circulation sur les réseaux sociaux d’un document présenté comme une plainte adressée au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique contre le Substitut du Commissaire du Gouvernement Roosevelt Cadet, en charge du dossier. Ce document, portant la signature de Me Reynold Georges, contiendrait des accusations que Me Jean-Baptiste rejette catégoriquement.

Il déplore la diffusion d’allégations qu’il juge de nature à ternir l’honneur et la réputation des personnes concernées par cette affaire.

Dans un souci de transparence, Me Caleb Jean-Baptiste précise qu’il n’a aucun lien de parenté avec un membre de la magistrature haïtienne et qu’il ne partage aucune résidence avec un magistrat.

Enfin, il invite Me Reynold Georges à faire preuve de retenue et de responsabilité dans ses déclarations publiques. Il indique également se réserver le droit d’engager toute action légale qu’il estimera nécessaire pour défendre ses droits et préserver son honneur.

La Rédaction

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Recrutement d’enfants par des groupes armés : l’UNICEF et l’IBERS pressent la presse d’en finir avec la stigmatisation

Recrutement d’enfants par des groupes armés : l’UNICEF et l’IBERS pressent la presse d’en finir avec la stigmatisation

Le traitement médiatique des enfants associés aux groupes armés était au cœur d’un atelier de sensibilisation tenu le vendredi 13 février 2026 à l’initiative de UNICEF et de IBERS. Journalistes et professionnels de l’information y ont pris part afin de réfléchir aux pratiques rédactionnelles entourant cette problématique particulièrement sensible.

Optimuste. Info, 14 février 2026. L’objectif affiché par les organisateurs : encourager une couverture plus responsable et respectueuse des droits de l’enfant. À travers des échanges et des outils pratiques, les participants ont été invités à repenser leur manière d’aborder ces situations, en veillant à ne pas renforcer les préjugés ni exposer davantage des mineurs déjà vulnérables.

Intervenant au cours des discussions, Ariel Jeanty Vildrouin, directrice générale de l’IBERS, et Salwa Moussa, cheffe de communication de l’UNICEF Haïti, ont insisté sur un principe fondamental : ces enfants doivent être considérés avant tout comme des victimes. Souvent enrôlés sous la contrainte ou poussés par la misère et l’exclusion sociale, ils se retrouvent piégés dans des dynamiques de violence qui les dépassent.

Les responsables ont également souligné la nécessité d’adopter une perspective axée sur la réinsertion. Elles ont mis en avant l’importance de l’accès à l’éducation, du soutien psychosocial et de la formation professionnelle pour offrir à ces jeunes des alternatives crédibles et réduire les risques de réenrôlement.

Par cette initiative, l’UNICEF et l’IBERS entendent renforcer leur collaboration avec les médias haïtiens afin de promouvoir une information éthique, équilibrée et protectrice, contribuant à bâtir une société plus inclusive.

La Rédaction

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Décret sur la Haute Cour : le RHAJAC dénonce un “verrou judiciaire” et exige son retrait immédiat

Décret sur la Haute Cour : le RHAJAC dénonce un “verrou judiciaire” et exige son retrait immédiat

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) hausse le ton. L’organisation exhorte le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à abroger immédiatement le décret du 1er décembre 2025 relatif à la Haute Cour de Justice, qu’elle considère comme un mécanisme susceptible de protéger d’anciens hauts responsables de l’État, notamment les ex-membres du Conseil présidentiel de transition (CPT).

Optimuste. Info, le 11 février 2026. Selon le RHAJAC, ce texte, présenté comme une tentative de combler un vide juridique entourant l’organisation de la Haute Cour de Justice, introduit en réalité un dispositif problématique. Le décret mettrait en place un mécanisme de saisine automatique retirant aux juridictions ordinaires la compétence pour traiter certaines affaires, au profit d’une institution qui ne peut actuellement pas être constituée en raison de l’absence de Parlement.

Pour l’organisation, cette situation crée un véritable blocage judiciaire. Des dossiers visant d’anciens hauts fonctionnaires pour des faits présumés de corruption, de détournement de fonds publics ou d’abus de pouvoir risqueraient ainsi d’être suspendus indéfiniment, faute d’organe habilité à les juger.
Dans un contexte déjà marqué par de graves accusations publiques visant plusieurs anciens membres du CPT, le RHAJAC estime que ce décret pourrait servir d’écran procédural, ralentissant, voire neutralisant, les poursuites judiciaires.

Dirigé par Djovany Michel, le Réseau rappelle que la Constitution confie à la Haute Cour de Justice la compétence de juger les grands commis de l’État. Toutefois, en l’absence de Chambre des députés pour engager les mises en accusation et de Sénat pour se constituer en Haute Cour, ce mécanisme demeure inapplicable. Pour le RHAJAC, une exigence constitutionnelle ne saurait être détournée en outil d’impunité.

L’organisation appelle donc le chef du gouvernement à annuler sans délai le décret du 1er décembre 2025 et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la continuité effective des poursuites judiciaires contre tout responsable public, qu’il soit ancien ou en fonction.

« Aucun vide institutionnel ne doit servir de refuge à ceux qui ont exercé le pouvoir. L’égalité devant la loi ne peut être suspendue par des artifices procéduraux », insiste le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption.

La Rédaction

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Haiti : l’ULCC relance l’offensive contre l’opacité des anciens dirigeants

Haiti : l’ULCC relance l’offensive contre l’opacité des anciens dirigeants

L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a haussé le ton. Dans un communiqué officiel rendu public ce lundi, l’institution rappelle aux anciens responsables de l’État qu’ils demeurent juridiquement tenus de déclarer l’ensemble de leur patrimoine après la fin de leurs fonctions, conformément à la loi du 12 février 2008.

Optimiste. Info le 10 février 2026. Ce rappel vise directement les ex-membres du gouvernement, an seciens ministres, directeurs généraux et hauts fonctionnaires ayant exercé des responsabilités stratégiques. Selon l’ULCC, ces derniers disposent d’un délai strict de 30 jours à compter de leur départ pour déposer une déclaration détaillée de leurs biens. Le document doit être transmis au greffe du tribunal civil compétent, soit en personne, soit par correspondance officielle.

Pour l’institution anticorruption, cette exigence dépasse le simple formalisme administratif. La déclaration de patrimoine constitue un levier central dans la prévention et la répression de la corruption, en permettant d’identifier d’éventuels écarts entre les revenus légitimes et les biens effectivement détenus par les anciens gestionnaires de fonds publics.

L’ULCC rappelle que le non-respect de cette obligation expose les contrevenants à de lourdes conséquences judiciaires. En vertu des articles 2, 6, 7 et 14 de la loi de 2008, l’absence de déclaration, la dissimulation volontaire d’avoirs ou la fourniture de fausses informations peuvent entraîner des poursuites pénales, assorties d’amendes substantielles et, dans certains cas, de peines d’emprisonnement.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le directeur général de l’ULCC, Me Hans Jacques Ludwig Joseph, a insisté sur la portée politique et institutionnelle de cette démarche. « La transparence est une condition essentielle à la crédibilité de l’action publique et à la restauration de la confiance citoyenne », a-t-il affirmé. Il a également annoncé la mise en place prochaine d’une commission d’audit indépendante chargée d’examiner les déclarations reçues et d’en vérifier l’exactitude.

Dans une logique d’ouverture, l’ULCC appelle les citoyens et les organisations de la société civile à jouer un rôle de veille, en signalant tout manquement ou tentative de fraude par les voies légales prévues. Les résultats des contrôles seront rendus publics de manière trimestrielle, a précisé l’institution.

Cette initiative s’inscrit dans un ensemble plus large de réformes visant à renforcer la gouvernance publique et à combattre l’impunité en Haïti. Si plusieurs observateurs saluent la fermeté de l’ULCC et la solidité du cadre juridique invoqué, d’autres pointent la complexité des démarches exigées. Pour répondre à ces préoccupations, l’institution prévoit l’organisation prochaine d’ateliers de sensibilisation afin d’accompagner les anciens responsables et de clarifier leurs obligations légales.

En réaffirmant l’obligation de rendre compte, l’ULCC entend envoyer un signal clair : la gestion des affaires publiques ne s’achève pas avec la fin d’un mandat, et nul ne saurait se soustraire à l’examen de la loi.

La Rédaction

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Haïti sous tension : diaspora et mouvements de jeunesse exigent le départ du chef du gouvernement

Haïti sous tension : diaspora et mouvements de jeunesse exigent le départ du chef du gouvernement

La contestation politique contre l’exécutif haïtien prend une ampleur inédite. Ce dimanche, plusieurs organisations de la diaspora haïtienne, appuyées par des mouvements de jeunesse mobilisés sur l’ensemble du territoire national, ont rendu publique une vaste pétition réclamant le départ immédiat du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. L’initiative, à portée nationale et internationale, s’inscrit dans un climat de méfiance croissante à l’égard de l’action gouvernementale.

Optimiste. Info, 8 février 2026. Les promoteurs de la pétition affirment agir au nom d’un devoir citoyen et d’une responsabilité historique face à ce qu’ils décrivent comme une dérive dangereuse de la gouvernance actuelle. Ils accusent le chef du gouvernement de prendre des décisions majeures sans consultation populaire, dans un environnement marqué par le manque de transparence et une dépendance accrue à des intérêts étrangers jugés contraires aux aspirations du peuple haïtien.

Le texte de la pétition dresse un tableau alarmant de la situation nationale. Les signataires évoquent une détérioration rapide des conditions de vie, caractérisée par l’insécurité généralisée, l’aggravation de la pauvreté, la progression du chômage et l’extension de l’insécurité alimentaire. À cela s’ajoute, selon eux, l’affaiblissement continu des institutions publiques, symptôme d’un État qu’ils estiment de plus en plus incapable d’assumer ses responsabilités fondamentales.

Pour les organisations de la diaspora et les jeunes engagés dans cette mobilisation, le gouvernement en place a failli à sa mission première : protéger la population, garantir ses droits et préserver sa dignité. Ils reprochent au Premier ministre d’avoir sacrifié les intérêts nationaux au profit d’agendas extérieurs, notamment à travers des accords et orientations politiques perçus comme une atteinte directe à la souveraineté du pays.
Les signataires dénoncent également ce qu’ils considèrent comme des ingérences répétées des États-Unis, du Canada et de la France dans les affaires internes d’Haïti. Une situation qu’ils jugent incompatible avec le statut d’un État indépendant et souverain, et que, selon eux, le gouvernement actuel n’a ni su ni voulu contenir.

À travers cette démarche, les initiateurs de la pétition formulent plusieurs revendications majeures : la démission immédiate du Premier ministre, la rupture avec toute politique assimilable à une mise sous tutelle étrangère, l’engagement d’un nouveau processus politique fondé sur la souveraineté nationale et la volonté populaire, ainsi que la fin de toute interférence diplomatique dans les décisions internes du pays.
En guise de conclusion, les signataires martèlent un message devenu emblématique de cette mobilisation : « Haïti n’est pas à vendre. Haïti appartient aux Haïtiens. »

Ils invitent la population, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora, à signer et à diffuser massivement la pétition afin qu’elle parvienne aux autorités concernées. Au moment de la publication, aucune réaction officielle du gouvernement n’avait encore été enregistrée.

La Rédaction

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7 février : Me Caleb Jean Baptiste réclame la fin du CPT et met en garde contre un effondrement de l’État

7 février : Me Caleb Jean Baptiste réclame la fin du CPT et met en garde contre un effondrement de l’État

À la veille du 7 février, date qu’il considère comme la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’avocat et homme politique Me Caleb Jean Baptiste est monté au créneau. Lors d’une conférence de presse tenue à Delmas, il a livré une charge sévère contre les autorités de la transition et appelé à des décisions immédiates pour éviter, selon lui, un effondrement total de l’État.


« Le pays a atteint un point de non-retour »

Optimiste. Info, le 6 février 2026.Face aux journalistes, Me Jean Baptiste a dressé un tableau sombre de la situation nationale. Insécurité persistante, institutions affaiblies, conditions de vie dégradées : pour l’homme de loi, Haïti traverse l’une des pires crises de son histoire récente.

« Haïti est aujourd’hui à son plus bas niveau. Le pays ne peut pas descendre plus bas encore. C’est une insulte à la mémoire de Dessalines et des pères fondateurs », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre présenté comme seule autorité légitime

Très critique envers la classe politique, Me Jean Baptiste l’accuse d’avoir renié les engagements pris devant la population. Il rappelle que les accords politiques encadrant la transition prévoient la poursuite du processus électoral sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils Aimé. Selon lui, ce dernier reste la seule autorité légitime capable de poursuivre la sécurisation du pays et d’organiser des élections libres et crédibles.

Accusations directes contre des membres du CPT


L’avocat s’en est également pris à plusieurs membres du Conseil présidentiel de transition, qu’il accuse d’entraver le retour progressif à la sécurité. Il a nommément cité Louis Gérald Gilles, Smith Augustin, Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils, les tenant pour responsables de manœuvres visant, selon ses propos, à maintenir le pays dans l’instabilité.

Appel à des poursuites judiciaires

Adoptant un ton plus offensif, Me Jean Baptiste a réclamé l’arrestation des membres du CPT à l’expiration de leur mandat. Il a demandé à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) d’émettre des avis de recherche à leur encontre. Il accuse notamment le conseiller présidentiel Louis Gérald Gilles d’être impliqué dans la mort du militant Dickson Oreste et d’entretenir des liens présumés avec des groupes armés, évoquant un « complot contre la sûreté intérieure de l’État ».

Critiques contre le ministère de l’Économie et des Finances

Par ailleurs, Me Jean Baptiste a vivement dénoncé la gestion du ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils Metellus, qu’il accuse de corruption et de dilapidation des fonds publics. Il a appelé à l’instauration immédiate d’une interdiction de départ à l’encontre des membres du CPT, qu’il accuse d’avoir pillé les ressources de l’État au cours des deux dernières années.

Dialogue national et rejet de la Cour de cassation

En conclusion, Me Caleb Jean Baptiste a exhorté le Premier ministre à constater formellement la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition et à engager sans délai un dialogue national inclusif, qu’il présente comme la seule issue possible à la crise actuelle.

Il a enfin rejeté les propositions visant à confier la transition à la Cour de cassation, estimant que la Constitution de 1987 amendée, publiée le 9 mai 2011, ne prévoit aucun mécanisme en ce sens.


« La Cour de cassation n’est pas une solution constitutionnelle à la crise », a-t-il insisté.

La Rédaction

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Justice : retour en détention de l’ex-directeur général de la Télévision Nationale d’Haïti

Justice : retour en détention de l’ex-directeur général de la Télévision Nationale d’Haïti

L’ancien directeur général de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), Gamall Jules-Augustin, a été ramené en prison ce mardi après avoir comparu devant le juge d’instruction chargé de l’enquête le concernant. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de la procédure judiciaire ouverte à la suite de soupçons de corruption liés à sa gestion de la chaîne publique.

Optimiste. Info, le 3 février 2026. Interpellé une première fois le 23 septembre 2025, l’ex-responsable de la TNH avait été placé sous enquête après une audition à l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC). Il est poursuivi pour plusieurs infractions graves, dont abus de fonction, détournement de biens publics, prise illégale d’intérêts et faux en écritures publiques.

Selon des informations recueillies auprès de sources judiciaires, la comparution du 3 février a conduit le juge d’instruction à ordonner son maintien en détention, afin de permettre la poursuite des investigations. Aucune communication officielle n’a toutefois été faite pour préciser les éléments ayant motivé cette décision judiciaire.

La gestion de Gamall Jules-Augustin à la tête de la télévision nationale avait, avant même son arrestation, fait l’objet de nombreuses critiques. Des voix issues de la société civile, appuyées par des pétitions citoyennes, avaient appelé à une enquête approfondie sur des soupçons d’irrégularités administratives et financières. Les rapports de l’ULCC évoquent notamment l’utilisation présumée de fonds et de ressources publiques à des fins non conformes aux règles en vigueur.

Cette nouvelle étape dans le dossier relance les débats au sein de l’opinion publique. Si certains considèrent la détention comme une mesure normale dans le cadre de l’instruction, d’autres pointent le déficit d’informations officielles entourant une affaire impliquant un ancien haut fonctionnaire de l’État.

Dans un pays confronté à une situation politique et sécuritaire particulièrement fragile, l’évolution de ce dossier judiciaire est observée de près. Elle est perçue comme un test important pour le fonctionnement de la justice haïtienne et sa capacité à traiter, dans le respect des normes légales, des affaires mettant en cause d’anciens responsables publics.

La Rédaction

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Haïti sous vigilance renforcée de l’ONU : le BINUH maintenu jusqu’en 2027

Haïti sous vigilance renforcée de l’ONU : le BINUH maintenu jusqu’en 2027

Face à l’aggravation de la crise multidimensionnelle qui secoue Haïti, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé, à l’unanimité, de prolonger jusqu’au 31 janvier 2027 le mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). L’adoption de la résolution est intervenue lors de la 10 099ᵉ séance du Conseil.

Optimiste. Info, le 29 janvier 2026. À travers cette décision, l’organe onusien réaffirme son soutien au respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale d’Haïti, tout en tirant la sonnette d’alarme sur la détérioration continue des conditions politiques, sécuritaires et humanitaires dans le pays.

Le Conseil de sécurité constate avec inquiétude l’absence d’avancées politiques notables et la persistance de violations graves des droits humains. Il exhorte les autorités haïtiennes ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux à engager sans délai un dialogue inclusif et constructif, seul à même de déboucher sur un consensus politique durable et de restaurer l’ordre institutionnel.

La résolution souligne par ailleurs l’intensification des violences armées, attribuées à des groupes criminels dont les actions continuent de fragiliser le tissu social et de plonger des centaines de milliers de civils dans la précarité. Selon les chiffres évoqués, près de 1,4 million de personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur du pays, illustrant l’ampleur de la crise humanitaire.

Face à ce contexte alarmant, le Conseil insiste sur la nécessité de renforcer la lutte contre l’impunité, de contenir la prolifération des armes illégales et de rétablir progressivement l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

À l’approche des élections prévues en 2026, le BINUH est appelé à jouer un rôle déterminant, tant sur le plan technique que politique, afin d’appuyer l’organisation de scrutins crédibles, transparents et inclusifs, condition essentielle à un retour à l’ordre constitutionnel.

Enfin, la résolution prévoit la mise en place d’un mécanisme de suivi régulier, en coordination étroite avec les acteurs haïtiens, destiné à évaluer les progrès accomplis et à soutenir les efforts en faveur d’une stabilisation durable du pays.

La Rédaction

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