À l’orée du 7 février, le RANFOR plaide pour une médiation nationale afin d’éviter le chaos institutionnel

À l’orée du 7 février, le RANFOR plaide pour une médiation nationale afin d’éviter le chaos institutionnel

À quelques jours du 7 février, date symbolique marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Rassemblement National des Forces Organisées (RANFOR) hausse le ton et multiplie les initiatives en faveur de l’instauration urgente d’un mécanisme de dialogue politique inclusif, visant à prévenir un vide institutionnel aux conséquences imprévisibles.

Optimiste.Info, le 23 janvier 2026. Cette position a été réaffirmée lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 23 janvier 2026 à l’hôtel Ritz Kinam, à Pétion-Ville, en présence de plusieurs personnalités issues des milieux politique, juridique et social.

Prenant la parole devant la presse, l’ancien député A. Rodon Bien-Aimé a rappelé que le RANFOR s’était déjà adressé à la nation neuf jours auparavant pour présenter une proposition destinée à anticiper les dérives possibles de la crise actuelle. Selon lui, cette démarche relève d’un devoir de responsabilité et de prévention politique.

« Diriger, c’est prévoir », a-t-il martelé, rappelant qu’en juillet 2024, le RANFOR plaidait déjà pour l’organisation d’une conférence politique nationale afin d’éviter l’impasse institutionnelle dans laquelle se trouve aujourd’hui le pays.

Depuis près de deux semaines, la structure affirme avoir officiellement soumis à la nation une proposition jugée incontournable : la création d’une commission nationale de médiation. Tout en reconnaissant la pertinence des propositions formulées par différents secteurs de la société, le RANFOR soutient qu’une démarche globale de conciliation est indispensable pour rapprocher les acteurs et restaurer un climat minimal de confiance.

La commission projetée serait composée de cinq institutions clés, appuyées par des personnalités reconnues pour leur intégrité morale et leur crédibilité institutionnelle. Elle aurait pour mission d’engager un dialogue inclusif avec l’ensemble des parties prenantes afin de faciliter une sortie concertée de la crise. À cette fin, des correspondances ont été adressées à plusieurs entités, notamment Religions pour la Paix, la Fédération des Barreaux d’Haïti, le président de la Cour de cassation et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), ainsi que le commandant en chef des Forces armées d’Haïti (FAD’H).


Intervenant à son tour, Me Canova Jean-Baptiste a dressé un tableau particulièrement sombre de la conjoncture politique actuelle.

« L’heure est grave. La situation est grave. Le 7 février s’approche et rien n’est encore décidé », a-t-il averti, évoquant le risque réel d’un vide institutionnel en l’absence d’un mécanisme crédible de médiation.

Pour sa part, Me Iswick Théophin a insisté sur le caractère catastrophique de la crise, appelant les acteurs politiques à assumer pleinement leurs responsabilités afin d’éviter une aggravation des tensions. Il a notamment évoqué les conflits persistants au sommet de l’État, citant les désaccords opposant les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dont la révocation demeure controversée.

S’interrogeant sur les véritables centres de décision qui gouvernent actuellement le pays, Me Théophin a lancé un appel solennel aux protagonistes politiques, les exhortant à s’asseoir autour d’une même table et à placer les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des rivalités partisanes.

À travers cette initiative, le RANFOR réaffirme sa conviction que le dialogue, la concertation et la médiation constituent les seules voies crédibles pour conduire Haïti vers une sortie durable de

La Rédaction

Insécurité : la PNH prône la reddition volontaire des groupes armés

Insécurité : la PNH prône la reddition volontaire des groupes armés

Le Directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Vladimir Paraison, a invité les gangs armés à déposer les armes et à se rendre volontairement. Cet appel a été lancé lors d’une interview collective accordée ce mardi, au cours de laquelle il a assuré que la police dispose désormais des capacités nécessaires pour traquer les groupes criminels sur l’ensemble du territoire national et rétablir l’ordre public.

Optimiste. Info, le 20 janvier 2026. Selon le commandant en chef de la PNH, cette démarche vise avant tout à réduire les pertes en vies humaines, aussi bien parmi les forces de l’ordre que dans la population civile. Il a précisé que les individus armés désireux de se rendre peuvent entrer en contact avec la police ou se présenter dans des lieux neutres, tels que des églises ou des temples vodou, afin de garantir une prise en charge sécurisée.

André Vladimir Paraison a souligné que les personnes optant pour la reddition seront remises aux autorités judiciaires compétentes afin de répondre de leurs actes, dans le strict respect des procédures légales en vigueur. Il a réaffirmé la détermination de l’État à faire respecter son autorité et à rétablir la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

Entouré des membres du haut commandement de la PNH, le Directeur général a également rappelé que l’institution policière a considérablement renforcé sa posture opérationnelle face aux gangs armés. Il a évoqué plusieurs opérations récentes ayant permis la neutralisation de bandits et le démantèlement de bases criminelles, illustrant, selon lui, la montée en puissance de la police.

Réitérant que la lutte contre l’insécurité demeure une priorité absolue, le patron de la PNH a insisté sur le fait que la reddition volontaire représente la meilleure option pour les groupes armés souhaitant éviter des affrontements aux conséquences dramatiques. À titre de rappel, le dernier bilan de la PNH fait état de six bandits tués, de cinq drones ainsi que d’armes et de munitions saisis lors d’une opération menée à Tokyo, dans le cadre de la traque du dénommé « Chalè ».

La Rédaction

Crise politique en Haïti : le KPC dément toute implication dans un projet de conseil présidentiel

Crise politique en Haïti : le KPC dément toute implication dans un projet de conseil présidentiel

Le parti politique Konviksyon pou Chanjman (KPC) a formellement démenti, ce mardi 20 janvier, toute implication dans une initiative visant à résoudre la crise politique à travers la mise en place d’un conseil présidentiel de cinq membres. L’information, largement diffusée par plusieurs médias en ligne, a été qualifiée de totalement infondée par les responsables du parti.

Optimiste. Info, 20 janvier 2026. Dans une note de presse conjointe, Me Caleb Jean-Baptiste, secrétaire national et membre fondateur du KPC, Rebecca Poto, secrétaire nationale adjointe et également membre fondatrice, ainsi que Jean Kendy Saint Junior, autre membre fondateur, dénoncent des propos qu’ils jugent « faux et trompeurs ». Selon eux, ces allégations portent atteinte à la réputation et à la crédibilité de leur formation politique.

Les dirigeants du KPC rappellent que le parti s’appuie sur des principes fondamentaux tels que la démocratie, la transparence et l’intégrité. Ils condamnent avec fermeté toute tentative d’instrumentalisation de leur organisation par des acteurs qu’ils décrivent comme « politiquement immatures » ou motivés par des ambitions personnelles. De telles démarches, estiment-ils, exploitent la crise actuelle au détriment des intérêts du peuple haïtien.

Le communiqué précise également les règles strictes régissant toute prise de position officielle du parti.
« Aucun document ne peut être attribué au KPC sans la signature du président du parti, Luckner Désir, ou de la vice-présidente, accompagnée de celle du secrétaire national ou de la secrétaire nationale adjointe. Tout texte ne respectant pas ces exigences est automatiquement considéré comme nul et sans effet, conformément aux statuts internes », souligne la note.

Sur le plan institutionnel, le KPC rappelle que la Constitution haïtienne établit clairement un exécutif bicéphale composé d’un Président de la République et d’un Premier ministre. Elle ne prévoit en aucun cas l’existence d’un conseil présidentiel. En situation de vacance du pouvoir présidentiel, ajoutent les signataires, la loi fondamentale définit précisément les mécanismes de transition à suivre.

Pour conclure, le secrétariat du KPC appelle les acteurs qu’il qualifie « d’ennemis de la démocratie » à faire preuve de sens des responsabilités. Il exhorte par ailleurs les autorités nationales à respecter la Constitution et les lois de la République, tout en travaillant au renforcement des partis politiques.
Les responsables du KPC réaffirment enfin leur attachement aux valeurs démocratiques, à l’État de droit et à l’intérêt supérieur de la nation, lançant un appel au patriotisme et au respect des institutions républicaines.

La Rédaction

Garcia Delva face à la justice : une plainte controversée sur fond d’accusations politiques

Garcia Delva face à la justice : une plainte controversée sur fond d’accusations politiques

L’ancien sénateur Garcia Delva s’est présenté ce mardi 13 janvier au Parquet de Port-au-Prince, accompagné de son avocat Me Caleb Jean-Baptiste, en réponse à une convocation judiciaire. Cette démarche faisait suite à une plainte déposée par le citoyen Carl Paul Barvensky pour abus de confiance, escroquerie et association de malfaiteurs.Cependant, l’audience n’a pas pu se tenir comme prévu. En l’absence du plaignant, le Commissaire du Gouvernement a décidé de renvoyer l’ancien parlementaire, mettant ainsi un terme à la procédure pour la journée.

Optimiste Info, 13 janvier 2025. À sa sortie du Parquet, Me Caleb Jean-Baptiste a pris la parole devant la presse. Il a salué la décision du chef du parquet tout en fustigeant ce qu’il qualifie de procédure infondée et inutile. Selon l’avocat, le plaignant aurait déjà perçu une partie des sommes en litige, ce qui, selon lui, ôte toute pertinence à une action pénale.

« Une simple sommation civile aurait largement suffi. Nous sommes face à une démarche excessive, qui relève davantage de l’acharnement que de la recherche de justice », a déclaré Me Jean-Baptiste.

L’avocat de Garcia Delva va plus loin, estimant que cette plainte s’inscrit dans une stratégie de déstabilisation politique visant à ternir l’image de son client, personnalité influente tant sur la scène politique que culturelle haïtienne.

« C’est une tentative manifeste de discrédit public », a-t-il affirmé.

Cette affaire, largement commentée dans l’opinion publique, ravive le débat sur l’instrumentalisation de la justice dans un contexte national déjà marqué par de profondes tensions sociopolitiques, relançant une fois encore la question cruciale de l’indépendance du système judiciaire en Haïti.

La Rédaction

Haïti au bord de l’embrasement : Me Caleb Jean-Baptiste appelle le peuple à reprendre son destin dès janvier 2026

Haïti au bord de l’embrasement : Me Caleb Jean-Baptiste appelle le peuple à reprendre son destin dès janvier 2026

L’avocat et militant politique haïtien Me Caleb Jean-Baptiste a annoncé l’ouverture d’un nouveau front de mobilisation citoyenne à compter du 20 janvier 2026, marquant ce qu’il décrit comme une phase décisive du combat pour la dignité nationale, la justice sociale et la souveraineté populaire.

Optimiste. Info, le 12 Janvier 2025. Dans un message publié sur son compte X , Me Jean-Baptiste estime que la crise multiforme que traverse Haïti ne peut être résolue par des compromis politiques élaborés sans la participation effective du peuple. Selon lui, toute solution imposée en cercle fermé est vouée à l’échec et ne saurait prétendre à une quelconque légitimité.

L’avocat dénonce avec vigueur les initiatives politiques qui, d’après lui, excluent des acteurs clés du paysage social et professionnel, notamment certaines organisations de la société civile et des regroupements engagés comme le bloc des Avocats engagés. Il soutient que marginaliser ces forces revient à confisquer la voix populaire et à aggraver la rupture entre gouvernants et gouvernés.

Pour Me Jean-Baptiste, seule une transition réellement inclusive, construite autour des revendications citoyennes et orientée vers la justice sociale, peut éviter une nouvelle explosion de colère populaire. À défaut, avertit-il, Haïti court le risque d’un durcissement des tensions déjà jugées explosives.

Dans un ton particulièrement incisif, le militant s’en prend directement aux autorités en place, qu’il accuse de corruption systémique, de mauvaise gouvernance et de dilapidation des ressources publiques. Il adresse un avertissement sans équivoque aux plus hauts responsables de l’État :

« Tous les membres du Conseil présidentiel, tous les ministres, tous les directeurs généraux, toutes les personnes impliquées dans le pillage des ressources publiques, je vous avertis. »

Cette déclaration est interprétée par de nombreux observateurs comme une mise en garde frontale contre l’impunité, visant à la fois les élites politiques et les hauts cadres de l’administration publique.

À l’approche du 7 février 2026, date hautement symbolique des transitions politiques en Haïti, Me Jean-Baptiste appelle la population à rejeter toute formule de sortie de crise imposée sans consultation réelle. Il plaide pour une mobilisation citoyenne massive, estimant que seule la pression populaire pourra contraindre les dirigeants à répondre aux aspirations profondes du peuple haïtien.

Dans un pays déjà fragilisé par une instabilité politique chronique, une insécurité persistante et une crise sociale aiguë, cet appel à la mobilisation annonce une période de fortes turbulences politiques, plaçant les mois à venir sous haute surveillance.

La rédaction