Les femmes de Tabarre s’organisent : lancement du Collectif des Femmes engagées Team Léo

Les femmes de Tabarre s’organisent : lancement du Collectif des Femmes engagées Team Léo

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le Collectif des Femmes engagées Team Léo de Tabarre, nouvelle structure dédiée du parti politique TEAMLEO, organise ce dimanche 8 mars 2026 une journée à la fois festive et militante.

Optimiste. Info, le 8 Mars 2026. Cette initiative vise à promouvoir l’engagement des femmes dans la vie politique et le développement communautaire, tout en renforçant leur rôle dans la construction d’un avenir plus équitable pour Haïti.

Pour marquer ce lancement, les organisatrices ont prévu un programme riche et inspirant autour de deux temps forts.

La première activité sera la présentation officielle du Collectif des Femmes engagées Team Léo de Tabarre, une plateforme créée pour favoriser l’autonomisation des femmes, encourager leur leadership et soutenir leur participation active dans les dynamiques politiques et sociales du pays.

La seconde activité prendra la forme d’une conférence-débat autour du thème : « Femme, résilience et autonomisation pour un avenir durable ». Cette discussion mettra en lumière le rôle essentiel que jouent les femmes dans la reconstruction d’un Haïti stable, résilient et prospère, malgré les défis sécuritaires et socio-économiques auxquels le pays est confronté.

À travers cette initiative, les membres du collectif souhaitent célébrer la force, la détermination et la contribution des femmes haïtiennes à la société. L’événement s’inscrit également dans la vision de solidarité, d’engagement citoyen et de développement prônée par TEAMLEO.

Les organisatrices lancent enfin un appel à toutes les citoyennes de Tabarre et d’ailleurs à rejoindre cette dynamique collective afin de bâtir un avenir plus inclusif et porteur d’espoir.

La Rédaction

Le RHAJAC réclame la démission du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé

Le RHAJAC réclame la démission du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) appelle à la démission du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, estimant que celui-ci ne dispose plus de la crédibilité nécessaire pour rétablir la sécurité ni organiser des élections dans le pays. Cette position est exprimée dans un communiqué publié le samedi 7 mars 2026.

Optimiste. Info , le 8 mars 2026. Dans ce document, l’organisation affirme qu’« il n’est jamais trop tôt pour dire non afin de prévenir le pire », tout en dénonçant de nouveaux scandales liés à des contrats jugés opaques impliquant plusieurs milliards de gourdes.

Le RHAJAC rappelle avoir déjà dénoncé à plusieurs reprises l’octroi de fonds publics à des proches du pouvoir sous forme de subventions et de contrats attribués à des firmes internationales. Selon le réseau de journalistes, ces accords auraient été conclus dans des conditions portant atteinte à la souveraineté de l’État haïtien.

La structure s’appuie notamment sur les révélations rendues publiques le 5 mars 2026 par la Fondasyon Je Klere (FJKL). L’organisation de défense des droits humains affirme avoir identifié des contrats qualifiés de « léonins », impliquant plusieurs milliards de dollars et transférant certaines fonctions régaliennes de l’État à des entreprises étrangères. Pour le RHAJAC, ces révélations viennent renforcer des préoccupations soulevées depuis plusieurs mois concernant la gestion des affaires publiques.

Le réseau estime que ces pratiques traduisent l’incapacité du chef du gouvernement à assumer les responsabilités fondamentales de l’État, notamment le rétablissement de la sécurité et l’organisation d’élections crédibles. Selon le communiqué, certaines missions stratégiques, notamment dans les domaines de la sécurité, des prisons, des douanes et du contrôle des frontières, auraient été confiées à des entreprises privées étrangères, dans un contexte où des millions de jeunes haïtiens sont confrontés au chômage.

Le RHAJAC évoque également le parcours politique d’Alix Didier Fils-Aimé lors des élections législatives de 2015. À l’époque, il était candidat au Sénat pour le département de l’Ouest sous la plateforme Vérité, aux côtés du professeur Jacky Lumarque. Ce dernier avait été écarté de la course présidentielle le 19 juin 2015 par le Conseil électoral provisoire (CEP) pour absence de décharge dans sa gestion du Groupe de travail sur l’éducation et la formation (GTEF).

Le réseau souligne également que trois subventions de 50 millions de gourdes chacune, soit un total de 150 millions de gourdes, équivalant à plus d’un million de dollars américains — auraient été accordées à Jacky Lumarque, ce qui, selon l’organisation, pourrait soulever des interrogations quant à un éventuel conflit d’intérêts.

Face à la gravité de ces faits et à l’accumulation de décisions jugées contraires aux intérêts de la nation, le RHAJAC exige la démission immédiate du Premier ministre. L’organisation estime que son départ permettrait l’ouverture d’enquêtes indépendantes, notamment par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), afin d’examiner les conditions de signature de ces contrats ainsi que les motivations de leurs signataires.

La Rédaction

Formation des enseignants : le MENFP et l’UEH rouvrent le dossier de l’ENS

Formation des enseignants : le MENFP et l’UEH rouvrent le dossier de l’ENS

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Vijonet Déméro, s’est entretenu ce jeudi avec le recteur de l’Université d’État d’Haïti (UEH), Dieuseul Prédelus, autour du protocole d’accord qui liait le ministère à l’École Normale Supérieure (ENS).

Optimiste. Info, le 6 mars 2026. Cette rencontre s’inscrit dans une démarche visant à réexaminer et renforcer la collaboration entre les institutions concernées, notamment en ce qui a trait à la formation des enseignants et aux perspectives d’intégration des diplômés de l’ENS dans la fonction publique.

Au cours des échanges, les deux responsables ont évoqué la nécessité d’adapter les mécanismes de formation aux réalités actuelles du système éducatif haïtien. Ils ont également discuté de l’importance de consolider les passerelles entre la formation académique dispensée à l’ENS et l’insertion professionnelle des futurs enseignants au sein de l’administration publique.

À l’issue de la réunion, les deux parties sont parvenues à une entente de principe en vue de poursuivre les discussions à un niveau technique. Ces travaux devraient conduire à la signature d’un nouveau protocole d’accord, jugé plus adapté aux besoins du système éducatif et aux attentes des étudiants en formation.

La reprise de ce dialogue intervient dans un contexte marqué par les tensions provoquées par la décision de l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Antoine Augustin, de mettre fin de manière unilatérale à l’accord liant le MENFP à l’École Normale Supérieure.

Cette décision avait suscité une vive contestation au sein de la communauté universitaire. Plusieurs étudiants de l’ENS avaient notamment manifesté dans les rues afin de défendre leurs perspectives d’intégration dans la fonction publique à l’issue de leur formation.

La relance des discussions entre le ministère et l’UEH pourrait ainsi contribuer à apaiser les tensions et ouvrir la voie à une normalisation des relations avec l’ENS. Elle laisse également entrevoir la mise en place d’un cadre plus stable pour la formation des enseignants et pour l’avenir professionnel des futurs diplômés appelés à servir dans le système éducatif haïtien.

La Rédaction

Clôture d’un atelier sur la gestion des risques en milieu scolaire : vers la relance du Comité Éducation et sensibilisation

Clôture d’un atelier sur la gestion des risques en milieu scolaire : vers la relance du Comité Éducation et sensibilisation

Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), en collaboration avec la Direction générale de la Protection civile (DGPC), a clôturé ce jeudi un atelier de deux jours consacré à la gestion des risques de désastre (GRD) en milieu scolaire. L’initiative s’est tenue sous le leadership du Premier ministre, Son Excellence Alix Didier Fils-Aimé, et visait à renforcer la résilience du système éducatif haïtien face aux catastrophes naturelles.

Optimiste. Info, le 5 mars 2026. Organisée dans une perspective de coordination multisectorielle, cette rencontre avait pour objectif de relancer les mécanismes de concertation entre les institutions éducatives, les organismes de protection civile et les partenaires techniques impliqués dans la réduction des risques de catastrophes.

Lors de la seconde journée de travaux, le directeur général de la Protection civile, Emmanuel Pierre, a insisté sur le rôle central de l’école dans la diffusion d’une culture de prévention. Selon lui, l’espace scolaire constitue un levier stratégique pour sensibiliser les jeunes et, par extension, l’ensemble de la société haïtienne aux comportements à adopter face aux aléas naturels.

De son côté, le directeur général du MENFP, Yves Roblin, s’est appuyé sur les orientations du Plan sectoriel de l’éducation 2020-2030 pour rappeler l’ampleur des défis à relever. Il a indiqué qu’environ 18 500 infrastructures scolaires ont été recensées à travers les dix directions départementales du pays. Des démarches sont en cours afin de reconstruire progressivement ces établissements selon des normes parasismiques et anticycloniques, afin de mieux protéger les élèves et le personnel éducatif.

Le responsable du MENFP a également présenté plusieurs axes d’innovation intégrés au plan éducatif national. Parmi ceux-ci figurent la maîtrise de quatre langues par les apprenants, le renforcement des compétences numériques de base et de l’utilisation de l’Internet, l’adoption d’une approche pédagogique axée sur la production de savoirs ainsi que la révision des curricula afin d’y intégrer les notions de gestion des risques de désastre.

Au terme des discussions, les institutions participantes ont convenu de redynamiser le Comité thématique « Éducation et sensibilisation du public ». Une prochaine réunion doit permettre de finaliser les termes de référence de cette structure, notamment en ce qui concerne sa composition, son fonctionnement et son organisation.

Plusieurs institutions publiques, universitaires et organisations partenaires ont pris part aux échanges et présenté leurs initiatives en matière de résilience par l’éducation. Parmi elles figuraient le MENFP, la DGPC, l’École nationale de géologie appliquée, l’ÉduPol, la Fédération des écoles protestantes d’Haïti, la Commission épiscopale pour l’éducation catholique (CEEC), Plan International Haïti, Save the Children ainsi que Catholic Relief Services (CRS).

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du Projet de gestion des risques et de résilience aux aléas climatiques (PGRAC), financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par l’Unité de coordination de projet du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (UCP-M

La Rédaction

Diplomatie en mouvement : Raina Forbin mobilise les partenaires d’Haïti face aux défis de la transition

Diplomatie en mouvement : Raina Forbin mobilise les partenaires d’Haïti face aux défis de la transition

La ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a tenu ce jeudi sa première rencontre officielle avec le corps diplomatique accrédité en Haïti. Cette réunion stratégique a permis à la cheffe de la diplomatie haïtienne de présenter les priorités du gouvernement tout en appelant à un renforcement du partenariat avec la communauté internationale.

Optimiste. Info, le 5 Mars 2026. Ambassadeurs, représentants d’organisations internationales et membres du corps consulaire ont répondu à l’invitation de la chancelière afin d’échanger autour de la situation actuelle du pays et des perspectives de coopération.

Dans son intervention, Raina Forbin a souligné l’importance de maintenir un dialogue ouvert, franc et fondé sur la confiance, afin de consolider les relations entre Haïti et ses partenaires étrangers, dans un contexte national marqué par de multiples défis.

La ministre a profité de cette rencontre pour présenter les grandes orientations de l’action gouvernementale dans les mois à venir. Parmi les priorités évoquées figurent notamment :

le rétablissement de la sécurité nationale,
l’organisation d’élections crédibles,

la relance de l’économie,
ainsi que la gestion de la crise humanitaire qui affecte plusieurs régions du pays.
Selon la chancelière, la diplomatie haïtienne devra jouer un rôle clé pour mobiliser les partenaires internationaux et accompagner les efforts engagés par les autorités.

Raina Forbin a également exprimé la reconnaissance du gouvernement haïtien envers les partenaires internationaux qui soutiennent déjà le pays, notamment à travers les initiatives destinées à renforcer les capacités des forces de sécurité et à contribuer à la stabilisation nationale.

Prenant la parole au nom du corps diplomatique et consulaire, son doyen Farouk Miguel a rappelé que, face à la crise sécuritaire actuelle, la diplomatie représente un outil essentiel pour renforcer la coopération internationale et restaurer la confiance.


Il a également souligné l’importance de développer de nouvelles opportunités de collaboration afin de soutenir les efforts visant à améliorer les conditions de vie de la population haïtienne.

Au cours de cette rencontre, la ministre a réaffirmé la volonté des autorités de mener à bien la transition politique en cours, avec l’objectif qu’elle conduise à un retour durable à l’ordre démocratique.

En conclusion, Raina Forbin a lancé un appel à la solidarité internationale, invitant les partenaires d’Haïti à continuer d’accompagner le pays sur la voie de la sécurité, de la stabilité et du développement durable.

La Rédaction