par Optmiste.info | Jan 10, 2026 | Justice
Une vive controverse secoue l’opinion publique haïtienne à la suite de la diffusion massive d’une vidéo montrant Me Eno Zéphyrin, Commissaire du Gouvernement près le tribunal de première instance du Cap-Haïtien, en train d’exercer une violence physique sur un citoyen lors d’une intervention officielle.
OPTIMISTE.INFO, le 10 janvier 2025. Les images, d’une rare brutalité, montrent clairement le magistrat assénant une gifle violente à un homme visiblement sans possibilité de se défendre. Cette scène, largement partagée sur les réseaux sociaux, a provoqué une vague d’indignation et est qualifiée par de nombreux observateurs de comportement « dégradant, abusif et contraire à l’éthique judiciaire ».
L’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH) n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué rendu public, l’organisation dénonce avec vigueur ce qu’elle considère comme un acte de « violence institutionnelle » et une grave entorse aux principes fondamentaux de l’État de droit.
L’ORDEDH rappelle qu’un Commissaire du Gouvernement, en tant que chef de parquet, a pour mission essentielle de veiller à l’application de la loi et à la protection des citoyens, et non de se livrer à des actes de brutalité. Selon l’organisation, les faits reprochés à Me Eno Zéphyrin constituent une violation flagrante de la Constitution haïtienne ainsi que des normes internationales relatives aux droits humains.
Face à la gravité de l’incident, l’ORDEDH formule plusieurs revendications claires :
Une prise en charge immédiate de la victime, incluant un accompagnement médical et psychologique ;
La révocation sans délai de Me Eno Zéphyrin, jugé indigne de continuer à exercer des fonctions judiciaires ;
L’ouverture d’une action publique à son encontre pour voies de fait, conformément aux dispositions du Code pénal haïtien.
« La justice ne peut ni se rendre par la force ni s’imposer par la violence », insiste l’organisation, qui appelle le Ministère de la Justice à agir avec responsabilité. Tout silence ou tentative de minimisation des faits serait, selon elle, assimilable à une forme de complaisance institutionnelle.
Cet épisode vient renforcer un climat de défiance déjà très marqué entre la population et les institutions judiciaires, régulièrement accusées d’abus de pouvoir et d’impunité.
L’ORDEDH affirme qu’elle suivra ce dossier avec la plus grande attention jusqu’à ce que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue. De son côté, l’opinion publique attend désormais une réaction rapide, ferme et exemplaire des autorités concernées.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 10, 2026 | éducation
Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a officiellement lancé le processus d’inscription aux examens de la 9e année fondamentale, une étape cruciale du calendrier scolaire national. L’annonce a été faite le vendredi 9 janvier à l’attention de tous les établissements scolaires, publics et privés, du pays.
Optimuste.Info, le 10 Janvier 2026. Selon une note publiée par le MENFP, les directeurs d’écoles sont chargés de collecter les frais d’inscription, fixés à 1 500 gourdes par élève. Les dossiers complets, accompagnés de la fiche de paiement, doivent être transmis à la Direction départementale d’éducation (DDE) compétente pour vérification et validation.
Chaque dossier doit inclure :
un formulaire d’inscription dûment rempli,
une copie de l’acte de naissance ou un extrait des archives,
une preuve attestant le passage en 9e année fondamentale.
Les candidats ayant échoué lors d’une session précédente devront également fournir une copie de leur fiche de 9e année fondamentale.
Le MENFP précise que la première phase d’inscription se déroulera du 12 au 30 janvier 2026. Une seconde étape sera mise en place ultérieurement pour l’enregistrement des candidats via la plateforme numérique officielle du ministère.
À travers cette initiative, le MENFP appelle les responsables d’établissements à coopérer étroitement avec les Directions départementales d’éducation afin de respecter les échéances fixées. Le ministère souligne que cette coordination est essentielle pour garantir une gestion rigoureuse, équitable et transparente des examens, piliers de la crédibilité du système éducatif haïtien.
Rédaction
par Optmiste.info | Jan 10, 2026 | Justice
À travers une publication diffusée sur son compte X, l’avocat et militant engagé Me Caleb Jean-Baptiste a exprimé sa reconnaissance envers toutes les personnes qui ont marqué son parcours au cours de l’année 2025, qu’il s’agisse de soutiens fidèles, d’observateurs attentifs ou de critiques parfois sévères.
OPTIMISTE.INFO, le 10 Janvier 2026.
« Je remercie tous ceux qui ont cru en moi et m’ont encouragé dans le combat que je menais durant l’année 2025. Je remercie également ceux qui m’ont critiqué, car j’ai aussi beaucoup appris grâce à eux », a-t-il affirmé.
Figure connue pour ses prises de position en faveur des causes sociales et citoyennes, Me Jean-Baptiste assure que l’année 2026 ne sera pas synonyme de retrait ou de silence. Bien au contraire, il promet une continuité dans son engagement contre la corruption, le trafic d’organes, l’impunité politique et l’appropriation abusive des ressources appartenant au peuple haïtien.
L’avocat attire également l’attention sur une question qu’il juge particulièrement préoccupante : l’accès restreint aux dépôts en dollars américains des citoyens haïtiens. Selon lui, les blocages et confiscations injustifiées observés dans le système bancaire constituent une violation grave des droits économiques fondamentaux de la population.
Par ailleurs, Me Caleb Jean-Baptiste fustige les agissements de certains acteurs politiques qu’il désigne comme des « vieux politiciens », qu’il accuse de recourir à des pratiques manipulatrices préjudiciables à l’intérêt général, sans toutefois les nommer directement.
Cette sortie publique intervient dans un contexte national marqué par une instabilité institutionnelle persistante, à l’approche du 7 février 2026, date emblématique de la souveraineté haïtienne, alors que l’avenir politique du pays demeure incertain.
Avec un discours ferme, axé sur la justice sociale et la défense des droits citoyens, Me Caleb Jean-Baptiste semble déterminé à s’imposer comme l’une des voix les plus engagées et influentes de l’année 2026.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 10, 2026 | Société
La Primature et la Présidence de la République ont rendu un hommage solennel, ce vendredi 9 janvier, à Dieudonné Larose, figure emblématique de la musique haïtienne, décédé le 9 janvier 2025. L’annonce de sa disparition a suscité une vive émotion au sein du monde culturel et de la population haïtienne dans son ensemble.
Décodage Info, le 9 janvier 2026
OPTIMISTE.INFO, le 10 Janvier 2025.
Dans un message de sympathie publié par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), les autorités ont exprimé leur profonde tristesse face à la perte de cet artiste d’exception, dont l’œuvre a profondément marqué l’histoire du compas et de la musique populaire haïtienne. Auteur-compositeur et interprète de renom, Dieudonné Larose s’est imposé comme une référence incontournable, contribuant au rayonnement de la culture nationale tant en Haïti qu’à l’étranger.
Le CPT souligne que la disparition du musicien laisse « un vide immense » au sein de sa famille, de ses proches et de la communauté artistique. Toutefois, son héritage musical demeure intact à travers un répertoire riche et intemporel, qualifié de véritable « chant d’amour pour Haïti et pour l’humanité ».
Les autorités estiment également que Dieudonné Larose continuera d’inspirer les jeunes générations de musiciens grâce à son talent, son engagement et sa contribution remarquable à la valorisation de la culture haïtienne.
En cette période de deuil, la Primature et la Présidence de la République adressent leurs sincères condoléances à la famille de l’artiste, à ses amis, à ses collaborateurs ainsi qu’à tous les passionnés de musique affectés par cette perte. Elles forment le vœu que son âme repose en paix et que son œuvre continue d’illuminer les générations futures.
La Rédaction
par Optmiste.info | Jan 9, 2026 | Non classé
La cour fédérale du district de Columbia rendra, le 2 février 2026, une décision cruciale dans le dossier opposant des milliers de ressortissants haïtiens bénéficiaires du Temporary Protected Status (TPS) au gouvernement américain. Ce jugement, très attendu, pourrait sceller le sort de plus de 300 000 Haïtiens vivant aux États-Unis sous ce régime de protection temporaire.
OPTIMISTE.INFO, le 8 janvier 2026. Cette échéance judiciaire intervient après deux audiences tenues au début du mois de janvier, au cours desquelles les arguments des deux parties ont été examinés. En toile de fond : la décision annoncée en novembre 2025 par l’administration du président Donald Trump de mettre fin au TPS pour Haïti à compter du 3 février 2026, au motif que les conditions dans le pays ne justifieraient plus ce statut exceptionnel.
Selon les autorités américaines, la situation en Haïti permettrait désormais un retour des bénéficiaires. Une position vivement contestée par les plaignants, qui estiment qu’une telle décision exposerait entre 330 000 et 350 000 personnes à la perte de leur autorisation de travail et à un risque immédiat de déportation, faute d’un autre statut légal.
Regroupés dans une action collective, les bénéficiaires du TPS soutiennent que la décision gouvernementale viole les principes de la loi administrative américaine. Ils dénoncent une évaluation biaisée et superficielle de la réalité haïtienne, marquée, selon eux, par l’emprise des gangs armés, l’effondrement des institutions et une instabilité politique persistante qui continuent de menacer gravement la sécurité de la population.
Lors des audiences à Washington, la juge fédérale Ana C. Reyes a exprimé un scepticisme marqué face aux arguments de l’administration. Elle a notamment reproché au gouvernement d’avoir utilisé de manière sélective certains rapports internationaux, tout en écartant ceux décrivant la gravité de la crise sécuritaire en Haïti. La magistrate a également exigé la production de documents supplémentaires afin de déterminer si la décision de mettre fin au TPS n’avait pas été arrêtée à l’avance, sans analyse indépendante approfondie.
La juge Reyes s’est en outre interrogée sur la crédibilité du processus décisionnel, soulignant qu’un simple courriel émanant d’un fonctionnaire du département d’État, transmis moins d’une heure après une demande officielle, ne saurait constituer une évaluation sérieuse des risques encourus par les Haïtiens contraints de retourner dans leur pays.
La décision attendue le 2 février 2026 revêt une importance capitale, tant aux États-Unis qu’en Haïti. Elle déterminera non seulement l’avenir juridique de centaines de milliers de familles haïtiennes, mais aussi leur accès à l’emploi, aux soins de santé et à une stabilité minimale, dans un contexte déjà marqué par une profonde incertitude.
La Rédaction