par Optmiste.info | Déc 28, 2025 | Sécurité
Le Collectif des Médias en Ligne (CMEL) a exprimé sa vive préoccupation face à des actes de violence visant des journalistes au Cap-Haïtien, à travers une note rendue publique le 27 décembre 2025. L’incident s’est produit le même jour, sur la rue 5-6 du Boulevard, alors que la mairie procédait au remorquage de plusieurs véhicules.
OPTIMISTE INFO,le 28 décembre 2025. D’après le CMEL, des journalistes qui couvraient cette intervention municipale ont été pris à partie par des agents de sécurité de la mairie, avec le soutien d’un policier. En plein exercice de leur métier, ces reporters filmaient une action publique, un droit garanti par l’article 28-1 de la Constitution haïtienne relatif à la liberté de la presse.
Le Collectif rapporte que les professionnels des médias ont subi des violences physiques, allant de bousculades à des gifles, et que leur matériel de travail a été endommagé. Ces actes sont qualifiés par l’organisation d’entrave grave au droit d’informer et à la liberté de la presse.
Parmi les journalistes agressés figurent Herly Milien, correspondant de Radio Scoop FM dans le Nord, et Frencely Estimable, collaborateur de l’émission Matin Débat diffusée sur Radio Télé Éclair. Selon le CMEL, leurs téléphones portables et équipements de captation d’images ont été saccagés lors de l’altercation.
Le CMEL souligne également que les faits se sont déroulés sous les yeux de deux membres de la Commission communale du Cap-Haïtien, Patrick Almonor et Isaac Pierre-Louis. L’absence de réaction de leur part pour faire cesser les violences est perçue par l’organisation comme une faute morale et politique engageant la responsabilité des autorités locales.
Rappelant qu’une opération menée par une mairie relève du domaine public et peut légitimement être filmée, le Collectif insiste sur le fait qu’aucune autorité n’est habilitée à porter atteinte à l’intégrité physique d’un journaliste dans l’exercice de ses fonctions.
En conclusion, le CMEL condamne fermement ces agissements, exige l’ouverture d’une enquête indépendante et prévient qu’il se réserve le droit de saisir des instances nationales et internationales de défense de la liberté de la presse si aucune action concrète n’est entreprise.
La Rédaction
par Optmiste.info | Déc 24, 2025 | Politique, Société
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a rendu public un chronogramme électoral couvrant la période 2025-2027, marquant une avancée significative dans la perspective du retour à l’ordre constitutionnel en Haïti. Ce calendrier, qualifié de provisoire, balise l’organisation des élections législatives, présidentielle et locales, longtemps attendues par la population.
OPTIMISTE.INFO 23 décembre 2025. Selon les précisions fournies par l’institution électorale, le processus débutera le 17 novembre 2025 avec une large campagne nationale d’information, de sensibilisation et d’éducation civique. Cette initiative, destinée à préparer les citoyens aux différentes étapes du scrutin, s’étendra jusqu’au 20 janvier 2027. Parallèlement, l’implantation des bureaux de tabulation au niveau départemental est prévue à partir du 5 décembre 2025, tandis que l’achat et la distribution des matériels électoraux commenceront le 22 décembre de la même année.
L’année 2026 sera consacrée aux phases techniques et administratives clés. L’enregistrement des partis politiques se déroulera du 2 au 26 mars. L’inscription des électeurs, considérée comme un pilier essentiel de la crédibilité du processus, aura lieu entre le 1er avril et le 29 juin. Les candidats aux différentes fonctions électives devront, quant à eux, déposer leurs dossiers du 13 avril au 15 mai 2026.
Le CEP prévoit également un important volet de recrutement. Les superviseurs des centres de vote seront engagés entre le 13 avril et le 7 mai 2026, suivis des membres des bureaux de vote, dont le recrutement s’étendra du 17 mai au 31 juillet.
L’accréditation des mandataires des partis politiques est programmée du 19 mai au 23 août 2026.
La campagne électorale du premier tour des législatives et de la présidentielle s’ouvrira le 19 mai pour s’achever le 28 août 2026. Les listes électorales seront rendues publiques le 31 juillet, conformément au délai légal précédant le scrutin.
Le premier tour est fixé au 30 août 2026. La tabulation des votes se fera entre le 30 août et le 1er septembre, avant la publication des résultats préliminaires du 2 au 8 septembre. Une période de contestation sera ensuite ouverte du 3 septembre au 2 octobre, tandis que les résultats définitifs du premier tour seront proclamés le 3 octobre 2026.
En ce qui concerne le second tour, la campagne électorale est annoncée du 6 novembre au 5 décembre 2026. Le scrutin, qui concernera à la fois les élections législatives, présidentielle et des collectivités territoriales, se tiendra le 6 décembre 2026. La proclamation finale des résultats est attendue pour le 7 janvier 2027, date qui marquera la clôture officielle du cycle électoral.
À travers la publication de ce calendrier, le Conseil électoral provisoire affirme sa volonté d’apporter de la clarté et de la prévisibilité au processus électoral. Toutefois, la réalisation effective de ces échéances dépendra largement de l’évolution du contexte sécuritaire, de la disponibilité des ressources financières et de la capacité logistique de l’État, autant de défis majeurs pour le respect du calendrier annoncé.
La Rédaction
par Optmiste.info | Déc 23, 2025 | International
Donald Trump a adressé un avertissement sans détour au président vénézuélien Nicolás Maduro, laissant entendre que son maintien au pouvoir pourrait toucher à sa fin s’il persistait dans une logique d’affrontement avec les États-Unis. Le président américain a évoqué des conséquences sévères en cas d’escalade, tout en suggérant qu’un retrait volontaire du dirigeant vénézuélien serait, selon lui, l’option la plus « raisonnable ».
OPTIMISTE.INFO, le 23 décembre 2025. S’exprimant depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, Donald Trump a été interrogé sur les intentions réelles de Washington à l’égard du régime de Caracas. À la question de savoir si les États-Unis envisageaient ouvertement la chute de Nicolás Maduro, le chef de l’exécutif américain a entretenu le flou, affirmant que l’issue dépendrait avant tout des choix du président vénézuélien. Il a néanmoins laissé entendre qu’un changement de leadership au Venezuela était une hypothèse crédible.
Le ton s’est durci lorsqu’il a été question d’une éventuelle action américaine directe. Donald Trump a averti que toute démonstration de fermeté de la part de Nicolás Maduro pourrait provoquer une réponse définitive. Selon lui, le dirigeant vénézuélien conserve une marge de manœuvre, mais celle-ci se réduirait considérablement en cas de défi ouvert à Washington.
Par ailleurs, le président américain a de nouveau accusé le gouvernement vénézuélien d’être impliqué dans des réseaux de trafic de drogue et d’avoir favorisé l’arrivée de criminels sur le sol américain, notamment par le biais de libérations issues du système carcéral vénézuélien. Aucune preuve n’a cependant été avancée pour étayer ces affirmations.
Ces déclarations s’inscrivent dans un climat de tensions accrues entre les deux pays, alimenté récemment par la décision des États-Unis de restreindre l’accès des navires pétroliers liés au Venezuela, dans le cadre de sanctions économiques renforcées. Une mesure qui accentue l’isolement de Caracas et renforce la pression diplomatique exercée par Washington.
La Rédactiom
par Optmiste.info | Déc 21, 2025 | Société
Dans une publication diffusée ce dimanche sur son compte X, l’avocat Caleb Jean-Baptiste lance un nouvel appel pressant à la responsabilité collective face à la crise profonde que traverse Haïti. Constatant l’aggravation de la situation politique, sociale et sécuritaire, il exhorte les citoyens engagés à dépasser les discours creux et les divisions inutiles afin de provoquer un véritable réveil national.
OPTIMISTE INFO, 21 décembre 2025
« Notre pays est arrivé à un point critique : si nous refusons d’assumer nos responsabilités aujourd’hui, les générations futures nous en tiendront rigueur », écrit-il, dénonçant au passage l’indifférence généralisée et l’inaction persistante des élites face à l’effondrement des institutions de l’État.
Dans ce même message, Me Jean-Baptiste propose l’organisation d’un Congrès national, une initiative qu’il souhaite ouverte à toutes les citoyennes et à tous les citoyens attachés à l’avenir d’Haïti. L’objectif : créer un espace de réflexion et de propositions concrètes capables de tracer une voie de sortie à la crise actuelle. Il insiste sur la nécessité d’un cadre sincère, transparent et profondément patriotique, débarrassé de toute hypocrisie politique.
La publication se distingue également par la mise à disposition de son numéro de téléphone personnel, signe d’une volonté de dialogue direct et sans intermédiaire avec celles et ceux désireux de contribuer à l’organisation de cette initiative nationale.
Ce nouvel appel s’inscrit dans la continuité des prises de position publiques de l’avocat. Depuis plusieurs années, Me Caleb Jean-Baptiste s’exprime régulièrement pour dénoncer la corruption, l’affaiblissement de l’État et l’inaction des autorités de transition face à la détérioration des conditions de vie de la population.
Reste à déterminer si cette initiative parviendra à mobiliser une société civile souvent divisée et méfiante. Toutefois, pour certains observateurs, cet appel pourrait marquer le point de départ d’un mouvement citoyen structuré, capable de s’imposer comme une alternative face à un pouvoir central largement perçu comme défaillant.
La Rédaction
par Optmiste.info | Déc 20, 2025 | Politique, Sécurité
Alors que le quartier de Solino continue de s’enfoncer dans l’insécurité, la précarité et l’abandon de l’État, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le gouvernement ont effectué, ce samedi 20 décembre, une visite officielle présentée comme une démarche de proximité, baptisée « Leta retounen nan katye yo ». Une opération de communication qui tranche brutalement avec la réalité quotidienne vécue par les habitants.
OPTIMISTE.INFO, le 20 décembre 2025. Les conseillers-présidents Leslie Voltaire et Edgar Leblanc Fils, accompagnés du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, ont fait une apparition très encadrée dans le quartier, sous une forte présence sécuritaire. Caméras installées, salutations protocolaires, discours soigneusement calibrés : tout semblait minutieusement orchestré. Tout, sauf des réponses concrètes aux problèmes urgents de la population.
« C’était du pur théâtre. Ils sont venus prendre des photos, puis ils sont repartis », confie un résident, visiblement amer.
Aucun mot n’a été prononcé sur les coupures d’eau à répétition, les écoles fermées, l’absence quasi totale de services publics ou encore la peur permanente imposée par les groupes armés qui exercent leur contrôle sur la zone.
La population, elle, ne se laisse plus illusionner. « Si l’État assumait réellement ses responsabilités, Solino ne serait pas dans cette situation », déclare une marchande en colère. Depuis des années, les habitants réclament des actions concrètes : des routes praticables, une sécurité effective, des hôpitaux fonctionnels, des emplois et une présence réelle de l’État. Pas des slogans ni des visites éclairs.
Le discours officiel met en avant la « proximité », la « restauration de l’autorité de l’État », la « dignité » et la « solidarité ». Pourtant, cette descente sur le terrain n’a été suivie d’aucun plan clair, d’aucun engagement formel, ni d’un calendrier précis d’actions à entreprendre. Pour de nombreux observateurs, il s’agit avant tout d’une tentative maladroite d’un pouvoir transitoire en quête de légitimité, cherchant à dissimuler un échec structurel profond.
En fin, les autorités tentent de donner l’illusion de l’action, alors même qu’elles peinent à exister réellement sur le terrain. À Solino comme ailleurs, les citoyens n’attendent plus des apparitions médiatisées, mais un État capable de gouverner, de protéger et de respecter ses engagements.
Pas un pouvoir qui parade.
La Rédqctiom