La Caisse d’Assistance Sociale (CAS) a renforcé, dimanche 30 août 2026, son assistance aux personnes déplacées du camp Équateur, à delmas 41. L’institution veut répondre aux besoins urgents de ces familles confrontées aux conséquences de la crise sécuritaire et sociale.
La CAS poursuit ainsi les actions qu’elle mène dans plusieurs sites accueillant des personnes déplacées. Après le site de MSF à Delmas 33, le TPTC et Cité Soleil, ses équipes se sont rendues au camp Équateur pour apporter leur soutien aux populations vulnérables.
Le directeur technique de la CAS, Jhonny Raphael, défend une approche qui rapproche les services sociaux de l’État des bénéficiaires. Il estime que l’institution doit rechercher directement les personnes qui ont besoin d’aide plutôt que d’attendre leurs demandes.
Jhonny Raphael veut également inscrire ces interventions dans la durée. Il reconnaît toutefois que les besoins sociaux dépassent les capacités actuelles de la CAS. Selon lui, les contraintes budgétaires empêchent l’institution d’élargir suffisamment sa couverture.
La situation financière de la CAS limite donc l’extension de ses programmes sociaux. Jhonny Raphael demande aux responsables des finances publiques d’examiner les moyens accordés à l’institution et d’envisager une augmentation de son budget.
Le directeur technique estime que l’évolution des besoins sociaux exige aussi une adaptation des ressources disponibles. Il considère que la CAS doit disposer de moyens supplémentaires pour accompagner davantage de personnes touchées par la crise et répondre plus efficacement à leurs difficultés.
Avec ses interventions dans les sites de déplacés, la CAS cherche à renforcer son action en matière de protection sociale. L’institution veut désormais développer une présence plus régulière sur le terrain et toucher un nombre plus important de bénéficiaires.
La coordination communale du parti politique Les Engagés pour le Développement (EDE) à Petite-Rivière de l’Artibonite a organisé, ce samedi 29 août, une rencontre au Lycée Henry Christophe (LHC), sous le leadership de Jean Gilles DESINORD, potentiel candidat à la mairie de la commune dans le cadre des prochaines élections primaires du parti.
Petite-Rivière de l’Artibonite, samedi 29 août 2026
Cette rencontre, placée sous le signe de la convivialité et de l’échange, a réuni plusieurs membres et sympathisants autour des principaux enjeux auxquels fait face la commune. Les discussions ont notamment porté sur la situation sécuritaire préoccupante qui continue de marquer le quotidien de la population de Petite-Rivière de l’Artibonite.
À cette occasion, Jean Gilles DESINORD a présenté aux participants l’idéologie, les valeurs et la vision politique d’EDE, mettant l’accent sur la nécessité d’un nouveau leadership capable de répondre aux aspirations de la population et de contribuer à la transformation de la commune.
Pour le jeune responsable politique, le renforcement de la coordination communale doit aller de pair avec une meilleure compréhension du projet politique porté par EDE. Il s’agit, selon cette démarche, de construire une structure politique plus dynamique, plus proche de la population et capable de porter une nouvelle vision pour Petite-Rivière de l’Artibonite.
La rencontre a également constitué un espace de dialogue sur les défis de la commune, notamment l’insécurité persistante, le manque de leadership local et la nécessité de redonner confiance aux citoyens.
À travers cette initiative, Jean Gilles DESINORD entend poursuivre le travail de mobilisation et de structuration de la coordination communale d’EDE, tout en défendant l’idée d’un renouvellement du leadership local en perspective des prochaines échéances électorales.
Un nouveau visage est désormais à la tête du commissariat de Kenscoff. Le commissaire principal Morisseau Jean Pierre Ketler a été installé dans ses nouvelles fonctions. Il remplace l’inspecteur Nikenson Cadet, qui assurait jusqu’ici la responsabilité du commissariat.
Cette décision intervient alors que la question de la sécurité reste une grande préoccupation pour les habitants de Kenscoff. Face aux actions des groupes armés et aux inquiétudes grandissantes de la population, les attentes sont particulièrement fortes autour de ce changement de responsable.
Pour les habitants, l’essentiel est désormais de voir des résultats concrets sur le terrain : une présence policière plus visible, une meilleure capacité d’intervention et surtout un sentiment de sécurité retrouvé dans les quartiers et les zones concernées.
Le nouveau responsable du commissariat aura donc une lourde responsabilité. Mais pour pouvoir répondre efficacement aux attentes, il aura aussi besoin du soutien et des moyens nécessaires. Les autorités doivent notamment renforcer les ressources humaines, les équipements et les moyens logistiques mis à la disposition des policiers.
À Kenscoff, la population observe donc avec attention cette nouvelle étape. Après l’installation de Morisseau Jean Pierre Ketler, une question revient déjà sur toutes les lèvres : quels changements et quels résultats le nouveau responsable de la police parviendra-t-il à apporter ?
Les prochaines semaines permettront d’en savoir davantage.
Cette semaine, plusieurs voix ont vivement critiqué la situation sécuritaire à Kenscoff. Invité mercredi 26 août à l’émission « Kisa Nou Vle », animée par Roudy Sanon, Wilner Joseph, présenté comme un potentiel candidat proche du pouvoir, a accusé le responsable du commissariat, l’inspecteur Nikenson Cadet, d’avoir « livré la commune aux mains des bandits ».
Port-au-Prince, le 27 août 2026.
Selon Wilner Joseph, le responsable du commissariat de Kenscoff aurait joué un rôle déterminant dans la dégradation de la situation sécuritaire dans la commune. Il l’accuse notamment d’avoir été impliqué dans « plusieurs mauvaises affaires » à Kenscoff, sans toutefois que ces accusations soient, à ce stade, étayées par des éléments rendus publics.
Un conflit autour de la gestion de la commune
Au cours de son intervention, Wilner Joseph a également salué le courage du maire de Kenscoff, Massillon Jean, dans un contexte marqué par l’insécurité et les pressions exercées sur les autorités locales.
Il a par ailleurs évoqué un conflit qui opposerait le maire au responsable du commissariat. Selon Wilner Joseph, ce différend porterait notamment sur l’exploitation d’une carrière de sable destinée à générer des revenus pour la commune.
Wilner Joseph affirme que l’inspecteur aurait réclamé une part de cette activité. Il n’a toutefois présenté aucune preuve publique pour étayer cette accusation.
« J’ai des audios », affirme Wilner Joseph
L’intervenant est allé plus loin en affirmant détenir des enregistrements audio attribués au responsable du commissariat. Selon lui, ces éléments contiendraient des propos susceptibles d’apporter un éclairage sur ce qui se serait réellement passé à Kenscoff.
« J’ai des audios », a notamment affirmé Wilner Joseph, laissant entendre qu’il pourrait rendre publics certains éléments pour appuyer ses déclarations.
Ces révélations interviennent alors que Kenscoff fait face à une situation sécuritaire particulièrement préoccupante. Les violences armées ont lourdement affecté la population, alimentant les interrogations sur la capacité des forces de sécurité à protéger les habitants et à empêcher l’implantation durable des groupes armés dans la commune.
Des accusations qui appellent des clarifications
Si elles se confirment, les déclarations de Wilner Joseph pourraient soulever de sérieuses questions sur le fonctionnement des structures de sécurité à Kenscoff et sur d’éventuels liens entre certains responsables locaux et des acteurs impliqués dans l’exploitation économique de la commune.
Pour l’heure, le responsable du commissariat de Kenscoff n’a pas, dans les éléments disponibles, apporté de réponse publique à ces accusations. Une réaction de la Police nationale d’Haïti (PNH) serait également nécessaire afin de permettre à l’opinion publique de disposer des différentes versions des faits.
Dans une commune meurtrie par la violence, les accusations portées publiquement contre un responsable de la police sont particulièrement sensibles. Elles nécessitent donc des vérifications indépendantes et, le cas échéant, une enquête afin de déterminer les responsabilités éventuelles.
Plus de 40 personnes ont perdu la vie lors d’une attaque attribuée à des groupes armés à Kenscoff, dans la nuit du 23 au 24 août 2026. Le maire de la commune, Massillon Jean, a communiqué ce bilan et fait état de plusieurs disparus ainsi que de dizaines de blessés. Les assaillants ont également ciblé un camp de personnes déplacées installé dans une église.
Une attaque meurtrière
Les groupes armés ont investi plusieurs secteurs de Kenscoff pendant la nuit. Des habitants ont fui leurs maisons pour échapper aux tirs. Le lendemain, les familles ont recherché leurs proches dans une commune fortement touchée par l’attaque.
Le drame a plongé plusieurs familles dans le deuil. Des survivants ont raconté leur fuite face aux assaillants. Certains habitants ont trouvé refuge dans des endroits isolés pour éviter les tirs.
La réponse de la Primature
La Primature a condamné l’attaque dans un communiqué publié le 24 août. Le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Il a également promis une réponse sécuritaire face à cette nouvelle offensive.
Les autorités ont placé les forces de sécurité en alerte maximale. Elles ont envoyé des renforts à Kenscoff pour protéger les habitants et reprendre le contrôle de la commune. Le gouvernement veut ainsi rétablir l’autorité de l’État dans la zone.
La Primature veut aussi poursuivre les responsables de l’attaque. Le gouvernement affirme qu’il traquera les groupes armés et empêchera leurs membres de bénéficier d’une quelconque impunité. Il dit vouloir mobiliser les forces de sécurité pour les neutraliser.
L’Office de la Protection du Citoyen (OPC) condamne également l’attaque. Dans son communiqué, l’institution exprime sa solidarité avec les familles touchées. Elle demande aux autorités de prendre rapidement des mesures pour protéger la population.
L’OPC demande au Conseil supérieur de la Police nationale de renforcer la sécurité à Kenscoff. Il réclame aussi une enquête pour déterminer les responsabilités et identifier les auteurs ainsi que les éventuels commanditaires.
L’aide aux victimes
L’institution appelle enfin l’État à soutenir les personnes touchées par l’attaque. Elle demande notamment aux autorités de prendre en charge les blessés et d’accompagner les familles endeuillées.
L’OPC souhaite également que les autorités permettent aux familles d’organiser les funérailles dans la dignité. Il rappelle que l’État doit protéger le droit à la vie, assurer la sécurité et garantir l’accès à la justice.
La situation à Kenscoff reste préoccupante après cette attaque meurtrière. Le gouvernement promet de renforcer son dispositif sécuritaire, tandis que l’OPC demande des actions rapides pour protéger les habitants et établir les responsabilités.