by Gesnel Moïse | Sep 19, 2026 | Non classé
La Police nationale d’Haïti (PNH) renforce sa capacité de prise en charge des blessés dans le cadre des opérations menées contre les groupes armés. Sous le commandement du directeur général a.i. André Jonas Vladimir Paraison, plusieurs ambulances médicalisées seraient désormais mobilisées à proximité des zones où les unités policières sont engagées dans des affrontements.
Port-au-Prince, 19 septembre 2026
Selon une source haut placée au sein de la PNH, trois à quatre ambulances accompagnées de personnels médicaux participent actuellement au dispositif déployé dans le cadre des opérations. Leur présence répond à une préoccupation opérationnelle majeure : réduire le temps qui sépare une blessure de la prise en charge médicale.
Des secours rapprochés des zones d’affrontements
Le dispositif vise en premier lieu les policiers blessés au cours des opérations. Mais les équipes médicales peuvent également intervenir auprès de civils touchés par balle ou victimes des échanges de tirs.
Cette organisation traduit une volonté de rapprocher les secours des unités engagées sur le terrain. Dans des zones où les affrontements peuvent se dérouler au milieu des populations, chaque minute peut s’avérer déterminante pour la survie d’une personne grièvement blessée.
La présence d’ambulances médicalisées directement associées aux opérations permettrait ainsi d’assurer les premiers soins dans des délais plus courts avant une éventuelle évacuation vers un établissement de santé.
Le secours médical au-delà des camps
L’un des éléments particulièrement importants de ce dispositif concerne la prise en charge des personnes appartenant aux groupes armés lorsqu’elles sont blessées.
D’après la même source, un individu présenté comme membre d’un gang et grièvement blessé peut recevoir les premiers soins des équipes médicales présentes sur le terrain. L’objectif demeure médical : stabiliser son état et préserver sa vie avant sa remise aux autorités compétentes.
Cette distinction entre secours et action policière revêt une importance particulière. Les personnels médicaux interviennent pour soigner les blessés, tandis que l’établissement des responsabilités relève des autorités judiciaires.
Renforcer la protection des policiers
Pour la PNH, la question des secours aux agents blessés constitue un enjeu directement lié à la conduite des opérations.
Les policiers déployés dans les zones contrôlées ou disputées par les groupes armés sont exposés à des tirs et à des blessures potentiellement graves. La disponibilité immédiate de personnels médicaux peut donc contribuer à renforcer la chaîne de secours autour des unités opérationnelles.
Le nouveau dispositif s’inscrit ainsi dans une logique visant à mieux accompagner les policiers engagés dans des interventions à haut risque et à réduire les conséquences humaines des affrontements.
Gressier et Kenscoff toujours sous pression
Cette mobilisation intervient alors que les forces de sécurité poursuivent leurs opérations dans plusieurs secteurs sensibles du pays.
À Gressier, les interventions policières se poursuivent notamment contre le groupe armé présenté comme les « 103 Zombis ». À Kenscoff, les forces de l’ordre continuent également leurs opérations contre des groupes armés actifs dans la région.
La PNH maintient par ailleurs la pression sur un autre groupe armé dont le chef serait identifié sous le nom de « Didi ».
La multiplication des opérations dans différents secteurs impose aux forces de sécurité de disposer non seulement de moyens offensifs et logistiques, mais également d’une capacité de secours adaptée aux réalités du terrain.
Une réponse également tournée vers les populations civiles
Dans les zones d’affrontements, les populations restent particulièrement vulnérables. Les civils peuvent être exposés aux tirs alors qu’ils ne participent pas directement aux opérations.
La présence d’équipes médicales à proximité des zones d’intervention constitue, dans ce contexte, un volet supplémentaire de la réponse sécuritaire. Elle ne règle évidemment pas le problème de l’insécurité, mais peut contribuer à limiter les conséquences humaines des affrontements.
La PNH cherche ainsi à articuler intervention policière et prise en charge des blessés, dans un contexte marqué par la persistance de la violence armée.
La question sera désormais de savoir si ce dispositif pourra être maintenu, renforcé et progressivement étendu à d’autres zones d’opérations afin d’améliorer la capacité de secours de la police face aux risques auxquels sont confrontés ses agents et les populations civiles.
Optimiste. Info
by Gesnel Moïse | Sep 19, 2026 | Politique
Haiti : le président du CAHDOA désavoue son rattachement à VIKTWA et exige des explications
À mesure que les formations politiques accélèrent leurs préparatifs pour les prochaines élections, les premières fissures apparaissent au sein de certains regroupements. Le président du Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA), Dr Barthélemy Guibert, conteste publiquement l’intégration de sa structure à la plateforme VIKTWA et affirme qu’aucune décision formelle n’a été prise par les instances habilitées pour autoriser cette démarche.
Port-au-Prince, 18 septembre 2026
Intervenant ce vendredi dans une entrevue accordée à notre rédaction, le dirigeant politique dit vouloir clarifier la position de son organisation, alors que VIKTWA poursuit sa préparation électorale et a déjà désigné Wilner Joseph comme candidat à la présidence à l’issue de sa primaire du 10 septembre dernier.
Pour Barthélemy Guibert, le problème n’est pas seulement politique. Il est avant tout institutionnel : qui avait mandat pour engager le CAHDOA dans une alliance électorale ?
*« Le parti doit décider avant toute adhésion »*
Barthélemy Guibert affirme que le CAHDOA avait engagé des démarches afin de participer aux prochaines élections sous sa propre bannière. Il dit donc ne pas reconnaître une éventuelle décision d’intégrer la plateforme VIKTWA prise en dehors des procédures internes de l’organisation.
« Je suis le président du parti. Si le parti doit intégrer une plateforme, c’est à moi de signer, après que les membres du bureau, qui sont au nombre de 15, auront adopté une résolution en ce sens », soutient-il.
Selon lui, aucune réunion officielle du directoire n’aurait été organisée avec les responsables de VIKTWA pour entériner une telle alliance.
Cette déclaration place ainsi la question de la légitimité interne des alliances politiques au centre du débat électoral.
*Une nouvelle structure issue d’un choix assumé*
Le président du CAHDOA revient également sur la genèse de sa formation politique. Il affirme avoir été approché par plusieurs organisations désireuses de le voir porter leurs couleurs dans la perspective des prochaines élections.
Il dit avoir finalement refusé de rejoindre ces formations pour contribuer à la création d’une nouvelle structure politique avec plusieurs collègues et partenaires.
Selon son récit, le CAHDOA a ensuite été constitué et son assemblée générale l’a choisi pour en assurer la présidence.
Guibert insiste également sur son parcours politique, rappelant son engagement au sein de Fanmi Lavalas et son passage comme commissaire départemental entre 1996 et 2000. Il affirme par ailleurs avoir été candidat à deux reprises au Sénat pour la Grande-Anse.
« Je ne vois pas le Sénat comme un poste, mais plutôt comme une contribution pour servir mon pays », déclare-t-il.
*Des rapports avec le pouvoir qu’il dit ne pas être institutionnels*
Interrogé sur ses éventuelles relations avec le pouvoir en place, Barthélemy Guibert affirme que le directoire du CAHDOA n’a jamais tenu de rencontre officielle avec le gouvernement.
Il reconnaît toutefois que certains membres de la structure entretiennent des relations avec des personnalités considérées comme proches du pouvoir, citant notamment l’ancien député de Mirebalais Abel Descolines et l’actuel directeur général de l’OFATMA, l’agronome Vikerson Garnier.
Pour le président du CAHDOA, ces relations individuelles ne sauraient être assimilées à une position officielle de la structure politique.
*VIKTWA : la primaire et ses zones de tension*
La controverse intervient alors que VIKTWA poursuit son processus de structuration en vue des prochaines échéances électorales.
La plateforme a organisé, le 10 septembre, une primaire à l’hôtel Kinam, à Pétion-Ville, pour désigner son candidat à la présidence. D’après les résultats communiqués par ses responsables, Wilner Joseph a recueilli 39 voix sur 43 suffrages exprimés, devant Jean Nerva Siméon.
Barthélemy Guibert affirme cependant avoir été témoin d’un incident au cours duquel une participante aurait exprimé son soutien à un autre prétendant avant de faire face à une réaction hostile.
Cette version constitue le témoignage du président du CAHDOA et n’a pas été vérifiée indépendamment.
Wilner Joseph a par la suite enregistré sa candidature auprès du Conseil électoral provisoire sous la bannière de VIKTWA. Cette démarche administrative ne constitue toutefois pas, à elle seule, une validation définitive de la candidature.
*La Grande-Anse, autre terrain de controverse*
Dans son intervention, Barthélemy Guibert évoque également le cas de Sorel Jacinthe, ancien sénateur de la Grande-Anse.
Il affirme que ce dernier aurait exercé une influence dans le processus de sélection de plusieurs candidats dans le département, notamment pour les élections législatives.
Le président du CAHDOA avance que plusieurs candidatures à la députation auraient été concernées.
Ces affirmations demeurent celles de Barthélemy Guibert. Aucun élément indépendant présenté dans le cadre de l’entretien ne permet de les établir comme des faits. Une réaction de VIKTWA et des personnalités concernées permettrait d’éclairer davantage ce dossier.
*Guibert dénonce le poids de l’argent dans la politique*
La contestation du rattachement du CAHDOA à VIKTWA n’est pas le seul sujet soulevé par Barthélemy Guibert.
Le dirigeant politique dénonce également la place qu’occuperait l’argent dans les compétitions électorales haïtiennes. Il appelle les citoyens à porter davantage leur attention sur le parcours, les compétences, l’intégrité et les propositions des candidats.
« Le peuple doit changer sa conception en posant un acte patriotique pour éviter de donner le pouvoir aux plus mafieux », affirme-t-il.
Le « syndicat de vote », une proposition de mobilisation citoyenne
Pour tenter de modifier le rapport entre électeurs et candidats, Barthélemy Guibert propose la mise en place d’un mécanisme qu’il baptise « syndicat de vote ».
Le concept consisterait à regrouper des citoyens afin d’analyser les profils des candidats, leurs parcours, leurs engagements et leurs propositions avant de déterminer ceux qu’ils souhaitent soutenir.
L’objectif affiché est de favoriser un vote davantage fondé sur les critères de compétence, d’intégrité et de capacité à servir la collectivité.
« *Sans sécurité, pas d’élections crédibles »*
La question sécuritaire constitue enfin l’un des principaux points d’inquiétude exprimés par le président du CAHDOA.
Dans un contexte marqué par la violence armée dans plusieurs régions du pays, il s’interroge sur les conditions dans lesquelles les candidats pourront se déplacer, organiser des rassemblements et mener leurs campagnes.
Il pose également la question de l’accès des électeurs aux centres de vote et de leur protection pendant le processus électoral.
Pour Guibert, la sécurité ne constitue donc pas une question secondaire : elle conditionne directement la participation politique et l’organisation du scrutin.
*Le CAHDOA-VIKTWA : une controverse qui pourrait s’élargir*
En contestant publiquement le rattachement de son organisation à VIKTWA, Barthélemy Guibert ouvre un débat qui dépasse son seul cas personnel.
Son intervention met en lumière plusieurs questions qui pourraient accompagner la préparation des prochaines élections : qui peut engager une organisation politique dans une alliance ? Quelles procédures internes doivent être respectées ? Comment garantir la transparence dans la sélection des candidats ? Et quelles garanties sécuritaires seront offertes aux électeurs et aux acteurs politiques ?
Alors que les plateformes poursuivent leur structuration et que les candidatures commencent à être enregistrées, la polémique autour du CAHDOA rappelle que, derrière les alliances annoncées publiquement, se pose également la question de leur légitimité au sein même des organisations concernées.
La Rédaction
by Gesnel Moïse | Sep 17, 2026 | Non classé
L’ancien député des Cayes–Île-à-Vache, Jean Fenel Thanis, appelle la population à participer à une mobilisation le mercredi 23 septembre 2026 au grand carrefour d’Éphraïm, à Delmas 41. Il a lancé cet appel jeudi 17 septembre 2026, lors d’une conférence de presse organisée au nom du regroupement politique des Acteurs Favorables à la Cour de Cassation et Alliés (AFC et Alliés). Le regroupement veut réunir plusieurs secteurs autour de revendications politiques et sociales.
Jean Fenel Thanis critique la succession des périodes de transition politique en Haïti. Selon lui, le pays n’organise plus d’élections régulières depuis plus de onze ans. L’ancien parlementaire estime que plusieurs acteurs privilégient les transitions au détriment d’une solution institutionnelle durable. Il affirme que ces changements successifs n’ont pas permis de résoudre les principales difficultés du pays.
L’ancien député place également l’insécurité au centre de ses préoccupations. Il affirme que la crise sécuritaire continue de perturber la vie quotidienne et les activités économiques. Jean Fenel Thanis estime que les autorités doivent adopter une nouvelle orientation pour permettre au pays de retrouver un fonctionnement plus stable. Il appelle ainsi la population à exprimer publiquement ses revendications lors du rassemblement annoncé à Delmas 41.
Dans son appel, Jean Fenel Thanis cite plusieurs catégories de citoyens confrontées aux difficultés actuelles. Il invite notamment les chauffeurs de transports en commun, les élèves, les enseignants, les femmes enceintes et les petits commerçants à rejoindre la mobilisation. Il évoque les problèmes liés au carburant, qui aurait déjà entraîné des pannes de moteurs sur plusieurs véhicules, ainsi que les incertitudes concernant l’année scolaire, les difficultés salariales des enseignants et les contraintes économiques qui affectent les petits commerces.
Jean Fenel Thanis réclame également le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Avec les AFC et Alliés, il propose la mise en place d’un pouvoir exécutif bicéphale pour conduire la transition. L’ancien député souhaite que les acteurs issus de la Cour de cassation participent à la recherche d’un consensus politique. Il présente cette formule comme une piste pour orienter le pays vers une nouvelle gouvernance.
Le rassemblement du 23 septembre constitue ainsi, pour Jean Fenel Thanis et les AFC et Alliés, une occasion de mobiliser différents secteurs de la société autour de leurs revendications.
Optimiste Média Info
by Gesnel Moïse | Sep 17, 2026 | Non classé
La Police nationale d’Haïti (PNH), appuyée par la Task Force, mène depuis les premières heures de la matinée une importante opération de sécurité dans la commune de Kenscoff. Déployée dès 4 heures du matin, l’intervention mobilise notamment des hélicoptères et plusieurs drones afin d’appuyer les unités engagées sur le terrain.
Kenscoff, 17 septembre 2026
L’opération intervient dans un contexte marqué par les préoccupations sécuritaires persistantes dans plusieurs zones de l’Ouest. Selon des informations rapportées depuis la commune, la mobilisation des forces de sécurité a été accueillie favorablement par une partie de la population de Kenscoff, qui aurait exprimé sa satisfaction face à ce déploiement.
Parallèlement aux opérations conduites à Kenscoff, les forces de l’ordre poursuivent également leurs interventions dans la commune de Gressier, illustrant un déploiement simultané sur plusieurs fronts dans le département de l’Ouest.
Le dispositif sécuritaire à Kenscoff aurait également été renforcé avec l’arrivée de six nouveaux véhicules blindés, venant s’ajouter aux quatre blindés déjà positionnés dans les hauteurs de la commune. Ce renforcement fait suite à la récente visite du directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison, dans la région.
Lors de cette visite, le responsable de l’institution policière avait échangé avec des habitants de Kenskòf et annoncé des mesures destinées à renforcer la présence et la capacité d’intervention de la police dans la commune.
Le déploiement actuel apparaît ainsi comme une mise en œuvre de ces engagements. La présence simultanée d’unités terrestres, de blindés, d’hélicoptères et de drones traduit l’ampleur du dispositif engagé par les autorités sécuritaires.
Les opérations se poursuivent et leur bilan, notamment en termes d’arrestations, de saisies éventuelles ou de zones sécurisées, devra être précisé par les autorités compétentes.
Optimiste. Info
by Gesnel Moïse | Sep 15, 2026 | Sécurité
Par Gesnel Moïse
Port-au-Prince, le 15 septembre 2026. Le directeur exécutif de la Ligue haïtienne de défense des droits humains (LHDDH), Jemps Meralus, salue les efforts de la Police nationale d’Haïti (PNH) dans la lutte contre les groupes armés. Invité à l’émission « Nos droits et nos devoirs », diffusée sur Radio Vlaw 90.3, il a notamment évoqué les récentes opérations policières menées à Gressier.
Jemps Meralus affirme que la PNH a intensifié ses interventions ces derniers jours dans plusieurs zones touchées par la violence des gangs. Selon lui, les policiers renforcent leur présence sur le terrain et mènent des opérations de contrôle, de fouille et de sécurisation dans différents secteurs.
Le responsable de la LHDDH cite notamment les opérations menées à Gressier. Il affirme que les forces de l’ordre ont repris plusieurs espaces que le groupe armé « 103 Zonbi » occupait auparavant. Il mentionne notamment les locaux de l’ancien tribunal civil, de l’Office d’état civil et de la mairie de la commune.
« La police nationale fait beaucoup d’efforts dans la bataille contre les gangs », a déclaré Jemps Meralus. Il estime que les interventions récentes montrent la volonté de la PNH de reprendre progressivement le contrôle de certains territoires.
Le défenseur des droits humains souligne également la présence accrue des policiers dans les rues. Il indique que les agents occupent plusieurs points stratégiques pour effectuer des contrôles et renforcer la protection de la population.
Jemps Meralus appelle à une action coordonnée
Tout en saluant le travail de la PNH, Jemps Meralus estime que la police ne peut pas affronter seule l’ampleur de la violence armée en Haïti. Il appelle donc les Forces armées d’Haïti (FAd’H), la Force de réaction rapide (FRG) et les autres structures mobilisées par l’État à renforcer leur coordination avec la PNH.
Le responsable de la LHDDH réclame une mobilisation plus large des moyens de sécurité disponibles dans le pays. Selon lui, cette démarche doit permettre aux forces de l’ordre de reprendre davantage de territoires et de rétablir progressivement la sécurité de la population.
Cette intervention intervient dans un contexte où la reconquête des territoires contrôlés par les gangs reste au cœur des préoccupations nationales. Jemps Meralus appelle ainsi les différentes forces de sécurité à unir leurs efforts pour renforcer la lutte contre les groupes armés et restaurer l’autorité de l’État.
Optimiste Média Info