Kenscoff : la PNH affirme avoir repris Bois d’Avril, plus de 50 membres de gangs tués selon une source policière

Kenscoff : la PNH affirme avoir repris Bois d’Avril, plus de 50 membres de gangs tués selon une source policière

La Police nationale d’Haïti (PNH) annonce une nouvelle avancée dans ses opérations contre les groupes armés à Kenscoff. L’institution affirme avoir repris le contrôle de Bois d’Avril, l’un des secteurs ciblés par les forces de sécurité dans le cadre des opérations visant à reconquérir les espaces occupés par les gangs.

Kenscoff, 25 septembre 2026. Cette opération s’est déroulée ce vendredi 25 septembre, alors que la PNH intensifie ses interventions dans plusieurs zones de Kenscoff. Selon une source policière, plus de 50 membres présumés de groupes armés auraient été tués au cours de cette opération. La même source, évoquant la violence des affrontements, a indiqué qu’elle ne pouvait pas regarder certaines images liées à l’intervention, les qualifiant de particulièrement difficiles à supporter.

Ces informations n’ont toutefois pas, à ce stade, fait l’objet d’une confirmation indépendante permettant d’établir avec précision le bilan des victimes.

La PNH veut consolider les positions reprises

Sous le commandement du directeur général a.i. André Jonas Vladimir Paraison, la PNH entend maintenir la pression sur les groupes armés et poursuivre la récupération des territoires considérés comme stratégiques.

La reprise annoncée de Bois d’Avril intervient dans le prolongement des opérations conduites ces derniers jours à Kenscoff. Les forces de l’ordre cherchent notamment à renforcer leur présence dans les secteurs reconquis et à empêcher les groupes armés de reprendre leurs positions.

Pour l’institution policière, l’objectif ne se limite pas à mener des opérations ponctuelles. Il s’agit également de consolider les espaces récupérés, de sécuriser les axes de circulation et de rétablir progressivement la présence de l’État dans les zones affectées par les violences.

Une opération présentée comme un nouveau tournant

La situation à Kenscoff reste néanmoins fragile. Plusieurs secteurs de la commune ont été affectés par les affrontements et l’insécurité, avec des conséquences importantes pour les populations civiles.

La reprise de Bois d’Avril représente ainsi un enjeu opérationnel pour les autorités sécuritaires. La capacité des forces de l’ordre à maintenir leurs positions et à empêcher une nouvelle progression des groupes armés sera déterminante dans les prochains jours.

La PNH affirme, de son côté, vouloir poursuivre ses opérations et maintenir la pression sur les gangs dans les différents secteurs de Kenscoff.

Cette nouvelle offensive témoigne de la volonté affichée par le commandement de la PNH de traquer les groupes armés et de reconquérir progressivement les territoires affectés par l’insécurité. Les prochains jours permettront de mesurer la capacité des forces de sécurité à consolider les zones reprises et à garantir leur contrôle dans la durée.

Optimiste. Info

Carburants : le RHAJAC appelle à revoir la dépendance de l’État envers les importateurs

Carburants : le RHAJAC appelle à revoir la dépendance de l’État envers les importateurs

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) alerte sur la dépendance de l’État haïtien à l’égard des entreprises privées impliquées dans l’importation et la distribution des produits pétroliers. Dans une note publiée ce vendredi, l’organisation plaide pour davantage de concurrence, de transparence et de contrôle public dans la gestion du secteur.

Port-au-Prince, 25 septembre 2026

Le RHAJAC cite notamment DINASA, Sol Haïti, Bandari Corporation, CapInvest, Kimazou et DNC, ainsi que d’autres opérateurs du marché pétrolier. Selon l’organisation, cette concentration de l’approvisionnement expose l’État à d’importantes contraintes financières et logistiques.

Une politique de prix qui pèse sur les finances publiques

D’après les données avancées par le RHAJAC, le gallon de gazoline, correspondant à environ 3,8 litres, est actuellement vendu à 700 gourdes, tandis que le diesel est fixé à 770 gourdes. L’organisation affirme que l’État ne perçoit pas de taxe sur la gazoline afin de maintenir son prix à la pompe et qu’il doit, pour le diesel, compenser environ 20 gourdes par gallon afin de préserver le prix officiel.

Pour le RHAJAC, ce mécanisme crée des engagements financiers entre l’État et les importateurs et contribue à renforcer la dépendance du secteur public vis-à-vis des opérateurs privés.

L’organisation soutient également que toute interruption ou réduction des paiements de compensation pourrait affecter l’approvisionnement du marché. Elle évoque notamment le risque de rationnement en cas de baisse des importations.

La question des devises au centre des préoccupations

Le RHAJAC met également en avant la problématique de l’accès aux devises nécessaires au financement des importations pétrolières. Selon l’organisation, si l’État décidait d’importer directement les produits pétroliers, il devrait disposer des ressources en dollars nécessaires pour réaliser ces opérations.

Dans ce contexte, le réseau estime que les relations entre les principaux importateurs et les institutions bancaires constituent un élément qui mérite davantage de transparence. Il appelle notamment la Banque de la République d’Haïti (BRH) et le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) à fournir des informations publiques sur les devises mobilisées pour les importations de carburant.

Le RHAJAC préconise des appels d’offres internationaux

Plutôt que de faire de l’État l’unique importateur de carburant, le RHAJAC propose une réorganisation du marché autour d’une concurrence accrue.

L’organisation recommande notamment de recourir à des appels d’offres internationaux transparents, permettant de mettre en concurrence les différents opérateurs et de diversifier les sources d’approvisionnement. Elle préconise également la constitution d’une réserve stratégique de carburant, destinée à réduire les risques en cas de perturbation du marché international ou de difficultés d’approvisionnement.

Le réseau souhaite par ailleurs que la concurrence soit renforcée non seulement dans l’importation, mais aussi dans le stockage et la distribution des produits pétroliers.

Vers une réforme du système de subvention

Sur la question des subventions, le RHAJAC préconise une réforme progressive du mécanisme actuel. Il estime toutefois que toute évolution devrait préserver les secteurs et les catégories de population les plus vulnérables.

L’organisation propose ainsi de privilégier des mesures ciblées en faveur du transport public et des ménages vulnérables, plutôt que de maintenir indéfiniment un dispositif général de soutien aux prix.

Le RHAJAC demande enfin au MEF et à la BRH de publier les informations permettant à la population d’évaluer le coût réel de la politique actuelle des carburants pour les finances publiques.

Pour le réseau, l’enjeu n’est pas de confier nécessairement à l’État l’ensemble des opérations d’importation, mais de renforcer son rôle de régulateur, d’améliorer la transparence des mécanismes de compensation, de garantir des conditions de concurrence équitables et de sécuriser l’approvisionnement énergétique du pays.

Optimiste. Info

Delmas : un symposium annoncé autour de la justice sociale et de la dignité humaine

Delmas : un symposium annoncé autour de la justice sociale et de la dignité humaine

Le bureau de communication Fabrice Larrieux, le Réveil des Bâtisseurs et l’Église de la Bonne Nouvelle annoncent un symposium des jeunes leaders de Delmas autour de la justice sociale et de la dignité humaine, prévu dimanche 27 septembre 2026 à Maïs-Gâté.

L’activité débutera à midi et se déroulera pendant cinq heures dans les locaux de l’Église de la Bonne Nouvelle, dirigée par le Dr Vijonet Déméro. L’établissement se situe à Maïs-Gâté, non loin du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP).

Fabrice Larrieux a présenté cette initiative lors d’une conférence de presse. Il a annoncé la participation de plusieurs personnalités, dont Jimmy Albert, directeur exécutif du REN, le pasteur Fara Joviale Alexis, Emmanuel Louis Jeune et Georges Emmanuel Allen.

Nancy Lainé Isaac et Fabrice Larrieux participeront également à la rencontre en qualité d’invités d’honneur. Les organisateurs veulent réunir des professionnels, des représentants des médias, des jeunes et des citoyens intéressés par les questions sociales.

La rencontre portera notamment sur les conditions de vie des paysans, des travailleurs, des professionnels des médias et des employés des institutions publiques. Fabrice Larrieux a particulièrement dénoncé les faibles revenus de certains travailleurs, évoquant des salaires mensuels compris entre 10 000 et 15 000 gourdes.

L’organisateur souhaite également ouvrir une réflexion sur les différences de rémunération entre les travailleurs et les responsables occupant de hautes fonctions publiques. Il estime que la question salariale mérite un débat dans le cadre d’une réflexion plus large sur la justice sociale.

Plusieurs secteurs doivent prendre part aux échanges, notamment les femmes avec Tab Fanm, la jeunesse, les milieux religieux et le secteur universitaire. Les organisateurs invitent les différents acteurs concernés à participer aux discussions prévues dimanche autour de la justice sociale et de la dignité humaine.

Optimiste Média Info

Kenscoff : après les massacres, la question de la présence militaire revient au cœur du débat sécuritaire

Kenscoff : après les massacres, la question de la présence militaire revient au cœur du débat sécuritaire

Alors que la PNH poursuit ses opérations contre les groupes armés, des habitants et des observateurs s’interrogent sur l’absence d’un dispositif militaire permanent pour consolider les zones reprises et favoriser le retour des populations déplacées.

Kenscoff, le 25 Septembre 2026.

La situation sécuritaire à Kenscoff continue de susciter de fortes inquiétudes au sein de la population. Après les violences meurtrières qui ont frappé plusieurs secteurs de la commune, une question revient régulièrement dans les discussions : quelle stratégie l’État compte-t-il mettre en place pour empêcher les groupes armés de reprendre les territoires reconquis par les forces de l’ordre ?

Cette interrogation prend une nouvelle dimension alors que la Police nationale d’Haïti (PNH) a intensifié ses opérations dans la commune. Les interventions menées à la mi-septembre ont permis aux forces de l’ordre de reprendre du terrain dans plusieurs secteurs. Le maire de Kenscoff avait alors évoqué des avancées enregistrées sur le terrain.

La consolidation des zones reprises au centre des préoccupations

Pour plusieurs habitants, les opérations policières ne devraient pas s’arrêter à la reprise des positions occupées par les groupes armés. Ils souhaitent surtout voir s’installer un dispositif capable de maintenir durablement la sécurité dans ces espaces.

Des observateurs estiment ainsi qu’une implication plus importante des Forces armées d’Haïti (FAd’H), aux côtés de la PNH, pourrait être envisagée dans la phase de consolidation des zones reprises. Selon cette lecture, une présence permanente permettrait de limiter les risques de retour des groupes armés et de créer progressivement les conditions nécessaires au retour des familles déplacées.

L’idée d’un dispositif militaire permanent à Kenscoff est également évoquée par certains acteurs locaux, compte tenu de la position stratégique de la commune. Une telle installation nécessiterait toutefois une décision officielle des autorités et une définition précise des responsabilités entre les différentes composantes de l’appareil sécuritaire.

Une commune durement éprouvée par les violences

Les inquiétudes de la population interviennent dans un contexte particulièrement lourd. Dans un rapport publié le 16 septembre, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a documenté deux massacres commis en juillet et août 2026 à Kenscoff. L’organisation fait état d’au moins 164 personnes tuées, 23 blessées et 71 enlevées, ainsi que de plusieurs dizaines de personnes portées disparues.

Ces violences ont provoqué d’importants déplacements de population. Des familles ont dû abandonner leurs maisons et chercher refuge ailleurs, tandis que plusieurs secteurs restent marqués par les conséquences des affrontements.

Dans ce contexte, la sécurisation durable des territoires apparaît comme un enjeu aussi important que leur reconquête.

Paraison présent sur le terrain

La PNH, de son côté, maintient la pression sur les groupes armés. Le directeur général a.i. de l’institution, André Jonas Vladimir Paraison, s’est personnellement rendu à Kenscoff pour superviser le dispositif opérationnel.

Le 21 septembre, il a effectué une visite d’inspection et d’évaluation dans les secteurs de Nan Gode, Viard 1 et Viard 2, où plusieurs unités spécialisées de la PNH étaient engagées dans des opérations contre les groupes criminels armés.

Cette présence du chef de la police intervient après plusieurs journées d’opérations intensives menées dans la commune. Selon des informations rapportées par la presse, le directeur général était déjà présent sur le terrain entre le 15 et le 17 septembre pour suivre directement les opérations.

Entre reconquête et retour de la population

Pour les habitants de Kenscoff, l’enjeu dépasse désormais la seule conduite des opérations. La principale préoccupation consiste à savoir si les zones reprises pourront être effectivement maintenues sous contrôle de l’État.

Le débat porte donc sur la capacité des autorités à assurer une présence sécuritaire continue, à protéger les civils et à créer les conditions permettant aux personnes déplacées de retrouver leurs maisons.

Alors que la PNH poursuit ses interventions, les appels en faveur d’une stratégie associant opérations de reconquête et consolidation territoriale se multiplient. Pour plusieurs observateurs, la réponse de l’État à Kenscoff devra désormais déterminer non seulement comment reprendre les territoires occupés par les groupes armés, mais aussi comment empêcher leur retour et restaurer durablement la confiance de la population.

Optimiste. Info

Haïti ,: André Raphaël plaide pour un État plus présent dans les sections communales

Haïti ,: André Raphaël plaide pour un État plus présent dans les sections communales

André Raphaël continue de se positionner dans le débat public autour des conditions de vie de la population et du rôle de l’État dans les zones rurales. Se présentant comme un défenseur des intérêts de la population, il plaide notamment pour une présence accrue des pouvoirs publics dans les sections communales.

Port-au-Prince, 25 septembre 2026

Selon André Raphaël, l’absence ou la faiblesse des services publics dans plusieurs zones du pays contribue à maintenir les populations dans des conditions difficiles. Il estime que l’État doit renforcer son intervention dans les communautés éloignées des principaux centres urbains, notamment dans les domaines de l’éducation et des services sociaux.

Des enseignants toujours en attente de nomination

L’un des points soulevés par André Raphaël concerne la situation des enseignants travaillant dans les sections communales. Il dénonce le fait que certains professionnels de l’éducation exerceraient depuis longtemps sans bénéficier d’une nomination officielle.

Pour lui, cette situation mérite une réponse des autorités, particulièrement dans les zones où les établissements scolaires dépendent fortement des enseignants disponibles localement.

« L’État doit être présent dans les sections communales », soutient-il, appelant les autorités à prendre des mesures concrètes afin de renforcer les services publics et d’améliorer les conditions de travail des enseignants.

Une critique de la gestion des infrastructures publiques

André Raphaël interpelle également les autorités sur l’utilisation des infrastructures publiques. Il questionne notamment la situation de certains bâtiments qui, selon lui, pourraient être utilisés pour accueillir des services essentiels au bénéfice de la population.

Dans son argumentaire, il estime que l’État doit privilégier l’utilisation des infrastructures disponibles pour répondre aux besoins des communautés, plutôt que de laisser certains espaces publics sans fonction sociale clairement définie.

Pour un État davantage interventionniste

Au-delà de ces préoccupations, André Raphaël défend une conception d’un État davantage présent dans la vie quotidienne des citoyens. Selon lui, les difficultés auxquelles font face les populations nécessitent une intervention plus importante des pouvoirs publics dans les secteurs fondamentaux.

Il insiste ainsi sur la nécessité de renforcer l’éducation, les services sociaux et les structures administratives dans les zones rurales et les sections communales.

André Raphaël affirme par ailleurs rester attaché à Haïti et dit vouloir continuer à contribuer aux débats sur les problèmes auxquels le pays est confronté. Son discours s’inscrit dans un plaidoyer plus large en faveur d’un État capable d’assurer une présence effective auprès des populations, y compris dans les communautés les plus éloignées.

Optimiste. Info