Plus de 400 agents électoraux réclament le paiement de leurs arriérés auprès du Conseil électoral provisoire (CEP), selon le cabinet de Me Evelt Fanfan. Face à cette situation, les représentants des agents ont interpellé l’institution électorale mercredi 12 août 2026, alors que le pays se prépare aux prochaines élections.
Le cabinet de Me Evelt Fanfan chiffre à 469 le nombre d’agents concernés. Il affirme que ces travailleurs cumulent entre 36 et 45 mois d’arriérés de paiement et dénonce l’absence de règlement malgré plusieurs démarches auprès du CEP.
Me Evelt Fanfan revient notamment sur une rencontre tenue le 11 août 2025 avec des représentants de l’Office de la protection du citoyen (OPC) et du CEP. Selon le cabinet, les représentants des trois parties avaient alors convenu d’un mécanisme pour régler les arriérés. Toutefois, le CEP n’a toujours pas versé les sommes que les agents réclament, affirme l’avocat.
L’avocat conteste également les déclarations du président du CEP, Jacques Desrosiers, qui affirme que le CEP a déjà payé les agents. Me Fanfan indique avoir vérifié l’attestation bancaire présentée par l’institution et affirme que la BRH n’a enregistré aucun versement du CEP destiné aux 469 agents.
Pour Me Fanfan, cette situation soulève des interrogations sur la gestion financière du CEP et risque d’affecter la crédibilité de l’institution. Le cabinet indique également que ces agents peuvent se regrouper pour défendre leurs droits et réclamer le paiement de leurs arriérés.
Jules Arguy François, l’un des agents concernés, rappelle que les travailleurs ont intégré le CEP après avoir réussi un concours. Il insiste sur leur rôle dans l’organisation des bureaux de vote et interpelle directement le président du CEP sur la nécessité de régler leur situation avant la tenue des prochaines élections.
Le dossier intervient alors que le CEP poursuit ses préparatifs électoraux. La contestation des agents met ainsi en lumière une difficulté administrative et financière que l’institution doit résoudre, notamment pour garantir la mobilisation de son personnel dans le cadre des prochains scrutins.
Optimiste Média Info (OMI)