⚡ OFFRE SPÉCIALE : -30% sur votre site web !
Utilisez le code : Blog-Partenaire 👉 Profitez maintenant

À Kenscoff, la Police nationale d’Haïti poursuit ses opérations contre les groupes armés qui ont imposé leur loi à une partie de la population. Mais derrière les avancées enregistrées par les forces de l’ordre, une question commence à prendre de l’ampleur : qui doit assurer la sécurisation durable des territoires repris aux groupes armés ?

Port-au-Prince, 21 septembre 2026

Selon des informations communiquées à notre rédaction par des sources proches du dossier, la PNH aurait dû bénéficier du concours des Forces armées d’Haïti (FAd’H) pour consolider certaines positions récupérées au cours des opérations récentes. Cette présence devait notamment permettre de maintenir la pression sur les groupes armés et d’empêcher leur retour dans les zones abandonnées sous la pression des forces de sécurité.

Or, toujours selon ces mêmes sources, cette consolidation attendue ne se serait pas encore matérialisée.

Une reconquête qui ne suffit pas

À Kenscoff, les opérations de la PNH ont permis aux forces de l’ordre de reprendre du terrain dans plusieurs secteurs. Des informations publiées ces derniers jours font état d’une intensification des opérations, avec notamment l’utilisation de moyens aériens et l’intervention d’unités spécialisées.

Mais reprendre une zone ne signifie pas nécessairement la sécuriser durablement.

Dans un contexte où les groupes armés disposent encore de capacités de nuisance et peuvent chercher à récupérer les espaces perdus, l’absence d’un dispositif permanent de sécurisation pourrait exposer les populations civiles à de nouvelles violences.

C’est précisément sur ce point que se concentrent les interrogations actuelles.

Une question adressée au haut commandement

Selon les informations rapportées à notre rédaction, les FAd’H auraient été appelées à intervenir dans une logique de consolidation des secteurs repris par la PNH. L’objectif aurait été de permettre aux policiers engagés dans les opérations offensives de poursuivre leur mission, pendant que des militaires assureraient le maintien des positions reconquises.

Si cette information venait à être confirmée, une question demeure : pour quelles raisons cette présence militaire n’est-elle pas encore pleinement effective dans les zones concernées ?

Le haut commandement des FAd’H n’a, à ce stade, pas publiquement expliqué les raisons d’une éventuelle absence ou d’un retard dans ce dispositif.

Il importe donc qu’une clarification officielle intervienne afin d’éviter que les spéculations ne prennent le dessus sur les faits.

PNH et FAd’H : la nécessité d’une stratégie commune

La lutte contre les groupes armés ne peut se limiter à des opérations ponctuelles. Elle suppose également une capacité à occuper durablement les territoires récupérés, à protéger les populations et à restaurer progressivement les services de l’État.

Dans cette perspective, la coordination entre la PNH et les FAd’H apparaît comme un enjeu majeur. Les deux institutions ont des responsabilités distinctes, mais leurs interventions peuvent être complémentaires dans un contexte où les groupes armés continuent de représenter une menace importante pour les civils.

À Kenscoff, la population attend surtout des résultats concrets : pouvoir circuler, travailler, retourner dans les quartiers abandonnés et vivre sans la menace permanente des groupes armés.

Après l’offensive, le test du maintien du terrain

La prochaine étape sera donc déterminante. Une opération de reconquête ne peut produire des résultats durables que si elle est suivie d’un dispositif permettant de conserver les positions gagnées.

Pour les habitants de Kenscoff, l’enjeu dépasse ainsi les considérations institutionnelles. Il s’agit de savoir si les territoires repris resteront effectivement sous contrôle de l’État ou si les groupes armés pourront, à terme, tenter de revenir.

La question n’est plus seulement de savoir si les forces de sécurité peuvent reprendre du terrain. Elle est désormais de savoir si elles peuvent le conserver et garantir la sécurité de ceux qui y vivent.

Une clarification des autorités militaires et policières sur le dispositif de consolidation envisagé permettrait de mieux comprendre la stratégie de l’État face à cette nouvelle phase des opérations à Kenscoff.

Optimiste. Info

Spread the love