Par Gesnel Moïse
Me Arnel Rémy dénonce les pressions que le directeur du Service national de gestion des résidus solides (SNGRS), Daril Balthazar, exercerait à l’encontre de commerçants qui ont investi dans la construction d’un marché à proximité du site de l’institution. Lors d’une conférence de presse tenue samedi 3 octobre sur le terrain concerné, il a appelé les autorités compétentes à intervenir pour protéger les marchands impliqués dans ce projet.
Selon Me Rémy, le directeur du SNGRS et des membres de son équipe auraient entrepris des démarches sur le terrain, ce qui aurait suscité des inquiétudes chez les commerçants. Il estime que la gestion d’un marché ne relève pas des attributions du SNGRS et appelle les autorités concernées à intervenir pour éviter une confrontation.
Les commerçants concernés ne seraient pas venus occuper l’espace sans organisation, soutient-il. Ils disposeraient de cartes et auraient contracté des prêts bancaires afin de financer les constructions prévues sur le site. Le projet vise, selon lui, à mettre en place un marché propre et moderne permettant aux petits commerçants de gagner leur vie et de subvenir aux besoins de leurs familles.
Me Rémy affirme avoir saisi la Direction générale des impôts (DGI) afin d’attirer son attention sur la situation des commerçants de Petite-Place Cazeau et de Gérald Bataille. Il demande une intervention rapide des autorités, alors que, selon ses déclarations, des membres du comité chargé du projet feraient face à de graves menaces, notamment des menaces de mort.
Il met aussi en garde contre toute intervention policière visant à intimider les commerçants. Le juriste annonce son intention de porter plainte contre les policiers qui accompagneraient, selon lui, le directeur du SNGRS sur le terrain pour exercer des pressions. « Les petits marchands ne font rien de mal, ils cherchent seulement à gagner leur vie », soutient-il.
Me Arnel Rémy appelle le Premier ministre, le directeur général de la DGI et les responsables municipaux concernés par la gestion des marchés à se saisir rapidement du dossier. L’avocat estime que l’État devrait accompagner les citoyens qui cherchent à développer leurs activités plutôt que de leur mettre la pression. Il souligne que les commerçants doivent pouvoir travailler dans un climat de paix et de sécurité.
Il assure qu’il continuera à soutenir les commerçants jusqu’au bout. Me Rémy considère leur démarche comme une initiative visant à créer des moyens de subsistance et non comme une menace pour les autorités. Il affirme que la bataille se poursuivra aux côtés du comité et des marchands, qu’il présente comme déterminés à mener leur projet à terme.
Optimiste Media Info