Le CETINFO équipe les jeunes pour lutter contre le chômage à travers son tirage annuel

Le CETINFO équipe les jeunes pour lutter contre le chômage à travers son tirage annuel

Le Centre de Technologie en Informatique (CETINFO) a réalisé, ce mardi, la quatrième édition de son tirage annuel, une initiative visant à offrir aux jeunes l’opportunité d’entreprendre leurs propres activités et de renforcer leur autonomie économique. événement a réuni plusieurs personnalités, notamment les dirigeants de l’institution, des étudiants et anciens étudiants ainsi que des parents, dans une ambiance festive et culturelle.

Optimuste. Info, le 17 février 2026. Lors de son discours d’ouverture, Nerla Conserve, chargée de mission et responsable Social Media du CETINFO, a rappelé que l’institution est un centre de formation professionnelle et technique engagé dans la promotion de l’éducation, du développement personnel, de l’entrepreneuriat et de la culture d’épargne chez les jeunes.

Elle a souligné que dans un contexte où de nombreux diplômés peinent à trouver un emploi ou à créer leur propre activité, le tirage annuel constitue une réponse concrète.

« Former des jeunes sans leur donner les moyens de créer ou d’innover, c’est préparer une génération de plus au chômage », a-t-elle déclaré, rappelant que la mission du CETINFO est de former, encadrer, équiper et orienter les jeunes vers l’entrepreneuriat et la culture d’épargne.

Des équipements pour soutenir l’initiative entrepreneuriale

À travers ce tirage annuel, le CETINFO facilite l’accès à des outils technologiques, pédagogiques et entrepreneuriaux essentiels. Parmi les lots figurent :

Une motocyclette 125cc

Des ordinateurs portables

Des tablettes numériques

Des caméras numériques
Des smartphones

Des haut-parleurs (speakers) Bluetooth

Ces équipements servent d’outils de travail et de supports éducatifs pour renforcer les capacités des jeunes, soutenir leurs études et encourager l’esprit entrepreneurial.

Selon Mme Conserve, cette initiative s’inscrit dans une démarche globale visant à développer la culture d’épargne, l’investissement responsable et l’entrepreneuriat chez les jeunes. Elle a également insisté sur l’importance de l’accompagnement post-formation afin de transformer les compétences acquises en opportunités économiques réelles.

Les gagnants à l’honneur

Le tirage s’est déroulé en plusieurs phases.
Première partie :

Marie-Line Joseph, gagnante du premier prix : une motocyclette 125cc

Valentina Veillard, gagnante d’un ordinateur portable
Deuxième partie :

Mónica Angie Duroché, gagnante d’un smartphone

Wiscarline Antoine, gagnante d’une tablette numérique

D’autres gagnants ont reçu chacun un speaker Bluetooth.
Très émue, Mme Marie-Line Joseph, lauréate du plus grand prix, n’a pas caché sa satisfaction. Elle a profité de l’occasion pour remercier Dieu ainsi que les dirigeants de l’institution pour cette opportunité.

Par ailleurs, les gagnants du concours photo-shoot organisé par le centre ont également reçu leurs primes, notamment des caméras, tablettes numériques, téléphones et accessoires.

Un engagement pour l’avenir

Au-delà de la célébration, cet événement met en lumière une initiative concrète en faveur de l’éducation, de l’employabilité et de l’autonomisation économique des jeunes en Haïti.

Enfin la direction générale du CETINFO a lancé un appel fort à la jeunesse :
« Rejoignez massivement le CETINFO dès maintenant, car de grands projets arrivent pour transformer votre avenir. »
Parmi les projets annoncés :
Challenge Laptop : doter chaque étudiant d’un laptop d’ici décembre 2026.

CETINFO VR Zone : un espace immersif dédié à l’apprentissage numérique avancé.

Le Département Numérique : formation aux métiers du futur.
Programme d’Études Autofinancé (PEA) : accompagner les jeunes dans leur transition « de l’étudiant à l’entrepreneur ».

À travers cette quatrième édition de son tirage annuel, le CETINFO confirme sa volonté de ne pas seulement former, mais aussi d’équiper et d’accompagner la jeunesse haïtienne vers un avenir plus autonome et prospère.

La Rédaction)

Justice : Me Caleb Jean-Baptiste dénonce des allégations « infondées »

Justice : Me Caleb Jean-Baptiste dénonce des allégations « infondées »

Me Caleb Jean-Baptiste, avocat au barreau de Port-au-Prince, a publié une note publique afin d’apporter des éclaircissements sur une procédure judiciaire qu’il avait engagée et sur des informations récemment relayées sur les réseaux sociaux.

Optimuste. Info, le16 février 2026. Dans ce document, l’homme de loi rappelle avoir déposé une plainte au Parquet contre Lorenzo De Matteis et Nathania Alessandra Dominique pour des faits dont il se déclarait victime. Le dossier avait été régulièrement acheminé vers un Substitut du Commissaire du Gouvernement pour les suites prévues par la loi.

Selon Me Jean-Baptiste, Lorenzo De Matteis l’aurait ensuite contacté afin d’exprimer son indignation face à la situation, de présenter ses excuses et de solliciter une rencontre pour fournir des explications détaillées sur les circonstances des faits reprochés.

Après avoir entendu ces explications, l’avocat affirme avoir accepté les excuses formulées et décidé, dans un esprit d’apaisement, de se désister de sa plainte, sans exiger aucune compensation.

Toutefois, il se dit étonné par la circulation sur les réseaux sociaux d’un document présenté comme une plainte adressée au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique contre le Substitut du Commissaire du Gouvernement Roosevelt Cadet, en charge du dossier. Ce document, portant la signature de Me Reynold Georges, contiendrait des accusations que Me Jean-Baptiste rejette catégoriquement.

Il déplore la diffusion d’allégations qu’il juge de nature à ternir l’honneur et la réputation des personnes concernées par cette affaire.

Dans un souci de transparence, Me Caleb Jean-Baptiste précise qu’il n’a aucun lien de parenté avec un membre de la magistrature haïtienne et qu’il ne partage aucune résidence avec un magistrat.

Enfin, il invite Me Reynold Georges à faire preuve de retenue et de responsabilité dans ses déclarations publiques. Il indique également se réserver le droit d’engager toute action légale qu’il estimera nécessaire pour défendre ses droits et préserver son honneur.

La Rédaction

Recrutement d’enfants par des groupes armés : l’UNICEF et l’IBERS pressent la presse d’en finir avec la stigmatisation

Recrutement d’enfants par des groupes armés : l’UNICEF et l’IBERS pressent la presse d’en finir avec la stigmatisation

Le traitement médiatique des enfants associés aux groupes armés était au cœur d’un atelier de sensibilisation tenu le vendredi 13 février 2026 à l’initiative de UNICEF et de IBERS. Journalistes et professionnels de l’information y ont pris part afin de réfléchir aux pratiques rédactionnelles entourant cette problématique particulièrement sensible.

Optimuste. Info, 14 février 2026. L’objectif affiché par les organisateurs : encourager une couverture plus responsable et respectueuse des droits de l’enfant. À travers des échanges et des outils pratiques, les participants ont été invités à repenser leur manière d’aborder ces situations, en veillant à ne pas renforcer les préjugés ni exposer davantage des mineurs déjà vulnérables.

Intervenant au cours des discussions, Ariel Jeanty Vildrouin, directrice générale de l’IBERS, et Salwa Moussa, cheffe de communication de l’UNICEF Haïti, ont insisté sur un principe fondamental : ces enfants doivent être considérés avant tout comme des victimes. Souvent enrôlés sous la contrainte ou poussés par la misère et l’exclusion sociale, ils se retrouvent piégés dans des dynamiques de violence qui les dépassent.

Les responsables ont également souligné la nécessité d’adopter une perspective axée sur la réinsertion. Elles ont mis en avant l’importance de l’accès à l’éducation, du soutien psychosocial et de la formation professionnelle pour offrir à ces jeunes des alternatives crédibles et réduire les risques de réenrôlement.

Par cette initiative, l’UNICEF et l’IBERS entendent renforcer leur collaboration avec les médias haïtiens afin de promouvoir une information éthique, équilibrée et protectrice, contribuant à bâtir une société plus inclusive.

La Rédaction

Décret sur la Haute Cour : le RHAJAC dénonce un “verrou judiciaire” et exige son retrait immédiat

Décret sur la Haute Cour : le RHAJAC dénonce un “verrou judiciaire” et exige son retrait immédiat

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) hausse le ton. L’organisation exhorte le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à abroger immédiatement le décret du 1er décembre 2025 relatif à la Haute Cour de Justice, qu’elle considère comme un mécanisme susceptible de protéger d’anciens hauts responsables de l’État, notamment les ex-membres du Conseil présidentiel de transition (CPT).

Optimuste. Info, le 11 février 2026. Selon le RHAJAC, ce texte, présenté comme une tentative de combler un vide juridique entourant l’organisation de la Haute Cour de Justice, introduit en réalité un dispositif problématique. Le décret mettrait en place un mécanisme de saisine automatique retirant aux juridictions ordinaires la compétence pour traiter certaines affaires, au profit d’une institution qui ne peut actuellement pas être constituée en raison de l’absence de Parlement.

Pour l’organisation, cette situation crée un véritable blocage judiciaire. Des dossiers visant d’anciens hauts fonctionnaires pour des faits présumés de corruption, de détournement de fonds publics ou d’abus de pouvoir risqueraient ainsi d’être suspendus indéfiniment, faute d’organe habilité à les juger.
Dans un contexte déjà marqué par de graves accusations publiques visant plusieurs anciens membres du CPT, le RHAJAC estime que ce décret pourrait servir d’écran procédural, ralentissant, voire neutralisant, les poursuites judiciaires.

Dirigé par Djovany Michel, le Réseau rappelle que la Constitution confie à la Haute Cour de Justice la compétence de juger les grands commis de l’État. Toutefois, en l’absence de Chambre des députés pour engager les mises en accusation et de Sénat pour se constituer en Haute Cour, ce mécanisme demeure inapplicable. Pour le RHAJAC, une exigence constitutionnelle ne saurait être détournée en outil d’impunité.

L’organisation appelle donc le chef du gouvernement à annuler sans délai le décret du 1er décembre 2025 et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la continuité effective des poursuites judiciaires contre tout responsable public, qu’il soit ancien ou en fonction.

« Aucun vide institutionnel ne doit servir de refuge à ceux qui ont exercé le pouvoir. L’égalité devant la loi ne peut être suspendue par des artifices procéduraux », insiste le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption.

La Rédaction

Haiti : l’ULCC relance l’offensive contre l’opacité des anciens dirigeants

Haiti : l’ULCC relance l’offensive contre l’opacité des anciens dirigeants

L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a haussé le ton. Dans un communiqué officiel rendu public ce lundi, l’institution rappelle aux anciens responsables de l’État qu’ils demeurent juridiquement tenus de déclarer l’ensemble de leur patrimoine après la fin de leurs fonctions, conformément à la loi du 12 février 2008.

Optimiste. Info le 10 février 2026. Ce rappel vise directement les ex-membres du gouvernement, an seciens ministres, directeurs généraux et hauts fonctionnaires ayant exercé des responsabilités stratégiques. Selon l’ULCC, ces derniers disposent d’un délai strict de 30 jours à compter de leur départ pour déposer une déclaration détaillée de leurs biens. Le document doit être transmis au greffe du tribunal civil compétent, soit en personne, soit par correspondance officielle.

Pour l’institution anticorruption, cette exigence dépasse le simple formalisme administratif. La déclaration de patrimoine constitue un levier central dans la prévention et la répression de la corruption, en permettant d’identifier d’éventuels écarts entre les revenus légitimes et les biens effectivement détenus par les anciens gestionnaires de fonds publics.

L’ULCC rappelle que le non-respect de cette obligation expose les contrevenants à de lourdes conséquences judiciaires. En vertu des articles 2, 6, 7 et 14 de la loi de 2008, l’absence de déclaration, la dissimulation volontaire d’avoirs ou la fourniture de fausses informations peuvent entraîner des poursuites pénales, assorties d’amendes substantielles et, dans certains cas, de peines d’emprisonnement.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le directeur général de l’ULCC, Me Hans Jacques Ludwig Joseph, a insisté sur la portée politique et institutionnelle de cette démarche. « La transparence est une condition essentielle à la crédibilité de l’action publique et à la restauration de la confiance citoyenne », a-t-il affirmé. Il a également annoncé la mise en place prochaine d’une commission d’audit indépendante chargée d’examiner les déclarations reçues et d’en vérifier l’exactitude.

Dans une logique d’ouverture, l’ULCC appelle les citoyens et les organisations de la société civile à jouer un rôle de veille, en signalant tout manquement ou tentative de fraude par les voies légales prévues. Les résultats des contrôles seront rendus publics de manière trimestrielle, a précisé l’institution.

Cette initiative s’inscrit dans un ensemble plus large de réformes visant à renforcer la gouvernance publique et à combattre l’impunité en Haïti. Si plusieurs observateurs saluent la fermeté de l’ULCC et la solidité du cadre juridique invoqué, d’autres pointent la complexité des démarches exigées. Pour répondre à ces préoccupations, l’institution prévoit l’organisation prochaine d’ateliers de sensibilisation afin d’accompagner les anciens responsables et de clarifier leurs obligations légales.

En réaffirmant l’obligation de rendre compte, l’ULCC entend envoyer un signal clair : la gestion des affaires publiques ne s’achève pas avec la fin d’un mandat, et nul ne saurait se soustraire à l’examen de la loi.

La Rédaction