Delmas : Ritshy Derilus veut incarner la nouvelle vague politique d’Haïti

Delmas : Ritshy Derilus veut incarner la nouvelle vague politique d’Haïti

À Delmas, une nouvelle génération tente de se frayer un chemin dans un paysage politique longtemps dominé par les mêmes figures et les mêmes méthodes. Avec l’annonce officielle de sa candidature aux primaires du parti EDE pour la députation de Delmas, Ritshy Derilus se positionne comme l’un des visages émergents de cette jeunesse qui refuse désormais de rester spectatrice de la crise haïtienne.

Optimiser. Info, le 8 Mai 2026. Coordonnateur national du Mouvman Jenès EDE, le jeune leader affiche une ambition claire : replacer la jeunesse au cœur des décisions politiques et transformer l’engagement militant en pouvoir d’action institutionnelle. Sa candidature intervient dans un contexte où une partie importante de la population exprime une profonde lassitude envers la classe politique traditionnelle et réclame un renouvellement des pratiques de gouvernance.

Le discours porté par Ritshy Derilus s’inscrit dans une dynamique observée dans plusieurs pays où de jeunes responsables politiques ont réussi à s’imposer comme des symboles de rupture. Aux États-Unis, des figures comme Alexandria Ocasio-Cortez ont bouleversé les codes traditionnels en portant des thèmes liés à la justice sociale, à l’éducation et à la participation citoyenne. En Amérique latine également, l’arrivée au pouvoir de dirigeants plus jeunes a renforcé l’idée qu’une nouvelle génération pouvait revendiquer un rôle central dans la transformation des institutions.

À travers sa démarche, Ritshy Derilus affirme vouloir rompre avec ce qu’il considère comme les échecs répétés des anciennes pratiques politiques. Pour lui, le changement d’Haïti passe nécessairement par une implication directe des jeunes dans les espaces de décision. Son projet politique se veut proche des réalités quotidiennes des habitants de Delmas, notamment des jeunes confrontés à l’insécurité, au chômage et au manque de perspectives.

Dans ses prises de position, le candidat insiste sur la nécessité de reconstruire la confiance entre les citoyens et les représentants politiques. Il mise notamment sur la proximité avec les quartiers populaires et sur un engagement de terrain qu’il présente comme la base de son action future au Parlement.

Si le défi s’annonce considérable dans un pays plongé dans une crise multidimensionnelle, cette candidature traduit néanmoins une volonté de renouvellement générationnel au sein de la vie politique haïtienne. À Delmas, les prochaines primaires du parti EDE pourraient ainsi devenir un premier test pour cette jeunesse qui entend désormais passer du militantisme à la conquête du pouvoir politique.

La Rédactio

Emploi en Haïti : l’insécurité et l’inflation plongent le pays dans une crise sans précédent

Emploi en Haïti : l’insécurité et l’inflation plongent le pays dans une crise sans précédent

À l’occasion de la Journée internationale du Travail et de l’Agriculture, Steeve Mardochée Dieudonné, avocat au Barreau de Port-au-Prince, livre une analyse préoccupante sur la crise de l’emploi en Haïti, marquée par l’insécurité grandissante, la flambée des prix et la dégradation continue des conditions de travail.

Port-au-Prince, lè 1er mai 2026. Lelon l’auteur, l’emploi représente un levier fondamental de développement économique et social, ainsi qu’un rempart contre la pauvreté. Pourtant, en Haïti, ce secteur traverse aujourd’hui une crise profonde, tant sur le plan de la quantité des emplois disponibles que sur celui de leur qualité.

Insécurité et fermeture d’entreprises

La détérioration du climat sécuritaire a fortement contribué à l’aggravation du chômage. Avec une large partie de Port-au-Prince sous l’influence de groupes armés, de nombreuses entreprises ont cessé leurs activités, tandis que d’autres ont été pillées ou contraintes de fermer leurs portes.

Cette situation a entraîné la suppression de milliers d’emplois directs. Le phénomène des déplacements internes massifs et l’abandon de plusieurs zones économiques fragilisent davantage un marché déjà instable.
Une migration économique qui s’intensifie.

Face au manque d’opportunités, de nombreux Haïtiens continuent de quitter le pays pour chercher du travail à l’étranger, notamment en République dominicaine, aux États-Unis, au Canada, au Chili, aux Bahamas et au Brésil.

Cette migration, autrefois principalement motivée par des raisons économiques, est désormais aggravée par l’insécurité généralisée.

Des emplois de plus en plus précaires

Au-delà du manque d’emplois, la qualité du travail se détériore également. Plus de 80 % des travailleurs évolueraient dans le secteur informel, sans couverture sociale ni garanties légales.

L’auteur souligne également la multiplication des contrats précaires, de courte durée ou à temps variable, qui offrent peu de stabilité aux salariés. Cette tendance réduit l’accès aux protections prévues par le droit du travail et accentue la vulnérabilité économique des familles.

Inflation et perte du pouvoir d’achat


La hausse constante des prix des biens et services, combinée aux salaires minimums jugés insuffisants, plonge une grande partie des travailleurs dans une situation critique. Les barrières imposées sur les routes par des groupes armés aggravent les coûts de transport et alimentent davantage l’inflation.

L’appel à des emplois décents


S’appuyant sur les principes du Bureau international du Travail, Me Steeve Mardochée Dieudonné rappelle que créer des emplois ne suffit pas : il faut aussi garantir des emplois décents, offrant sécurité, revenus suffisants et protection sociale.

Une urgence nationale

En conclusion, l’auteur estime que la relance du marché du travail doit devenir une priorité nationale. Sans politiques publiques efficaces favorisant la création d’emplois durables et de qualité, Haïti risque de voir s’aggraver encore davantage la pauvreté, l’exode des compétences et la crise sociale.

La Rédaction

Petite Rivière de l’Artibonite : Jean Gilles Désinord appelle la jeunesse à s’engager pour rompre avec les anciennes pratiques politiques

Petite Rivière de l’Artibonite : Jean Gilles Désinord appelle la jeunesse à s’engager pour rompre avec les anciennes pratiques politiques

Dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle, le jeune leader Jean Gilles Désinord lance un appel pressant à la jeunesse haïtienne pour une implication active dans la vie politique. Lors d’une interview accordée à notre rédaction ce samedi 25 avril 2026, il a dressé un tableau sombre de la situation du pays, qu’il qualifie de « catastrophique ».

Optimiste. Info, le 25 Avril 2026. Âgé de 27 ans, Désinord estime que le moment est venu pour les jeunes de prendre leurs responsabilités afin de redéfinir les bases du développement national. Il plaide pour une rupture avec les pratiques politiques traditionnelles qui, selon lui, freinent le progrès du pays.

« L’heure est arrivée pour que la jeunesse fasse sentir sa force et qu’elle ne se laisse plus utiliser comme un simple marchepied avant d’être abandonnée », a-t-il déclaré avec conviction.

Se disant prêt à briguer la mairie de Petite-Rivière de l’Artibonite, sa commune natale, le jeune universitaire ne prône toutefois pas une exclusion des générations précédentes. Au contraire, il appelle à une collaboration intergénérationnelle.

« Il ne s’agit pas d’écarter les anciens, mais de créer un véritable mariage entre les générations pour favoriser le développement d’Haïti », a-t-il expliqué.

Jean Gilles Désinord met également en avant les potentialités de la commune, rappelant son rôle historique dans la lutte pour l’indépendance nationale. Selon lui, les ressources existent, mais leur gestion reste un défi majeur.

« Les ressources sont là. Il faut maintenant mettre en place des mécanismes adaptés à notre réalité pour en faire bénéficier la communauté », a-t-il soutenu.

Dénonçant ce qu’il appelle la « politique des 1000 gourdes », qu’il considère comme un facteur d’appauvrissement et de manipulation, il appelle à une prise de conscience collective, notamment chez les jeunes de Petite-Rivière.

« Petite-Rivière est trop riche pour continuer à vivre comme un parent pauvre. Il est temps que la jeunesse s’implique davantage afin d’assurer une meilleure représentation de la commune », a-t-il insisté.

Dans sa vision, Jean Gilles Désinord promet de contribuer à la renaissance de la commune à travers un programme axé sur la sécurité, la relance agricole, le développement des infrastructures, la réorganisation de l’économie locale et l’intégration de la diaspora rivartibonitienne.

Issu de l’Université d’État d’Haïti (UEH), le jeune leader suscite déjà espoir et curiosité. Reste à savoir s’il parviendra à transformer ses ambitions en actions concrètes. Pour l’heure, à Petite-Rivière de l’Artibonite, nombreux sont ceux qui gardent l’espoir d’un renouveau.

La Rédaction

Ricardo Fleuridor alerte sur la corruption et la crise démocratique en Haïti au Forum Régional des Amériques 2026

Ricardo Fleuridor alerte sur la corruption et la crise démocratique en Haïti au Forum Régional des Amériques 2026

Au Forum des Amériques 2026, tenu les 23 et 24 avril au Paraguay, Ricardo Fleuridor, directeur de l’ONLCC, a dressé un constat alarmant sur la situation en Haïti et dans la région caribéenne, mettant en évidence le lien étroit entre corruption, fragilité institutionnelle et effondrement de la légitimité démocratique.

Optimiste. Info, le 25 Avril 3026. Selon lui, sans réformes structurelles et sans élections crédibles, la crise actuelle risque de s’enraciner durablement et d’alimenter davantage l’instabilité régionale.
Intervenant lors du forum, il a mis en lumière le lien étroit entre corruption, fragilité institutionnelle et perte de légitimité démocratique en Haïti et dans la région caribéenne. Ces dynamiques s’entremêlent et affectent directement la vie quotidienne des citoyens.

Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, l’absence d’élections a plongé le pays dans un vide institutionnel, favorisant une gouvernance de facto et affaiblissant les organes de contrôle. Des institutions clés comme l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) ou encore l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) fonctionnent aujourd’hui dans des conditions précaires ou contestées, limitant leur capacité à garantir la transparence et l’État de droit.

Cette fragilité se traduit concrètement par une insécurité généralisée. Une grande partie du territoire, notamment la capitale Port-au-Prince, est sous l’emprise de groupes armés, rendant difficile l’exercice des droits civiques et la participation citoyenne. Cette situation est aggravée par l’expansion d’une économie criminelle aux ramifications régionales.

Au-delà d’Haïti, Ricardo Fleuridor alerte sur une crise plus large en Amérique latine et dans les Caraïbes, marquée par la montée du crime organisé, les tensions géopolitiques, la polarisation politique et des contraintes économiques persistantes.

Face à cette réalité, il insiste sur l’urgence de renforcer les institutions, de soutenir la société civile et, surtout, d’organiser des élections crédibles — condition essentielle pour rétablir la légitimité démocratique et amorcer une sortie de crise durable.

Ce forum a été réalisé sous le leadership de la Coalition Mondiale pour la Démocratie laquelle avait invité l’Organisation ONLCC.

Scandale autour des CIN : l’ENA dénonce un système biaisé et met en garde contre une dérive électorale

Scandale autour des CIN : l’ENA dénonce un système biaisé et met en garde contre une dérive électorale

La question de l’accès aux Cartes d’identification nationale (CIN) refait surface dans le débat public, sur fond de méfiance politique et d’inquiétudes électorales. Dans une note publiée ce mercredi, le parti Entente Nationale (ENA) dénonce de profondes irrégularités dans le processus de distribution des documents d’identité en Haïti, qu’il estime marquées par un manque de transparence et d’équité.

Optimiste. Info, le 22 avril 2026. Selon les responsables du parti, les observations recueillies à travers plusieurs régions du pays révèlent un déséquilibre préoccupant. Alors que certaines communes seraient régulièrement approvisionnées en cartes depuis plus d’un an, d’autres zones, y compris parmi les plus peuplées, resteraient sans accès à ces documents essentiels depuis une longue période. Une situation qui, d’après l’ENA, compromet sérieusement l’exercice des droits civiques pour une partie importante de la population.

Le parti évoque également la possibilité d’une stratégie délibérée visant à influencer le corps électoral. Sans fournir de preuves publiques détaillées, il parle d’indices laissant penser à une gestion orientée du processus, susceptible d’affecter la crédibilité des prochaines consultations électorales.

Dans le viseur de l’ENA figurent l’Office national d’identification (ONI) et les autorités gouvernementales, accusés de ne pas garantir une distribution équilibrée sur l’ensemble du territoire. Le parti critique notamment le recours à des unités mobiles d’enregistrement, dont les modalités d’intervention seraient, selon lui, insuffisamment encadrées et peu transparentes.

Par ailleurs, la formation politique conteste les messages officiels invitant les citoyens à se procurer leurs cartes, estimant que ces appels ne reflètent pas la réalité dans plusieurs zones où les CIN seraient indisponibles.

Face à ce qu’il considère comme une menace pour la participation démocratique, l’ENA appelle à une réorganisation immédiate du système de distribution, avec des mécanismes clairs assurant l’égalité d’accès pour tous. Il réclame également davantage de transparence dans la gestion des données liées à l’identification nationale.

Dans un contexte marqué par l’insécurité et les incertitudes institutionnelles, le parti affirme qu’il restera attentif à toute dérive pouvant rappeler les controverses électorales du passé. Pour l’ENA, garantir un accès juste et équitable à l’identification demeure une condition essentielle à la tenue d’élections crédibles en Haïti.

La Rédaction

Carburant : l’ENA dénonce une “stratégie d’appauvrissement massif” et exige le retrait immédiat de la hausse des prix

Carburant : l’ENA dénonce une “stratégie d’appauvrissement massif” et exige le retrait immédiat de la hausse des prix

Le parti politique Entente Nationale (ENA), dirigé par l’ancien député Rodon Bien-Aimé, a vivement réagi à la récente augmentation des prix des produits pétroliers décidée par les autorités. Dans un contexte marqué par une crise socio-économique aiguë, la formation politique parle d’une mesure « brutale », « antisociale » et « profondément injuste ».

Optimiste. Info, le 14 avril 2026. Dans une déclaration officielle, l’ENA estime que cette décision dépasse largement le cadre d’un simple ajustement économique. Le parti y voit une mesure aux conséquences sociales lourdes, assimilée à une « pression insoutenable exercée sur les ménages haïtiens ». Il accuse les autorités de mettre en œuvre une politique déconnectée des réalités quotidiennes de la population.

Selon l’organisation politique, cette hausse du carburant risque d’aggraver une situation déjà critique. L’ENA rappelle que la majorité des familles haïtiennes peine à accéder aux produits de première nécessité, et que toute augmentation du carburant entraîne automatiquement une flambée des coûts du transport et des biens essentiels.

« Le peuple continue de payer le prix de décisions prises sans considération pour sa souffrance », déplore le parti, qui dénonce une indifférence préoccupante des autorités face à la détresse sociale. L’ENA va plus loin en qualifiant la mesure d’« acte de violence économique systémique » touchant en priorité les couches les plus vulnérables.

Critiquant la gouvernance actuelle, le parti rejette l’idée selon laquelle les déséquilibres économiques doivent être supportés par la population. Il estime injustifiable de faire porter le poids des erreurs de gestion sur des familles déjà fragilisées par la pauvreté, l’inflation et le chômage.

L’ENA avertit que le maintien de cette décision pourrait accentuer la hausse généralisée des prix, aggraver l’insécurité alimentaire et nourrir un climat de désespoir au sein de la société haïtienne.

Face à cette situation, le parti exige le retrait immédiat de la mesure, avertissant que son maintien serait perçu comme une volonté délibérée d’aggraver les conditions de vie du peuple.

Enfin, l’Entente Nationale appelle à une mobilisation citoyenne contre cette augmentation, invitant la population à défendre ses droits et à rejeter ce qu’elle qualifie de politique d’appauvrissement généralisé.

En conclusion, l’ENA réaffirme son engagement aux côtés des couches populaires et promet de poursuivre son opposition à toute décision jugée contraire à la dignité et au bien-être des Haïtiens.

Jean Gilles Désinord