
L’avocat Me Caleb Jean-Baptiste a lancé un appel aux autorités judiciaires haïtiennes et à la communauté internationale afin que des mesures soient prises contre l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles, leader du parti politique Pitit Dessalines. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, l’homme de loi a soutenu que certaines déclarations publiques de l’ancien parlementaire auraient contribué à alimenter le climat de violence qui sévit actuellement en Haïti.
Port-au-Prince, 14 juillet 2026. Face à des journalistes, Me Caleb Jean-Baptiste a affirmé que les prises de position de Moïse Jean-Charles ne devraient pas rester sans conséquence judiciaire. Selon lui, tout responsable politique est tenu d’agir avec responsabilité dans ses discours, particulièrement dans un contexte où le pays est confronté à une crise sécuritaire sans précédent, marquée par la montée en puissance des groupes armés, les déplacements forcés de populations et la multiplication des actes de violence.
L’avocat estime que les déclarations incriminées méritent d’être examinées par la justice afin de déterminer si elles constituent une incitation à la violence ou un comportement susceptible de troubler l’ordre public. Il a ainsi invité les autorités compétentes à ouvrir ou à poursuivre les procédures nécessaires, tout en appelant les institutions nationales à assumer pleinement leurs responsabilités dans le respect des lois de la République.
Au-delà des autorités haïtiennes, Me Jean-Baptiste a également sollicité l’attention de la communauté internationale. Selon lui, les partenaires d’Haïti doivent soutenir les efforts visant à renforcer l’État de droit et à combattre toute forme de discours susceptible d’encourager la violence ou d’aggraver l’instabilité politique et sécuritaire.
L’avocat a, en outre, exhorté l’État haïtien à prendre les dispositions qu’il juge appropriées à l’encontre du dirigeant politique. Il considère que personne ne devrait être au-dessus de la loi et que les personnalités publiques doivent répondre de leurs actes et de leurs déclarations lorsque celles-ci sont susceptibles d’avoir des conséquences sur la sécurité collective.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où les discours de plusieurs acteurs politiques font l’objet d’un débat croissant au sein de l’opinion publique. Elles relancent également les discussions sur les limites de la liberté d’expression, la responsabilité des dirigeants politiques et le rôle de la justice dans la préservation de l’ordre public.
À ce stade, Moïse Jean-Charles ne s’est pas publiquement exprimé sur ces nouvelles accusations. Par ailleurs, aucune décision judiciaire définitive n’a été rendue relativement aux démarches évoquées par Me Caleb Jean-Baptiste. Le traitement de ce dossier dépendra des suites que les autorités judiciaires décideront de lui donner, dans le respect des garanties prévues par la loi et de la présomption d’innocence.
Optimiste Média Info (OMI)