⚡ OFFRE SPÉCIALE : -30% sur votre site web !
Utilisez le code : Blog-Partenaire 👉 Profitez maintenant

Face à la détérioration continue du climat sécuritaire en Haïti, le Syndicat National des Policiers Haïtiens (SYNAPOHA) a élevé la voix ce lundi lors d’une conférence de presse tenue à Delmas. L’organisation syndicale a dénoncé ce qu’elle considère comme un abandon progressif des policiers par les autorités étatiques, alors que les agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) demeurent en première ligne dans la lutte contre les groupes armés.

Delmas, le 8 juin 2026.Prenant la parole devant les journalistes, le porte-parole du SYNAPOHA, Sidel Mathieuny, a dressé un tableau préoccupant de la réalité vécue par les membres de l’institution policière. Selon lui, malgré les risques quotidiens auxquels ils sont exposés, les policiers continuent d’exercer leurs fonctions dans des conditions jugées précaires, sans bénéficier du soutien nécessaire de la part des autorités compétentes.

Le responsable syndical a rappelé que plusieurs revendications portées depuis des années par les agents restent sans réponse satisfaisante. Il a notamment insisté sur la nécessité de revoir les salaires, de renforcer les équipements de protection et d’améliorer les avantages sociaux destinés aux policiers et à leurs familles.

Au cours de cette intervention, le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) a été directement interpellé. Le SYNAPOHA estime que les difficultés rencontrées par la PNH sont en grande partie liées à l’absence de décisions fortes en matière de gouvernance sécuritaire. Le syndicat reproche aux responsables étatiques de ne pas avoir fourni à la police les moyens indispensables pour faire face à l’expansion des groupes armés qui gagnent du terrain dans plusieurs régions du pays.

Sidel Mathieuny a également attiré l’attention sur la vulnérabilité économique de nombreux policiers. Il a souligné que plusieurs agents peinent à répondre aux besoins fondamentaux de leurs familles malgré les dangers inhérents à leur profession. Une situation qui, selon lui, fragilise davantage le moral des troupes dans un contexte où les policiers figurent parmi les principales cibles des organisations criminelles.

La question de la couverture sociale a également été au centre des préoccupations exprimées par le syndicat. Les dirigeants du SYNAPOHA dénoncent l’insuffisance des mécanismes de prise en charge médicale et regrettent que de nombreux policiers rencontrent des difficultés lorsqu’ils doivent accéder à des soins de santé ou faire face à des situations d’urgence.

Au-delà des revendications professionnelles, l’organisation considère que l’amélioration des conditions de vie des policiers constitue un enjeu majeur pour le rétablissement de la sécurité nationale. Pour ses responsables, aucune stratégie durable de lutte contre l’insécurité ne peut porter ses fruits si les femmes et les hommes chargés de faire respecter la loi ne bénéficient pas eux-mêmes de garanties minimales de protection et de stabilité.

En conclusion, le porte-parole du SYNAPOHA a appelé les autorités à prendre des mesures urgentes en faveur des policiers. Il a soutenu qu’il serait difficile d’exiger des résultats significatifs sur le terrain tant que les préoccupations sociales, économiques et professionnelles des agents continueront d’être ignorées.
Par cette sortie publique, le syndicat entend replacer la situation des policiers au cœur du débat national et rappeler que le renforcement de la sécurité passe également par une meilleure considération de ceux qui sont chargés de défendre la population.

Optimiste. Info

Spread the love