À l’occasion de la commémoration de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, André Raphaël, candidat à la députation de la circonscription de Jacmel, plaide pour une nouvelle dynamique politique fondée sur le dialogue, la responsabilité et l’unité nationale, afin de sortir Haïti de l’impasse.
Jacmel, le 17 octobre 2026.
La crise haïtienne exige-t-elle une autre approche politique ? C’est autour de cette interrogation qu’André Raphaël a lancé son appel à l’unité nationale, lors d’une entrevue accordée à notre rédaction, en marge de la commémoration du 17 octobre, date historique marquant l’assassinat de l’empereur Jean-Jacques Dessalines.
Face à la dégradation de la situation nationale, le candidat à la députation de Jacmel exhorte les acteurs politiques à dépasser leurs divergences pour rechercher ensemble des solutions susceptibles de remettre le pays sur la voie de la stabilité. Pour lui, la sortie de crise ne saurait reposer sur des initiatives isolées, mais nécessite une démarche collective, guidée par la primauté de l’intérêt général.
Toutefois, son appel à la concertation s’accompagne d’une critique de la responsabilité des acteurs impliqués dans la situation actuelle. André Raphaël remet en question la possibilité de confier la résolution de la crise à ceux qu’il considère comme étant à l’origine du chaos.
« On ne peut pas demander aux architectes du chaos d’aller à la quête de solutions », a-t-il fait valoir, exprimant ainsi ses réserves quant à la capacité de certains responsables à contribuer au redressement national sans une remise en question de leurs pratiques.
Au-delà de ce constat, sa démarche met en évidence un enjeu central de la crise haïtienne : la nécessité de concilier dialogue politique et exigence de responsabilité. Si l’unité apparaît indispensable pour dégager des perspectives de sortie de crise, elle suppose également, selon la logique de son intervention, une volonté réelle de rompre avec les pratiques qui ont contribué à fragiliser le pays.
Le choix du 17 octobre pour porter ce message confère à cet appel une dimension historique particulière. La commémoration de Jean-Jacques Dessalines, figure majeure de l’indépendance haïtienne, ravive les réflexions sur la souveraineté nationale, la cohésion collective et les responsabilités des dirigeants face aux défis du pays.
Pour André Raphaël, l’urgence est donc de dépasser les rivalités politiques et de placer la recherche de solutions concrètes au centre des priorités nationales. Reste à savoir dans quelle mesure les différents acteurs politiques sauront traduire cet impératif d’unité en engagements capables de répondre aux attentes de la population.
Dans un pays confronté à une crise profonde, son intervention remet ainsi au premier plan une question essentielle : comment reconstruire la confiance nationale sans établir clairement les responsabilités dans la situation actuelle ?
Optimiste. Info