Cette semaine, plusieurs voix ont vivement critiqué la situation sécuritaire à Kenscoff. Invité mercredi 26 août à l’émission « Kisa Nou Vle », animée par Roudy Sanon, Wilner Joseph, présenté comme un potentiel candidat proche du pouvoir, a accusé le responsable du commissariat, l’inspecteur Nikenson Cadet, d’avoir « livré la commune aux mains des bandits ».
Port-au-Prince, le 27 août 2026.
Selon Wilner Joseph, le responsable du commissariat de Kenscoff aurait joué un rôle déterminant dans la dégradation de la situation sécuritaire dans la commune. Il l’accuse notamment d’avoir été impliqué dans « plusieurs mauvaises affaires » à Kenscoff, sans toutefois que ces accusations soient, à ce stade, étayées par des éléments rendus publics.
Un conflit autour de la gestion de la commune
Au cours de son intervention, Wilner Joseph a également salué le courage du maire de Kenscoff, Massillon Jean, dans un contexte marqué par l’insécurité et les pressions exercées sur les autorités locales.
Il a par ailleurs évoqué un conflit qui opposerait le maire au responsable du commissariat. Selon Wilner Joseph, ce différend porterait notamment sur l’exploitation d’une carrière de sable destinée à générer des revenus pour la commune.
Wilner Joseph affirme que l’inspecteur aurait réclamé une part de cette activité. Il n’a toutefois présenté aucune preuve publique pour étayer cette accusation.
« J’ai des audios », affirme Wilner Joseph
L’intervenant est allé plus loin en affirmant détenir des enregistrements audio attribués au responsable du commissariat. Selon lui, ces éléments contiendraient des propos susceptibles d’apporter un éclairage sur ce qui se serait réellement passé à Kenscoff.
« J’ai des audios », a notamment affirmé Wilner Joseph, laissant entendre qu’il pourrait rendre publics certains éléments pour appuyer ses déclarations.
Ces révélations interviennent alors que Kenscoff fait face à une situation sécuritaire particulièrement préoccupante. Les violences armées ont lourdement affecté la population, alimentant les interrogations sur la capacité des forces de sécurité à protéger les habitants et à empêcher l’implantation durable des groupes armés dans la commune.
Des accusations qui appellent des clarifications
Si elles se confirment, les déclarations de Wilner Joseph pourraient soulever de sérieuses questions sur le fonctionnement des structures de sécurité à Kenscoff et sur d’éventuels liens entre certains responsables locaux et des acteurs impliqués dans l’exploitation économique de la commune.
Pour l’heure, le responsable du commissariat de Kenscoff n’a pas, dans les éléments disponibles, apporté de réponse publique à ces accusations. Une réaction de la Police nationale d’Haïti (PNH) serait également nécessaire afin de permettre à l’opinion publique de disposer des différentes versions des faits.
Dans une commune meurtrie par la violence, les accusations portées publiquement contre un responsable de la police sont particulièrement sensibles. Elles nécessitent donc des vérifications indépendantes et, le cas échéant, une enquête afin de déterminer les responsabilités éventuelles.
Optimiste Média Info