La publication du calendrier électoral par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) marque une étape déterminante vers la réalisation des prochaines élections. Elle traduit également une certaine volonté des autorités établies pour le rétablissement de la vie démocratique en Haïti, selon Madame Nancy Laine Isaac.
Après plus de dix (10) ans marqués par l’absence d’élections régulières, de crises institutionnelles ponctuelles, d’instabilité, d’insécurité, chaque avancée vers la tenue des élections crédibles, inclusives et transparentes doit être accueillie avec responsabilité et espoir. C’est en ce sens qu’elle invite toutes les forces vives de la nation à s’unir, à privilégier le dialogue et à créer les conditions nécessaires pour accompagner le processus.
Elle saisit l’occasion pour encourager tous les Haïtiens à rester debout, à garder confiance et à ne pas abandonner mais à travailler ensemble pour reconstruire notre nation dans la dignité et le respect.
L’heure est à la responsabilité, à l’engagement et à l’unité. Elle croit fermement que la jeunesse haïtienne doit saisir ce momentum historique pour changer le paradigme politique , rompre avec les pratiques du passé et offrir à notre pays un leadership nouveau, porté par des valeurs d’intégrité, de compétence, d’innovation et de service.
En posant cet acte symbolique, elle estime qu’il doit être accompagner d’un engagement constant du gouvernement et du Conseil Électoral Provisoire (CEP) afin de restaurer la confiance citoyenne dans un climat de paix, de sécurité et de stabilité propice à l’expression démocratique.
En renouvelant son engagement patriotique, Nancy Lainé ISAAC réaffirme qu’Haïti se trouve à un tournant décisif de son histoire et demeure persuadée que le changement est possible si chaque Haïtienne et chaque Haïtien accepte d’y prendre part avec courage et détermination : « Demen ta dwe miyò. Demen dwe miyò. Demen ap miyò. » Cette conviction n’est pas seulement un slogan ; elle est la voix d’un peuple en détresse, assoiffée de paix et de stabilité et d’un avenir meilleur.
Le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pourrait prochainement faire l’objet d’un remaniement ministériel. D’après des informations obtenues auprès de plusieurs sources proches des cercles politiques, des consultations seraient actuellement menées afin de revoir la composition du cabinet dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires, institutionnels et économiques.
Port-au-Prince, le 26 juillet 2026.
Selon ces mêmes sources, plusieurs personnalités sont évoquées pour intégrer la nouvelle équipe gouvernementale. Parmi les noms qui circulent figurent l’ancien sébateur Yvon Feullé et Guilbert Barthélémy, et André Raphaël respectivement président vice-président et conseiller politique du Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA), ainsi que Herby Raphaël et Delson Cius. Reconnus pour leur engagement dans les sphères politique et associative, ces quatre profils sont présentés comme des personnalités susceptibles d’apporter une nouvelle impulsion à l’action gouvernementale durant la période de transition.
Ce possible remaniement intervient alors que l’exécutif est confronté à une situation particulièrement difficile. L’insécurité persistante, la progression des groupes armés, la crise humanitaire, les difficultés économiques ainsi que les préparatifs du processus électoral figurent parmi les principaux défis auxquels font face les autorités de transition.
Pour plusieurs analystes, un changement de gouvernement pourrait permettre de renforcer certains ministères stratégiques et d’améliorer la coordination de l’action publique. Ils soulignent toutefois que le succès d’un éventuel remaniement dépendra de la capacité des nouveaux responsables à mettre en œuvre des réformes efficaces, à améliorer la gouvernance et à répondre aux attentes de la population.
Pétion-Ville, le 25 juillet 2026 – Le Centre de Technologies de l’Information (CETINFO) a organisé, ce samedi, une journée de formation à l’intention de ses anciens et futurs diplômés afin de les préparer à leur insertion professionnelle. Consacrée aux techniques d’embauche et au savoir-vivre en entreprise, cette activité a réuni près d’une centaine de participants.
À l’ouverture de la formation, Me Roody Fortuné a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la mission du CETINFO d’accompagner ses étudiants au-delà de leur parcours académique. Il a affirmé que l’établissement souhaite former des professionnels compétents, capables d’adopter les comportements et les attitudes recherchés par les employeurs.
Il a souligné que les compétences techniques doivent s’accompagner d’un savoir-être exemplaire, d’un sens de la discipline et d’une capacité d’adaptation afin de répondre aux exigences du marché du travail.
Me Fortuné a également invité les entreprises du secteur privé à offrir davantage de stages aux jeunes diplômés. Selon lui, ces expériences leur permettent d’acquérir une première expérience professionnelle et facilitent leur accès à un emploi durable.
Rose Gaëlle Gervé, étudiante à la Faculté des Sciences humaines (FASCH) de l’Université d’État d’Haïti (UEH), a animé la formation. Elle a présenté plusieurs modules consacrés à la rédaction de candidatures, aux stratégies de recherche d’emploi, à la préparation aux entretiens d’embauche, à la communication professionnelle ainsi qu’aux règles d’étiquette en milieu de travail.
Elle a également présenté les principaux défis auxquels les jeunes font face sur le marché de l’emploi en Haïti. Elle les a encouragés à renforcer leur confiance en eux, à poursuivre leur perfectionnement et à rester attentifs aux opportunités susceptibles de favoriser leur insertion professionnelle.
Tout en saluant la participation active des étudiants, Mme Gervé a rappelé que la formation continue, l’engagement personnel et le professionnalisme constituent aujourd’hui des atouts essentiels pour améliorer les perspectives d’embauche dans un contexte économique exigeant.
Par cette initiative, le CETINFO réaffirme sa volonté d’accompagner ses diplômés vers une insertion professionnelle réussie en leur fournissant des outils concrets, des conseils pratiques et des compétences complémentaires répondant aux attentes du marché de l’emploi.
Le responsable de l’Entente nationale (ENA) et ancien député, Antoine Rodon Bien-Aimé, a critiqué la proposition de calendrier électoral que le Conseil électoral provisoire (CEP) a transmise au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Selon lui, les conditions actuelles ne permettent pas d’organiser des élections crédibles en Haïti.
Port-au-Prince, le 25 juillet 2026. Lors d’une intervention publique, le dirigeant politique a estimé que le contexte sécuritaire, institutionnel et politique ne favorisait pas la tenue d’un scrutin. Il a appelé les autorités à rétablir un climat de sécurité et de confiance avant de fixer une échéance électorale.
Antoine Rodon Bien-Aimé a qualifié le document du CEP de « calendrier politique » plutôt que de véritable calendrier électoral. Il affirme que cette initiative répond davantage à des considérations politiques qu’à l’objectif d’assurer un processus démocratique transparent et inclusif.
L’ancien parlementaire a également averti que l’organisation d’élections dans les circonstances actuelles pourrait conduire à ce qu’il qualifie de « hold-up électoral », dont il attribue la responsabilité au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et à ses alliés. Ces déclarations reflètent sa position politique et ne s’appuient sur aucun élément de preuve rendu public.
Le responsable de l’ENA estime que le maintien de ce calendrier risque d’aggraver les tensions politiques et de prolonger la crise que traverse le pays. Il invite les autorités à engager un dialogue national et à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, honnêtes et crédibles.
Le Regroupement des Enseignants pour la Défense et la Réforme du Système Educatif Haïtien (REDRESEH) hausse le ton face à la crise qui secoue le système éducatif national. Au cours d’une conférence de presse, l’organisation a appelé les autorités à prendre des mesures immédiates pour améliorer les conditions de travail des enseignants et garantir un meilleur fonctionnement de l’école publique.
Port-au-Prince, le 23 juillet 2026. Le secrétaire général adjoint du REDRESEH, Anack Arthus, a estimé que les revendications portées par les enseignants sont raisonnables et compatibles avec les capacités de l’État. Il a invité le ministre de l’Éducation nationale, Vijonet Déméro, à engager rapidement des actions concrètes afin d’apaiser les tensions qui persistent dans le secteur.
Parmi les principales demandes formulées figurent la distribution d’une carte bancaire créditée de 25 000 gourdes à l’ensemble des agents éducatifs, la nomination des enseignants qualifiés qui exercent depuis plusieurs années sans être officiellement intégrés dans la fonction publique, ainsi que la révision de la grille salariale des enseignants des premier et deuxième cycles de l’enseignement fondamental.
Le coordonnateur du REDRESEH, Wilnord Dominique, a également plaidé pour un ajustement salarial généralisé au bénéfice des enseignants et du personnel administratif du ministère de l’Éducation nationale. Selon lui, les rémunérations actuelles ne permettent plus aux travailleurs du secteur de faire face à la hausse constante du coût de la vie.
Les responsables de l’organisation ont, par ailleurs, exprimé leurs préoccupations face à la situation de plusieurs écoles publiques dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite. Ils dénoncent les effets de l’insécurité et des déplacements forcés de populations, qui compromettent la continuité des activités scolaires et aggravent les difficultés d’accès à l’éducation.
Le REDRESEH a aussi appelé les dirigeants du Fonds National de l’Éducation (FNE), du Programme National de Cantines Scolaires (PNCS) et de l’Office National de Partenariat en Éducation (ONAPE) à assurer une gestion transparente des ressources destinées au secteur éducatif. L’organisation estime que ces fonds doivent être investis prioritairement dans l’amélioration des infrastructures scolaires, le soutien aux enseignants et la qualité de l’enseignement.
Réaffirmant son engagement en faveur de l’école haïtienne, le REDRESEH exhorte les autorités à ouvrir un dialogue avec les organisations syndicales et à adopter des mesures capables de répondre aux attentes du personnel éducatif. Pour ses dirigeants, l’avenir du pays passe inévitablement par un investissement sérieux dans l’éducation.
« Une école forte est le fondement d’une nation forte », ont conclu les responsables du réseau, tout en promettant de poursuivre leur mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses satisfaisantes à leurs revendications.