by Gesnel Moïse | Août 3, 2026 | Justice
Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a annoncé la clôture de l’année judiciaire 2025-2026 et a invité les magistrats à finaliser les dossiers déjà mis en délibéré avant le début des vacances judiciaires. L’institution a publié cette décision dans un mémorandum officiel adressé aux chefs de juridiction, aux magistrats et à l’ensemble du personnel judiciaire.
Dans ce document, le CSPJ remercie les acteurs du système judiciaire pour les efforts qu’ils ont déployés tout au long de l’année afin d’assurer la continuité du service public de la justice malgré un contexte particulièrement difficile.
Le Conseil rappelle que cette mesure respecte les dispositions de l’article 75 du décret du 22 août 1995 sur l’organisation judiciaire. Il précise que le vendredi 31 juillet 2026 a marqué la fin officielle des activités judiciaires de l’exercice 2025-2026, sous réserve des exceptions prévues à l’article 64 du même décret.
Le CSPJ demande à tous les juges de l’ordre judiciaire de rendre leurs décisions dans les affaires déjà mises en délibéré avant leur départ en vacances. Il souhaite ainsi réduire les retards dans le traitement des dossiers et améliorer l’efficacité du système judiciaire.
Le Conseil réaffirme enfin son estime envers les chefs de juridiction, les magistrats et l’ensemble du personnel judiciaire. Il salue leur engagement au service de la justice haïtienne.
Le président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, le magistrat Jean-Joseph Lebrun, a signé le mémorandum le 31 juillet 2026.
Optimiste Média Info
by Gesnel Moïse | Août 2, 2026 | Politique, Sécurité
Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité en Haïti, le président du Parti Politique Zansèt Ayiti (PP Zansèt Ayiti), Me Lucnas Étienne, réitère son opposition à la poursuite du calendrier électoral. Au cours d’une entrevue accordée à notre rédaction, il a estimé que les autorités devraient concentrer leurs efforts sur le rétablissement de la sécurité avant d’envisager toute consultation populaire.
Delmas, le 31 juillet 2026
Selon le dirigeant politique, son parti avait officiellement demandé au gouvernement et au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de suspendre les opérations électorales jusqu’à ce que les citoyens puissent circuler et exercer leur droit de vote sans crainte. Il regrette que cette démarche n’ait, selon lui, suscité aucune réaction de la part des institutions concernées.
Me Lucnas Étienne soutient qu’il est illusoire d’organiser des élections dans un pays où les violences armées, les enlèvements et l’emprise des groupes criminels continuent d’affecter plusieurs communes. À son avis, la restauration de l’autorité de l’État doit constituer la première étape de tout processus démocratique.
Le président du PP Zansèt Ayiti s’est également montré préoccupé par les ressources financières mobilisées pour les préparatifs électoraux. Il estime que l’État doit veiller à une gestion responsable des fonds publics afin d’éviter de répéter des expériences coûteuses qui n’ont pas abouti.
Échéances électorales : l’ENA réclame un calendrier fondé sur les réalités du pays https://optimiste.info/echeances-electorales-lena-reclame-un-calendrier-fonde-sur-les-realites-du-pays/
Commentant l’ouverture des centres d’inscription des électeurs dans plusieurs établissements scolaires du département de l’Ouest, Me Lucnas Étienne affirme que la mobilisation observée demeure faible. Il y voit le reflet d’un manque de confiance d’une partie de la population envers un processus organisé dans un climat d’insécurité généralisée.
Réaffirmant la position de son parti, il appelle les autorités à mettre en œuvre des mesures concrètes pour rétablir l’ordre public, protéger les citoyens et créer les conditions indispensables à l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives.
En conclusion, le leader politique a invité la population à faire preuve de prudence dans ses déplacements, tout en assurant que le PP Zansèt Ayiti poursuivra son plaidoyer pour que la sécurité devienne le socle de tout processus électoral en Haïti.
Optimiste. Info
by Gesnel Moïse | Juil 30, 2026 | éducation
À l’occasion du 20e anniversaire du Réseau des Universités Publiques Départementales (UPD), célébré ce jeudi 30 juillet 2026 à l’Université Publique du Nord au Cap-Haïtien, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur de l’enseignement supérieur public. Devant les responsables universitaires, les étudiants et plusieurs autorités, il a plaidé pour un renforcement durable des capacités des universités publiques.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a participé, ce jeudi 30 juillet, à la cérémonie marquant les 20 ans du Réseau des Universités Publiques Départementales (UPD), organisée à l’Université Publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH). L’événement a réuni des recteurs, doyens, enseignants, étudiants, partenaires ainsi que plusieurs représentants de l’État autour de cette célébration consacrée au développement de l’enseignement supérieur public.
Dans son allocution, le chef du Gouvernement a salué le parcours des UPD depuis leur création, soulignant leur contribution à la démocratisation de l’enseignement supérieur en Haïti. Il a rappelé que ces établissements permettent à des milliers de jeunes issus des différents départements du pays d’accéder à des formations universitaires, à la recherche et au développement des compétences, contribuant ainsi à une meilleure répartition de l’offre éducative sur le territoire.
Le Premier ministre a également insisté sur le rôle stratégique des universités publiques dans le contexte actuel. Selon lui, ces institutions demeurent des espaces de stabilité, de résilience et d’innovation, capables de former les ressources humaines nécessaires à la reconstruction économique, sociale et institutionnelle du pays. Il a estimé que le développement de l’enseignement supérieur constitue un investissement essentiel pour l’avenir de la jeunesse haïtienne.
Reconnaissant les difficultés auxquelles les UPD sont confrontées, notamment en matière de financement et de fonctionnement, Alix Didier Fils-Aimé a annoncé la volonté du Gouvernement d’engager un dialogue avec les responsables universitaires. Cette démarche vise à identifier des solutions permettant de renforcer durablement les capacités du réseau et d’inscrire l’enseignement supérieur parmi les priorités nationales.
Le Gouvernement a également salué le travail du Conseil des Recteurs des Universités Publiques Départementales, dirigé par le Dr Joram Vixamar, ainsi que l’engagement des équipes rectorales, des enseignants, des chercheurs, du personnel administratif et des étudiants. Au-delà de la célébration de ses vingt années d’existence, le Réseau des UPD entend poursuivre sa mission en faisant de l’université un moteur de développement, d’innovation et de cohésion nationale, dans un contexte où les attentes envers l’enseignement supérieur demeurent importantes.
Optimiste Média Info (OMI)
by Gesnel Moïse | Juil 30, 2026 | Politique
L’absence de la commune de Croix-des-Bouquets de la première phase des opérations d’inscription des électeurs est vivement dénoncée. Pour le jeune leader Maurice Gervais, le droit de milliers de citoyens à participer au processus démocratique est compromis par cette décision du Conseil électoral provisoire (CEP).
Les opérations d’inscription des électeurs ont été officiellement lancées par le CEP dans le département de l’Ouest. Toutefois, seules les communes de Pétion-Ville, Delmas et Tabarre ont été retenues, tandis que plusieurs territoires touchés par l’insécurité, dont Croix-des-Bouquets, ont été écartés.
Selon Maurice Gervais, cette exclusion ne peut être réduite à une simple contrainte logistique. À ses yeux, une partie importante de la population est privée de la possibilité de s’inscrire sur les listes électorales et de participer aux prochaines consultations populaires.
Il est également soutenu que les conditions nécessaires à l’exercice des droits civiques doivent être garanties par l’État, quel que soit le lieu de résidence des citoyens. L’insécurité ne devrait pas être utilisée comme motif d’exclusion électorale, mais être considérée comme une urgence nationale appelant une réponse ferme des autorités.
Le gouvernement est enfin appelé à reprendre le contrôle des zones occupées par les groupes armés. Selon Maurice Gervais, la crédibilité des prochaines élections sera conditionnée par leur caractère universel et inclusif. À défaut, une partie de la population risque d’être privée de son droit de participer à un processus destiné à consolider la démocratie haïtienne.
ptimiste Média Info (OMI)
by Gesnel Moïse | Juil 30, 2026 | Politique
Le débat autour du processus électoral s’intensifie. Le parti Entente Nationale (ENA) exprime de vives réserves sur le second calendrier électoral publié par le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Il estime que les autorités ne pourront pas appliquer ce calendrier dans le contexte actuel marqué par l’insécurité et de nombreuses difficultés organisationnelles.
Port-au-Prince, le 30 juillet 2026 – Dans une note de presse publiée ce jeudi, la formation politique affirme que les institutions de l’État doivent d’abord garantir un environnement stable et sécurisé avant d’organiser les prochaines élections. Selon elle, les autorités ne peuvent pas fixer des échéances électorales sans offrir de garanties concrètes en matière de sécurité, au risque de fragiliser le processus et d’alimenter les contestations.
L’Entente Nationale reproche également au CEP de publier un calendrier dont l’application dépend de l’amélioration du climat sécuritaire. Pour le parti, cette condition confirme que les autorités n’ont pas encore réuni les préalables indispensables à l’organisation des scrutins et soulève des doutes quant au respect des échéances annoncées.
Le parti attire aussi l’attention sur plusieurs obstacles techniques qui pourraient compromettre la transparence du processus. Il cite les retards dans la distribution des cartes électorales, les difficultés rencontrées lors des opérations d’inscription ainsi que les interrogations sur la fiabilité du registre électoral. Selon l’ENA, les autorités doivent résoudre ces problèmes avant de poursuivre le calendrier.
L’ENA estime en outre que les déclarations officielles annonçant une amélioration progressive de la sécurité ne correspondent pas à la réalité que vivent de nombreux citoyens. Elle appelle le gouvernement à garantir la protection des électeurs, des candidats et du personnel électoral afin d’assurer un scrutin crédible et apaisé.
Malgré ses critiques, le parti réaffirme sa volonté de participer aux prochaines élections. Il demande toutefois aux autorités d’organiser un processus électoral inclusif, transparent et sécurisé, estimant qu’une préparation adaptée aux réalités du terrain permettra de rétablir la confiance de la population dans les institutions démocratiques.
La Rédaction