Décès du chanteur jamaïcain Fantan Mojah

Décès du chanteur jamaïcain Fantan Mojah

Le chanteur jamaïcain de reggae Fantan Mojah, de son vrai nom Owen Moncrieffe, est décédé le mardi 14 juillet 2026 à Kingston, en Jamaïque. Il avait 49 ans. L’artiste est mort à l’hôpital universitaire des Antilles occidentales, où il recevait des soins. Selon plusieurs médias jamaïcains, il a succombé à des complications cardiaques, quelques semaines avant son 50ᵉ anniversaire.

Originaire de la paroisse de Saint Elizabeth, en Jamaïque, Fantan Mojah est devenu au fil des années l’une des figures du reggae contemporain. Son style, marqué par la culture rastafari, associait spiritualité, conscience sociale et messages de paix. Ses prestations et ses enregistrements lui ont permis de bâtir une réputation au-delà des frontières jamaïcaines.

Fantan Mojah

Fantan Mojah laisse derrière lui un répertoire apprécié des amateurs de reggae. Parmi ses chansons les plus connues figurent « Rasta Got Soul », « Hail the King », « Stronger », « Hungry », « Nuh Build Great Man » et « Most High Jah ». À travers ces œuvres, il a porté des messages de paix, de foi et de justice sociale, ce qui lui a valu une reconnaissance bien au-delà de la Jamaïque.

À ses débuts, l’artiste se produisait sous le pseudonyme de Mad Killer, inspiré du chanteur Bounty Killer. En 1997, après son adhésion au mouvement rastafari et sa rencontre avec Capleton, il adopte le nom de Fantan Mojah. Sa carrière connaît un nouvel essor au début des années 2000 avec les titres Hungry et Hail the King. Il publie ensuite plusieurs albums et collabore avec de nombreux artistes, renforçant sa présence sur la scène reggae internationale.

L’état de santé du chanteur préoccupait déjà son entourage depuis plusieurs années. En juillet 2024, alors qu’il devait participer au Reggae Therapy Festival en Martinique, il avait été hospitalisé en urgence au CHU Pierre Zobda-Quitman en raison de graves problèmes cardiaques et respiratoires. Cette hospitalisation avait entraîné l’annulation de sa prestation. Après plusieurs mois de convalescence, il avait néanmoins repris la scène en effectuant une tournée européenne en 2025.

Ces derniers jours, son état de santé s’était de nouveau détérioré. Hospitalisé à Kingston, Fantan Mojah n’a finalement pas survécu aux complications liées à sa maladie. Le décès de Fantan Mojah marque la disparition d’une figure importante du reggae contemporain. Sa carrière, marquée par des albums et des prestations salués par le public, laisse un héritage musical qui continuera d’influencer les amateurs du genre.

Optimiste Media Info (OMI)

Michel Martelly de retour en Haïti après plusieurs années d’absence

Michel Martelly de retour en Haïti après plusieurs années d’absence

L’ancien président haïtien Michel Joseph Martelly est rentré en Haïti ce mercredi 15 juillet 2026, après plusieurs mois passés à l’étranger. Son retour intervient alors que la chambre d’instruction criminelle l’attendait depuis le 18 juin dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse.

Figure emblématique du Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK), Michel Martelly a dirigé Haïti du 14 mai 2011 au 7 février 2016. Plusieurs anciens membres de son gouvernement l’ont accueilli à son arrivée. Son retour intervient dans un contexte où son nom demeure associé à plusieurs dossiers ayant suscité de vives réactions sur les plans national et international.

Le juge d’instruction Cyprien Jean Denis Pierre devait l’entendre, mais il ne s’est pas présenté à la convocation fixée au 18 juin dernier. Cette audition devait s’inscrire dans le cadre des investigations menées par les autorités sur l’assassinat de Jovenel Moïse, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à sa résidence privée de Pèlerin 5.

Haiti: Martine Moïse : De victime à suspecte silencieuse ?

En 2022, le gouvernement canadien a imposé des sanctions à Michel Martelly, l’accusant notamment d’implication présumée dans des faits de corruption et de soutien à des activités alimentant la violence des gangs en Haïti.

En août 2024, les États-Unis ont également sanctionné l’ancien président. Le département américain du Trésor accuse Michel Martelly d’avoir facilité le trafic de drogue, participé au blanchiment de capitaux issus de ce trafic et soutenu plusieurs organisations criminelles en Haïti. L’ancien chef de l’État rejette ces accusations.

Par ailleurs, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse, les investigations se poursuivent. La justice a déjà poursuivi ou condamné plusieurs personnes dans cette affaire, et le dossier cite également le nom de Michel Martelly.

Le retour de l’ancien président a déjà relancé le débat au sein de l’opinion publique. Certains de ses partisans l’ont accueilli à Pétion-Ville, tandis que d’autres s’interrogent sur les conséquences politiques et judiciaires de son retour en Haïti.

Le chercheur Jake Johnston a réagi au retour de Michel Martelly sur le réseau social X. Selon lui, l’ancien président reviendrait en Haïti avec l’ambition de briguer à nouveau la présidence. « L’ancien président haïtien Michel Martelly est de retour en Haïti, avec des ambitions clairement affichées de briguer à nouveau la présidence », a-t-il notamment écrit.

Jake Johnston a également rappelé que Michel Martelly fait l’objet de sanctions américaines liées à son implication présumée dans un réseau de trafic de drogue. Selon le chercheur, l’ancien président vivait en Floride ces dernières années et aurait attendu le moment qu’il estimait favorable pour regagner le pays.

Optimiste Media Info (OMI)

Sébastien Migné n’est plus à la tête des Grenadiers

Sébastien Migné n’est plus à la tête des Grenadiers

La Fédération haïtienne de football (FHF) a annoncé, ce mardi 14 juillet 2026, la fin de sa collaboration avec Sébastien Migné, sélectionneur de l’équipe nationale masculine. Dans un communiqué, elle précise que les deux parties sont parvenues à un accord mettant un terme à leur collaboration à l’amiable.

Cette décision intervient un peu plus de vingt jours après l’élimination d’Haïti de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Les Grenadiers avaient quitté la compétition dès la phase de groupes après une défaite 3-0 face au Brésil, mettant fin à leur deuxième participation historique au Mondial.

L’instance dirigeante du football haïtien salue le professionnalisme, l’engagement et le dévouement du technicien français tout au long de son mandat. Son passage restera notamment marqué par la qualification historique d’Haïti à la Coupe du monde 2026, cinquante-deux ans après la première participation du pays à la compétition, en 1974.

Dans son communiqué, la FHF présente cette séparation comme le résultat d’un dialogue mené dans un esprit de respect mutuel, qui permet à chacune des parties de poursuivre son parcours. La Fédération remercie également Sébastien Migné pour sa contribution au développement du football haïtien et lui adresse ses meilleurs vœux de réussite pour la suite de sa carrière.

La FHF a nommé Sébastien Migné à la tête des Grenadiers le 8 mars 2024 ; il a quitté ses fonctions ce 14 juillet 2026, après 2 ans, 4 mois et 6 jours à la tête de la sélection nationale. Durant son mandat, il a conduit Haïti à sa qualification pour la Gold Cup 2025 et à celle, historique, pour la Coupe du monde 2026, offrant au football haïtien son retour sur la scène mondiale après plus d’un demi-siècle d’absence.

La Fédération haïtienne de football n’a pour l’instant donné aucune indication sur l’identité du successeur de Sébastien Migné. Le nouveau sélectionneur devra pourtant prendre ses fonctions rapidement, puisque les Grenadiers entament dès septembre la Ligue des nations, avant le tournoi qualificatif pour la prochaine Gold Cup.

Optimiste Media Info (OMI)

Justice et discours publics : Me Caleb Jean-Baptiste réclame des poursuites contre Moïse Jean-Charles

Justice et discours publics : Me Caleb Jean-Baptiste réclame des poursuites contre Moïse Jean-Charles

L’avocat Me Caleb Jean-Baptiste a appelé les autorités judiciaires haïtiennes et la communauté internationale à prendre des mesures contre l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles, leader du parti politique Pitit Dessalines. Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi, l’homme de loi a affirmé que certaines déclarations publiques de l’ancien parlementaire avaient contribué à alimenter le climat de violence qui sévit actuellement en Haïti.

Port-au-Prince, 14 juillet 2026. Face à des journalistes, Me Caleb Jean-Baptiste a affirmé que les prises de position de Moïse Jean-Charles devaient entraîner des conséquences judiciaires. Selon lui, tout responsable politique doit faire preuve de responsabilité dans ses discours, particulièrement dans un contexte où le pays traverse une crise sécuritaire sans précédent, marquée par la montée en puissance des groupes armés, les déplacements forcés de populations et la multiplication des actes de violence.

L’avocat estime que les déclarations incriminées méritent d’être examinées par la justice afin de déterminer si elles constituent une incitation à la violence ou un comportement susceptible de troubler l’ordre public. Il a ainsi invité les autorités compétentes à ouvrir ou à poursuivre les procédures nécessaires, tout en appelant les institutions nationales à assumer pleinement leurs responsabilités dans le respect des lois de la République.

Au-delà des autorités haïtiennes, Me Jean-Baptiste a également sollicité l’attention de la communauté internationale. Selon lui, les partenaires d’Haïti doivent soutenir les efforts visant à renforcer l’État de droit et à combattre toute forme de discours susceptible d’encourager la violence ou d’aggraver l’instabilité politique et sécuritaire.

L’avocat a également exhorté l’État haïtien à prendre les mesures qu’il juge appropriées contre le dirigeant politique. Il estime que personne ne doit être au-dessus de la loi et que les personnalités publiques doivent assumer la responsabilité de leurs actes et de leurs déclarations lorsque celles-ci risquent d’avoir des conséquences sur la sécurité collective.

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où les propos de plusieurs acteurs politiques alimentent un débat croissant au sein de l’opinion publique. Elles relancent aussi les discussions sur les limites de la liberté d’expression, la responsabilité des dirigeants politiques et le rôle de la justice dans la préservation de l’ordre public.

À ce stade, Moïse Jean-Charles ne s’est pas exprimé publiquement sur ces nouvelles accusations. Les autorités judiciaires n’ont, de leur côté, rendu aucune décision concernant les démarches annoncées par Me Caleb Jean-Baptiste. La suite de ce dossier dépendra des décisions que prendra la justice, dans le respect des garanties prévues par la loi et du principe de la présomption d’innocence.

Optimiste Média Info (OMI)

37e promotion de la PNH : Lancement officiel des activités académiques à l’ENP

37e promotion de la PNH : Lancement officiel des activités académiques à l’ENP

L’École nationale de police (ENP) a procédé, le lundi 13 juillet 2026 à Pétion-Ville, au lancement officiel des activités académiques de la 37e promotion d’aspirants policiers à l’occasion de la cérémonie du « Premier lundi civique ». Cette étape marque le début de la formation officielle des futurs agents de la Police nationale d’Haïti (PNH).

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du commissaire divisionnaire Joseph Rolind Jean Louis, directeur de l’ENP, accompagné de plusieurs responsables de la PNH ainsi que de membres du personnel de l’établissement. À cette occasion, les aspirants de la 37e promotion de la PNH ont reçu leurs toutes premières consignes et directives. Celles-ci portent notamment sur les exigences élevées de leur cursus d’apprentissage ainsi que sur les valeurs républicaines et fondamentales qui régissent l’institution policière.

Les instructeurs, les moniteurs et les responsables des différents bureaux et services de l’école étaient également présents pour ce moment important. Ces professionnels auront pour mission d’encadrer et de guider les recrues tout au long de leur parcours académique. Leur rôle consistera à leur transmettre de solides principes de discipline, d’éthique professionnelle et de déontologie policière.

Selon la PNH, cette cérémonie constitue une étape importante dans l’intégration des aspirants au sein de l’ENP, après deux semaines consacrées à leur orientation. Elle s’inscrit dans le processus de structuration de leur formation.

L’institution précise que cette initiative est réalisée dans le cadre du programme P4000+, soutenu par le Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs (INL) du Département d’État des États-Unis, avec pour objectif de contribuer au renforcement des capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti.

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