by Gesnel Moïse | Sep 24, 2026 | Non classé
Des acteurs favorables à la Cour de cassation et Alliés (AFC et Alliés), dont plusieurs structures qui composent cette coalition, notamment l’opposition plurielle et le bureau politique de l’ancien député Jean Fenel Thanis, ont participé à un rassemblement mercredi 23 septembre 2026 à Delmas 41. Ils ont réclamé le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et défendu une nouvelle formule de gouvernance.
Des dizaines de personnes ont pris part au rassemblement avec des pancartes et un système de sonorisation. Les participants ont scandé des slogans en créole pour exprimer leur opposition à la gestion actuelle du pays et réclamer un changement à la tête du gouvernement.
Prenant la parole lors du rassemblement, l’ancien député de l’Île-à-Vache Jean Fenel Thanis a réclamé le respect de la Constitution et l’application des lois. Il a notamment défendu la désignation d’un juge de la Cour de cassation dans le cadre d’une nouvelle formule de gouvernance.
Selon Jean Fenel Thanis, cette formule devrait reposer sur un pouvoir à deux têtes, avec un président et un Premier ministre. Il estime que cette structure devrait avoir pour mission de préparer les prochaines élections.
L’ancien parlementaire considère par ailleurs qu’Alix Didier Fils-Aimé ne peut pas, selon lui, organiser les prochaines élections. Il a également dénoncé ce qu’il présente comme des restrictions aux droits de manifestation, de parole et d’expression.
Jean Fenel Thanis affirme enfin que ce rassemblement vise notamment à envoyer un message à la communauté internationale. Il assure que les participants continueront de réclamer le respect de leurs droits et une nouvelle orientation de la gouvernance du pays.
Gesnel Moïse
by Gesnel Moïse | Sep 21, 2026 | Non classé
À Kenscoff, la Police nationale d’Haïti poursuit ses opérations contre les groupes armés qui ont imposé leur loi à une partie de la population. Mais derrière les avancées enregistrées par les forces de l’ordre, une question commence à prendre de l’ampleur : qui doit assurer la sécurisation durable des territoires repris aux groupes armés ?
Port-au-Prince, 21 septembre 2026
Selon des informations communiquées à notre rédaction par des sources proches du dossier, la PNH aurait dû bénéficier du concours des Forces armées d’Haïti (FAd’H) pour consolider certaines positions récupérées au cours des opérations récentes. Cette présence devait notamment permettre de maintenir la pression sur les groupes armés et d’empêcher leur retour dans les zones abandonnées sous la pression des forces de sécurité.
Or, toujours selon ces mêmes sources, cette consolidation attendue ne se serait pas encore matérialisée.
Une reconquête qui ne suffit pas
À Kenscoff, les opérations de la PNH ont permis aux forces de l’ordre de reprendre du terrain dans plusieurs secteurs. Des informations publiées ces derniers jours font état d’une intensification des opérations, avec notamment l’utilisation de moyens aériens et l’intervention d’unités spécialisées.
Mais reprendre une zone ne signifie pas nécessairement la sécuriser durablement.
Dans un contexte où les groupes armés disposent encore de capacités de nuisance et peuvent chercher à récupérer les espaces perdus, l’absence d’un dispositif permanent de sécurisation pourrait exposer les populations civiles à de nouvelles violences.
C’est précisément sur ce point que se concentrent les interrogations actuelles.
Une question adressée au haut commandement
Selon les informations rapportées à notre rédaction, les FAd’H auraient été appelées à intervenir dans une logique de consolidation des secteurs repris par la PNH. L’objectif aurait été de permettre aux policiers engagés dans les opérations offensives de poursuivre leur mission, pendant que des militaires assureraient le maintien des positions reconquises.
Si cette information venait à être confirmée, une question demeure : pour quelles raisons cette présence militaire n’est-elle pas encore pleinement effective dans les zones concernées ?
Le haut commandement des FAd’H n’a, à ce stade, pas publiquement expliqué les raisons d’une éventuelle absence ou d’un retard dans ce dispositif.
Il importe donc qu’une clarification officielle intervienne afin d’éviter que les spéculations ne prennent le dessus sur les faits.
PNH et FAd’H : la nécessité d’une stratégie commune
La lutte contre les groupes armés ne peut se limiter à des opérations ponctuelles. Elle suppose également une capacité à occuper durablement les territoires récupérés, à protéger les populations et à restaurer progressivement les services de l’État.
Dans cette perspective, la coordination entre la PNH et les FAd’H apparaît comme un enjeu majeur. Les deux institutions ont des responsabilités distinctes, mais leurs interventions peuvent être complémentaires dans un contexte où les groupes armés continuent de représenter une menace importante pour les civils.
À Kenscoff, la population attend surtout des résultats concrets : pouvoir circuler, travailler, retourner dans les quartiers abandonnés et vivre sans la menace permanente des groupes armés.
Après l’offensive, le test du maintien du terrain
La prochaine étape sera donc déterminante. Une opération de reconquête ne peut produire des résultats durables que si elle est suivie d’un dispositif permettant de conserver les positions gagnées.
Pour les habitants de Kenscoff, l’enjeu dépasse ainsi les considérations institutionnelles. Il s’agit de savoir si les territoires repris resteront effectivement sous contrôle de l’État ou si les groupes armés pourront, à terme, tenter de revenir.
La question n’est plus seulement de savoir si les forces de sécurité peuvent reprendre du terrain. Elle est désormais de savoir si elles peuvent le conserver et garantir la sécurité de ceux qui y vivent.
Une clarification des autorités militaires et policières sur le dispositif de consolidation envisagé permettrait de mieux comprendre la stratégie de l’État face à cette nouvelle phase des opérations à Kenscoff.
Optimiste. Info
by Gesnel Moïse | Sep 19, 2026 | Non classé
Face à la persistance de la crise politique et institutionnelle en Haïti, Tèt Ansanm Pou Ayiti mise sur le dialogue entre les différents secteurs du pays. Cette structure de la société civile, qui réunit notamment des représentants religieux, des jeunes et de la diaspora, mène depuis plusieurs mois des démarches destinées à favoriser le rapprochement entre des acteurs aux positions différentes.
L’organisation, dirigée notamment par le pasteur Marcorel Zidor, Me Winder Bernard et le pasteur Joseph Moïse, rappelle avoir organisé plusieurs marches pacifiques en faveur de la paix. Elle affirme avoir ensuite élargi sa démarche à des consultations avec des personnalités et des regroupements politiques, ainsi qu’avec des représentants de la société civile, en Haïti et à l’étranger.
Parmi les interlocuteurs cités figurent l’artiste haïtien Wyclef Jean, l’ancien président Jocelerme Privert et des membres de l’Opposition progressiste. Tèt Ansanm Pou Ayiti mentionne également des échanges avec le sénateur Simon Dieuseul Deras, Me Anibal Coffy, le ministre Jonas Coffy et Delson Cius, représentant de l’Accord de Montana. Des représentants de la société civile, dont Wilner Valcin et le pasteur Silvain Exantus, ont également participé aux discussions.
La structure dit avoir rencontré, parallèlement, des acteurs favorables à la Cour de cassation, notamment l’ancien député Serge Jean-Louis et le professeur Junior Bateau. Elle rapporte aussi des contacts avec des personnalités de la CARICOM et avec la Coalition des Forces républicaines (CFR), représentée notamment par Me André Michel et Marie Denise Claude. Ces consultations traduisent, selon l’organisation, sa volonté de dialoguer avec plusieurs sensibilités.
Les questions abordées au cours de ces échanges concernent principalement la sécurité, les élections, le CEP et la gouvernance de la transition. La question de la bicéphalie, le dialogue entre les secteurs et la recherche d’un accord de paix figurent également parmi les sujets discutés. Tèt Ansanm Pou Ayiti reconnaît que les interlocuteurs ne partagent pas les mêmes positions sur les mécanismes institutionnels et électoraux.
Malgré ces désaccords, l’organisation affirme vouloir poursuivre ses consultations auprès des femmes, des jeunes, de la diaspora, des organisations religieuses, de la société civile et des acteurs politiques. Elle prévoit également d’échanger avec des représentants du gouvernement lorsque les conditions seront réunies. À travers cette démarche, Tèt Ansanm Pou Ayiti entend contribuer à la construction d’un dialogue national autour de la paix, de la stabilité et de la recherche d’une issue consensuelle à la crise.
Optimiste Média info
by Gesnel Moïse | Sep 19, 2026 | Non classé
La Police nationale d’Haïti (PNH) renforce sa capacité de prise en charge des blessés dans le cadre des opérations menées contre les groupes armés. Sous le commandement du directeur général a.i. André Jonas Vladimir Paraison, plusieurs ambulances médicalisées seraient désormais mobilisées à proximité des zones où les unités policières sont engagées dans des affrontements.
Port-au-Prince, 19 septembre 2026
Selon une source haut placée au sein de la PNH, trois à quatre ambulances accompagnées de personnels médicaux participent actuellement au dispositif déployé dans le cadre des opérations. Leur présence répond à une préoccupation opérationnelle majeure : réduire le temps qui sépare une blessure de la prise en charge médicale.
Des secours rapprochés des zones d’affrontements
Le dispositif vise en premier lieu les policiers blessés au cours des opérations. Mais les équipes médicales peuvent également intervenir auprès de civils touchés par balle ou victimes des échanges de tirs.
Cette organisation traduit une volonté de rapprocher les secours des unités engagées sur le terrain. Dans des zones où les affrontements peuvent se dérouler au milieu des populations, chaque minute peut s’avérer déterminante pour la survie d’une personne grièvement blessée.
La présence d’ambulances médicalisées directement associées aux opérations permettrait ainsi d’assurer les premiers soins dans des délais plus courts avant une éventuelle évacuation vers un établissement de santé.
Le secours médical au-delà des camps
L’un des éléments particulièrement importants de ce dispositif concerne la prise en charge des personnes appartenant aux groupes armés lorsqu’elles sont blessées.
D’après la même source, un individu présenté comme membre d’un gang et grièvement blessé peut recevoir les premiers soins des équipes médicales présentes sur le terrain. L’objectif demeure médical : stabiliser son état et préserver sa vie avant sa remise aux autorités compétentes.
Cette distinction entre secours et action policière revêt une importance particulière. Les personnels médicaux interviennent pour soigner les blessés, tandis que l’établissement des responsabilités relève des autorités judiciaires.
Renforcer la protection des policiers
Pour la PNH, la question des secours aux agents blessés constitue un enjeu directement lié à la conduite des opérations.
Les policiers déployés dans les zones contrôlées ou disputées par les groupes armés sont exposés à des tirs et à des blessures potentiellement graves. La disponibilité immédiate de personnels médicaux peut donc contribuer à renforcer la chaîne de secours autour des unités opérationnelles.
Le nouveau dispositif s’inscrit ainsi dans une logique visant à mieux accompagner les policiers engagés dans des interventions à haut risque et à réduire les conséquences humaines des affrontements.
Gressier et Kenscoff toujours sous pression
Cette mobilisation intervient alors que les forces de sécurité poursuivent leurs opérations dans plusieurs secteurs sensibles du pays.
À Gressier, les interventions policières se poursuivent notamment contre le groupe armé présenté comme les « 103 Zombis ». À Kenscoff, les forces de l’ordre continuent également leurs opérations contre des groupes armés actifs dans la région.
La PNH maintient par ailleurs la pression sur un autre groupe armé dont le chef serait identifié sous le nom de « Didi ».
La multiplication des opérations dans différents secteurs impose aux forces de sécurité de disposer non seulement de moyens offensifs et logistiques, mais également d’une capacité de secours adaptée aux réalités du terrain.
Une réponse également tournée vers les populations civiles
Dans les zones d’affrontements, les populations restent particulièrement vulnérables. Les civils peuvent être exposés aux tirs alors qu’ils ne participent pas directement aux opérations.
La présence d’équipes médicales à proximité des zones d’intervention constitue, dans ce contexte, un volet supplémentaire de la réponse sécuritaire. Elle ne règle évidemment pas le problème de l’insécurité, mais peut contribuer à limiter les conséquences humaines des affrontements.
La PNH cherche ainsi à articuler intervention policière et prise en charge des blessés, dans un contexte marqué par la persistance de la violence armée.
La question sera désormais de savoir si ce dispositif pourra être maintenu, renforcé et progressivement étendu à d’autres zones d’opérations afin d’améliorer la capacité de secours de la police face aux risques auxquels sont confrontés ses agents et les populations civiles.
Optimiste. Info
by Gesnel Moïse | Sep 19, 2026 | Politique
Haiti : le président du CAHDOA désavoue son rattachement à VIKTWA et exige des explications
À mesure que les formations politiques accélèrent leurs préparatifs pour les prochaines élections, les premières fissures apparaissent au sein de certains regroupements. Le président du Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA), Dr Barthélemy Guibert, conteste publiquement l’intégration de sa structure à la plateforme VIKTWA et affirme qu’aucune décision formelle n’a été prise par les instances habilitées pour autoriser cette démarche.
Port-au-Prince, 18 septembre 2026
Intervenant ce vendredi dans une entrevue accordée à notre rédaction, le dirigeant politique dit vouloir clarifier la position de son organisation, alors que VIKTWA poursuit sa préparation électorale et a déjà désigné Wilner Joseph comme candidat à la présidence à l’issue de sa primaire du 10 septembre dernier.
Pour Barthélemy Guibert, le problème n’est pas seulement politique. Il est avant tout institutionnel : qui avait mandat pour engager le CAHDOA dans une alliance électorale ?
*« Le parti doit décider avant toute adhésion »*
Barthélemy Guibert affirme que le CAHDOA avait engagé des démarches afin de participer aux prochaines élections sous sa propre bannière. Il dit donc ne pas reconnaître une éventuelle décision d’intégrer la plateforme VIKTWA prise en dehors des procédures internes de l’organisation.
« Je suis le président du parti. Si le parti doit intégrer une plateforme, c’est à moi de signer, après que les membres du bureau, qui sont au nombre de 15, auront adopté une résolution en ce sens », soutient-il.
Selon lui, aucune réunion officielle du directoire n’aurait été organisée avec les responsables de VIKTWA pour entériner une telle alliance.
Cette déclaration place ainsi la question de la légitimité interne des alliances politiques au centre du débat électoral.
*Une nouvelle structure issue d’un choix assumé*
Le président du CAHDOA revient également sur la genèse de sa formation politique. Il affirme avoir été approché par plusieurs organisations désireuses de le voir porter leurs couleurs dans la perspective des prochaines élections.
Il dit avoir finalement refusé de rejoindre ces formations pour contribuer à la création d’une nouvelle structure politique avec plusieurs collègues et partenaires.
Selon son récit, le CAHDOA a ensuite été constitué et son assemblée générale l’a choisi pour en assurer la présidence.
Guibert insiste également sur son parcours politique, rappelant son engagement au sein de Fanmi Lavalas et son passage comme commissaire départemental entre 1996 et 2000. Il affirme par ailleurs avoir été candidat à deux reprises au Sénat pour la Grande-Anse.
« Je ne vois pas le Sénat comme un poste, mais plutôt comme une contribution pour servir mon pays », déclare-t-il.
*Des rapports avec le pouvoir qu’il dit ne pas être institutionnels*
Interrogé sur ses éventuelles relations avec le pouvoir en place, Barthélemy Guibert affirme que le directoire du CAHDOA n’a jamais tenu de rencontre officielle avec le gouvernement.
Il reconnaît toutefois que certains membres de la structure entretiennent des relations avec des personnalités considérées comme proches du pouvoir, citant notamment l’ancien député de Mirebalais Abel Descolines et l’actuel directeur général de l’OFATMA, l’agronome Vikerson Garnier.
Pour le président du CAHDOA, ces relations individuelles ne sauraient être assimilées à une position officielle de la structure politique.
*VIKTWA : la primaire et ses zones de tension*
La controverse intervient alors que VIKTWA poursuit son processus de structuration en vue des prochaines échéances électorales.
La plateforme a organisé, le 10 septembre, une primaire à l’hôtel Kinam, à Pétion-Ville, pour désigner son candidat à la présidence. D’après les résultats communiqués par ses responsables, Wilner Joseph a recueilli 39 voix sur 43 suffrages exprimés, devant Jean Nerva Siméon.
Barthélemy Guibert affirme cependant avoir été témoin d’un incident au cours duquel une participante aurait exprimé son soutien à un autre prétendant avant de faire face à une réaction hostile.
Cette version constitue le témoignage du président du CAHDOA et n’a pas été vérifiée indépendamment.
Wilner Joseph a par la suite enregistré sa candidature auprès du Conseil électoral provisoire sous la bannière de VIKTWA. Cette démarche administrative ne constitue toutefois pas, à elle seule, une validation définitive de la candidature.
*La Grande-Anse, autre terrain de controverse*
Dans son intervention, Barthélemy Guibert évoque également le cas de Sorel Jacinthe, ancien sénateur de la Grande-Anse.
Il affirme que ce dernier aurait exercé une influence dans le processus de sélection de plusieurs candidats dans le département, notamment pour les élections législatives.
Le président du CAHDOA avance que plusieurs candidatures à la députation auraient été concernées.
Ces affirmations demeurent celles de Barthélemy Guibert. Aucun élément indépendant présenté dans le cadre de l’entretien ne permet de les établir comme des faits. Une réaction de VIKTWA et des personnalités concernées permettrait d’éclairer davantage ce dossier.
*Guibert dénonce le poids de l’argent dans la politique*
La contestation du rattachement du CAHDOA à VIKTWA n’est pas le seul sujet soulevé par Barthélemy Guibert.
Le dirigeant politique dénonce également la place qu’occuperait l’argent dans les compétitions électorales haïtiennes. Il appelle les citoyens à porter davantage leur attention sur le parcours, les compétences, l’intégrité et les propositions des candidats.
« Le peuple doit changer sa conception en posant un acte patriotique pour éviter de donner le pouvoir aux plus mafieux », affirme-t-il.
Le « syndicat de vote », une proposition de mobilisation citoyenne
Pour tenter de modifier le rapport entre électeurs et candidats, Barthélemy Guibert propose la mise en place d’un mécanisme qu’il baptise « syndicat de vote ».
Le concept consisterait à regrouper des citoyens afin d’analyser les profils des candidats, leurs parcours, leurs engagements et leurs propositions avant de déterminer ceux qu’ils souhaitent soutenir.
L’objectif affiché est de favoriser un vote davantage fondé sur les critères de compétence, d’intégrité et de capacité à servir la collectivité.
« *Sans sécurité, pas d’élections crédibles »*
La question sécuritaire constitue enfin l’un des principaux points d’inquiétude exprimés par le président du CAHDOA.
Dans un contexte marqué par la violence armée dans plusieurs régions du pays, il s’interroge sur les conditions dans lesquelles les candidats pourront se déplacer, organiser des rassemblements et mener leurs campagnes.
Il pose également la question de l’accès des électeurs aux centres de vote et de leur protection pendant le processus électoral.
Pour Guibert, la sécurité ne constitue donc pas une question secondaire : elle conditionne directement la participation politique et l’organisation du scrutin.
*Le CAHDOA-VIKTWA : une controverse qui pourrait s’élargir*
En contestant publiquement le rattachement de son organisation à VIKTWA, Barthélemy Guibert ouvre un débat qui dépasse son seul cas personnel.
Son intervention met en lumière plusieurs questions qui pourraient accompagner la préparation des prochaines élections : qui peut engager une organisation politique dans une alliance ? Quelles procédures internes doivent être respectées ? Comment garantir la transparence dans la sélection des candidats ? Et quelles garanties sécuritaires seront offertes aux électeurs et aux acteurs politiques ?
Alors que les plateformes poursuivent leur structuration et que les candidatures commencent à être enregistrées, la polémique autour du CAHDOA rappelle que, derrière les alliances annoncées publiquement, se pose également la question de leur légitimité au sein même des organisations concernées.
La Rédaction