Face à la persistance de la crise politique et institutionnelle en Haïti, Tèt Ansanm Pou Ayiti mise sur le dialogue entre les différents secteurs du pays. Cette structure de la société civile, qui réunit notamment des représentants religieux, des jeunes et de la diaspora, mène depuis plusieurs mois des démarches destinées à favoriser le rapprochement entre des acteurs aux positions différentes.
L’organisation, dirigée notamment par le pasteur Marcorel Zidor, Me Winder Bernard et le pasteur Joseph Moïse, rappelle avoir organisé plusieurs marches pacifiques en faveur de la paix. Elle affirme avoir ensuite élargi sa démarche à des consultations avec des personnalités et des regroupements politiques, ainsi qu’avec des représentants de la société civile, en Haïti et à l’étranger.
Parmi les interlocuteurs cités figurent l’artiste haïtien Wyclef Jean, l’ancien président Jocelerme Privert et des membres de l’Opposition progressiste. Tèt Ansanm Pou Ayiti mentionne également des échanges avec le sénateur Simon Dieuseul Deras, Me Anibal Coffy, le ministre Jonas Coffy et Delson Cius, représentant de l’Accord de Montana. Des représentants de la société civile, dont Wilner Valcin et le pasteur Silvain Exantus, ont également participé aux discussions.
La structure dit avoir rencontré, parallèlement, des acteurs favorables à la Cour de cassation, notamment l’ancien député Serge Jean-Louis et le professeur Junior Bateau. Elle rapporte aussi des contacts avec des personnalités de la CARICOM et avec la Coalition des Forces républicaines (CFR), représentée notamment par Me André Michel et Marie Denise Claude. Ces consultations traduisent, selon l’organisation, sa volonté de dialoguer avec plusieurs sensibilités.
Les questions abordées au cours de ces échanges concernent principalement la sécurité, les élections, le CEP et la gouvernance de la transition. La question de la bicéphalie, le dialogue entre les secteurs et la recherche d’un accord de paix figurent également parmi les sujets discutés. Tèt Ansanm Pou Ayiti reconnaît que les interlocuteurs ne partagent pas les mêmes positions sur les mécanismes institutionnels et électoraux.
Malgré ces désaccords, l’organisation affirme vouloir poursuivre ses consultations auprès des femmes, des jeunes, de la diaspora, des organisations religieuses, de la société civile et des acteurs politiques. Elle prévoit également d’échanger avec des représentants du gouvernement lorsque les conditions seront réunies. À travers cette démarche, Tèt Ansanm Pou Ayiti entend contribuer à la construction d’un dialogue national autour de la paix, de la stabilité et de la recherche d’une issue consensuelle à la crise.
La Police nationale d’Haïti (PNH) renforce sa capacité de prise en charge des blessés dans le cadre des opérations menées contre les groupes armés. Sous le commandement du directeur général a.i. André Jonas Vladimir Paraison, plusieurs ambulances médicalisées seraient désormais mobilisées à proximité des zones où les unités policières sont engagées dans des affrontements.
Port-au-Prince, 19 septembre 2026
Selon une source haut placée au sein de la PNH, trois à quatre ambulances accompagnées de personnels médicaux participent actuellement au dispositif déployé dans le cadre des opérations. Leur présence répond à une préoccupation opérationnelle majeure : réduire le temps qui sépare une blessure de la prise en charge médicale.
Des secours rapprochés des zones d’affrontements
Le dispositif vise en premier lieu les policiers blessés au cours des opérations. Mais les équipes médicales peuvent également intervenir auprès de civils touchés par balle ou victimes des échanges de tirs.
Cette organisation traduit une volonté de rapprocher les secours des unités engagées sur le terrain. Dans des zones où les affrontements peuvent se dérouler au milieu des populations, chaque minute peut s’avérer déterminante pour la survie d’une personne grièvement blessée.
La présence d’ambulances médicalisées directement associées aux opérations permettrait ainsi d’assurer les premiers soins dans des délais plus courts avant une éventuelle évacuation vers un établissement de santé.
Le secours médical au-delà des camps
L’un des éléments particulièrement importants de ce dispositif concerne la prise en charge des personnes appartenant aux groupes armés lorsqu’elles sont blessées.
D’après la même source, un individu présenté comme membre d’un gang et grièvement blessé peut recevoir les premiers soins des équipes médicales présentes sur le terrain. L’objectif demeure médical : stabiliser son état et préserver sa vie avant sa remise aux autorités compétentes.
Cette distinction entre secours et action policière revêt une importance particulière. Les personnels médicaux interviennent pour soigner les blessés, tandis que l’établissement des responsabilités relève des autorités judiciaires.
Renforcer la protection des policiers
Pour la PNH, la question des secours aux agents blessés constitue un enjeu directement lié à la conduite des opérations.
Les policiers déployés dans les zones contrôlées ou disputées par les groupes armés sont exposés à des tirs et à des blessures potentiellement graves. La disponibilité immédiate de personnels médicaux peut donc contribuer à renforcer la chaîne de secours autour des unités opérationnelles.
Le nouveau dispositif s’inscrit ainsi dans une logique visant à mieux accompagner les policiers engagés dans des interventions à haut risque et à réduire les conséquences humaines des affrontements.
Gressier et Kenscoff toujours sous pression
Cette mobilisation intervient alors que les forces de sécurité poursuivent leurs opérations dans plusieurs secteurs sensibles du pays.
À Gressier, les interventions policières se poursuivent notamment contre le groupe armé présenté comme les « 103 Zombis ». À Kenscoff, les forces de l’ordre continuent également leurs opérations contre des groupes armés actifs dans la région.
La PNH maintient par ailleurs la pression sur un autre groupe armé dont le chef serait identifié sous le nom de « Didi ».
La multiplication des opérations dans différents secteurs impose aux forces de sécurité de disposer non seulement de moyens offensifs et logistiques, mais également d’une capacité de secours adaptée aux réalités du terrain.
Une réponse également tournée vers les populations civiles
Dans les zones d’affrontements, les populations restent particulièrement vulnérables. Les civils peuvent être exposés aux tirs alors qu’ils ne participent pas directement aux opérations.
La présence d’équipes médicales à proximité des zones d’intervention constitue, dans ce contexte, un volet supplémentaire de la réponse sécuritaire. Elle ne règle évidemment pas le problème de l’insécurité, mais peut contribuer à limiter les conséquences humaines des affrontements.
La PNH cherche ainsi à articuler intervention policière et prise en charge des blessés, dans un contexte marqué par la persistance de la violence armée.
La question sera désormais de savoir si ce dispositif pourra être maintenu, renforcé et progressivement étendu à d’autres zones d’opérations afin d’améliorer la capacité de secours de la police face aux risques auxquels sont confrontés ses agents et les populations civiles.
L’ancien député des Cayes–Île-à-Vache, Jean Fenel Thanis, appelle la population à participer à une mobilisation le mercredi 23 septembre 2026 au grand carrefour d’Éphraïm, à Delmas 41. Il a lancé cet appel jeudi 17 septembre 2026, lors d’une conférence de presse organisée au nom du regroupement politique des Acteurs Favorables à la Cour de Cassation et Alliés (AFC et Alliés). Le regroupement veut réunir plusieurs secteurs autour de revendications politiques et sociales.
Jean Fenel Thanis critique la succession des périodes de transition politique en Haïti. Selon lui, le pays n’organise plus d’élections régulières depuis plus de onze ans. L’ancien parlementaire estime que plusieurs acteurs privilégient les transitions au détriment d’une solution institutionnelle durable. Il affirme que ces changements successifs n’ont pas permis de résoudre les principales difficultés du pays.
L’ancien député place également l’insécurité au centre de ses préoccupations. Il affirme que la crise sécuritaire continue de perturber la vie quotidienne et les activités économiques. Jean Fenel Thanis estime que les autorités doivent adopter une nouvelle orientation pour permettre au pays de retrouver un fonctionnement plus stable. Il appelle ainsi la population à exprimer publiquement ses revendications lors du rassemblement annoncé à Delmas 41.
Dans son appel, Jean Fenel Thanis cite plusieurs catégories de citoyens confrontées aux difficultés actuelles. Il invite notamment les chauffeurs de transports en commun, les élèves, les enseignants, les femmes enceintes et les petits commerçants à rejoindre la mobilisation. Il évoque les problèmes liés au carburant, qui aurait déjà entraîné des pannes de moteurs sur plusieurs véhicules, ainsi que les incertitudes concernant l’année scolaire, les difficultés salariales des enseignants et les contraintes économiques qui affectent les petits commerces.
Jean Fenel Thanis réclame également le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Avec les AFC et Alliés, il propose la mise en place d’un pouvoir exécutif bicéphale pour conduire la transition. L’ancien député souhaite que les acteurs issus de la Cour de cassation participent à la recherche d’un consensus politique. Il présente cette formule comme une piste pour orienter le pays vers une nouvelle gouvernance.
Le rassemblement du 23 septembre constitue ainsi, pour Jean Fenel Thanis et les AFC et Alliés, une occasion de mobiliser différents secteurs de la société autour de leurs revendications.
La Police nationale d’Haïti (PNH), appuyée par la Task Force, mène depuis les premières heures de la matinée une importante opération de sécurité dans la commune de Kenscoff. Déployée dès 4 heures du matin, l’intervention mobilise notamment des hélicoptères et plusieurs drones afin d’appuyer les unités engagées sur le terrain.
Kenscoff, 17 septembre 2026
L’opération intervient dans un contexte marqué par les préoccupations sécuritaires persistantes dans plusieurs zones de l’Ouest. Selon des informations rapportées depuis la commune, la mobilisation des forces de sécurité a été accueillie favorablement par une partie de la population de Kenscoff, qui aurait exprimé sa satisfaction face à ce déploiement.
Parallèlement aux opérations conduites à Kenscoff, les forces de l’ordre poursuivent également leurs interventions dans la commune de Gressier, illustrant un déploiement simultané sur plusieurs fronts dans le département de l’Ouest.
Le dispositif sécuritaire à Kenscoff aurait également été renforcé avec l’arrivée de six nouveaux véhicules blindés, venant s’ajouter aux quatre blindés déjà positionnés dans les hauteurs de la commune. Ce renforcement fait suite à la récente visite du directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison, dans la région.
Lors de cette visite, le responsable de l’institution policière avait échangé avec des habitants de Kenskòf et annoncé des mesures destinées à renforcer la présence et la capacité d’intervention de la police dans la commune.
Le déploiement actuel apparaît ainsi comme une mise en œuvre de ces engagements. La présence simultanée d’unités terrestres, de blindés, d’hélicoptères et de drones traduit l’ampleur du dispositif engagé par les autorités sécuritaires.
Les opérations se poursuivent et leur bilan, notamment en termes d’arrestations, de saisies éventuelles ou de zones sécurisées, devra être précisé par les autorités compétentes.
Le jeune écrivain haïtien Boutros-Boutros Peti-Car a présenté au grand public son deuxième ouvrage, « Oser ! Conquérir l’impossible », lors d’une vente-signature organisée le dimanche 13 septembre 2026 à la Bibliothèque Michel Tardieu, à Pétion-Ville. À travers ce livre, l’auteur veut encourager la jeunesse haïtienne à essayer, à persévérer et à dépasser les limites qui peuvent freiner ses ambitions.
Dans cet ouvrage d’environ 260 pages, Boutros-Boutros Peti-Car aborde notamment le leadership, le développement personnel et l’autodiscipline. L’écrivain explique qu’il souhaite proposer aux jeunes Haïtiens une réflexion sur leurs capacités et leur potentiel, dans un contexte où les opportunités restent limitées. Selon lui, les jeunes doivent apprendre à chercher des possibilités, mais surtout à oser agir pour provoquer certains changements.
Le préfacier, Mc Garry Rousseau, estime que chaque personne doit chercher à développer pleinement ses potentialités. Selon lui, l’être humain possède plusieurs capacités qu’il doit découvrir et développer autant que possible. Il considère que le livre de Boutros-Boutros Peti-Car s’inscrit dans cette démarche et se dit heureux d’avoir accompagné un jeune qui partage cette vision.
De son côté, Dumas Beauvenet encourage les jeunes à découvrir l’ouvrage. Il estime que la lecture peut les aider à tirer des enseignements de leurs expériences et à mieux préparer leur avenir. Il invite ainsi les jeunes à se procurer le livre afin d’en tirer des connaissances utiles pour avancer malgré les échecs et les difficultés de la vie.
Le livre est disponible au prix de 1 500 gourdes. Une formule à 2 000 gourdes permet également de soutenir une initiative en faveur des enfants d’Anse-Rouge, ville natale de l’auteur. Une partie de cette somme servira à offrir des livres, des cahiers, des stylos et des sacs à dos à des enfants de cette commune. Les personnes intéressées peuvent contacter l’auteur au +509 49 18 21 93. L’ouvrage sera également disponible prochainement sur Amazon. L’édition Papier Neuf Éditions peut être contactée sur Facebook, TikTok et Instagram à travers les comptes associés au nom de l’écrivain.
« Oser ! Conquérir l’impossible » constitue le deuxième ouvrage de Boutros-Boutros Peti-Car. Son premier livre, publié en 2023 sous le titre « La face cachée d’Haïti », est un roman qui vise à promouvoir la beauté du pays. Avec ce nouvel ouvrage, l’auteur choisit les thèmes du leadership, du développement personnel et de l’autodiscipline, qu’il souhaite mettre davantage à la portée de la jeunesse haïtienne.
Boutros-Boutros Peti-Car est licencié en sciences agronomiques, diplômé en sciences administratives et sociales et étudiant finissant en master en sciences du développement à la Faculté d’ethnologie de l’Université d’État d’Haïti.
Selon des informations rapportées par Le Floridien, la voix emblématique du konpa Stanley Toussaint, plus connu sous le nom de « Tantan », a été appréhendée le 8 septembre 2026 par les forces de l’ordre de Jupiter, dans le comté de Palm Beach. L’ancien chanteur vedette du groupe Lakol fait face à des accusations graves liées à des infractions majeures du code de la route.
Les autorités judiciaires locales lui reprochent notamment une conduite sous l’emprise de l’alcool avec une alcoolémie présumée atteignant au moins 0,15 %, doublée d’un excès de vitesse spectaculaire estimé à plus de 160 km/h. Alors que les premières rumeurs évoquaient une intervention à West Palm Beach, les documents officiels confirment l’action directe de la police de Jupiter.
Sur le plan légal, la justice floridienne retient deux chefs d’accusation distincts contre l’artiste en vertu des lois sur la sécurité routière. Le dossier, enregistré au greffe sous le numéro 50-2026-CT-011546-AXXX-NB, détaille un comportement routier ayant mis en danger la vie d’autrui au cours de la nuit du 7 septembre.
Présenté devant le juge dès sa première comparution, le chanteur s’est vu imposer une caution de 1 000 dollars pour le grief de conduite en état d’ivresse, tandis qu’il a bénéficié d’une libération sur parole concernant l’excès de vitesse. Le tribunal a assorti cette mesure d’une interdiction stricte de consommer des substances alcoolisées ou illicites, imposant des dépistages réguliers toutes les trois semaines.
Cette nouvelle démêlée judiciaire réactive le souvenir d’un précédent incident survenu en mai 2015 dans ce même comté. Le bureau du shérif de Palm Beach avait alors écroué l’interprète au West Detention Center à la suite de soupçons de voies de fait par contact physique, bien qu’aucune condamnation définitive n’ait découlé de ce dossier archivé. archivé.
Attendu de nouveau devant la justice le 24 septembre 2026 pour l’audience formelle de lecture des charges, l’artiste poursuit son parcours judiciaire sous le régime de la présomption d’innocence. Ni ses avocats ni ses représentants n’ont pour l’instant formulé de déclaration publique sur l’orientation de sa défense.