Le responsable de l’Entente nationale (ENA) et ancien député, Antoine Rodon Bien-Aimé, a critiqué la proposition de calendrier électoral que le Conseil électoral provisoire (CEP) a transmise au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Selon lui, les conditions actuelles ne permettent pas d’organiser des élections crédibles en Haïti.
Port-au-Prince, le 25 juillet 2026. Lors d’une intervention publique, le dirigeant politique a estimé que le contexte sécuritaire, institutionnel et politique ne favorisait pas la tenue d’un scrutin. Il a appelé les autorités à rétablir un climat de sécurité et de confiance avant de fixer une échéance électorale.
Antoine Rodon Bien-Aimé a qualifié le document du CEP de « calendrier politique » plutôt que de véritable calendrier électoral. Il affirme que cette initiative répond davantage à des considérations politiques qu’à l’objectif d’assurer un processus démocratique transparent et inclusif.
L’ancien parlementaire a également averti que l’organisation d’élections dans les circonstances actuelles pourrait conduire à ce qu’il qualifie de « hold-up électoral », dont il attribue la responsabilité au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et à ses alliés. Ces déclarations reflètent sa position politique et ne s’appuient sur aucun élément de preuve rendu public.
Le responsable de l’ENA estime que le maintien de ce calendrier risque d’aggraver les tensions politiques et de prolonger la crise que traverse le pays. Il invite les autorités à engager un dialogue national et à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, honnêtes et crédibles.
Le Regroupement des Enseignants pour la Défense et la Réforme du Système Educatif Haïtien (REDRESEH) hausse le ton face à la crise qui secoue le système éducatif national. Au cours d’une conférence de presse, l’organisation a appelé les autorités à prendre des mesures immédiates pour améliorer les conditions de travail des enseignants et garantir un meilleur fonctionnement de l’école publique.
Port-au-Prince, le 23 juillet 2026. Le secrétaire général adjoint du REDRESEH, Anack Arthus, a estimé que les revendications portées par les enseignants sont raisonnables et compatibles avec les capacités de l’État. Il a invité le ministre de l’Éducation nationale, Vijonet Déméro, à engager rapidement des actions concrètes afin d’apaiser les tensions qui persistent dans le secteur.
Parmi les principales demandes formulées figurent la distribution d’une carte bancaire créditée de 25 000 gourdes à l’ensemble des agents éducatifs, la nomination des enseignants qualifiés qui exercent depuis plusieurs années sans être officiellement intégrés dans la fonction publique, ainsi que la révision de la grille salariale des enseignants des premier et deuxième cycles de l’enseignement fondamental.
Le coordonnateur du REDRESEH, Wilnord Dominique, a également plaidé pour un ajustement salarial généralisé au bénéfice des enseignants et du personnel administratif du ministère de l’Éducation nationale. Selon lui, les rémunérations actuelles ne permettent plus aux travailleurs du secteur de faire face à la hausse constante du coût de la vie.
Les responsables de l’organisation ont, par ailleurs, exprimé leurs préoccupations face à la situation de plusieurs écoles publiques dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite. Ils dénoncent les effets de l’insécurité et des déplacements forcés de populations, qui compromettent la continuité des activités scolaires et aggravent les difficultés d’accès à l’éducation.
Le REDRESEH a aussi appelé les dirigeants du Fonds National de l’Éducation (FNE), du Programme National de Cantines Scolaires (PNCS) et de l’Office National de Partenariat en Éducation (ONAPE) à assurer une gestion transparente des ressources destinées au secteur éducatif. L’organisation estime que ces fonds doivent être investis prioritairement dans l’amélioration des infrastructures scolaires, le soutien aux enseignants et la qualité de l’enseignement.
Réaffirmant son engagement en faveur de l’école haïtienne, le REDRESEH exhorte les autorités à ouvrir un dialogue avec les organisations syndicales et à adopter des mesures capables de répondre aux attentes du personnel éducatif. Pour ses dirigeants, l’avenir du pays passe inévitablement par un investissement sérieux dans l’éducation.
« Une école forte est le fondement d’une nation forte », ont conclu les responsables du réseau, tout en promettant de poursuivre leur mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses satisfaisantes à leurs revendications.
Port-au-Prince, 22 juillet 2026 – Le conseiller politique du Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA), Raphaël André, a dénoncé la gestion de l’insécurité par les autorités haïtiennes. Il estime que les stratégies appliquées depuis près de dix ans n’ont pas permis d’endiguer la violence et appelle l’État à adopter une approche plus globale.
Lors d’une intervention publique, Raphaël André a affirmé que l’État doit s’attaquer à toutes les dimensions de la crise sécuritaire. Il a demandé un contrôle plus strict des frontières afin de freiner l’entrée d’armes et de munitions, tout en réclamant le renforcement des services de renseignement. Selon lui, les fournisseurs d’armes et les réseaux qui alimentent les gangs doivent répondre de leurs actes devant la justice.
Le conseiller politique a également attribué la dégradation de la sécurité au système actuel de gouvernance. À son avis, l’organisation d’élections crédibles constitue une étape essentielle pour remettre le pays sur la voie de la stabilité. Il a invité les acteurs nationaux à privilégier l’intérêt collectif afin de sortir durablement de la crise.
Raphaël André a aussi qualifié le recrutement de jeunes et d’enfants par les gangs de problème social. Il a exhorté les autorités à créer des politiques publiques capables d’offrir des perspectives à cette jeunesse et à assumer pleinement leurs responsabilités dans la prévention de ce phénomène.
Sur le plan économique, il a rejeté la décision du ministère de l’Économie et des Finances (MEF) d’appliquer une retenue de 15 % sur certains revenus des salariés. Il a demandé au gouvernement d’explorer d’autres sources de recettes fiscales plutôt que d’alourdir les charges des travailleurs confrontés à la hausse du coût de la vie.
Pour appuyer sa position, Raphaël André a rappelé qu’un employé vivant à Carrefour dépense chaque jour plus de 500 gourdes en transport pour rejoindre Port-au-Prince. S’il reconnaît les besoins financiers de l’État, il estime que le gouvernement peut mobiliser d’autres secteurs sans pénaliser les salariés. Il a finalement appelé les autorités à adopter une gouvernance plus cohérente, plus rigoureuse et plus inclusive pour relever les défis sécuritaires et économiques du pays.
Pour célébrer son grand retour sur la scène à Port au Prince,l’artiste international haïtien Jean Jean Roosevelt compte organiser une activité culturelle à l’intention de ses fans. Cette festivité aura lieu le 26 juillet 2026 à Coin Doux Bar- Restaurant, situé à Delmas 83.
Pour participer à cet événement, les organisateurs ont annoncé que les participants devront débourser 25 dollars américains par personne et 40 dollars par couple. Les mélomanes sont invités à retirer leurs cartes d’accès le plus tôt possible à Coin Doux Bar Restaurant, à Delmas 83, à la rue Marquise, les places étant limitées.
Après un mois et demi de passion et d’émotions autour du ballon rond, les amateurs de culture auront l’occasion de reprendre les activités festives en venant, seuls ou en couple,pour célébrer le grand retour de l’artiste international haïtien Jean Jean Roosevelt, qui a passé plus de quatre ans loin de sa terre natale.
Le rendez-vous est fixé au 26 juillet prochain à Coin Doux Bar- Restaurant, à Delmas 83.
Le parti politique Travay Ansanm Pou Sove Ayiti (TAPSA) a réaffirmé, dans une note publiée ce lundi 20 juillet 2026, son soutien au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. La formation politique dit appuyer les efforts du gouvernement pour rétablir la sécurité, réussir la transition et organiser des élections démocratiques.
Le TAPSA rappelle qu’il est signataire du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. Le parti souligne également son rôle dans les Assises nationales du Pacte organisées le 10 juillet dernier. Il affirme rester fidèle aux engagements pris en faveur d’une solution haïtienne, inclusive et durable à la crise.
Dans sa note, le parti estime que le rétablissement de la sécurité demeure la priorité du pays. Il insiste sur la nécessité de protéger les citoyens, de garantir la libre circulation et de permettre la reprise des activités économiques et sociales. Selon lui, ces conditions sont essentielles au fonctionnement normal des institutions.
Le TAPSA soutient aussi l’organisation d’élections libres, crédibles, transparentes et sécurisées. Il considère que ce processus représente le moyen légitime de restaurer les institutions républicaines et de permettre aux citoyens de choisir démocratiquement leurs dirigeants.
Le parti encourage par ailleurs le Premier ministre à poursuivre les initiatives de dialogue avec les différents secteurs de la société. Il estime que le consensus et la recherche de l’intérêt général peuvent favoriser le renforcement des institutions et contribuer à une paix durable.
Le TAPSA renouvelle sa disponibilité à accompagner les autorités et les autres acteurs engagés dans les efforts visant à rétablir la sécurité, réussir la transition et organiser les prochaines élections. Il affirme vouloir agir dans le respect de la Constitution, des principes républicains et des aspirations du peuple haïtien.
La découverte d’armes anciennes à Grande-Rivière-du-Nord a conduit, cette semaine, le Bureau national d’ethnologie (BNE) à déployer une mission d’urgence dans cette commune du département du Nord. Le directeur général du BNE, Erol Josué, dirige cette intervention avec l’équipe technique de l’institution et l’archéologue Dr Joseph Sony Jean afin d’examiner et de documenter les objets retrouvés lors de travaux de fouille dans l’enceinte de l’Église baptiste conservatrice.
Sur place, les spécialistes ont examiné les objets découverts, documenté les artéfacts et réalisé les premières évaluations scientifiques. La délégation a également rencontré le maire Jovenel Jean, les responsables du commissariat ainsi que les représentants de l’église et de l’école afin de définir les mesures nécessaires pour protéger ce patrimoine historique.
Les chercheurs poursuivent leurs analyses afin de déterminer l’origine, l’époque et la valeur historique de cette collection. Le BNE souhaite mieux comprendre ces vestiges et contribuer à la préservation ainsi qu’à la valorisation du patrimoine culturel haïtien.
Cette mission intervient quelques jours après la diffusion de plusieurs images de la découverte sur les réseaux sociaux. Le BNE a remercié le ministère de l’Intérieur, la Direction générale de la Protection civile (DGPC) et les autorités de Grande-Rivière-du-Nord pour leur appui logistique et leur collaboration dans la réalisation de cette intervention.