Kidnapping à Lalue : la liste des otages s’allonge avec une Neuvième Victime

Kidnapping à Lalue : la liste des otages s’allonge avec une Neuvième Victime

L’insécurité galopante frappe à nouveau le cœur de Port-au-Prince et plonge la population dans la terreur. Tôt dans la matinée, la police a déjoué une première tentative d’enlèvement, mais des hommes armés ont tout de même orchestré un nouveau kidnapping spectaculaire en début d’après-midi à la Ruelle Vaillant, à Lalue. Ce nouvel acte criminel prouve une fois de plus l’audace grandissante des gangs qui imposent leur loi sans craindre les forces de l’ordre.

Les ravisseurs ont exécuté leur plan avec une précision effrayante entre 14 h 55 et 15 h 00. Un groupe d’individus lourdement armés a surgi d’un véhicule pick-up de couleur beige pour surprendre un paisible piéton. Les criminels ont braqué leurs armes sur la victime désemparée et l’ont forcée à monter à bord du véhicule.

La scène s’est déroulée dans une facilité déconcertante qui met à nu la vulnérabilité des citoyens. Les kidnappeurs ont démarré en trombe et ont quitté les lieux en toute impunité, sans rencontrer le moindre obstacle ni essuyer de résistance. Cette fuite réussie confirme l’absence tragique de patrouilles policières dans ce secteur stratégique de la région métropolitaine.

Cette nouvelle victime rallonge la liste déjà sombre des citoyens arrachés à leurs proches ces derniers jours. Le bilan s’élève désormais à au moins neuf personnes séquestrées entre l’aire métropolitaine et le département de l’Artibonite. Les familles des victimes vivent un véritable calvaire pendant que les ravisseurs exigent souvent des rançons exorbitantes pour la libération de leurs proches.

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Djovany Michel accuse John Colem Morvan de mener une campagne de dénigrement liée au dossier des trafics d’anguilles en Haïti

Djovany Michel accuse John Colem Morvan de mener une campagne de dénigrement liée au dossier des trafics d’anguilles en Haïti

PORT-AU-PRINCE, 7 septembre 2026 – Le secrétaire général du Réseau haïtien des journalistes anticorruption (RHAJAC), Djovany Michel, affirme être la cible d’une campagne d’attaques orchestrée en raison de ses dénonciations sur les présumés trafics illicites liés au commerce des anguilles en Haïti.

Dans une déclaration publiée ce lundi 7 septembre sur son compte X (anciennement Twitter), le journaliste soutient que John Colem Morvan aurait été recruté pour le prendre systématiquement pour cible chaque fois qu’il évoque ce dossier qu’il qualifie de sensible.

Selon Djovany Michel, cette affaire remonte à 2023, année durant laquelle il avait publiquement dénoncé Micatin Morvan, présenté comme le frère de John Colem Morvan, dans une présumée affaire d’escroquerie ou de détournement de fonds via le service MonCash.

Le responsable du RHAJAC affirme également que John Colem Morvan, qu’il décrit comme étant proche de Moïse Jean-Charles, serait utilisé par un réseau d’intérêts pour tenter de le discréditer et de faire obstacle à ses prises de position publiques sur le commerce des anguilles.

Djovany Michel rappelle qu’un rapport présenté au Conseil de sécurité des Nations unies en février 2025 évoquait l’utilisation présumée du commerce des anguilles par des réseaux criminels pour des activités illicites, notamment le blanchiment d’argent. S’appuyant sur ce rapport, il appelle l’Organisation des Nations unies à rendre publics les noms des personnes concernées et à envisager des sanctions contre les individus qui seraient impliqués.

Le journaliste affirme par ailleurs que John Colem Morvan intensifie ses attaques contre lui chaque fois qu’il réclame des éclaircissements sur ce dossier. Il l’accuse également de promettre à certains trafiquants de drogue qu’il serait en mesure d’intervenir afin de faire classer ou étouffer leurs dossiers judiciaires.

Malgré ce qu’il décrit comme des menaces de mort, des pressions judiciaires et des campagnes de diffamation, Djovany Michel assure qu’il poursuivra ses enquêtes et ses dénonciations. Il réclame notamment que toute la lumière soit faite sur les activités de Moïse Jean-Charles, Betty Lamy, Walson Sanon et Fritz Richardson Junior, entre autres.

Le RHAJAC affirme soupçonner ces personnes d’être impliquées dans des activités criminelles utilisant le secteur des anguilles comme couverture, notamment pour le trafic de cocaïne, le blanchiment d’argent et le trafic d’organes.

À ce stade, les personnes citées n’ont pas publiquement réagi à ces accusations, qui demeurent des allégations formulées par Djovany Michel. Aucune décision de justice établissant leur responsabilité n’a été portée à la connaissance du public.

« Ce dossier ne peut pas être enterré », conclut Djovany Michel, réaffirmant sa volonté de poursuivre ses dénonciations malgré les risques qu’il dit encourir.

Tèt Ansanm Pou Ayiti critique l’interprétation de l’article 149 par Alix Didier Fils-Aimé

Tèt Ansanm Pou Ayiti critique l’interprétation de l’article 149 par Alix Didier Fils-Aimé

Tèt Ansanm Pou Ayiti a dénoncé ce lundi, lors d’une rencontre avec des personnalités de la CARICOM, ce qu’il considère comme une mauvaise interprétation de l’article 149 de la Constitution par le Premier ministre Didier Fils-Aimé. La structure était représentée par le pasteur Marcorel Zidor, dit « Pasteur Marco », et son secrétaire général, Me Winder Bernard.

À cette occasion, Tèt Ansanm Pou Ayiti a remis deux documents aux représentants présents. Le premier prend la forme d’un mémoire, tandis que le second porte sur l’interprétation de l’article 149 de la Constitution par le chef du gouvernement.

Par cette démarche, Tèt Ansanm Pou Ayiti entend faire connaître sa position aux personnalités de la CARICOM et attirer leur attention sur cette question constitutionnelle. Les deux documents constituent ainsi les principaux éléments transmis par la structure au cours de cette rencontre.

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Haïti : la FAA prolonge les restrictions de survol jusqu’en mars 2027

Haïti : la FAA prolonge les restrictions de survol jusqu’en mars 2027

Haïti : la FAA prolonge les restrictions de survol jusqu’en mars 2027

La Federal Aviation Administration (FAA) prolonge de nouveau les restrictions de vol au-dessus d’Haïti. L’agence américaine de l’aviation a annoncé cette mesure le mardi 1er septembre 2026. L’insécurité pousse ainsi l’administration à maintenir les limites sur les vols à basse altitude jusqu’au 2 mars 2027.

L’agence a consigné cette interdiction dans le NOTAM A0046/26. La mesure vise les compagnies aériennes américaines, les pilotes que la FAA a certifiés et les avions civils que les autorités américaines ont immatriculés. La règle interdit à ces appareils de voler entre le sol et 9 999 pieds d’altitude (environ 3 000 mètres).

L’administration américaine encadre ainsi plusieurs secteurs géographiques précis.
La zone principale couvre le territoire qui va de la frontière dominicaine jusqu’à la longitude 73°00’00’’ Ouest, entre les latitudes 19°10’00’’ Nord et 18°20’00’’ Nord. L’agence interdit également le survol dans un rayon de 17 milles nautiques autour des coordonnées 19°10’00’’ Nord et 72°31’00’’ Ouest.

Ces restrictions ne bloquent pas tous les voyages aériens. Les avions conservent le droit de survoler Haïti au-dessus de 10 000 pieds d’altitude. La FAA autorise également les trajets en dehors des périmètres qu’elle a ciblés. L’agence prévoit aussi des exceptions dans des cas précis. Une administration américaine peut solliciter une permission spéciale avec l’accord de la FAA, qui peut accorder une dispense.

Le règlement intègre une mesure de sécurité en cas d’urgence. Si un danger immédiat survient, le commandant de bord peut enfreindre ces directives afin de protéger l’appareil et ses passagers.

La FAA reconduit ces restrictions pour la cinquième fois depuis novembre 2024. Alors que les gangs armés contrôlent désormais plus de 80 % de la région métropolitaine de Port-au-Prince et étendent leur influence vers le centre du pays, les autorités américaines perçoivent une menace toujours trop élevée pour la sécurité des vols. Cette décision prolonge l’isolement économique et humanitaire d’Haïti.

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Assistance sociale : la CAS renforce son aide aux personnes déplacées du camp Équateur

Assistance sociale : la CAS renforce son aide aux personnes déplacées du camp Équateur

La Caisse d’Assistance Sociale (CAS) a renforcé, dimanche 30 août 2026, son assistance aux personnes déplacées du camp Équateur, à delmas 41. L’institution veut répondre aux besoins urgents de ces familles confrontées aux conséquences de la crise sécuritaire et sociale.

La CAS poursuit ainsi les actions qu’elle mène dans plusieurs sites accueillant des personnes déplacées. Après le site de MSF à Delmas 33, le TPTC et Cité Soleil, ses équipes se sont rendues au camp Équateur pour apporter leur soutien aux populations vulnérables.

Le directeur technique de la CAS, Jhonny Raphael, défend une approche qui rapproche les services sociaux de l’État des bénéficiaires. Il estime que l’institution doit rechercher directement les personnes qui ont besoin d’aide plutôt que d’attendre leurs demandes.

Jhonny Raphael veut également inscrire ces interventions dans la durée. Il reconnaît toutefois que les besoins sociaux dépassent les capacités actuelles de la CAS. Selon lui, les contraintes budgétaires empêchent l’institution d’élargir suffisamment sa couverture.

La situation financière de la CAS limite donc l’extension de ses programmes sociaux. Jhonny Raphael demande aux responsables des finances publiques d’examiner les moyens accordés à l’institution et d’envisager une augmentation de son budget.

Le directeur technique estime que l’évolution des besoins sociaux exige aussi une adaptation des ressources disponibles. Il considère que la CAS doit disposer de moyens supplémentaires pour accompagner davantage de personnes touchées par la crise et répondre plus efficacement à leurs difficultés.

Avec ses interventions dans les sites de déplacés, la CAS cherche à renforcer son action en matière de protection sociale. L’institution veut désormais développer une présence plus régulière sur le terrain et toucher un nombre plus important de bénéficiaires.

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EDE renforce sa coordination à Petite-Rivière de l’Artibonite autour d’une nouvelle vision politique

EDE renforce sa coordination à Petite-Rivière de l’Artibonite autour d’une nouvelle vision politique

La coordination communale du parti politique Les Engagés pour le Développement (EDE) à Petite-Rivière de l’Artibonite a organisé, ce samedi 29 août, une rencontre au Lycée Henry Christophe (LHC), sous le leadership de Jean Gilles DESINORD, potentiel candidat à la mairie de la commune dans le cadre des prochaines élections primaires du parti.

Petite-Rivière de l’Artibonite, samedi 29 août 2026

Cette rencontre, placée sous le signe de la convivialité et de l’échange, a réuni plusieurs membres et sympathisants autour des principaux enjeux auxquels fait face la commune. Les discussions ont notamment porté sur la situation sécuritaire préoccupante qui continue de marquer le quotidien de la population de Petite-Rivière de l’Artibonite.

À cette occasion, Jean Gilles DESINORD a présenté aux participants l’idéologie, les valeurs et la vision politique d’EDE, mettant l’accent sur la nécessité d’un nouveau leadership capable de répondre aux aspirations de la population et de contribuer à la transformation de la commune.

Pour le jeune responsable politique, le renforcement de la coordination communale doit aller de pair avec une meilleure compréhension du projet politique porté par EDE. Il s’agit, selon cette démarche, de construire une structure politique plus dynamique, plus proche de la population et capable de porter une nouvelle vision pour Petite-Rivière de l’Artibonite.

La rencontre a également constitué un espace de dialogue sur les défis de la commune, notamment l’insécurité persistante, le manque de leadership local et la nécessité de redonner confiance aux citoyens.

À travers cette initiative, Jean Gilles DESINORD entend poursuivre le travail de mobilisation et de structuration de la coordination communale d’EDE, tout en défendant l’idée d’un renouvellement du leadership local en perspective des prochaines échéances électorales.

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